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dimanche, 21 juin 2009

Le silence de l’amer

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41. (*)
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

______Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? Peut-être bien parce qu’à cette foi vient s’en superposer d’autres, emmenant quelque disciple dans une barque il se fait un grand calme. Il peut ainsi dormir sur le coussin à l’arrière. Et si un autre se perd, cela ne lui fait rien : il serait bien incapable d’interpeller le vent avec vivacité afin de le faire tomber. Et puis, n’est-ce pas la tempête de l’autre ? Pourquoi avoir peur ? Peut-être bien parce que ce n’est pas la tempête de l’autre, mais la sienne dont on a jeté les vagues sur sa barque à lui. À ce régime, on peut bien dormir en se disant que même le vent et la mer vous obéissent. Il est bien difficile d’etre réveillé, voire interpellé avec vivacité sur le sujet. « Silence, tais-toi ! » : cette injonction se retournera plus volontiers sur celui qui interpelle, particulièrement quand on lui inflige la violente tempête des autres. Entre soi, ne préfère-ton pas obéir au vent des lieux communs de crainte de voir sa barque se remplir d’eau sous l’assaut des vagues ?
______L’un de ces lieux communs a la vie étonnamment dure. Il consiste à placer sur un même plan (jusqu’à les comparer) une hospitalisation consécutive à un accident ou une pathologie réelle –et dûment certifiée- avec une "hospitalisation" autour de laquelle on aura crié à une "pathologie" que personne n’a été vérifier concrètement. Il suffit simplement que cette "pathologie" saisisse d’une grande crainte, et on y prête foi sans autre forme de procès. De la sorte, des vagues de "compassion" se jettent sur la barque du "malade" –et dans une moindre mesure, celles de son entourage-, si bien que déjà elle se remplit d'eau. Et d'autres barques les suivent ! Le berger du jour aura porté l’accent sur l’enracinement du disciple ne se trouvant centré que sur Celui qui dormait sur le coussin à l'arrière ? Sans doute le disciple, lui, dormait-il pendant l’homélie ! En effet, celle-ci ne lui a pas voilé que centrer sa vie sur des sciences dites de l’homme –aussi précieuses soient-elles- était trop superficiel pour ne pas risquer de lui faire survenir quelque violente tempête l’éloignant –plus que l’approchant- de l’autre rive. Il est vrai que l’une de ces sciences a trouvé la parade : la psychologie ne cultive-t-elle pas l’art de l’esquive, refoulant les vagues se jetant sur sa barque en les précipitant sur celle d’un autre ? Sans doute est-ce en cela qu’elle devient "chrétienne" [1, notes 5,6] : en actualisant violemment l’Évangile de ce jour ! Violence indolore chez le disciple se livrant -au nom de la "compassion"- à la comparaison spécieuse entre hospitalisation et "hospitalisation" ; d’autant plus spécieuse quand il lui est précisé que cette dernière –en dépit de son extravagant prolongement dans le temps- n’a été assortie d’aucun "soin" : même en ne connaissant qu’à la manière humaine, que devient la comparaison avec une jambe cassée, par exemple ?
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Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,14-17.
En effet, l'amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu'un seul est mort pour tous, et qu'ainsi tous ont passé par la mort. Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n'aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. Désormais nous ne connaissons plus personne à la manière humaine : si nous avons compris le Christ à la manière humaine, maintenant nous ne le comprenons plus ainsi. Si donc quelqu'un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né.

______Si Le monde ancien s'en est allé par la porte, il est visiblement revenu par la fenêtre. Manipulant (et manipulés par) la psychologie, les vivants n’ont jamais autant eu leur vie centrée sur eux-mêmes. Surtout, surtout pas de tempête : la moindre vague se jetant sur eux, que déjà leur nombril se remplirait d’eau. Passer par la mort, oui… mais le compagnon d’abord. Certes, il se fait un grand calme ; mais à quel prix ? Celui de la calomnie et du mensonge ; cela ne fait rien, pourvu que la tempête soit apaisée… voire que l’on soit resté sur la rive [2, note 9] par mesure de "prudence" [3, APR note 27].
______Le mensonge d’une jambe cassée ne passerait pas : le pot-aux-roses aurait tôt fait d’être découvert, y compris par des non spécialistes. En revanche, celui d’une mystérieuse "maladie" motivant "l’hospitalisation" passe comme une lettre à la poste : sans doute est-il bien pratique qu'un seul soit "malade" pour tous… Ici, c’est la raison qui dort à poings fermés sur le coussin à l’arrière : non celle du "malade", mais celle des "compatissants" à son "hospitalisation". Y compris quand des "spécialistes", eux, n’ont pas découvert sa "maladie" à l’issue de plusieurs longues semaines d’examens ! Cela devrait normalement les réveiller, les interpeller avec vivacité : en dépit de solides tabous, on sait fort bien que certains établissements de "soins" pèchent davantage par excès que par défaut. En leur sein plus qu’en tout autre, une absence déclarée de ces  "soins" manifeste implicitement que la "maladie" –si "maladie" il y avait !- s’en est allée. Maintenant les "compatissants" ne le comprennent pas ainsi, s’accrochant à leur comparaison de la jambe cassée. C’est dire que l’irrationnel –fils de la peur [4]- gravitant autour de cette question a la peau dure. Pointe en effet la peur de la violente tempête de remords déclenchée par un mal délibérément commis, ne pouvant plus se déguiser en "bien". Se niche donc une sourde culpabilité (de celles que la psychologie aime à renvoyer sur autrui) : la complicité inavouée à la calomnie "sanitaire" s’étant jetée sur la barque d’autrui, par action ou par omission de la démentir. C’est ainsi qu’en sortie d’hospitalisation, le traitement social du guéri va singulièrement différer. Pour une jambe cassée, tout va bien… même si elle est encore dans le plâtre. Mais pour un "guéri" –qui n’avait RIEN à guérir-, la durée de son incarc… "hospitalisation" va désespérément feindre de justifier un traitement que ne renierait pas un lépreux [5] : un peu comme si saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même ces médecins-là lui "obéissent" ? » S’ils avaient compris ce "malade" à la manière humaine, maintenant ils ne le comprennent plus ainsi. Il leur reste à accepter de ne pas tout comprendre [6, note 5]. L’ex-"malade", quant à lui, n’a aucune obligation d’accepter toutes les violentes tempêtes des autres sur sa barque [7, note 7] : il n’a pas la prétention que le vent et la mer lui obéissent
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Une cockerinade par jour

C'est un canard qui va dans un bar. Il demande au barman :
- As-tu du lait ?
- Non
, répond le barman.
Le lendemain, le canard revient :
- As-tu du lait ?
- Non
, répond encore le barman.
Le troisième jour, le canard revient encore :
- As-tu du lait ?
- NON, s'impatiente le barman. Là, si tu reviens me demander du lait, je te cloue le bec avec un marteau.
- Ok.
Le lendemain, le canard revient :
- As-tu des clous ?
- Non, dit le barman.
- As-tu un marteau ?
- Non.
- Mais je peux avoir du lait ?
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