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vendredi, 26 juin 2009

Et voici que l’épreuve de vérité s’approcha…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4. (*)(*)(*)(*)
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre. Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

______Beaucoup, nombreux,[1, note 1] de grandes foules : les superlatifs exprimant la quantité ne manquent pas autour de Jésus, qu’Il soit sur la montagne ou qu’Il en descende. Et voici qu’il ne suffit pas de Lui dire : 'Seigneur, Seigneur !', de se mettre à le suivre sans étendre la main, sans le toucher : c’est-à-dire, sans se confronter au témoignage incarné de l’amour des prochains, fussent-ils moins spontanément abordables que ceux qui vous aiment [2].
______Si les lépreux reviennent si souvent dans les Évangiles, n’est-ce pas précisément afin de stigmatiser toute cette symbolique d’exclusion sociale [3] qu’ils drainent invariablement derrière eux, antinomique du second de tous les commandements [4] ? Sous l’angle étymologique du terme, la "diabolique" (au préfixe de sens opposé) se révèle à l’usage plus appropriée. Il est vrai que dans une dialectique authentiquement sanitaire, la raison commande parfois de diviser les prochains, en fonction de ce que les impurs évitent de contaminer les purs de leur lèpre. Paradoxalement, l’amour du prochain privilégie ici une certaine logique de séparation : répandre l’impureté en son nom lui serait contraire. Ce lépreux qui s’approche de Jésus introduit néanmoins une faille dans cette logique, à ceci près que ce n’est pas lui qui étend la main ou qui touche. Lui l’impur, il se prosterne devant le Pur : il ne dénie pas son impureté puisque sa demande consiste précisément –et humblement- à en être délivré. Ce faisant, il reconnaît Jésus comme le Seigneur : en tant que tel, s’Il veut le purifier, Il le peut, Sa volonté s’accordant à celle de son Père. De lui-même, le lépreux sait qu’il ne peut rien, livrant son vouloir à Celui qui peut tout. Sa guérison sera ensuite pour les gens un témoignage, dès lors qu’il sera allé se montrer au prêtre, ce dernier incarnant la Loi telle que prescrite par Moïse.

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______Cette logique fonctionne pour la lèpre, et pour toute malfonction organique. Mais qu’en est-il concrètement de l’autre lèpre : celle du cœur ? « Je le vois [5, APR note 28], tu es troublé. » Cette "vision" sera si communément partagée que l’on amalgamera volontiers un tel "trouble" à une jambe cassée [6], nécessitant tout naturellement à ce titre une éventuelle hospitalisation dont on ne dit rien à personne… mais dont tout le monde est informé. Fort bien : mais que signifie factuellement cette hospitalisation ? Que, faisant fi de son refus de se prosterner devant eux, le "troublé" est allé néanmoins se montrer aux "prêtres" [7, APR note 40] spécialistes de son "trouble" ! Qu’il n’aie pas donné l’offrande de son corps pour suivre les prescriptions de leur loi [8] ne se voit pas nécessairement. En revanche, sa sortie de pris… sa "guérison" devrait être pour les gens un témoignage. Ce qu’elle est… mais pas exactement où on l’attendait. Autant ce témoignage ne semble tout à coup rien dire à personne, autant il atteste a contrario de l’imposture d’une "lèpre" psychique que les "prêtres", eux, n’ont pas pu "purifier" –qu’ils le veuillent ou non- pour la bonne et simple raison qu’ils ne l’ont pas vue en dépit de ce qu’on leur en a "montré" ! Ce n’est pourtant pas faute de s’être prosternés devant eux… Mais qui s’est prosterné, sinon des faux témoins et des vrais lépreux : ceux du cœur ? Ce qui devient un témoignage pour les gens n’est plus une guérison, mais une "maladie" qui n’a jamais existé que dans le cœur de faux purs voulant [9] –contre toute raison- qu’elle existât. « Je le veux, sois purifié. » s’est inversé en « Je le veux, sois "troublé". » « Attention, ne dis rien à personne… » s’est mué en « Attention tout le monde ![10, APR note 24] Il est "malade"… » Tant que cette attention est requise au sujet d’un malade authentiquement contagieux, la logique momentanée de séparation va de soi. Mais ici, la dialectique effectue le poirier [11, note 30] comme pour le reste, s’agissant de justifier a posteriori une logique de séparation par une "maladie". Celle-ci disparaissant, par quoi se justifie à présent cette logique ? Par des "prescriptions de loi" illégales [12] dont tout porte à croire qu’elle se sont elles-mêmes élaborées depuis les fantasmes émis sur la "maladie" ! En filigrane s’inscrit plus sûrement le témoignage -devenant évident- de calomnies passées et présentes, peu en phase avec des disciples prétendant se mettre à Le suivre.
______C’est dire qu’il revient encore à nombre de personnes psycho-dépendantes de descendre de leur montagne d’incohérences, offrant aux gens le témoignage désastreux des limites d’une conscience mentale [13, APR note 17] hypertrophiée, ayant étouffé une conscience morale réduite à ne plus se prosterner devant lui que pour lui dire : « Seigneur, si tu le veux, tu peux le purifier. » Et ce n’est pas exactement donner l'offrande de l’autre que Moïse a prescrite dans la Loi : charité [14, APR note 12] bien ordonnée ne commence-t-elle pas par soi-même ?…

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Une cockerinade par jour

Dans une maison de retraite, deux vieux de 90 ans se rendent compte au cours d'une soirée veufs et veuves qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Quelques temps plus tard, ils décident de se marier. Le soir de la noce, ils se couchent l'un à côté de l'autre...
Le vieux monsieur prend la main de la vieille dame et la serre très fort dans la sienne.
Puis la vieille dame prend la main du vieux monsieur et la sert très fort dans la sienne. Puis ils s'endorment tous les deux. La deuxième nuit, ils se couchent dans le même lit. Le vieux monsieur prend la main de la vieille dame et la serre très fort dans la sienne. Puis la vieille dame prend la main du vieux monsieur et la sert très fort dans la sienne. Puis ils s'endorment tous les deux.

La troisième nuit, ils se couchent tous les deux côte à côte, puis le vieux monsieur prend la main de la vieille dame qui lui dit :
- Pas ce soir, chéri : j'ai la migraine...

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