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lundi, 29 juin 2009

Eh, vous ! Qu’en dites-vous ? Pour vous, qui devons-nous suivre ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16,13-19. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
(Saint Pierre et saint Paul, Apôtres, solennité)
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

_____On a beau être de ces disciples qui, à la suite de Pierre, déclarent volontiers que le Fils de l’homme est le Messie, le Fils du Dieu vivant, la chair et le sang semblent néanmoins emportés par la puissance de la Mort. C’est qu’ayant pris la parole à son tour, le psychologue "chrétien" [1, APR note 7] déclare, lui, que le monde est devenu plus "dur" [2, note 13/2] que du temps de Jean lion%20colere6.jpgBaptiste, Jérémie ou l’un des prophètes : qui pourrait échapper à présent à sa gueule de lion ? Celle du monde, non du noeud.jpgpsychologue : celui-là est un juge si impartial qu’il ne lie rien sur la terre et délie tout, sa spécialité étant bien sûr le noeud psychologique. Il est heureux de remettre la récompense du vainqueur à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire, les plus haut placés sur les marches du podium étant les inénarrables "bien-portants". Face à ces derniers, les malheureux "malades" offerts en sacrifice : quand ils présentent leur défense, personne ne les soutient : tous les ont abandonnés. Rappelons en ce début de migrations estivales que nos amies les bêtes n’ont pas l’exclusivité d’un tel abandon : il existe heureusement d’étranges royaumes prêts à accueillir les "malades" abandonnés [3][4]. Prière de ne pas leur en donner les clefs : ils seraient tentés de prendre celles des champs, tant l’existence leur semble encore plus dure que dans un monde déjà plus "dur". Que nul ne leur en tienne rigueur, pourvu que le Docteur, lui, les assiste.

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Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.16-18.
Car moi, me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire. La première fois que j'ai présenté ma défense, personne ne m'a soutenu : tous m'ont abandonné. Que Dieu ne leur en tienne pas rigueur. Le Seigneur, lui, m'a assisté. Il m'a rempli de force pour que je puisse annoncer jusqu'au bout l'Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes. J'ai échappé à la gueule du lion ; le Seigneur me fera encore échapper à tout ce qu'on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer au ciel, dans son Royaume. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

_____Comment peut-on encore échapper à tout ce qu’on fait pour nuire ? Pour le psychologue "chrétien", c’est l’enfance de l’art. Il suffit de délier du réel le vocabulaire sur la terre et pfuit !, on ne fait plus rien pour nuire. On lie sur la terre avec une nouvelle terminologie, puis on relie : en lieu et place de la nuisance, apparaît ainsi la "relation d’aide" [5, APR note 7]. Le monde est ainsi moins "dur" et plus "doux" [6, APR note 14]. Quant à l’horrible "malade" qui ose encore répugner à ce nouveau monde, à lui la honte pour les siècles des siècles… s’il tient jusque là. Qu’il se batte, qu’il tienne jusqu’au bout de la course, il restera infidèle à sa "santé". Tout ce qu’on fait est pour son "bien" [7, note 1], non pour lui nuire. Au fond, le "malade", qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? C’est un "nuisible" qui s’ignore [8, APR note 13] ! Le moment de son départ en "soins" intensifs est venu si, par exemple, il cherche à défendre ce qui a été lié sur la terre et dans les cieux. Là-haut, aucun problème : le lien reste valide, sans doute bercé par les mélopées des anges et les luths des élus. Mais en bas… en bas ! Le monde est si "duuuuuur" : comment se battre, tenir la course, rester fidèle ? Il n’y a plus qu’à se faire recevoir par le psychologue "chrétien" : dès la première fois que l’on présente sa défense, il vous soutient de ses mécanismes ad hoc [9, note 31] ! Heureux es-tu, "bien-portant" : tu es reçu dans la gloire à l’examen du permis. Certes, c’est un permis de nuire ; mais il suffit toujours de délier du réel le vocabulaire sur la terre et hop !, c’est un permis de conduire [10, APR note 12]. Le Docteur, lui, apporte la direction assistée.[11] La force d’annoncer jusqu'au bout l'Évangile et le faire entendre à toutes les nations païennes ne saurait échapper à la farce des "dures" urgences : comme de délier sur la terre ce qui a été lié aux cieux. La raison psychologique a ses raisons que la raison ne connaît pas [12] : grâce à elle, tous peuvent abandonner leurs liens [13, APR com 90], la psychologie "chrétienne" les sauvera et les fera entrer… au moins dans son ciel, couvert au demeurant [14, note 10], mais ne couvrant pas le demeuré qui n’a plus qu’à recevoir la récompense du vaincu : injustice, jugements partiaux [15], histoire de satisfaire tous ceux qui auront désiré avec "amour" la manifestation de sa honte. De fait, ne faut-il pas être fou à lier –ou bête comme une oie- pour se battre contre des "relations d’aidé" dans un monde aussi "duuuuuur" ?…

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Une cockerinade par jour

Deux petits vieux se balancent sur leur chaise et discutent de leur jeunesse. Le premier dit :
- Quel est votre secret pour être aussi en forme aujourd'hui ?
- J'ai jamais fumé, j'ai jamais pris une goutte d'alcool et j'ai toujours limité mes fréquentations. En plus, j'ai toujours fait attention à mon alimentation et je vais fêter mes 90 ans ce printemps. Et vous, quel est votre secret pour être aussi en forme que moi ?

- Oh... moi, j'ai fumé toute ma vie plus de trois paquets de cigarettes par jour et j'ai fait des orgies phénoménales toutes les nuits. Et en plus, mon alimentation s'est toujours résumée à des frites et du coca.
- Wow, c'est surprenant que vous soyez encore en vie. Mais quel âge avez-vous ?
- Ce printemps, je fêterai mes 35 ans !
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Commentaires

Bonsoir
C'est bien vrai....
Sincèrement
jean

Écrit par : Jean | mercredi, 01 juillet 2009

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