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samedi, 14 février 2009

Et au milieu coule une tanière.

ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9. (*)(*)
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison. 'S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.

_____Qu’ils soient soixante-douze ou seulement Douze [1], c’est toujours deux par deux que les disciples du Seigneur sont envoyés. À l’image de Jean Baptiste, ils aplanissent le chemin du Seigneur [2] puisqu’allant dans toutes les villes et localités où lui-même devait schtroumpfschleich5tbn.jpgaller ensuite. Fermée la parenthèse de l’incursion sporadique hors d’Israël, dans la région de Tyr [3] puis vers la Décapole [4] : si là-bas la moisson n’est pas moins abondante, elle doit d’abord s’opérer ici afin que leur soient ensuite envoyés des ouvriers, riches du témoignage de leur propre moisson attestant mieux que toute casuistique que 'le règne de Dieu est tout proche de vous. ' C'est pourquoi c’était à eux d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. 'S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui' : c’est-à-dire qu’il entendra [5] la parole de Dieu et la recevra [6, p.8]. Sinon, elle reviendra sur vous : la parole de Dieu n’oblige pas le récepteur à se mettre sur la bonne fréquence : elle lui indique sans lui imposer. Le récepteur dispose : libre à lui d’être le "sourd-muet" hermétique à toute conversion [4, AV note 16] s’il préfère la version de sa fréquence. Dans ce cas, il est de ceux qui entendent la parole de Dieu sans la recevoir, voire déclarant avec assurance qu’ils ne se jugent pas dignes de la vie éternelle.

Livre des Actes des Apôtres 13,46-49.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. C'est le commandement que le Seigneur nous a donné : J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre. » En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants. Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.

_____Eh bien ! Cet obstacle pour Paul et Barnabé –et à leur suite, pour tout disciple- se fait précisément tremplin pour se tourner vers les païens. L’inclusivité universelle [7] du salut se manifeste en ce qu’il parvient jusqu’aux extrémités de la terre. L’expression trahit d’ailleurs en fligrane la croyance ayant toujours cours à l’époque : que la terre était plate…. donc, nécessairement pourvue d’extrémités. Où sont ces extrémités, maintenant que la terre est ronde ? Il n’y en a plus : par nostalgie de la platitude, on leur a substitué des extrémismes de toutes natures. Ainsi la parlote du Docteur s’est répandue dans toutes régions ; tous ceux que le Docteur avait préparés pour des tourments sans fins devinrent crédules [8, note 5]. En entendant cela, même les païens ravalent leur joie [9][10] : leur parvient un étrange salut qui, pour avoir deux têtes [11, note 25], n’a qu’un seul corps : à rebours de disciples envoyés deux par deux, chacun devant se satisfaire d’une seule tête. La proclamation [12] d’une telle lumière des nations [13], ils l’entendent également, y voient davantage la proximité du règne du Docteur que celle de Dieu : brouillant quelque peu les fréquences, ils s’abstiennent de la recevoir.

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_____Côté émetteurs –est-ce parce que maintenant la terre est ronde ?-, les disciples se tournant vers les païens semblent surtout manege_enchante_vol.2.giftourner sur un manège.[14] C’est qu’adresser d’abord la parlote du Docteur au détriment de la parole de Dieu indique assez comme une inversion, source d’aversion plutôt que de conversion. Grâce à ces amateurs de queues de Mickey, tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle prirent grand soin de ne pas devenir croyants : il est vrai que la perspective dêtre digne de la vie éternelle en Pathomanie [15, note 24] a de quoi en rebuter plus d’un ! C’est que le nouveau disciple se juge digne de la vie éternelle… tout en rejetant la parole de Dieu. Sauf la miséricorde [16], bien sûr : elle est d’ailleurs le sésame de la vie éternelle. Dans une telle confusion, on ne sait plus très bien si l’on est devant le « Ouvre-toi ! » du sourd-muet [4] ou celui d’Ali Baba [5][17, AV note 20] à l’entrée de sa caverne. En revanche, on sait mieux que le rejet de la parole de Dieu ferme davantage de portes [4, note 27] qu’elle n’en ouvre. Ce qui veut dire que le disciple reçoit la parole de Dieu (sinon il ne serait pas disciple) et… ne l’entend pas : un peu comme une radio recevant un signal hertzien qu’elle ne saurait transmettre, démunie de haut-parleur. Ainsi, il rend gloire à la parole du Seigneur mais personne n’entend rien ! En tout cas, à la sortie [18, APR note 9]

_____Les païens savent lire ! Ils peuvent s’entendre dire : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.' Les moins obtus peuvent ne pas rejeter d’emblée cette parole, pourvu que celui qui l’énonce devant eux la déclare avec assurance. La Parole nécessite de s’incarner, sinon elle est vaine : c’est pourquoi elle est confirmée par les signes qui l’accompagnent.[19, APR note 4] Comme les païens savent lire, ils savent que parmi ces signes figure en bonne place la guérison des malades.

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_____Les païens ne sont ni sourds ni muets ni aveugles. Quand les disciples font de la Pathomanie [20] leur nouveau "jardin de l'Éden", lumière des nations pour que, grâce à elle, leurs "maladies" parviennent jusqu'aux extrémités de la terre, rivalisant de "compassion" les uns contre les autres pour en obtenir la citoyenneté d’honneur, eh bien ! les païens restent dans leur maison, préférant manger et boire ce qu’ils se servent. Quand les disciples sont comme des loups au milieu des agneaux, déclarant avec assurance que les plus "malades" d’entre eux sont ceux qui persistent à vouloir incarner la parole de Dieu chez eux, les païens savent lire que c'est là une insulte au commandement que le Seigneur leur a donné : comment ne rejetteraient-ils pas une parole assortie d’un démenti aussi cinglant dans son incarnation chez ceux qui ont été désignés pour la proclamer ? Quelle est donc cette étrange "guérison des malades" quand en leur sein, les disciples surenchérissent dans la multiplication exponentielle de "maladies" entre eux ? Dans toute maison où ils entrent, les disciples disent d'abord : '"Malade" dans cette maison. 'S'il y a là un ami de la "maladie", leur "maladie" ira reposer sur lui ; sinon, elle revient sur eux… parce que cette "maladie" ne revenait pas aux habitants de cette maison. Ils passent de maison en maison, ivres de moissonner des "malades". Cette moisson-là n’est abondante que parce que les ouvriers y sont trop nombreux : tout le temps consacré à moissonner cette ivraie est perdu pour le blé.[21, note 1] Entre le perdu et le salut, il n’est que la rime de commune. Étranges disciples se tournant vers les païens, non pour leur adresser la parole de Dieu mais pour leur témoigner directement combien ils la rejettent en leur demandant d’arbitrer [22] un rejet entre époux quand l’un d’entre eux juge l’autre indigne de la vie conjugale éternelle ! En entendant cela, les païens se sont payés le luxe de ne plus être dans la loi [23] en ayant voulu rendre justice sur la seule parole d’une disciple du Seigneur !!! Quand de tels "témoignages" de la parole du Seigneur se répandent dans toute la région, comment s’étonner que tous ceux que Dieu a préparés pour la vie éternelle demeurent païens ?

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Sorte de poignard à lame mince utilisé des le XIIIe siècle.
Son nom viendrait du fait que les gens devaient crier miséricorde
quand l'arme leur était placée sur la gorge.


_____Les disciples ? Qu’ils soient mille ou soixante-douze, ils s’envoient deux contre deux devant eux dans toutes les villes et localités où le Seigneur lui-même n’est plus recherché que par les chasseurs de primes.[24, note 1] S’Il ne se laisse pas trouver –et là, il réussit très bien à se cacher ! [3]-, ils se rabattent sur les chasseurs d’esprits mauvais.[25][26] Les disciples ? Il disent et font le mal en toute impunité, enrobé de "communions" [27, AV note 3][28] fortement aromatisées "d’incommunicabilité" [17, APR note 22](!) et de gloire rendue au Seigneur… pour Sa miséricorde, vertu si merveilleusement divine qu’ils n’osent plus se l’offrir entre eux-mêmes afin de ne pas risquer de la salir. Grâce à quoi, le salut parvient jusqu'aux extrémités du ciel : la terre devant attendre des jours meilleurs pour raison de "maladie", ouvriers trop peu nombreux, rejets etc. La miséricorde ne risquant guère de s’user quand elle ne sert pas, s’y substitue "la lumière des nations" telle qu’achalandée par ces disciples si mal accueillis : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.[5] Et on s’étonne que les païens leur fassent la gueule ! On leur offrirait une telle marchandise qu’ils n’en mangeraient pas. Que ces disciples aillent donc la préparer pour un certain restaurant [29] : ils pourront rester dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on leur servira ; car le travailleur mérite son salaire. Et tant pis pour le sale air du patron…

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Une cockerinade par jour

À l'école, l'institutrice demande :
- Faites-moi des poèmes ! Qui vient ? Tino ?
- "Je suis allé dans la mare au grenouilles

- Et j'avais de l'eau jusqu'aux genoux…"
- Mais, ça ne rime pas, Tino !

- Oui, mais il n'y avait pas assez d'eau !

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