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vendredi, 27 mars 2009

Personne n’a mis la main sur la loi ? Parce que son heure est venue…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 7,2.10.14.25-30. (*)
La fête juive des Tentes approchait. Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret. La semaine de la fête était déjà à moitié passée quand Jésus monta au Temple et se mit à enseigner. Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ? Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie ? Mais lui, nous savons d'où il est. Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d'où il est. » Jésus, qui enseignait dans le Temple, s'écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d'où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m'a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais parce que je viens d'auprès de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. » On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n'était pas encore venue.

_____Jésus aurait-Il donc quelque chose à se reprocher, pour monter ainsi à Jérusalem en secret ? Par définition, tout secret laisse instinctivement songer à des entreprises humaines inavouables, que l’on ne reconnaît que trop : y compris dans des secrets "officiels"… parfois si officiels qu’ils en sont de Polichinelle ! N’en est-il pas ainsi de certains secrets prétendument "médicaux", connus de tous… sauf du malheureux "souffrant" ? Encore que ce dernier en devine les grands traits par le "soin" qu’on lui porte, à mi-chemin entre la "compassion" et la répulsion. C’est fou tous ces gens qui le connaissent, qui savent d’où il est… quitte à être de ceux qui ne l’ont jamais vu, ce qui ne contrarie personne. S’il lui prend l’inspiration de vouloir monter au temple de la "santé" et se mettre en quête de quelque enseignement concernant son propre état de "santé" auprès de ceux qui prétendent en posséder la connaissance, c’est là qu’il touche du doigt combien sa simple présence leur pèse. A-t-on jamais vu personne revenir du séjour des logiques de mort ? Tant qu’il ne se "soigne" pas, oui. Mais cette conduite serait étrange, émanant du côté "soignants", aspirants ou exécutants. Il reste en effet douteux qu’ils aient enfin trouvé la marche arrière [1, note 8]. Quand on cherche à l’arrêter, il devient évident que c’est la fuite en avant qui prévaut. Son genre de vie s’oppose à celui des autres , sa conduite est étrange ? Il suffit alors d’en faire un étranger. Quoique… traite-t-on un étranger comme un objet [2, APR note 13], manipulable à merci en fonction des desiderata capricieux de ceux qui sont un démenti pour leurs propres (!) idées ?

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Livre de la Sagesse 2,1.12-22.
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu'ils raisonnent ainsi en eux-mêmes : « Notre existence est brève et triste, rien ne peut guérir l'homme au terme de sa vie, on n'a jamais vu personne revenir du séjour des morts. Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d'abandonner nos traditions. Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et s'intitule fils du Seigneur. Il est un démenti pour nos idées, sa simple présence nous pèse ; car son genre de vie s'oppose à celui des autres, sa conduite est étrange. Il nous regarde comme des gens douteux, se détourne de nos chemins comme s'il craignait de se salir. Il proclame bienheureux le sort final des justes, il se vante d'avoir Dieu pour père. Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira. Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera, et le délivrera de ses adversaires. Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu'un veillera sur lui. » C'est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s'égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n'espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n'estiment pas qu'une âme irréprochable puisse être glorifiée.

_____N’est-il pas impressionnant, ce Livre de la Sagesse ? Rédigé il y a des millénaires, voilà encore un Texte "ancien" qui ne ferait pas mauvaise figure au détour d’une chronique insérée dans quelque quotidien local… Avec toutefois quelques retouches afin de l’adapter –sans le déflorer- à quelque circonstance contemporaine très incarnée. Par exemple, s’il reste d’actualité que les impies ne sont pas dans la vérité, pour quelques-uns d’entre eux c’est encore leur faire beaucoup d’honneur de laisser entendre qu'ils raisonnent en eux-mêmes, quand ils se gardent bien de témoigner -à eux-mêmes [3] comme aux autres- avoir abdiqué toute raison au profit de celle d’autres, monstrueusement viciée, escrocs spécialisés dans l’exploitation –commerciale ou non- des émotions (à commencer par leurs peurs [4][5]) et des faiblesses que charrient leurs demandeurs [6], quand ils font de l’attirance dans un piège de l’un de leurs proches un "besoin". On conçoit que le proche en question se détourne de ces chemins comme s'il craignait de se salir : il se trouve que le papier toilette qui lui est fourni est un peu rêche, d’une part ayant déjà servi puisqu’ayant satisfait un "besoin" extérieur au sien [7, note 4], d’autre part étant maculé de tampons et autres DISONS, CONSTATONS, CONDAMNONS [8] présentant le risque maximal de lui déclencher comme un érythème fessier…

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_____Si on n'a jamais vu personne revenir du séjour des morts, il est plus courant d’en rencontrer qui condamnent à une mort infâme. Inutile de leur chercher quelque regard carnassier, la bave aux lèvres, ivres de sang frais : un tel portrait ne ferait pas d’eux des gens douteux puisqu’il n’y aurait aucun doute quant à leurs intentions assassines ! Fût-ce avec un grand sourire, on les entend d’ici tenir un étrange langage, comme un étonnant écho du Livre de la Sagesse. Car ce Livre, ils le lisent assez volontiers… tout en faisant le poirier,[9, note 30] ce qui est déjà d’une sagesse plus relative. Voici en substance ces quelques mots qui, en 2009, n’ont pas perdu une ride : « Attirons-le dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu (et même à celle des hommes !), et nous accuse d'abandonner nos traditions. Il est un démenti pour nos idées, sa simple présence nous pèse ; car son genre de vie s'oppose à celui des autres, sa conduite est étrange. Il nous regarde comme des gens douteux, se détourne de nos chemins comme s'il craignait de se salir. » En un mot, devenu la formule magique passe-partout : il est "malade" ! On passe donc à l’étape suivante : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments. » Stop : souvenons-nous que leurs crocs ne rayent pas le plancher, qu’à l’occasion ils ne sont pas avares de génuflexions et autres "communions" [10] et se repaissent d’une bonne couche de confiture de "miséricorde" [11][12] à chaque petit déjeuner. Dans un grand élan de "bonté" largement partagée (les guillemets indiquant bien sûr leur méchanceté qui les a rendus aveugles), cet impératif devient donc : « Pressons-le à se soigner et à des médicaments. » Si les mots changent, le sens en est rigoureusement identique : du reste sont-ils prononcés par des outragés et des tourmentés se niant comme tels, agissant invariablement par projection [13, APR note 16]. Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, croient dur comme fer qu’il existe des spécialistes qui sachent connaître les secrets d’une âme –y compris par correspondance !!! [14]- ils n’espèrent plus la sainteté qu’à l’aune de la "santé", ils n'estiment pas qu'une âme puisse être irréprochable sans se glorifier à cette "santé" ! Elle réfute cette glorification ? Sa simple présence se fait très pesante, donc reprochable. N’est-ce pas merveilleux ? La loi a prévu le "cas" ! À un tel niveau de dégringolade, plus personne n’en est à essayer de voir si ses paroles sont vraies, regarder où il aboutira : il y a beau temps qu’on n’écoute plus des paroles de "malade", et qu’on ne le regarde pas davantage ! Et personne ne lui dit rien… de peur qu’il morde, sans doute ? L’essentiel est d’aboutir. Pas chez le "malade" : chez les chefs judiciaires du peuple auprès de qui on a vraiment reconnu que c'est lui le "bandit". Si cette graine de potence se veut juste, l’avocat  l'assistera… et le livrera à ses adversaires. Allons bon : il semblerait que cette machine si bien rodée aie tout à coup subi quelque avarie [15][16], le "bandit" prenant un tout autre chemin, sans l’assistance proposée avec empressement + pièges à n’en plus finir : comme de livrer ses adversaires au monde entier [17] afin qu’il CONSTATE de lui-même comme est étrange la conduite de gens douteux de loi, se détournant de leurs propres chemins de loi comme s’ils craignaient de la salir !… C’est que ne connaissant pas les secrets de leur "succombé" [18] (et pour cause : l’ayant jugé sans le voir ni l’entendre, et sans rien avoir de consistant à lui reprocher !), ils se sont hâtés de lui livrer publiquement leurs secrets de "fabrication". Malencontreusement "ressuscité" avant Pâques (tout fiche le camp…), ou à moins que son heure n’était pas encore venue, notre malotru a voulu voir si leurs paroles étaient vraies, regardant où elles aboutissaient. Sans vouloir être contrariant, il n’estime pas que la justice puisse être glorifiée quand ses "décisions" se noient irréprochablement dans le tout-à-l’égout. Aussi s’est-il senti obligé d’aviser ses lecteurs qu’ils devaient faire attention où ils marchaient : il n’est pas très prudent de laisser ouvertes tant de bouches d’égout. Les gens sont si distraits parfois…

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_____Mais Nana [19, notes 6 à 13][20], nous savons d'où elle est. De source sûre, l’époux apprendra inopinément que l’épouse a été "conseillée" sur une des divorceuses les plus honnêtes de la place !!!!! À ce qu’il paraît selon son informateur, une autre eût été bien pire. Pire ? C’est quoi, pire ? Les oubliettes au fond d’un château hanté ? La guillotine ? La strangulation ? Le poteau de torture ? L’immolation par le feu ? L’époux a encore eu aujourd’hui l’occasion de prendre le pouls de la conscience morale [21] de l’épouse : encéphalogramme désespérément plat. Quand l’amateur est dans un tel état, on ne nourrit aucune illusion quant à celui du professionnel [22], quel qu’il soit, dès lors qu’il se spécialise dans ce traitement d’immondices. À moins que… et si dans l’étrange logique qui est la sienne, le professionnel pire n’était pas tout simplement celui qui respectait la loi ? En voilà un qui ne ferait pas long feu : il aurait tôt fait d’être attiré par ses pairs dans un piège, car il les contrarierait, il s'opposerait à leur conduite, il leur reprocherait de désobéir à la loi, et les accuserait d'abandonner leurs traditions. Ne préfèrent-ils pas celle qu’ils se sont instaurée ? En effet, ils proclament malheureux le sort final des justes. Si on ne connaissait pas encore les secrets du divorce, en voilà encore un ! Malheureuse épouse qui n’aime guère se les voir dévoilés [23], préférant n’en distinguer qu’une "prestation de service".[24, note 25] Service non compris, il va sans dire…

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Une cockerinade par jour

Deux policiers font une ronde a Brooklyn, quand ils remarquent une forme entre deux poubelles :
- T'as vu, c'est un divorcé !
- Eh… mais il est mort !
- Regarde, il a au moins 30 marques de coup de couteau dans le dos !
- Oh la la, c'est le suicide le plus horrible que j'aie jamais vu !

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