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mardi, 21 juillet 2009

Le toutou est là dehors, qui cherche à aboyer.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,46-50. (*)(*)(*)
Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.  Quelqu'un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. »

______Qui dit foule à laquelle on parle encore dit foule qui écoute ce dont on l’instruit longuement [1]. Chacun peut donc entendre, sinon la foule se disperserait. Mère et frères se tiennent au-dehors, cherchant à lui parler. En général, dès qu’on cherche à parler, l’écoute [2] est en berne : elle se tient effectivement au-dehors, cherchant de l’extérieur à imposer un point de vue contre un autre, intérieur, qui n’a pas été entendu. S’il ne s’agit pas cette fois de se réunir contre Jésus pour voir comment le faire périr [3], il ne s’agit pas moins de se réunir entre frère, sœur et mère pour voir comment faire passer leur parole avant celle de Jésus. À sa suite, s’inscrit en filigrane la tentation qui va tendre la main à ses disciples : celle de faire la volonté d’un frère, d’une sœur et d’une mère afin de préserver l’esprit de famille de tout orage.
______Encore aujourd’hui, Jésus parle à la foule : il n’y a pas si longtemps, Il rappelait qu’Il est venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.[4] Insupportable au sein d’un monde de plus en plus "dur" [5, note 13/2] : priorité à la préservation de l’esprit de famille. Et voici que toujours sa mère et ses frères se tiennent au-dehors, cherchant à lui parler : quand ils Le prient, par exemple, d’inspirer à quelque frère… de se "soigner". Car celui qui rechigne à faire la volonté d’un frère, d’une sœur et d’une mère est à présent un "malade". Ce n’est pas nouveau : déjà, la famille de Jésus vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »[5] À l’époque, cela ne prêtait guère à conséquence, pourvu que le "malade" ne se laisse pas saisir. Aujourd’hui, celui qui fait la volonté d’un législateur avide de chasse à l’homme [6, AV note 28][7, note 12][8, note 15][9][10, note 27], celui-là est un frère, une sœur et une mère. Que la bête immonde cherche à parler n’a alors plus aucune importance : elle est tenue au-dehors de ce qui la concerne [11], et si nécessaire au-dehors de la foule : dans une maison qui cherche à le "soigner".[12] Là, mère et frères vont loin dehors, qui ne cherchent surtout plus à lui parler : sans doute est-il entre de bonnes mains.

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______« Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux… » Les cieux étant si haut placés que l’on risque à tout instant le torticolis [13, notes 3,7], la volonté du Père est transférée à l’unanimité sur terre : ne tend-elle pas mieux ainsi la main vers ses disciples ? Par conséquent, celui qui est pour moi un frère, une sœur et une mère sera plus confortablement celui que j’aime et qui m’aime [14] : ce serait bien le diable que cela ne coïncide pas, peu ou prou, avec la volonté du Père ! Comme Jésus parle encore à la foule, voici que ses frères se tiennent au-dehors, cherchant à lui parler en lui tendant… un stylo : ce serait sympa s’Il pouvait leur signer quelques chèques en blanc ? Manière bien contemporaine de réclamer un signe [15] : ils "aiment", et Lui fait le reste. Si on a la charité [16, note 9], tout va bien… Ah ? Il semblerait que la vérité se tienne au-dehors, cherchant à parler.[16, APR note 12] Mais qu’est-ce que la vérité ? [17, note 10] Depuis l’avènement de la psychologie, notamment "chrétienne" [18], est "vrai" ce qui est agréable, psychologiquement confortable… et largement partagé entre frère, sœur et mère qui s’aiment comme ce n’est pas permis, faisant donc à n’en pas douter la volonté du Père. Gare au frère désireux de prendre davantage de recul, et ne prenant pas cette touchante unanimité pour argent comptant : il risque fort d’être saisissant, car ils affirment : « Il a perdu la tête. » Faut-il qu’il l’aie perdue en effet, pour contrecarrer avec autant d’insolence "la volonté du Père" ! Le voilà donc mûr pour les "soins"©[19, AV note 20] s’il veut réintégrer son rang de frère, sœur ou mère.
______Forts de ce soutien des "cieux" terrestres, mère et frères vont pouvoir "aimer" leur frère relaps tout leur saoul. Qu’il parle encore ou non à la foule, peu leur chaut : voici qu’ils se tiennent au-dedans puisque lui est réputé ne plus savoir se tenir, ni dedans ni dehors. « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère » ? Depuis que cette volonté est descendue au rez-de-chaussée, la machine à produire de "l’amour" tourne à plein régime : c’est qu’il en faut une quantité appréciable afin de barbouiller abondamment tout ce qu’on démolit [20] avec empressement. Et s’il dépasse quelque ruine fumante, elle sera instantanément mise sur le compte d’une "maladie" qui s’aggrave, rendant la nécessité des "soins"© de plus en plus "visible" [21, APR note 28]. De la sorte, nul ne trouvera d’inconvénient à confisquer indûment la liberté d’autrui [22], "l’amour" étant sauf. Avec lui, tout est si léger… Certes, il s’observe de ci de là quelque monstre d’égoïsme et d’indifférence, exacerbés par un soutien prolongé, inconditionnel et unilatéral de frères, sœurs, mères s’étant tenus au-dedans. Mais il y a tant d’"amour" entre eux qu’il serait malséant de leur formuler le moindre reproche [23] : ce serait leur gâcher des vacances bien méritées après des mois épuisants de harcèlement "sanitaire" se soldant d’ailleurs par un non-lieu. Ce détail est de peu d’importance : l’usage de la seule raison n’ayant pas été à l’ordre du jour en amont, pourquoi le serait-il davantage en aval ? Les "bien-portants" aussi ont droit à quelque repos [1]… à condition toutefois de ne pas partir dans leur barque : une tempête [24] est si vite arrivée. Quoi qu’il en soit, les partants le sont sans "malade", "guéri" ou non : sinon ce ne seraient plus des vacances !

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

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Une cockerinade par jour

Deux amis japonais se recontrent un matin dans les rues de Tokyo. L'un d'eux vient tout juste de rentrer de ses vacances. L'autre lui demande :
- Alors, comment s'est passé ton séjour ?
- J'sais pas : j'ai pas encore développé les photos...

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Commentaires

De toute évidence, vous cherchez à me faire craquer avec toutes ces félines photos ? Je vais bientôt pouvoir me constituer un album. J'ai voulu en retour vous envoyer " combien pour ce chien dans la vitrine " mais le son était décidément par trop dégueu ... Seule l'intention compte, non ?

Écrit par : simone | mercredi, 22 juillet 2009

Non, pas du tout : vous savez bien que l'enfer est pavé de bonnes intentions, eh eh !

Écrit par : Michel | mercredi, 22 juillet 2009

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