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samedi, 11 avril 2009

Voici l’endroit où l’on dépose : de quoi se plaint-on ?

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,1-8.
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au sépulcre au lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l'entrée du tombeau ? » Au premier regard, elles s'aperçoivent qu'on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande. En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur. Mais il leur dit : « N'ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé. Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : 'Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit.' » Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

______Pour dégager l’entrée d’un tombeau, il y a une pierre à rouler.[1, APR note 26] Au premier regard, on peut s’apercevoir qu’on n’a pas roulé cette pierre, qui est pourtant très grande : donc, visible. On n’entre surtout pas dans le tombeau, cet endroit où on a déposé en "justice". Ci-gît un homme dont on a chargé cette "justice" de vêtir de noir : n’a-t-elle pas dans sa garde-robe [2, note 21] de quoi satisfaire quelque femme d’un autre sabbat [3] (il y a bien d’autres disciples [4, APR note 6]…) qui, a contrario d’une Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé, ne répugne pas à acheter des parfums de contrebande pour aller empester [5] le corps d’un autre ? Depuis lors, il y a de quoi être saisie de peur, de s’enfuir du tombeau, parce qu’on est toute tremblante et hors de soi-même. Elle, elle en a dit beaucoup à tout le monde, car elle avait peur [6]… car on lui a dit en abondance : « Ayez peur ! Et maintenant, allez dire à tout le monde d’avoir peur avec vous et pour vous. Là vous ne verrez rien, contrairement à ce que je vous ai médit [7]. Mais ce sera trop tard : je vous aurai roulé, et la pierre aussi ! » Ce sabbat-là n’étant pas terminé, la menée d’une vie nouvelle attendra des jours meilleurs…

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3-11.
Ne le savez-vous donc pas ? Nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts. Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir. Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ.

______Mais si, l’autre disciple d’un autre sabbat le sait ! Moins que personne ne peut-on prétendre à ne pas savoir ce qu’on fait [4, AV note 4/2] quand on prétend simultanément être l’un des témoins du grand jour des Pâques célébrant la toute-puissance du Père ayant ressuscité le Christ d’entre les morts. Cet autre disciple n’est-il pas déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne ? Et pour cause [8, AV note 17] Nous le savons : l’épouse apeurée fixe à la croix l'homme ancien qu’elle voit contre elle pour qu’il soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi elle soit encore plus esclave du péché. Car celle qui est morte [9, note 10] s’affranchit du péché. Il le faut pour que cela l’autorise à s’affranchir -sans sourciller- d’un époux, ce qui ne la dissuade nullement de "fêter" ouvertement la Résurrection" !
______Il est vrai qu’il y a deux mille ans déjà, on voyait les mêmes qui d’un côté voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal [4, APR note 0], et de l’autre étaient aux premiers rangs d’une foule ayant moins de scrupules à se souiller en criant : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Éternel moucheron enlevé du filtre quand le chameau est avalé. [10] Mais cette foule hostile, méchante [11, notes 7 à 9] et manipulée était au cœur d’un procès unique où l’accusé se prétende Fils de Dieu. Pris individuellement, combien de membres de cette foule ont-ils ensuite amèrement pleuré, à l’image de Simon-Pierre meurtri par son triple reniement ? Dieu seul le sait, qui sonde les reins et les cœurs… À procès unique, procès non reproductible : une telle bouffée de méchanceté collective est morte une fois pour toutes. Nous avons été mis au tombeau avec elle, et c'est pour que nous menions une vie nouvelle, dégagée de l’entrée du tombeau.

______Il est étrange qu’à une époque où l’on se gargarise de la peur de l’engagement, les rouleurs de pierre se bousculent à dire : « N'ayez pas peur ! Vous cherchez à vous dégager de vos engagements passés ? C’est bien ici : aussi banal que de se débarrasser d’une machine à laver usagée ; sur la "machine à laver" nous avons tout pouvoir, et elle aucun. » Or, ce pouvoir est attribué à la justice, la "machine à laver" ayant l’inconvénient d’être un être vivant. Le disciple baptisé en Jésus Christ est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant. Un tel usage de la justice devrait le rendre tout tremblant d’indignation et le mettre hors de lui, ne lui rappelant que trop un procès unique, si inique que la seule perspective d’en reproduire une trame similaire dans ses rangs devrait l’engager à en sortir et à s'enfuir d’un tel tombeau : pour lui, quoi de plus monstrueux qu’un procès lancé par un époux contre un autre époux, à fin de se dégager d’un engagement mutuel, contraignant l’autre à s’en dégager aussi contre sa volonté ? C’est l’un qui fixe l’autre sur sa croix pour le réduire à l’impuissance, afin de préserver son "propre" être de péché. Chez des païens sans foi ni loi, on peut encore concevoir de telles attitudes : eux ont encore le droit de ne pas savoir ce qu’ils font. Ce droit, ne l’ont pas ceux qui se disent déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne : ils n’ont pas même celui de soutenir EN QUOI QUE CE SOIT l’un d’entre eux qui prétendrait en user. Ce serait l’aider à réduire à l'impuissance celui qui réfute ce droit : une communion qui divise n’est évidemment qu’un simulacre. La peur de l’engagement ? Elle ne semble pas si terrible, quand on en voit tant s’engager dans l’usage d’un droit qu’ils n’ont pas… Ce qui n’est pas sans rappeler : « nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. » [4, APR note 9] Que s’est-il passé il y a deux mille ans ? Ceux qui n’avaient pas le droit chez eux ont détourné un droit étranger à leur profit.
______À procès unique, procès non reproductible : il est pourtant reproduit des centaines de milliers de fois par an, non plus par une foule excitée rendue hystérique par ses chefs, mais dans le secret de prétoires d’une "justice" qui en pourrit jusqu’à son nom. Une autre justice [4, APR note 6], de sépulcres. Elle est néanmoins scandaleusement boostée par les mêmes qui vont ensuite tranquillement "fêter la Résurrection", toute honte bue, comme si de rien n’était. C’est cela, leur vie nouvelle ? Opposer leur pitoyable "déni de souffrance" [12, note 28] à celui qui leur rappelle ce droit qu’ils n’ont pas, afin de le réduire à l’impuissance ? Il y a aussi des droits de la "santé" qui sont non seulement des droits étrangers mais irréductiblement affranchissants de toute résurrection. Ainsi, pour ne plus être esclaves du péché, il leur suffit de nier résolument le mal qu’ils commettent, du lever du soleil au crépuscule ! Et si nous passons par cette mort sans le Christ, nous croyons peut-être que nous vivrons aussi avec lui… mais c’est confondre être morts au péché avec le péché mortel. [13, note 9] Parce que lui, c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes : pas à sa négation et à toutes ses projections [14, APR note 16] malhonnêtes sur autrui. Aussi abondante puisse-t-elle être, toute miséricorde est réduite à l’impuissance devant un déni de misère. Elle est au sépulcre quand on l’invoque en abondance, restant résolument esclaves du péché, le plus abject d’entre eux étant de produire de la misère là où elle n’existait pas.

______Qu’entre baptisés en Jésus Christ, l’un impose à l’autre –par la violence d’un droit si détourné qu’il se détourne de lui-même !- son baptême morbide du divorce n’est pas autre chose qu’une mise au tombeau. Il pourra "fêter la Résurrection" tant qu’il lui plaira : ce ne sera jamais rien d’autre qu’un odieux simulacre. Il pourra élargir la "fête" à quelque repas familial extérieur élargi pour l’occasion… notamment à quelques complices de sa forfaiture : ce sera toujours un odieux simulacre, surtout quand on vient de vendre sa famille aux "soins" mortifères d’une pseudo "juge aux affaires familiales" [15, APR note 22], celle-ci ayant davantage sa place dans cette "fête" qu’un époux réduit à l’état de machine à laver usagée. C’est à elle qu’a été unilatéralement décrété "le droit" absurde de DIRE qui est mort et qui est ressuscité chez les autres… Ce pouvoir, elle ne le reçoit pas d’en haut ; ainsi, celle qui lui a livré à elle est chargée d'un péché plus grave… quelles que soient ses pseudo-convictions "familiales" du moment. Il n’est qu’un seul endroit au monde où l’on soit réellement "obligé" [16, APR note 11] d’entrer : cet endroit s’appelle un tombeau. Si l’on cède à cette "obligation" –ne la voyant plus autrement que sans retour-, c’est donc qu’on est bel et bien mortsauf au péché. Or, ce sont aussi des femmes qui se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l'entrée du tombeau ? » Il est vrai que ce sont là d’autres femmes : des vivantes ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n'est pas au pays des morts "obligés"...

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Une cockerinade par jour

Ce sont deux "ressucitées" divorceuses qui veulent entrer dans la police, elles passent un examen avec un commissaire. Une première vient avec lui dans son bureau. Le commissaire dit, en lui montrant une photo :
- Comment reconnaitrez vous ce suspect dans la rue?
- C'est facile, il n’a qu'un œil et qu'une oreille.
- Madame, il est de profil.

Elle sort et l'autre rentre, le commissaire lui demande la même chose que l'autre. Elle répond :
- C'est simple, il a des lentilles de contact.
- Comment vous savez ça?
- Il ne peut pas avoir de lunettes, il n’a qu'un œil et qu'une oreille.

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Commentaires

bonsoir
Le quépi de la première photo est bien le genre qui aurait été garder le tombeau !!!!
sincèrement
Jean

Écrit par : Jean | dimanche, 12 avril 2009

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