Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 10 août 2009

Si quelqu’un me serre, qu’il me dépasse.

grand_B5592E.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,24-26. (*)(*)
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera. »

_____Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul : à moins qu’il ne trouve de la compagnie parmi ses pairs. Mais ils ne donnent pas beaucoup de fruit [1, note 1] : ce serait si dommage de laisser tomber en terre une si belle marchandise. Celui qui aime sa vie n’aime pas perdre le grain. S’il tombe sur celui qui s'en détache en ce monde, il s’en garde : celui-là a un grain [2]. Si quelqu'un veut le "guérir"©, qu'il le suive : sinon on le laisse tomber et il reste seul. Car celui qui s'attache à ce monde aime à y semer largement ses mises en garde. Pour ne pas mourir (de peur [3] ou de ridicule [4, APR note 8]), il donne beaucoup de fruit. Si quelqu'un veut le servir, qu’il le suive. Pour être suivi, il est servi tant on se bouscule au portillon : tout juste si on ne le précède pas ! En voilà un qui se rappelle bien le proverbe : À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement. Toute cette surabondance devrait complaire à l’Apôtre :

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-10. (*)
Rappelez-vous le proverbe : À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement. Chacun doit donner comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte ; car Dieu aime celui qui donne joyeusement. Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en surabondance, afin que vous ayez en toute chose et toujours tout ce qu'il vous faut, et que vous ayez encore du superflu pour faire toute sorte de bien. L'Écriture dit en effet : L'homme qui donne aux pauvres à pleines mains demeure juste pour toujours. Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera toujours plus de fruit à ce que vous accomplirez dans la justice.

_____Ce que vous accomplirez dans la quoi ? Ah oui : la justice, sorte de grâce en surabondance de la "santé"©[5], celle-ci fournissant la graine à la première. Se rappeler le proverbe est une chose ; se rappeler que la semence d’ivraie [6] ne donne pas exactement le même fruit [7, note 26] que le grain de blé en est une autre. Cependant, semer largement permet de ne pas attendre la récolte pour savoir si le pain pour la nourriture qui en sera tiré sera joyeux par son bon goût… ou par son humour décalé [8] : dans ce dernier cas, il risque déjà de ne pas faire de bien aux dentiers [9]. En effet, ce qui est donné l’est comme il a été décidé dans le cœur. Par conséquent et pour l’heure, exit les fameux © extérieurs sur "toutes sortes de biens" donnés aux pauvres à pleines mains, en graines comme en fruits. La question qui reste seule est la suivante : ce qui est donné l’est-il sans regret et sans contrainte, voire joyeusement [10] ? Accomplir dans la justice n’est pas si compliqué : il suffit que ces trois éléments soient réunis. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive : le si conditionnel indique assez une marge de liberté –et de volonté- assez large pour en conclure à une absence de contrainte. Avoir encore du superflu pour faire toute sorte de bien est un facteur favorable à l’absence de regret. En surabondance, la joie ne peut que se multiplier, avec toujours plus de fruit à ce qui est accompli dans la justice.
_____À ce propos, redonnons une note d’humour, en renouant à présent avec les © extérieurs. Amusons-nous à semer largement en donnant aux pauvres à pleines mains une puissante "compassion"© à l’égard de leur "santé"©. Remarquons déjà que face à tant de "souffrances"©, donner joyeusement risque fort de relever du parcours du combattant [11][12]. Ensuite, les choses étant ce qu’elles sont et les "souffrants"© réticents à vouloir souffrir [8, note 17], c’est à regret que l’on décide dans son cœur d’envisager des "soins"© pour autrui avec contrainte. Mais c’est sans regret et sans contrainte qu’à son récent retour de vacances, Phil’os va nous donner le fruit de sa récolte, comme elle a été largement semée :

21025_20917_une-crise-eco2.jpg

Deuxième lettre de Phil’os à poutre malsain aux Coquins Chiens 9,6-10. [13]
Rappelez-vous le proverbe : À "voir"
[14, APR note 28] trop peu de "maladies"©, on récolte trop de santé ; à semer largement, on récolte largement. Chacun doit donner comme il a décidé dans son cœur, à regret et sous contrainte ; car le Docteur aime celui qui donne tristement [15]. Et le Docteur est assez "puissant" [16, AV note 12] pour vous donner toute grâce en surabondance, afin que vous ayez en toute chose et toujours tout ce qu'il vous faut, et que vous ayez encore du superflu pour faire toute sorte de "bien"©[17, notes 1,2] aux pauvres "malades"©. L'écriture [18, note 8] dit en effet : L'homme qui donne aux pauvres à pleines mains demeure juste© "psychique"[19] pour toujours. La psychologue [20][21], qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture du Docteur, vous fournira la graine de voyou ; elle la multipliera, elle donnera toujours plus de fruit à ce que vous accomplirez dans l’injustice.

_____On ne rappellera jamais assez que les admirateurs de saint Paul devraient être les premiers à se détacher de ce monde de grand guignol "sanitaire"©[22, AV note 7]. De fait, ils sont les premiers… inspirateurs de Phil’os ! Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive : le pseudo sésame "sanitaire"© est non seulement le non serviam de celui qui aime sa vie, mais l’alibi aggravant de faux serviteurs [23] allant largement contre la volonté de ceux d’entre eux qui veulent. Mais que l’on veuille ou non servir et suivre, cette monumentale et monstrueuse aberration qu’est la pratique usuelle de "soins"© sous contrainte [24][25, APR note 10][26][27, note 15][28] demeure méchamment [29] injuste pour toujours.

guignol-fw.jpg

____________________________

Une cockerinade par jour

Un touriste à Ajaccio prend contact avec l'autochtone :
- C'est un bien beau pays que vous habitez là.
- Ouais : on peut dire comme ça.
- Et de la belle terre, bien grasse. Fertile.
- Peuh ! Pensez-vous : y a rien qui pousse ici !
- Vous me surprenez. Je suis moi-même agriculteur sur le continent. Et je suis sûr qu'ici, si on plante…
- Ah ben évidemment, si on plante, alors...

sieste.jpg

Les commentaires sont fermés.