mardi, 10 mars 2009
Pour vous qui avez peur, faites-vous donner le titre de Rabbit !

Évangile de Jésus-Christ selon Matthieu 23,1-12. (*)(*)
Jésus déclarait à la foule et à ses disciples : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. »
Aujourd’hui il se trouve des "disciples" un peu perdus dans la foule, tant et si bien qu’on ne les remarque pas toujours parmi les hommes. Quelques détails permettent cependant de ne pas les confondre avec des scribes, des pharisiens… voire des disciples ! Enseignés dans la chair de la mouise [1], il n’y a pas plus scrupuleux à pratiquer et observer tout ce qu'on peut leur dire. Leur motivation atteint même un degré supérieur quand il s’agit de tout ce qu'on peut leur médire [2]... le plus grand parmi eux étant celui qui a amorcé la pompe
à médisance. S’ils partagent quelques traits communs avec les scribes et les pharisiens –comme, par exemple, lier de pesants fardeaux et en charger les épaules des gens ; eux-mêmes se voulant trop "fragiles" [3, APR note 33] pour les remuer du doigt-, ils en diffèrent notablement par leur effacement : plus ils agissent, moins ils préfèrent être remarqués des hommes. S’ils n’aiment pas recevoir des gens le titre de Rabbi, ils laissent les places d’honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques aux gens dont ils adorent donner le titre de Docteur. De la sorte, ce sont ceux qui boivent qui trinquent : après tout, ne sont-ce pas eux qui portent des phylactères très larges –des diplômes longs comme ça- et des franges très longues ? Différant également des disciples, les "disciples" effacés se font cependant remarquer par leur extrême "prudence" [4, note 31]. Certes, ils n’ont qu’un seul enseignant, et ils sont tous frères ; ils n’ont qu’un seul Père, celui qui est au cieux. Mais les cieux, c’est loin… et c’est haut. Et sur terre, certains frères sont plus chiens que frères : c’est ce que leur a appris un autre enseignant, celui-là même qui aime les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques… et recevoir des gens le titre de Docteur. Tout va bien : on ne donne à personne sur terre le nom de père, car on lui préfère celui de Docteur depuis que tout mal est remarqué des hommes comme étant une "maladie" [5, note 22]. Un "médicament" et pfuit ! plus de mal : n’est-ce pas délier [6] en diable de pesants fardeaux [7] et en décharger les épaules des gens ? Tant qu’il y aura des chiens qui les remuent de la papatte [8][9][10][11][12][13]… qu’ils le veuillent ou non. À défaut des places d’honneur, les "disciples" tiennent cependant à conserver quelque honneur : que diraient les gens si, y regardant de plus près, ils s’interrogeaient sur ces tous frères n’ayant qu’un seul enseignant… et beaucoup de chiens ? Sans doute doit-on leur effacement à ce qu’ils ne tiennent guère à frapper par quelque ressemblance avec les chefs de Sodome ou le peuple de Gomorrhe…
Livre d'Isaïe 1,10.16-20.
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui ressemblez aux chefs de Sodome ! Prêtez l'oreille à l'enseignement de notre Dieu, vous qui ressemblez au peuple de Gomorrhe ! Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez la justice, mettez au pas l'oppresseur, faites droit à l'orphelin, prenez la défense de la veuve. Venez donc et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige. S'ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine. Si vous consentez à m'obéir, vous mangerez les bonnes choses du pays. Mais si vous refusez, si vous vous obstinez, c'est l'épée qui vous mangera. Le Seigneur a parlé.
Le fait est que la ressemblance est étonnante ! Mieux encore : les modèles dépassent les maîtres. Et ce, très
précisément en allant se jeter dans les bras de ceux qui se font appeler maîtres ! Y compris par ceux qui n'ont qu'un seul maître, le Christ : qu’en pensent les avocats disciples ? Ils seront tentés de distraire l’attention sur ceux –et ils en sont- qui donnent le nom de père sur terre à certaines personnes : les bergers d’Israël.[14] Mais ce père-là ne l’est qu’en fonction du seul Père, celui qui est aux cieux. La fenêtre montrant succintement le paysage ne se prend pas pour le paysage lui-même. Le maître, lui, à qui se réfère-t-il ? À personne d’autre que lui-même. À quoi se réfère-t-il ? À la loi ? C’est donc qu’il la maîtrise. Alors, pourquoi les tribunaux n’arrivent-ils à tourner qu’en fonctionnant illégalement ??? [15, APR note 8] Que maîtrise-t-il quand il navigue à vue, s’obstinant à entraîner tout ce qui bouge dans les pires écueils ? C’est ici que le modèle dépasse le maître, quand il vient près de lui rechercher la justice : plus exactement, sa "justice". L’objectif du demandeur ? S’élever en abaissant un autre : il le salit, le fait passer pour
impur. Qu’on lui ôte de sa vue cet autre ! Il veut pouvoir continuer de faire le mal sans plus entendre l’autre qui peine à lui apprendre à faire le bien. Message reçu cinq sur cinq chez le maître : il se fait oppresseur afin de mettre la justice au pas ! Faire droit à l'orphelin devient faire trois orphelins. Prendre la défense de la veuve devient prendre l’argent de l’épouse pour en faire une veuve à sa demande.[16] Petit, petit, petit : viens donc et discutons, disent les saigneuses. [17, APR note 27] Si tes péchés sont comme l'écarlate, ceux du demandeur sont comme la neige. S'ils sont rouges comme le vermillon, les siens sont blancs comme la laine. Si tu consens à nous obéir, tu n’auras plus rien à manger. Mais si tu refuses, si tu t’obstines, c'est l'épée qui te succombera [18]. Les saigneuses ont parlé… de loin ("prudentes" aussi…) : au péril de sa vie, leur "facteur" [19] a transmis le message. À l’observation, ils se paient le luxe de rendre impraticable tout ce qu’ils peuvent dire ! Mais n'agissons surtout pas d'après leurs actes (fussent-ils tamponnés de partout, certifiés, contresignés, contrefaits etc.) car ils médisent et défont tout ! Peu importe à un demandeur : pourvu que par la magie hypnotique de la locution "décision de justice", il se trouve lavé et purifié de toutes ses actions mauvaises, serein pour réciter Ses lois, garder Son alliance à la bouche…

Psaume 50 (49),7-8.13-14.16-17.21.23.
« Écoute, mon peuple, je parle ; Israël, je te prends à témoin. Moi, Dieu, je suis ton Dieu ! Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ; tes holocaustes sont toujours devant moi. Vais-je manger la chair des taureaux et boire le sang des béliers ? » Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce, accomplis tes vœux envers le Très-Haut. Mais à l'impie, Dieu déclare : « Qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ? Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse. Qui offre le sacrifice d'action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu'il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »
_____Avec les progrès de la "médecine", il fallait ceux de la "justice" : les uns surpassant [20] les autres. Ce qui est pratique avec Dieu, c’est qu’Il est aux cieux. Sur terre, on a donc le droit d’avoir quelques distractions et de ne pas observer tout ce qu’Il peut dire : DISONS que par inadvertance, on ne l’a pas entendu… ou l’on préfère entendre qu’Il prenait à témoin le peuple d’Israël seul il y a très très longtemps : de l’histoire ancienne que tout cela ! « Qu'as-tu à réciter Ses lois, à garder Son alliance –et la nôtre- à la bouche, toi qui n'aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ? Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? » Quand c’est l’époux qui parle un peu plus présentement, il devient plus difficile de prétendre ne pas l’avoir entendu. D’autant que lui n’est pas dans les cieux. Ce qui tombe plutôt bien : "médecine" et "justice" non plus ! Ne sont-elles pas là pour accomplir les vœux de qui veut s’élever en abaissant celui qui remet un peu trop au goût du jour de l’histoire ancienne ? Elles le sont tant et si bien que lois, alliances, reproches et parlotes vont concourir ensemble à rejeter le reprocheur loin de qui veut s’élever. Il ne veut pas garder le silence ? Aucune importance : la "médecine" aidant, il est disqualifié en "malade" et perd conséquemment toute crédibilité. « Penses-tu que je suis comme toi ? » « Surtout pas ! Moi, je ne suis pas "malade"! » répond implicitement l’épouse qui, fort heureusement, profite bien des remboursements de sa mutuelle complémentaire depuis qu’elle "va bien" : dans peu de temps, elle pourra encore bénéficier d’un mois entier de repos post-opératoire [21, APR note 24], afin de parfaire cette santé florissante...

_____Avec les progrès de la "médecine", nous avons d’un côté un époux "malade" qui ne se "soigne" pas, et de l’autre une épouse "bien-portante" qui se soigne de plus en plus. Ce qui manquait singulièrement de "justice". Celle-ci a fait tellement de progrès qu’il ne lui est plus nécessaire de réciter ses lois, sinon pour la forme : elle lui servent à présent de paillasson pour s’essuyer les pieds avant d’entrer par effraction chez les gens [22], effraction passant inaperçue quand un voleur demandeur l’introduit lui-même dans la place. De la sorte, chacun n’y voit que du feu et rend gloire au chemin qu’a pris la "justice", déjà prêt à s’incliner civilement devant toute décision de sa part… inclination d’autant plus aisée qu’elle ne concernera personne d’autre que le volé : c’est tout juste si on n’aura pas reproché à ce sacrifié de ne pas être confit en action de grâce ! Si reproche il y a, il prendra plutôt un autre chemin : après avoir rendu honte à la "médecine" qui l’a si généreusement affublé de sa "maladie", le volé fait entendre comme un écho. « Qu'as-tu à réciter tes lois, à massacrer les alliances à la louche [23], toi qui n'aimes pas les reproches –prétendant en posséder le monopole- et rejettes loin de toi mes paroles ? Voilà ce que tu défais ; garderai-je le silence ? Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux –et sous ceux du monde entier [24] pris à témoin-, et j’accuse l’accusateur public ; ses holocaustes sont toujours devant moi. » Jusqu’à nouvel ordre. Serviteur…
____________________________
Une cockerinade par jour
Que faites-vous si vous êtes dans une cage avec deux lionnes féroces, un avocat et un 357 avec deux cartouches ?
- Tire sur l'avocat. Deux fois !

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23:56 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, évangile, christianisme, philosophie, politique, littérature, société |
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