samedi, 08 août 2009
« Quelle raison avons-nous eu de l’expulser ? - C’est parce que vous aviez trop les foies. »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,14-20. (*)(*)
Quand Jésus, Pierre, Jacques et Jean rejoignirent la foule, après que Jésus eut été transfiguré sur la montagne, un homme s'approcha, il lui dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir. » Jésus leur dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi ici. » Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri. Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? » Jésus leur répond : « C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : 'Transporte-toi d'ici jusque là-bas', et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »
_____Il a des crises d'épilepsie : Matthieu est plus précis que Marc, confirmant la nature d’une maladie que le second laissait entrevoir dans les symptômes décrits [1, note 1]. Après que Jésus eut été transfiguré sur la montagne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts [2], l’homme n’en doit pas moins affronter les éléments de ce monde, soit qu’ils le servent en le chauffant, l’éclairant ou l’abreuvant, soit qu’ils se retournent contre lui en le défigurant par la maladie : il tombe dans le feu et aussi dans l'eau. Souvent quand il s’agit d'épilepsie, spectaculaire dans le mal comme la transfiguration a pu l’être en sens opposé pour Pierre, Jacques et Jean. À cette époque, les "maladies"© n’existaient pas : aujourd’hui encore, en dépit de certaines de ses manifestations externes et des difficultés à l’approcher restant importantes, l’épilepsie s’interpelle sous un angle authentiquement clinique. L’épileptique est bien malade. Néanmoins, la réaction de Jésus détonne ici. Des malades, Lui et Ses disciples en ont guéri beaucoup : même les esprits mauvais étaient soumis en Son nom [3]. Précisément est-ce un démon que Jésus interpella vivement ; à l'heure même où il sortit de lui, l'enfant fut guéri : c’est dire que le lien de cause à effet peut difficilement échapper aux témoins de la scène, eussent-ils trop peu de foi. Cette foi, les disciples en auraient gros comme une graine de moutarde [4], rien ne leur serait impossible [5, note 1][6] : qu’est-ce qu’un épileptique à guérir au regard d’une montagne à transporter ou d’un arbre à déraciner et planter dans la mer ?
_____IIl n’en reste pas moins que face aux propos sévères [7] de Jésus, la pilule est amère. « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? » En d’autres lieux, l’entourage des possédés est moins malmené : c’est au contraire Jésus qui l’est, prié de partir de leur région [8]. La différence est qu’ici Jésus, Pierre, Jacques et Jean rejoignent une foule qui a déjà été longuement instruite [9], au sein de laquelle beaucoup de démons ont été chassés, des onctions d'huile faites à de nombreux malades, guéris [10]. C’est dire que les signes du salut [11, note 14] ont été surabondants [12, notes 7 à 27].

_____Transportons-nous de là-bas jusqu’ici… en 2009. Jésus rejoint la foule de Ses disciples. Un homme s'approche, il lui dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises de "schizophrénie"©[13][14] [ ou bien "paranoïa"©[15], "bipolarité"©[16, note 28], "dépression"©[17][18][19][20], "TDAH"©[21][22], "AMG"[23], etc. : prière de rayer la mention inutile. (Attention : en conserver au moins une pour le principe !) ], il est bien "malade"©. Souvent nous le faisons tomber dans le feu -pour son "bien"©[24, notes 1,2]- et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais n’en faisant qu’à leurs têtes [25][26], ils n'ont pas pu le "guérir"©. »
_____À ces mots, dans un premier temps, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. »[27] En effet, par la surabondance de signes contraires visibles [28, note 2], croire aussi massivement à une telle "médecine"© -se livrant en toute impunité à un véritable jeu de massacre [29]- relève d’un prodige faisant d’une montagne à transporter ou d’un arbre à déraciner et planter dans la mer –voire d’un malade à guérir- une simple action de routine.
Dans un second temps, Il n’en perdit pas à dire : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? », les limites de l’incroyance, du dévoiement et du supportable ayant été franchies depuis des temps immémoriaux. Il ne manquerait plus que des disciples s'approchent de Jésus et lui disent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous avons pu l'expulser ? »[30, notes 6,7] ! « YAHVÉ, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d'amour et de fidélité, qui garde sa fidélité jusqu'à la millième génération, supporte faute, transgression et péché, mais ne laisse rien passer, car il punit la faute des pères sur les fils et les petits-fils, jusqu'à la troisième et la quatrième génération. » [31, APR note 7], d’accord… mais ne s’approche-t-on pas de la millième génération ? Pour moins que cela, on a vu tomber du ciel des pluies de soufre et de feu [32, APR note 7]. Peut-être serait-il moins "dur" [33, note 13/2] d’expulser les têtes en surnombre [25] à coups de fouet [34] ?

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Une cockerinade par jour
Un jeune Corse, étudiant en médecine sur le continent, vient d'être reçu à ses examens de sixième année. Tout heureux, il téléphone chez lui, au village, et tombe sur son grand-père.
- Papy ! Je suis reçu !
- C'est très bien. Je suis content pour toi. Alors maintenant, tu vas revenir faire le docteur ici ?
- Pas encore papy. Je dois d'abord faire une spécialité.
- Et quelle spécialité, mon petit ?
- La médecine du travail.
- Ah ! Ils ont enfin reconnu que c'était une maladie...

23:23 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, évangile, christianisme, philosophie, politique, littérature, société |
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Commentaires
Écrit par : Jean | dimanche, 09 août 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : l'asticoteuse de service ... | dimanche, 09 août 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Michel | dimanche, 09 août 2009
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