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lundi, 27 avril 2009

La grande traversée.

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29. (*)
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux. Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. » Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit :  « L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »

_____Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux : dans ces jours suivant la Résurrection, n’a-t-Il pas en effet traversé le lac le plus tempêtueux qui soit : celui de la mort ? Il ne l’a pas traversé à pied sec, mais bien en marchant sur ses eaux par temps fort [1] : celles-ci ne L’ont pas englouti. Mais la foule, elle, reste sur l'autre rive [2] du lac. Pour les disciples, il n’y a qu’une seule barque : si on ne leur demande pas de marcher sur les eaux, cela fait moins désordre quand ils ne partent pas sans lui. On peut également ne pas partir du tout, de crainte d’affronter le gros temps [3]… mais c’est toujours sans lui : c’est sur l’autre rive qu’on le trouve. Ce n’est pas nécessairement la mort ! C’est au contraire un surcroît de vie, pour peu que l’on consente à prendre sa barque pour se diriger à sa recherche. On peut enfin ne pas partir du tout, sans crainte formelle, simplement parce qu’on ne le cherche pas, mangeant un autre pain et en étant rassasié. Ce pain-là est marqué de l’empreinte d’un autre père [4], naturellement de la nourriture qui se perd. Mais à qui la faute, si ceux à qui il est demandé de travailler pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle se font porter pâles ? Quand la foule s’aperçoit que Jésus n'est pas là, ni ses disciples non plus, près de l'endroit où l'on mange le pain après que l’on eût rendu grâce au Seigneur [5], elle ne croit pas beaucoup en ceux qu’il a envoyés. Surtout quand elle les trouve sur une rive commune, ne se distinguant guère de ceux qui travaillent pour la nourriture qui se perd [6][7, APR note 12] Certes, « l'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » Mais il s’agit bien de l’œuvre de Dieu, en réponse à ce qu’il faut faire pour travailler aux œuvres de Dieu : croire implique moins dès lors une foi gentiment béate que des œuvres qui l’accompagnent assez pour que l’on voit des signes qui en attestent… plutôt qu’ils ne la contredisent  (une telle foi de faux témoins, on peut bien partir sans elle). Nul besoin qu’ils relèvent obligatoirement de prodiges et de signes éclatants, pourvu que la grâce soit à l’œuvre sans qu’on lui tienne tête.

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Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.
Étienne, qui était plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Un jour, on vit intervenir les gens d'une synagogue (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspiraient ses paroles. Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu'ils disent : « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, ils allèrent se saisir d'Étienne, et l'amenèrent devant le grand conseil. Ils présentèrent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse pas de parler contre le Lieu saint et contre la Loi. Nous l'avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruira le Lieu saint et changera les lois que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au grand conseil avaient les yeux fixés sur Étienne, et son visage leur apparut comme celui d'un ange.

_____Les grands conseils se suivent [8][9][10]… et ne se ressemblent que trop dans leur propension à vouloir tenir tête à la sagesse de l'Esprit Saint par le biais de faux témoins. Quitte à aller les chercher ailleurs [11], non à défaut d’en avoir trouvé sur place mais parce que ceux-là sont usés jusqu’à la corde, n’ayant pu tenir tête. Cette fois, Gamaliel [12] n’est pas là pour calmer le jeu, incitant à ne pas risquer de se trouver en guerre contre Dieu. Par conséquent, on a beau jeu de projeter [13, APR note 16] cette guerre sur l’accusé qui, pour la circonstance, aura été "entendu" prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. Et son visage leur apparut comme celui d'un ange : drôle de tête pour un "blasphémateur" ! Les gens seraient-ils allergiques aux anges parce qu’il est plus difficile de fixer les yeux sur eux… ou parce que leur transparence [14] interdit toute possibilité de projection ? À moins qu’ils ne sachent pas les regarder [15] ? Si un visage peut apparaître comme celui d’un ange, sans doute est-ce parce que quelques-uns ont déjà assez perçu de l’ange pour établir une telle comparaison. Que serait-ce si, en plus de les regarder, on pouvait les voir… Mais ceci reste décidément une autre histoire [16, note 13] !

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Une cockerinade par jour

À l'époque où les humains étaient encore dans le jardin d'Eden, Adam va voir Dieu pour lui poser quelques questions qui le tarabustaient depuis longtemps :
- Dieu, est ce que je peux te poser une question ?
- Oui, bien sûr Adam. Vas-y !
- Dieu, j'aimerais bien savoir pourquoi tu as fait Eve aussi belle, aussi désirable ?
- Ben, c'est facile Adam : pour que tu puisses l'aimer !
- Ah oui ?! Alors, pourquoi l'as-tu faite aussi stupide ?
- Pour qu'elle puisse t'aimer, mon enfant !

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