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lundi, 20 avril 2009

CHAPITRE 1 : Une sacrée révolution au royaume de Dieu !

Le saut de l’ange
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Il se murmure des choses étranges au royaume de Dieu. Ce bruit qui y court est-il poussé par le souffle de l’Esprit ? Les élus n’en reviennent pas (mais revient-on jamais du royaume de Dieu ?) : leur nombre allant en décroissant au fil des générations, le Père serait en train de mettre au point une botte secrète, destinée à ce que cesse au plus vite cette cruelle hémorragie de son troupeau.
Il faut convenir que le constat est alarmant. Sur terre, les hommes répandent la soif là même où ils ont plus qu’il ne leur en faut pour trouver à s’abreuver. La plus belle invention du Père souffre mille morts : un comble quand on sait qu’elle a été conçue pour vaincre la mort ! Si les élus jouissent néanmoins d’un bonheur sans mélange là où ils sont, ils peinent pour les leurs qui sont encore en bas : s’ils n’étaient pas élus, ils enrageraient au spectacle de celui-là qui ricane, également en bas (plus bas encore que les leurs !) alors qu’il ne devrait pas y être, de par sa qualité qu’eux n’ont pas : celle d’un ange de lumière. Il est vrai qu’à lui, on ne lui a pas demandé son avis : ici comme en bas, nul ne fait mystère qu’il y a été précipité comme un éclair. À lumière, lumière et demie ! Il a voulu en son temps faire de l’ombre aux élus : le royaume étant toute lumière, cette faute fut impardonnable à celui qui avait pourtant reçu la mission suprême du plus grand des photophores puisque chargé de la transmettre à tout être vivant. Tout allait bien tant que cet être était translucide : il ne pouvait lui offrir aucune résistance. Mais il ignorait que les desseins du Père allaient plus loin que le service au translucide. La lumière était parfaite en soi : sa transmission l’était également. Ce n’est pas qu’elle fût ennuyeuse : l’ennui n’est qu’une ombre, argument d’en bas où la lumière ne l’est pas… si peu que les hommes s’étourdissent de fausses lumières qu’ils veulent plus parfaites, tant ils ont été déçus par la vraie. « Puisqu’il en est ainsi, on ne peut plus compter que sur soi-même ! » se répètent-ils de génération en génération. En réalité, ils se déçoivent de leurs pitoyables lumignons trop tôt consumés qu’ils s’empressent de remplacer par un autre ; mais le savent-ils encore ? Un qui le sait, c’est bien celui qui ricane : expulsé du royaume parce qu’il en a enfreint la règle du divin souverain, il n’en a pas perdu ses prérogatives. Il a rechigné le jour où le Père a créé la nuit ? Comment aurait-il pu deviner que ce n’était que par la volonté d’apporter plus de contraste encore à la lumière ? Son travail n’en était que plus glorieux ! Mais voilà que le Père lui confie une nouvelle mission, plus exaltante : éclairer des êtres vivants qui font de l’ombre à la lumière. Non par malignité, mais parce qu’ils ne sont plus translucides par nature : ceux-là sont appelés à ne découvrir la lumière que progressivement. Mais ils sont néanmoins appelés à la même lumière que ceux qui la connaissent déjà : simplement, venant d’où ils viennent, ils la goûteront avec plus de délices que les habitués du lieu, habitués en ce qu’ils habitent déjà au sein du royaume : la routine est là encore un argument d’en bas. « Comment ? Venant de si bas, ces êtres immondes monteraient plus haut que nous ? » S’il avait été lui aussi incarné, le sang du photophore en chef n’aurait fait qu’un tour ! Sans compter qu’ils ne lui facilitent pas la tâche, se complaisant à lui tourner le dos par crainte d’être éblouis : voilà qui est ennuyeux. Aïe ! L’ennui est un argument d’en bas : l’ange de lumière commence à faire de l’ombre au royaume lui-même. Il répugne à éclairer ces êtres bâtards ? Il n’éclairera désormais plus qu’eux, mais d’une lumière coupée de sa source : c’est un peu ce que ceux d’en bas appellent être puni par où l’on a péché.
Ce déménagement forcé ne l’a donc nullement mis au chômage : il a au contraire mis les bouchées doubles en exploitant ces êtres qui lui semblent si ridicules. Ils veulent de la lumière à leur mesure ? Ils vont en avoir ! À sa lumière à lui, non seulement ils ne parviendront pas à monter plus haut que les siens mais il va faire feu de tout bois pour qu’ils descendent plus bas que lui. Moins habitués que lui à la lumière, ils n’ont pas les repères qu’il possède encore. Aussi s’amuse-t-il beaucoup à les faire tomber dans son piège, immuable depuis le commencement : leur faire croire qu’ils montent… quand ils descendent. Certes, il en a changé les formes au cours des siècles, mais le fond demeure invariable : en réalité, un gouffre sans fond. Fort heureusement, beaucoup ont su l’éviter : plus exactement, leur ange de lumière attitré pour la durée de leur parcours ici-bas a su rééquilibrer à temps leur mode de repérage.

S’il se murmure des choses si étranges au royaume de Dieu, c’est aussi parce que l’attention des élus a été quelque peu affutée par la colère du Patron. Les anges de lumière attitrés à ceux d’en bas n’en peuvent mais, essuyant malgré tout un taux d’échec si imposant qu’on se demande à quoi a servi la Descente du Fils du Patron en personne il y a deux mille ans. Sur terre, il y a plus d’ombres que de lumière : au commencement, il n’en était pas ainsi. Et ce n’est pas la première fois ! À l’époque, le Père avait résolu la question de manière draconienne : en rapatriant dare-dare la majorité des éligibles d’en bas. Quand la couche de crasse se fait trop épaisse, elle ne laisse plus filtrer aucune lumière : il convient donc de laver à grandes eaux afin de repartir d’un bon pied. Seul un élu était alors resté avec sa famille, assez éclairé pour savoir qu’il lui serait opportun d’apprendre l’art de la navigation… et celui de la préservation d’autres êtres vivants de catégorie inférieure qui, au fond, n’étaient pour rien dans l’accumulation de cette crasse. Le Patron est en colère : parce que la saleté d’aujourd’hui n’a rien à envier à celle d’alors. Mais il a promis de ne pas réitérer la séance de grand nettoyage. Pour cette raison, il avait envoyé son propre Fils, encouragé en cela par la présence sur place d’une femme qui -fait exceptionnel- exaltait à la lumière en rejetant toute ombre. Tout n’était donc pas perdu en ce bas monde : d’autant moins que cette femme a bien voulu accueillir le Fils chez elle, le temps de Son bref passage. La plus belle invention du Père rayonnait en elle ! La femme ? Ici-bas, c’est aller un peu vite en besogne… Non : l’amour. L’amour qui étanche toute soif. À quoi bon un nouveau déluge ? La terre est devenue si sèche qu’elle est de plus en plus inapte à absorber l’eau. Les anges de lumière attitrés à ceux d’en bas se moquent bien de cette sécheresse : eux ont ce qu’il faut et n’ont pas soif. Mais à force de fréquenter leurs assoiffés, ils finiraient par adopter leurs mœurs. Oh, ils n’iront pas jusqu’à revendiquer là-haut une augmentation de salaire ou une prime de risque : ceci leur est parfaitement étranger, puisqu’ils n’ont besoin de rien ayant leur compte de lumière. Quoiqu’il arrive, ils demeurent dans une joie béate. C’est bien là que le bât blesse : heureusement que leurs protégés ne les voient pas ! Dans le cas contraire, ils leur sembleraient prodigieusement agaçants, à eux qui se débattent d’obscurité en obscurité… et ils les écouteraient encore moins, ce qui serait ô combien contre-productif. Donc, pas de revendication salariale à craindre… mais la demande de retraite anticipée n’est pas à exclure. Mettons-nous à leur place : on leur confie un être vivant, et ils se coltinent -parfois une vie durant- une véritable statue de sel. Voilà qui ne figurait guère à leur contrat de travail, sinon à titre exceptionnel ou accidentel. Que dirait un patron d’en bas si les trois quarts de sa main d’œuvre étaient en congé maladie ? Il ne dirait rien… trop occupé à chercher son trousseau de clés pour fermer définitivement boutique. Il y a bien eu un audit opéré par le Fils, Celui-là même qui guérissait toute maladie. Mais quand on est trop occupé, on finit par l’oublier.

C’est par celui que le Fils aimait que la fuite s’est répandue chez les élus. Toujours dans la confidence avant les autres ! Comme le Père n’a rien à cacher au Fils, Il lui a fait part de sa botte secrète. En réalité, elle n’est pas nouvelle : c’est son dévoilement qui l’est. « Mais à force de fréquenter leurs assoiffés, ils finiraient par adopter leurs mœurs. » Maintes fois des anges sont apparus aux hommes, parfois sous leurs habits d’anges de lumière, parfois plus discrètement. Si discrètement que les hommes les prenaient aisément pour l’un des leurs. Inversement, on a vu des hommes plus éclairés que d’autres. Si éclairés –et éclairants- que les hommes les prenaient aisément pour des anges. Qui est l’ange ? Qui est l’homme ? À chaud, bien malin qui peut y répondre. L’essentiel étant que là où ils sont, ils étanchent la soif au lieu de l’exciter. En cela, ils s’opposent ostensiblement au photophore en chef déchu, champion hors-pair de distribution d’eau sucrée en plein soleil. Non, qu’eux le contrent par de l’eau salée (!) ; mais ils la puisent à une source toujours fraîche.
Qui est l’ange ? Qui est l’homme ? On connaît l’aphorisme : qui veut faire l’ange fait la bête. Mais c’est uniquement l’homme -voulant faire l’ange quand il n’est pas un ange- qui fait la bête ! Alors, qu’en est-il de l’ange qui a bien voulu faire l’homme ?…

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Commentaires

Voici comment vous reconnaissez l'Esprit de Dieu. Tous ceux qui affirment : « Jésus-Christ est vraiment devenu un être humain », ceux-là appartiennent à Dieu. Mais ceux qui ne veulent pas affirmer cela n'appartiennent pas à Dieu, ils appartiennent à l'ennemi du Christ. Vous avez entendu dire : « L'ennemi du Christ arrive », et maintenant, il est déjà dans le monde...
(1 Jean 4.2-3)

Écrit par : alberto | lundi, 20 avril 2009

Votre page d'accueil est vide ?
Mon serveur est blogué !!!
Rien en va plus !
bonne semaine
Jean

Écrit par : Jean | lundi, 11 mai 2009

Michel ne risque pas de vous répondre, Jean.
J'avais effectivement remarqué que votre blog n'était plus accessible.
Les " forces du mal " s'exercent actuellement.
En toute impunité, comme d'habitude ...
Et dans l'apathie sinon l'indifférence quasi générale.
Je les plains ...

Écrit par : simone | mercredi, 13 mai 2009

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