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mardi, 09 juin 2009

S’il frappe trois coups, l’Esprit n’est pas là.

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Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,14-17.
Frères, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant : « Abba ! » C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, à condition de souffrir avec lui pour être avec lui dans la gloire.

Il n’est pas de fils de Dieu sans Père : il n’est pas davantage de fils de Dieu sans l’Esprit de Dieu qui les conduit. S’ils sont héritiers, c’est bien avec le Christ à condition de souffrir avec lui. L’Esprit de Dieu, on en veut bien chez les frères ; l’héritage de Dieu également. Avec le Christ pour être avec lui dans la gloire, pourquoi pas. Mais souffrir avec lui, voilà qui apparaît comme horriblement "doloriste" ! Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers. Comment prétendre avoir part à l’héritage dans la gloire tout en s’économisant au maximum la désagréable condition requise ? Très simple : il suffit de crier vers un frère en l’appelant : « Malade ! » De la sorte, on souffrira avec lui -par "compassion"- pour être sans lui dans la gloire du "bien-portant" afin que lui soit par contraste dans la honte. Ainsi celui-là aura toute latitude à « souffrir avec lui pour être avec lui dans la gloire. » Mais est-ce bien l’Esprit Saint lui-même qui affirme une telle attitude à notre esprit ? Pour le savoir, là encore rien de plus simple : quand il est authentiquement reçu, que ne fait-il pas de nous ? Des esclaves, des gens qui ont encore peur.[1][2] Voilà qui pose de singulières limites à cette tentative de transfert externe au "souffrir avec lui" : à la mesure de ce qu’il résiste à la "compassion" qui se cristallise sur sa personne, le "souffrant" désigné fait non seulement peur, mais fait de son entourage –à son corps défendant- des esclaves de cette peur. Or, ceux qui se laissent réellement conduire par l’Esprit de Dieu sont des esprits libres ; ce qui implique moins chez eux quelque détachement mystique du réel qu’un surcroît de rationalité. A contrario, l’esclave de la peur souffre d’une irrationalité galopante : l’esprit libre lui faisant peur, ce dernier est tenu pour responsable de cette peur ! Il ne fait pourtant que renvoyer leur honte à des héritiers dilapidant leur héritage et cherchant à s’emparer de celui d’un autre. L’escroquerie de la "compassion" vole ici en éclats, cédant la place au souci de "protection" [3, note 26] contre un "souffrant" refusant de souffrir ; ce qui fait souffrir ses frères. Parmi ces derniers, on n’aura pas peur… de le soupçonner de ne pas vouloir souscrire à la condition émise par l’Apôtre ! En ce cas, nul n’aura scrupule à lui piller ses parts d’héritage, tout héritier de Dieu, héritier avec le Christ qu’il soit au même titre que les autres.

Il est bien embarrassant pour le "bien-portant" d’être de ces gens qui ont encore peur : à la suite de saint Paul –qui associe clairement ces gens à des esclaves-, il aspire à plus de sérénité et de liberté… pourvu que celle-ci ne le renvoie pas cruellement à celle de l’esprit libre sur lequel il s’acharne : cet esprit étant à ses yeux "malade", il est inquiétant. Il a alors tôt fait de se laisser conduire par l’esprit rassurant du monde, friand de sciences dites humaines se donnant pour tâche d’apaiser les inquiétudes de l’esprit. Il y aurait bien la solution radicale de se laisser conduire par l’Esprit de Dieu, mais elle renverrait alors immédiatement ce "bien-portant" à sa supercherie. Plus encore quand elle se pare de "chrétienne", la psychologie va permettre de laisser sauve celle-ci. Un esprit se présente comme inquiet ? On s’interrogera sur la source de cette inquiétude, l’idéal étant qu’elle s’incarne dans un esprit inquiétant, réputé nuisible à la confiance et à l’estime de soi de son entourage. L’option "chrétienne" aidant, on invoquera volontiers l’Esprit de Dieu… afin qu’il pousse cet esprit inquiétant à être éclairé du "mal" infâme qu’il porte en lui ! C’est un esprit qui fait des fils à géométrie variable : des héritiers glorieux sans souffrir grâce aux autres, ceux qu’ils ont désigné (comme les faisant "souffrir") pour souffrir sans eux.
_______La psychologie se veut "neutre", s’appliquant à élucider voire déverrouiller les mécanismes du comment d’une inquiétude : elle laisse le pourquoi à d’autres sphères, faute de pouvoir l’appréhender. Mais elle se veut à l’écoute de la souffrance inconditionnellement.[4, note 11] Ce faisant, elle va chercher à l’éradiquer, y compris sur les terres du pourquoi, allant piller un héritage qui n’est pas le sien.[5] Au lieu d’être apaisée, la souffrance va connaître un formidable essor dont on n’entrevoit plus l’issue qu’en la générant froidement et violemment sur l’esprit de départ tenu pour inquiétant, bouc émissaire de ceux qui veulent bien être avec lui dans la gloire tout en ayant détourné la condition paulinienne. En fait de "science humaine", c’est une véritable plongée dans les eaux glaciales de l’irrationnel, donnant libre cours à l’expression de ressentis assez désagréables pour induire de fausses logiques de séparation et d’isolement. Tous ceux qui se laissent ainsi conduire par l’esprit délétère de la psychologie se rendent esclaves de peurs qu’ils développent les uns envers les autres, se fabriquant de faux prédateurs [6, note 29] au sein des enfants de Dieu, infirmant à leur esprit qu’ils le sont ! S’il est des mécanismes que l’on parvient à déverrouiller, c’est au prix du verrouillage sévère d’un mécanisme supérieur dont on oublie jusqu’au nom quand on adopte le processus inverse sous la conduite de théories fumeuses : celui du pardon.[7] ll est permis de se demander ce qu’il signifie encore dans l’esprit d’une psychologie même "chrétienne", prompte à accorder l’auto-absolution auprès de sa clientèle inquiétée puisque l’esprit inquiétant concentre sur lui seul tout le mal "officiel". Il suffit de le neutraliser, et les gens n’auront plus peur ! Auraient-ils alors reçu l’Esprit ? Sans doute se l’imaginent-ils en faisant d’un autre un esclave, c’est-à-dire en le privant de sa liberté…

Lettre de symbole à pitre aux Psychrétiens 8,14-17.
Frères chiens, tous ceux qui se laissent conduire par la psychologie chrétienne, ceux-là prennent un coup de vieux. Cet esprit que vous avez reçu fait de vous de superbes esclaves, des gens qui ont encore peur et qui aiment à se faire peur : brrrr ! ; c’est un esprit qui vous accroche des fils à la patte ; poussés par cet esprit, nous crions vers le Père en l’appelant : « Au secours ! » C’est donc l’esprit malsain lui-même qui affirme à ce qui reste de notre esprit que nous sommes enfants de vieux. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers du vieux, héritiers de la crise, à condition de nous trouver une bonne âme qui sache souffrir avec lui à notre place pour être avec lui dans la gloire.

La psychologie devient "chrétienne" quand elle enrobe son langage conventionnel d’une terminologie plus spécifiquement destinée aux enfants de Dieu déclarés. Elle souffre avec le "malade" pour être… plus sûrement avec le "bien-portant" dans la gloire : c’est à ce dernier qu’elle s’adresse plus spontanément, de préférence à l’insu du "malade" dont elle se charge de le "protéger". Grâce à l’alibi de la psychologie, par enchantement la médisance n’existe plus, et la "protection" du "bien-portant" fait du pillage de la vie privée du "malade" une nécessité inhérente à ce souci. Cette nécessité sera expliquée avec beaucoup "d’amour" aux gens de son entourage, jamais à l’intéressé lui-même : sans doute est-il trop "malade" pour apprécier comme il convient toute cette tendresse qu’on lui porte. Poussons l’Esprit dans ce galimatias afin qu’il le confirme à notre esprit, et nous voilà enfants de Dieu soucieux du bien-être d’un frère qui s’obstine à nier son mal-être… à condition tout de même qu’il en souffre tout seul dans sa honte : du reste aime-t-on à lui rappeler qu’il n’y a pas de honte à être "malade". En revanche, il devient honteux de ne pas se "soigner" !
_______Plusieurs mois de ce régime de coaching rapproché (à la mode de la psychologie "chrétienne") mettent quelque peu à vif les nerfs des "bien-portants" : leur agacement n’est rien d’autre que le frétillement de leur conscience morale les rappelant à l’ordre au sujet de leurs continuelles digressions "sanitaires" concernant un "malade" imaginaire. En dépit de toutes les "vérités" émises avec "amour" sur le compte de ce dernier, il ose encore se ranger parmi les bien-portants ! Chez le "vrai bien-portant", le seul pardon qui vaille est celui qui est généreusement accordé au "malade" consentant enfin à se "soigner". Dans le cas contraire, il n’y a pas de pardon : il faut trancher dans le vif. Si le "malade" est un conjoint, il devient alors insupportable à l’autre conjoint… voire "violent" quand il a encore l’audace de défendre vaille que vaille sa bien-portance : ce qui passe douloureusement par la dénonciation d’un mensonge obstinément nié au nom d’une "vérité" psychologique donnée pour supérieure. "Heureusement" pour le conjoint insupporté, il existe en ce bas monde une échappatoire bien commode : le marché fructueux de la "justice" qui, bien que laïque, se trouve étonnamment en phase avec certains axiomes de la psychologie "chrétienne" ; notamment ceux qui prônent –la main sur le cœur- une logique implacable de séparation, applicable à l’insupportable dénonciateur : enfants de Dieu ou pas, la "protection" –du mensonge avant tout- prime sur tout le reste. Ici encore, si on avait conservé le chrétien –et mis de côté la psychologie- on se serait laissé conduire par l’Esprit de Dieu conduisant à prendre conscience des tombereaux de sophismes "sanitaires" déversés sur le dos d’un "malade" inquiétant. Mais des gens ont encore peur d’affronter une telle quantité d’affabulations, celles-là étant leurs enfants, qu’ils en sont aussi les héritiers. Pour être avec eux dans la honte ? Non merci. Par conséquent –et par la magie de son épithète- la psychologie "chrétienne" suffira à apporter sa caution morale à ce qui va se poursuivre, exacerbant les consciences mentales en atrophiant la conscience morale [8, APR note 16] de ses disciples. Elle peut surabonder "d’amour" puisé au creuset de l’Évangile, elle ne fait jamais que l’assécher et le tuer à bout portant. L’Esprit de Dieu est en effet un Esprit d’amour : s’en référer pour justifier et couvrir les attitudes typiques de gens qui ont encore peur est un non-sens absolu [2, APR note 6]. Par ailleurs, toute psychologie tend instinctivement à améliorer le confort d’un ego devenant fort peu réceptif à quelque condition de souffrir avec lui pour être avec lui dans la gloire : celle-ci se recherche plus spontanément dans une communion illusoire d’egos qu’il sera plus sympathique de rebaptiser "amour". Il n’est précisément de "malade" inquiétant qu’à la mesure où il perturbe cette quiétude à bon marché en soulignant l’incohérence de ceux qui s’y abritent. La communion des egos fait merveille, habile à se liguer contre qui semble représenter une menace pour l’un des leurs. S’il est vrai que l’amour reste le seul antidote à la peur [9, note 14], ses ersatz, eux, inclinent à accroître celle-ci jusqu’à un stade hissant l’irrationnel vers des sommets vertigineux : celui de la panique.

Être dans la gloire quand on fait d’un autre un esclave, se réjouir jusqu’au soulagement de le priver de sa liberté, telle fut l’attitude globale de prétendants héritiers de Dieu, héritiers avec un étrange Christ… sans doute pour avoir quitté la salle avant la fin du film [10, note 28]. Voilà qu’un remarquable concours de circonstances conduit –enfin !- un "malade" de longue durée à se faire "soigner" : la psychologie "chrétienne" aura bien déniché en son sein quelques adorateurs assez satisfaits pour en louer l’Esprit de Dieu : ceux-là sont-ils fils de Dieu ? C’est qu’il leur faut un esprit doté d’un solide sens du grand écart pour mesurer ainsi leur liberté à proportion de l’ignoble contrainte imposée à l’un des leurs. Au moins n’a-t-on plus peur dans un premier temps. Il ne faut en effet pas avoir peur de la contradiction pour être de ceux qui crient vers le Père en l’appelant : « Abba ! » tout en criant simultanément vers le Docteur en lui demandant : « Ab… Soigne-le ! »

De même que l’on s’allège de ses encombrants à la déchetterie, certains établissements fournissent une prestation assez similaire : ce qui est d’ailleurs moins du fait de leur personnel interne (ultime contact, au contraire, avec un sursaut d’humanité…) que celui d’un certain monde extérieur attendant d’eux un service dont il se défausse avec délectation. Quand l’embarras vivant se fait trop pesant, ces endroits font office de débarras universels : c’est pourquoi on y rencontre parfois moins de malades (avec ou sans guillemets) que d’authentiques malheureux laissés pour compte, dont on a copieusement pillé l’héritage. Sans doute est-ce également pourquoi la signalisation routière gomme soigneusement l’appellation officielle "d’hôpital psychiatrique" pour lui substituer celle de CHD ou centre hospitalier dit "spécialisé" : il arrive même que, guidés par un simple annuaire téléphonique, certains attendent d’être physiquement parvenus au service d’accueil pour apprendre avec stupéfaction que ce n’est pas ici que l’on soignera leur hépatite ou leur jambe cassée ! Ici, c’est une autre "spécialité"… La tête ? Et encore : la réalité pratique s’avère infiniment plus vaste, débordant largement ce qu’est censée proposer la "psychiatrie". Au nom de la "dépression" fourre-tout, les cas sociaux extrêmes abondent : ce qui va du SDF sans famille à la mère jetée à la rue par le fils, en passant par la femme enceinte abandonnée ou les surplus vivants de quelque résidence du troisième âge. Entre les deux se faufilent jeunes toxicomanes (repentants ou non…), alcooliques (idem), kleptomanes invétérés et autres suicidaires ratés. Au milieu de tout ceci, les vrais dépressifs semblent bien éteints si on les compare à des cas donnés pour "schizophrènes", dont les crises de délires seraient à enregistrer à l’usage des "bien-portants" se gardant bien d’approcher de tels lieux pour eux-mêmes, mais prompts par ailleurs à dénoncer des propos certifiés "délirants" dès qu’ils bousculent un peu leur petit confort intellectuel… C’est d’ailleurs dans ce vivier-là que l’on puise à l’envi les fameux tiers signataires de la sinistre HDT [11] bénéficiant d’une "loi" [12, note 15] traditionnellement profitable aux thuriféraires des logiques de séparation désireux d’en accélérer le processus auprès de ceux qui y résistent. [13] "Hospitalisation sous contrainte" ? Soit : alors, que cette contrainte soit mutuelle. Il suffirait par exemple que tout candidat signataire d’une HDT subisse lui-même trois jours de ce régime AVANT de signer sa décharge pour l’enfer : ensuite –et ensuite seulement- il fait ce qu’il veut… Trois jours, c’est bien peu dans le monde dit "normal" : mais ici, le temps est à multiplier par dix… surtout les trois premiers jours.

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Pendant qu’à l’extérieur, protégé par les faux alibis de la psychologie -"chrétienne" ou non-, on fait courir le bruit que vous êtes à "l’hôpital" afin de vous y "soigner", à l’intérieur vous luttez contre le dessèchement qui vous gagne, de l’âme comme du corps. Se "soigner" est LA tentation : celle d’absorber les "médicaments" prescrits, assommoirs idéals pour ajouter du sommeil au sommeil : dormir devient en effet un passe-temps, échappatoire comme une autre à qui a erré dix, cent, mille fois dans les mêmes couloirs, le même jardin (typé chenil puisque "sécurisé" par un grillage), à qui s’est longuement assis sur un siège disposé par rangée à l’image d’une station de métro, comme attendant une rame qui ne passera jamais. Dormir… afin de tuer un temps mortellement devenu immortel : si au regard du Père mille ans sont comme un jour, ici un jour est comme mille ans… Quelle que soit la "pathologie" –réelle ou supposée- le "soin" premier est celui d’accélérer la course d’un temps qui semble être cruellement suspendu. Dormir… afin que Chronos se réveille un peu de sa léthargie !
_______Pendant qu’à l’extérieur, protégé par les faux alibis de la psychologie -"chrétienne" ou non-, on fait courir le bruit que vous êtes à "l’hôpital" afin de vous y "soigner", à l’intérieur vous luttez contre le dessèchement qui vous gagne, de l’âme comme du corps. L’autre tentation est celle de la haine à l’égard de tous ceux qui sont libres alors qu’ils ont trempé, de près ou de loin, dans cette odieuse incarcération, ivres de "malades" à chaque coin de rue quand ils se gardent bien d’approcher ceux d’ici : il n’est d’ailleurs pas certains que ceux-là soient les plus "anormaux", tant eux savent encore pleurer sur leur misère… Carton rouge à ceux qui vous ont jeté –ou qui vous laissent, soulagés- dans cette cour des miracles, par "amour" ou pour votre "bien". Pour éviter de succomber à cette tentation, on cède à celle de plaindre ces inconscients, parfois faux héritiers de Dieu, héritiers sans le Christ dont ils se réclament néanmoins sans vergogne…
_______Pendant qu’à l’extérieur, protégé par les faux alibis de la psychologie -"chrétienne" ou non-, on fait courir le bruit que vous êtes à "l’hôpital" afin de vous y "soigner", à l’intérieur vous luttez contre le dessèchement qui vous gagne, de l’âme comme du corps. La priorité est de préserver ce corps : donc, de ne pas tomber dans la première tentation. Le prix à payer n’est pas mince : l’artifice du temps passant moins lentement est éliminé, ce qui laisse en contrepartie assez de présence d’esprit pour mener une lutte plus efficace contre le sympathique mais néanmoins entreprenant corps infirmier, pris en tenaille entre les ordres médicaux et un "patient" explicitement rebelle à ces ordres. Cette lutte ne prendra fin qu’avec des pourparlers serrés avec le niveau supérieur !… Dès lors, à l’intérieur, la situation a le mérite d’être claire pour toutes les parties… à l’exception du corps médical : vous ne vous "soignez" pas, mais êtes néanmoins retenu dans un bâtiment dont toutes les ouvertures –intérieures comme extérieures- sont systématiquement fermées à clef. Vous n’êtes donc plus à "l’hôpital" que pour un corps médical qui justifie votre présence "sanitaire" sous un autre aspect : les entretiens verbaux "patient"/"médecin"… Pour les autres comme pour vous-même, un chat est un chat : vous êtes en prison, dérivée en asile de fortune afin de couvrir les exactions de hors-la-loi [14, AV note 2] expulseurs qui, eux, sont libres. Pendant ce temps, à l’extérieur, protégé par les faux alibis de la psychologie -"chrétienne" ou non-, jusqu’au bout on continuera de faire courir le bruit que vous êtes à "l’hôpital" afin de vous y "soigner". Mais n’est-ce pas la vocation d’une poubelle [15, APR note 36] d’être envoyée à la déchetterie ?… Tout va bien : chacun sait qu’une poubelle, réceptacle de la honte, ne saurait souffrir avec lui pour être avec lui dans la gloire !

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