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mardi, 03 mars 2009

Ne permets pas à l’insoumise d’être délivrée du mâle…

chien,prière

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15. (*)
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : "Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé. Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne ­|permets pas que nous soyons soumis| à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes.

_____Où l’on retrouve une distinction substantielle entre le besoin et la demande.[1, note 32] Les païens demandent beaucoup : ils rabâchent, s'imaginant qu'à force de paroles ils seront exaucés. Mais savent-ils de quoi ils ont besoin ? Il semble que non, puisque les imiter conduirait à ne pas le savoir non plus. Il est plus aisé de savoir ce qu’on demande avant même de s’être interrogé sur les réels besoins. Mais pourquoi demander au Père puisqu’Il sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé ? Lui oui, vous non ! Le Père n’a besoin de rien, se suffisant à Lui-même : nonobstant, Il demande qu’on Lui demande. Parce que le disciple, lui, ne se suffit pas à lui-même : lui demeure insatiable en besoins… et en demandes quand il rabâche. Ne pas rabâcher, qu’est-ce sinon formuler une demande qui soit en adéquation avec un besoin ? L’adéquation de l’envie avec la demande est naturellement plus spontanée ! L’une est épidermique, et relève de la conscience mentale [2, APR note 16] quand l’autre est plus analytique. En soi, du reste, l’envie n’est ni bonne ni mauvaise : rien n’empêche qu’elle soit comme un révélateur du besoin. Mais rien n’empêche non plus qu’elle révèle toute autre chose, comme ne vouloir faire que sa propre volonté, prendre le pain de l’autre, ne pas lui remettre ses dettes, se laisser soumettre à toute sortes de tentations (l’envie à l’état pur), notamment celles de ne rien pardonner [3, note 28]… ou la complaisance dans une confusion anesthésiante entre envie et besoin. L’envie devient alors stérilisante, au contraire du besoin qui se distingue en ce qu’il féconde et fait germer.

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Livre d'Isaïe 55,10-11.
Ainsi parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.

_____C’est bien la pluie et la neige qui abreuvent la terre ; non les paroles, aussi rabâchées soient-elles. Ce qui revient sans résultat signe l’émergence de demandes n’ayant pas exprimé un réel besoin, comme peut l’être la semence pour le semeur ou le pain pour celui qui mange. À quoi bon demander de l’eau et de la neige si on ne sait pas les redistribuer aux hommes qui en ont besoin ? C’est comme demander à être pardonné quand on ne pardonne pas aux hommes, demander à être remis de nos dettes quand nous ne les avons pas nous-mêmes remises à ceux qui nous devaient.
_____Votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé. En effet, le propre du père est de mieux savoir que l’enfant ce dont ce dernier a besoin : de l’éduquer au-delà de ses envies, soit de l’aider à identifier celles qui expriment un besoin qui, satisfait, revienne avec un résultat tangible qui favorise sa croissance. Le faux père [4], lui, laisse libre cours aux envies en les identifiant lui-même comme des besoins. Chez lui, la demande est rarement en adéquation avec le besoin, parce qu’elle est le besoin. Revenant sans résultat, sans avoir fait ce qu’il veut, sans avoir accompli sa mission, il n’a d’autre ressource que de rabâcher comme un païen, c’est-à-dire de multiplier la demande… en divisant la satisfaction de réels besoins. Ce qui augure d’une stagnation de la croissance chez l’enfant, voire d’une régression [5, APR note 19] chez l’adulte, sur lequel la volonté de la terre s’oppose à celle du ciel. Dès lors, ses dettes lui sont remises comme –c’est-à-dire, à la hauteur de- ce qu’il les a remises à ceux qui lui devaient. Ni plus, ni moins.

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Une cockerinade par jour

Une femme demande à une avocate :
- Quel est le montant de vos honoraires ?
L'avocate lui répond qu'il est de 666 € pour trois questions. La femme lui demande alors :
- N'est-ce pas un peu excessif ?
Et l'avocate lui répond :
- Non. Quelle est votre troisième question ?

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Commentaires

Ah l'image ci-dessus vaut son pesant d'or !!!

Écrit par : Jean | jeudi, 05 mars 2009

Oui, très, très belle photo ! J'aime !

Écrit par : alberto | jeudi, 05 mars 2009

Les commentaires sont fermés.