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lundi, 09 mars 2009

Pardon ? Vous serez quoi ?…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,36-38. (*)(*)(*)
Jésus disait à la foule: « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

_____Aujourd’hui il se trouve des disciples qui se surpassent à être miséricordieux comme le Père… ne l’est heureusement pas ! Car si le Père se servait de la mesure dont ils se servent pour les autres, avant même qu’elle ne soit bien pleine, tassée, secouée, débordante, versée dans un tablier, il ne resterait plus rien à mesurer. « Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » Si cette mesure servait au présent, il n’y aurait plus ni présent ni futur : ne resterait que l’immense désert généré par les escrocs de la miséricorde, où ne règnent que les bêtes sauvages, les anges y étant interdits de séjour.[1]
_____La vraie miséricorde ? Elle s’articule immédiatement avec la vraie justice.[2] Que vaut une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante de miséricorde dans les discours ou les intentions, quand les disciples offrent en pâture le spectacle permanent de jugements à l’emporte-pièce, de condamnations à faire frémir les païens eux-mêmes -tant elles suintent d’injustice par toutes leurs pores-, d’absences inouïes du moindre pardon, de mille captations pour un seul don ? La miséricorde du Père est flagrante, quand Il patiente avant de se servir de telles mesures sur ceux qui en usent et en abusent pour les autres.
_____La vraie miséricorde ? Elle se fait tailler en pièces par ses prédateurs, ayant au préalable présenté patte blanche [3, note 3]Patte-blanche.png en se faisant passer pour la crème des apôtres de la miséricorde. Entre mille, on reconnaît l’arbre à ses fruits [4][5] : étranges laboureurs de la miséricorde ne sachant produire que jugements et condamnations sans une once de pardon. Parce qu’ils sont "miséricordieux" comme leur faux père [6][7, APR note 12][8] est "miséricordieux". On reconnaît l’arbre à ses fruits sauf ceux qui l’ont planté, arrosé, ou se sont reposés sous son ombre : ils ne le reconnaissent pas, faute d’avoir mangé de ses fruits, s’étant moins privés de les faire manger à d’autres,[9, APR note 27] qu’ils ont au préalable jugés et condamnés sous couvert de leur "miséricorde". Grâce aux prédateurs de la miséricorde, les foules peuvent à loisir pécher, commettre l'iniquité, faire le mal [10], être rebelles, se détourner des commandements et des préceptes : aucune honte ne perle plus à leur visage. Mieux encore, elles peuvent se plaire à écouter les serviteurs les prophètes, voire parler au nom du Seigneur Dieu à leurs rois, à leurs chefs, à leurs pères, à tout le peuple du pays, cela ne les dissuade nullement d’invoquer constamment la miséricorde et le pardon du Seigneur leur Dieu tout en continuant de commettre des infidélités contre Lui, de demeurer révoltés contre Lui, ne suivant aucune des lois qu’Il leur proposait par ses serviteurs les prophètes !

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Livre de Daniel 9,4-10.
Moi, Daniel, je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : "Ah ! Seigneur, Dieu grand et redoutable, qui gardes ton alliance et ton amour à ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements, nous avons péché, nous avons commis l'iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes préceptes. Nous n'avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, à tout le peuple du pays. À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd'hui pour les hommes de la Judée, de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu'ils ont commises envers toi. Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos chefs, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi. Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui, nous n'avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu ; nous n'avons pas suivi les lois qu'il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

_____Heureux étaient les hommes de la Judée, de Jérusalem et de tout Israël : au moins avaient-ils encore le droit de conjuguer péché, iniquité, mal, rébellion, détournements, infidélités et révoltes au passé composé ! Parce qu’avant d’en appeler à la miséricorde et au pardon, c’est à la justice du Seigneur qu’ils se remettent, non à la leur. Parce que lorsque le mal est identifié là où il se trouve, la misère est identifiée de même. Alors –et alors seulement-, être miséricordieux comme le Père est miséricordieux n’est plus une pieuse et inaccessible "parole d’Évangile" mais une proposition recevable.
_____À l’ère des désidentificateurs [11, APR note 28] prédateurs de la miséricorde, malheureux sont ceux qui ont l’audace de garder leur alliance et leur amour, s’efforçant de L’aimer et de garder Ses commandements : ils pèchent contre la "santé", commettant l’iniquité "sanitaire", faisant les "malades", étant rebelles à l’ordre "sanitaire", se détournant odieusement des commandements et des préceptes de la "santé". Ils n’écoutent pas ses serviteurs les faux prophètes [12], qui ont parloté en son nom à leurs rois, à leurs chefs, à leurs pères, à tout le peuple du pays. À lui seul, le Docteur, la justice ; à ses dénonciateurs la honte au visage défiguré [13], comme on le voit aujourd'hui pour les hommes que l’on chasse de leur maison, à cause des infidélités qu’on a commises envers eux !!! Il n’est pourtant pas si difficile d’identifier le mal là où il se trouve… Mais attention : c’est "mal" au regard glauque [14] du désidentificateur et de ses disciples. Pour lui, c’est "bien" [15, note 1] de détourner tout mal en le versant dans le tablier sans fond d’une "maladie" qu’il est seul à "identifier". Il se régale de ceux qui ont péché, commis l'iniquité, fait le mal, été rebelles, se sont détournés des commandements et des préceptes du Seigneur Dieu : s’ils lui font allégeance, l'aiment et observent ses commandements, ils pourront continuer à se révolter en bénéficiant d’une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante de miséricorde et de pardon "sanitaires". En échange, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin du Docteur, dans tous les pays ils les rabattent [16, note 27] sur lui. Les chasseurs les plus méritants sont ceux qui ont le plus à se faire pardonner, leur permis de chasse [17] leur accordant le droit de juger et de condamner sans miséricorde et sans justice : plus ils rapportent de gibier condamné au Docteur, plus ils sont "psychiquement" justes.[18, notes 36] Il en est même qui, fatigués de courir, s’offrent eux-mêmes en holocauste [13, APR note 10] au Docteur, réussissant le prodige d’être justes "psychiques" en même temps que "malades" ! Ce prodige est en réalité un trompe-l’œil, les guillemets de la "maladie" s’évaporant à la mesure de la forte dépendance acquise : affective à l’égard du Docteur [19], et toxicologique à l’égard de ses "médicaments".[20] Que faites-vous d'extraordinaire ? [21] On se surpasse à se rendre malade en se "soignant" : "Ah ! Seigneur, "grande et redoutable" est la "médecine" de… l’intelligence."

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_____« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. » La miséricorde "sanitaire" peut faire illusion un moment, tant chez ceux qui s’y prêtent que chez ceux qui la sub… qui en "bénéficient" : officiellement, on ne juge pas et on condamne encore moins. On se donne bonne conscience à "pardonner", la "maladie" se contractant aussi "accidentellement" qu’une coqueluche. Même sachant que « la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous », nous "n’avons pas" péché, nous "n’avons pas" commis l'iniquité, nous "n’avons pas" fait le mal, nous "n’avons pas" été rebelles, "nous ne nous sommes pas" détournés des commandements et des préceptes… et "nous sommes" entrés de plain pied dans un système insidieux et totalitaire de négation du mal commis, par son déguisement –voire (et c’est pire) sa projection [22, APR note 16]- en "maladie". La miséricorde "sanitaire" s’étend par capillarité à tous ceux qui agréent cette "maladie", par ignorance et par complicité. Ses limites sont déjà perceptibles dès sa genèse, ne s’appliquant au "malade" que sous condition : on devine laquelle. Le chantage aux "soins" dément formellement la "maladie", signant un jugement et une condamnation qui ne veulent pas dire leur nom. Quand le "pardon" se fait inversement proportionnel à la résistance aux "soins", l’imposture se fait bien pleine, tassée, secouée, débordante. Le "malade" qui tient à conserver la santé sait déjà qu’il a tout intérêt à surveiller son tablier : qu’on ne lui y verse rien en rapport avec sa "maladie" ! Surtout quand celle-ci a été "pré-diagnostiquée" par correspondance [23](!), dans un contexte où la miséricorde et la justice feraient figures de gros mots : en l’occurrence, un détournement de correction fraternelle [24] en "maladie"… De bonne guerre pour ceux qui sont loin : inadmissible pour ceux qui sont près… ou se prétendent tels. Ce qu’ils savent fort bien, contraints qu’ils sont d’enfoncer le clou en se réfugiant dans le mythe de "l’incommunicabilité" [9, APR note 22], non sans la complicité de ceux à qui a été étendue leur miséricorde "sanitaire". Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos chefs, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi… et contre un frère ? Quand on s’est habitués à nier le mal commis -avec la caution "morale" d’un "médecin" auquel on a rallié moult miséricordieux "sanitaires" s’absolvant les uns les autres-, il n’est qu’une honte qui subsiste : celle du "malade" à se "soigner" ! Pas question d’avouer avoir péché contre quiconque : ce serait faire sienne la prière et la confession de Daniel. Impensable quand mal égale "maladie". La seule issue est donc l’immolation à n’importe quel prix du "malade" sur l’autel de la "santé mentale". Celle-ci ne révélant son vrai visage qu’au "malade", toute résistance de sa part est tenue pour "impardonnable" : ne pas se "soigner" est assimilé à commettre l'iniquité, faire le mal, être rebelle. In fine, c’est être injuste : "argument" qui prévaudra beaucoup plus tard, afin de justifier l’intervention de la "justice" de ces dames [25], censée remettre bon ordre à ce "scandale". Rappelons que cette dialectique de bas étage fournit plus que jamais de la chair à "santé" auprès d’une "médecine" se voulant l’élite de l’intelligence humaine !… Tout "malade" pressentant la perversité monstrueuse de cette "médecine" est bien sûr "dangereux pour lui-même et pour les autres". Surtout quand "les autres" sont "médecins" et se sont infiltrés dans tous les rouages de la société. Un tel "malade" doit être réduit au silence, avant qu’il ne soit tenté de remettre bon ordre à ce scandale… dans le bon sens. Quand il est "soigné", c’est facile : ce ne sont pas les produits à formater la cervelle qui font défaut. Le "malade" "guéri" est celui qui n’est plus en état de dénoncer quoi que ce soit. Cette immolation sera d’autant plus pardonnée par son entourage qu’il l’appelait de ses vœux : il n’est pas interdit de supputer –dans le cas d’un "malade" très "dangereux"- de vifs encouragements dans l’expression de ses vœux. Mais quand il n’est pas "soigné", c’est plus difficile : cela contraint en effet les disciples de la "santé mentale" à jeter bas les masques, par l’absence ostensible de la plus petite miséricorde. Car c’est l’heure de juger et de condamner ! Un peu à la manière du pilote en perdition qui s’éjecte de son avion en feu, l’alibi "sanitaire" saute… avec le parachute en moins.

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_____Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Depuis un certain quinze décembre [25, note 15], l’illusion de la miséricorde "sanitaire" a fait long feu. Ce qui ne gêne pas un tribunal de minuscule instance [26] sous influence, prompt à régler de mystérieuses "urgences" pour cause de "conjoint violent". Au diable les certificats médicaux attestant formellement de cette "violence" : la priorité est sans doute de sauver le "conjoint violenté" d’un affreux monstre gluant que personne n’a jamais vu, mais que tant de monde redoute en dépit d’un blocage obstiné de fermeture éclair. [4, APR note 22] Pour sauver une vie, au diable la violence -sans guillemets- que l’on déverse sur lui sans discontinuer ! Quant à l’éventuelle illlusion de dire qu’on ne juge pas, qu’on ne condamne pas -en rémunérant des mercenaires pour le faire à votre place !- elle est de peu de poids. Comme sont de peu de poids les "arguments" qui ont présidé à ces multiples simulacres de jugements et de condamnations, étalant à la face du monde un poids plus imposant de trahisons privées et publiques. Nous avons commis l'iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournées des commandements et des préceptes : cela fonctionne aussi dans un cadre strictement laïque, où la loi a été mise en pièces par ses agents assermentés ! À elles la honte au visage… si tant est qu’elles en aient un, le condamné ne l’ayant jamais personnellement vérifié : là où on peut "pré-diagnostiquer" à distance, pourquoi ne pas juger et condamner de la même manière ? Nous ne sommes plus à une iniquité près : quitte à l’appeller "décision de justice" afin de faire plus "sérieux"… Faute de grives "sanitaires", on se justifie comme on peut avec de l’ersatz "judiciaire". Jeter l’autre dans la misère présente l’avantage de pouvoir mieux identifier celle-ci : il suffisait d’y penser ! Ainsi, cela permet d’ajuster la miséricorde qui lui est appliquée : comme par exemple de lui demander une contribution plus modeste dans le financement de son échafaud. 450 €, n’est-ce pas extrêmement miséricordieux en comparaison des 1500 € initialement prévus ? De même un saboteur pourra-t-il être miséricordieux en ne versant que deux sucres dans le réservoir de carburant d’une auto au lieu d’un sucrier entier. Si l’automobiliste ne le remercie pas, il risque fort de passer pour "violent" ! Comme la "non-violence" telle que prônée par la "justice" risque fort d’être peu recommandable : on ne la trouve guère qu’en tiroirs… à la morgue.

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_____Pardonnez, et vous serez pardonnés. Pour répondre à des demandes royales [27, APR note 27], la justice est prête à sauter à pieds joints sur la loi. Pour répondre à des demandes de pardon, les besoins se font déjà moins pressants. Ce n’est pas la justice qui y apportera satisfaction, notamment dans le cadre de procédures enregistrant manifestement un refus public de pardon. Qu’on entame certaines de ces procédures par une audience dite de "conciliation" reste une sinistre farce de mauvais goût ; quand le demandeur en est à quitter la sphère privée –faisant violence, au passage, à celle du "défendeur"- pour déballer ses soucis sur la place publique, ce n’est pas pour formuler en public une demande qu’elle n’a pas su ni voulu réaliser en privé. Quand il s’agit de ne pas pardonner à son conjoint de ne pas s’être fait "soigner", le ministère public se tient immédiatement au garde-à-vous, sous sidération quasi-hypnotique des sirènes de la "santé mentale", prêt à déclencher mille violences réelles afin de "prévenir" une "violence" fantasmatique. Tant que le ministère public est aux mains des désidentificateurs, la justice est out. Comment prétendre l’exercer quand on ne sait plus identifier le mal là où il se trouve ? Là où sont les prédateurs de la miséricorde, ceux de la justice marchent dans leur sillage, faisant croître les besoins de pardons… et décroître les demandes.
_____« Demandez-moi pardon » : quand on retrouve cette phrase écrite sur la paume de la main d’un jeune de vingt ans ayant mis fin à ses jours, on s’empresse d’ajouter ce jeune aux statistiques classant 11000 jeunes par an dans la catégorie "suicides". Ajoutons-y les explications fourre-tout (chômage, "dépression", fatalité, etc.), versons notre larme sur le mal de vivre de notre jeunesse… et continuons d’encombrer nos tribunaux de maux de vivre strictement privés : cela devrait contribuer à réviser les statistiques susnommées à la hausse… Quiconque est sur le point de poser sur sa personne un geste qu’il sait fatal est réputé "suicidaire". Si tel est réellement le cas, et s’il rédige quelque mot d’adieu, il ne ment plus et ne se ment plus. Il écrira : « Je vous demande pardon ». « Demandez-moi pardon » n’est pas une formule de "suicidaire" : elle est celle d’un ASSASSINÉ par contumace. Quel que soit son mode opératoire, ce n’est pas de cela qu’il est mort : l’arme n’est pas le mobile. Il est mort de soif, plongé dans un désert de pardon. Ce désert existe partout où l’on s’évertue à désidentifier le mal là où il se trouve, à "l’identifier" là où il ne se trouve pas. Plus de mal identifié, plus de pardon identifiable : magique. MORTELLEMENT magique. La mesure dont se servent certains "magiciens" pour les autres servira aussi pour eux. TÔT OU TARD…

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Une cockerinade par jour

C’est Philou qui lit un annuaire. Son ami arrive à l'instant et lui demande :
- Alors, il est bon ton livre ?
- Pas mal, mais je trouve qu'il y a un peu trop de personnages.

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