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vendredi, 21 août 2009

Mon maître, quand j’aboie, quel est ton commandement ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture -dans la Loi et les Prophètes- dépend de ces deux commandements. »

_____Malheureusement, il faut bien en convenir, ces deux commandements dépendent eux-mêmes de votre état de "santé" : la dure épreuve de la "maladie"© ne ferme-t-elle pas la bouche du plus aimant ?… Ce qui présente l’avantage de ne plus se poser de question : « Tu laisseras ton Docteur "soigner"© tout ton cœur, toute ton âme et tout ton esprit, malencontreusement dispersé [1, note 7]. Voilà le grand, le premier commandement. » Il ne fallait pas dire que les derniers seront premiers [2], voilà tout.  Et puis, de même que ventre affamé n’a pas d’oreilles, cœur affamé a les oreillettes qui disjonctent dès que survient le grand, le premier "trouble"© de l’âme et de l’esprit. Quoi de plus "troublant"© déjà que d’aimer son prochain comme soi-même ? Si encore ce prochain était comme soi-même, semblable à soi-même, cela ne poserait pas non plus question. Mais voilà qu’il arrive au prochain d’être différent [3] de soi-même : a-t-on jamais vu semblable source de "troubles"© ?
_____Et voici que dans un monde devenu de plus en plus "dur" [4, note 13/2] de ses différences, mettant à chaque instant le disciple à l’épreuve, ce qu'il y a dans l'Écriture -dans la Loi et les Prophètes- ne suffit plus à juguler les manquements à la Loi. Comment deux commandements seulement pourraient-il contenir les effets néfastes des autres disciples, pharisiens dluckyvautour_copie.jpges temps modernes ? S’ils avaient consenti à être comme soi-même, il n’aurait pas été nécessaire d’ajouter à ces deux commandements un troisième, un dixième, un millième etc. Il n’aurait pas été nécessaire de passer de l'Écriture -la Loi et les Prophètes- aux écritures les lois codifiées [2, APR note 10] et les professionnels [5, notes 3,4]- qui embrassent toutes les différences. Notons "qu’embrasser" prend ici un sens qui peut également être différent de celui que l’on accorde de bon cœur à deux prochains qui s’aiment comme soi-même ; ce sens pouvant à l’occasion porter ombrage au grand commandement, comme le ferait l’envergure d’un grand oiseau [6] ou le gabarit de quelque bestiau soucieux de manifester une étouffante affection [7].

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_____Il n’en demeure pas moins que cela fait deux mille ans que Jésus a répondu au docteur de la Loi : le plus pharisien de Ses disciples ne peut pas ignorer le grand, le premier commandement ainsi que le second, qui lui est semblable. S’il lui est semblable, c’est qu’il ne lui est pas différent. N’est-ce pas d’ailleurs ce qu’on observe chez le roi qui célébrait les noces de son fils [5] ? Les mauvais comme les bons, il ne fait pas de différence entre les invités. De même Jésus ne fait-Il pas de différence entre « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit » ( il n’y a qu’un seul être qui soit bon ! [8] ) et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » ( le mauvais comme le bon… ). Et voici que ne se satisfaisant pas d’être différent, le prochain est mauvais ! Comble du vice : il est mauvais parce qu’il est différent. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » « Moi-même ? Mais je suis différent parce que je suis "bon"© ! » répond comme en écho une petite voix intérieure, mettant l’extérieur à l’épreuve. Il est réconfortant d’apprendre que certains prochains sont "bons"© : ils n’en sont que plus faciles à aimer comme soi-même. Et voici tous les autres, qui ne leur sont pas semblables : comment observer les commandements sans y perdre son âme ? Surtout que même d’un point de vue strictement laïque, l’acceptation de la différence fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus. Sortie des maisons dans laquelle elle était confinée, la tolérance est venue arrondir les angles des manques par trop évidents d’amour du prochain. C’est dire que le disciple de Jésus se doit d’être différent par le haut, en défendant les deux commandements censés flotter fièrement au sommet des mâts de sa foi. Surpris à les dépendre, il serait semblable au dernier des sadducéens.
_____« Et qui donc est mon prochain ? » « Qui a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? » Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. » [9] La petite voix intérieure avait donc raison ? Oui, mais… il faut faire preuve de bonté, aller et faire de même. Mais tout le monde ne tombe pas sur des bandits qui dépouillent et rouent de coups ! Oui, mais… tout le monde peut tomber malade, voire… "malade"© : dans ce dernier cas, c’est justement parce qu’on est tombé sur des bandits de la "bonté"© ; le reste est ensuite question de mihommemichien.jpgvocabulaire, reconnaissable ici par les inénarrables guillemets et autres ©. Car le Docteur fit des merveilles [10] pour l’éprouvé de l’amour du prochain ! Fini le prochain mauvais : il est "malade"©. De la sorte, on va pouvoir faire preuve de "bonté"© envers lui. Mieux encore : s’il réfute cette "bonté"©, il sera pris en flagrant délire délit de manquer à l’amour du prochain en n’acceptant pas sa différence [5, note 29]. En effet, lui est différent parce qu’il est "malade"©. Alors qu’en réalité, il est "malade"© parce qu’il est différent ! La fausse différence étant plus consensuelle que la vraie, les "bons"© prochains vont être les "bien-portants", satisfaits de leur acceptation des "différences". Ces dernières pourront même en interne être développées à l’envi par le Docteur, ayant à son catalogue plus qu’il n’en faut [11, note 22] pour choisir la "maladie"© un peu comme on choisit son vêtement de noce. Après tout, on accepte bien les différences entre un cocker, un pitbull, un berger allemand, un setter irlandais, un fox-terrier à poils ras, un saint-bernard ou un épagneul breton. Pourquoi n’en ferait-on pas autant avec une "maladie"©, donnant du reste à son porteur un statut équivalent [11, APR note 20] à toutes ces braves bêtes ? Le chenil [12] lui-même est prévu, à l’usage du prochain "malade"© que l’on se voit contraint [13], la mort dans l’âme, à rendre moins prochain en l’éloignant pour raisons de "santé". À titre de compensation, on l’aimera de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit, rassurés de savoir que le sien est en phase de destruc "soins"©.

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_____Apprenons enfin qu’accepter les différences, ça vaut aussi pour les "troubles psychiques"©[14] !!! Cela vaut donc aussi pour ces "troubles"© qui ne sont rien d’autre que des refus de différences : autrement dit, on demande aux "bien-portants" d’accepter d’une main -et du bout des lèvres- ce qu’ils ont refusé de l’autre, parfois avec violence. On ne s’étonnera pas que l’inénarrable UNAFAM [15] soit moteur dans cette farce pseudo bien-pensante, correspondant à ce qu’il y a dans ses écritures…
_____Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il reste à déterminer comment s’aime le "bien-portant" !

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Une cockerinade par jour

Deux gamins sont assis sur le trottoir, derrière un chariot en bois attaché à leur chien. Un gardien de la paix qui passait par là vient vers eux et leur dit :
- Dites donc, jeunes gens, vous savez que vous ne pouvez pas attacher votre chien à ce chariot ? C'est de la cruauté !
Puis le policier regarde le chien d'un peu plus près, et remarque qu'un morceau de ficelle a été attaché autour des testicules du chien, et que l'autre bout de la ficelle est tenu par un des deux jeunes garçons.
- Mais ce n'est pas vrai ! Vous ne pouvez pas attacher les testicules de votre chien à de la ficelle, ce n'est pas humain !
Alors un des deux garçons dit à l'autre :
- C'est quoi des testicules ?
Et l'autre répond :
- Je ne sais pas. Je pense qu'il parle du levier de vitesse !

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Commentaires

" Parisien, tête de chien " - qu'est-ce qu'on dit des orléanais ? ... têtes de niais ? ... (ce n'est qu'une suggestion parmi tant d'autres et qui ne fut, rassurez-vous, inspirée que par la rime.)
Au fait, le clébard maquillé en haut ? c'est le chien de Frédéric Barberousse ?
Se nommerait-il Adolph par hasard ? Je lui trouve une mèche bien suspecte ... et la moustache dégoulinante ! En dépit de ses yeux de chien battu, pas envie de laisser traîner mes mollets à proximité. Par conséquent, j'me sauve !

Écrit par : amie-des-chats-et-moins-des-clebs. | samedi, 22 août 2009

Des yeux de chien battu ? Tel était le but recherché. Et en attendant, j'me gausse !...

PS. Faut-il télégraphier à Alberto pour lui faire part de cette bonne nouvelle ? Eh oui : vous êtes sauvée !

Écrit par : Michel | samedi, 22 août 2009

pas besoin de le maquiller ce chien ! on sait à qui il appartient, coquin va !

quelle vie quand même ! ouah ouah..

Écrit par : Fafaf | samedi, 22 août 2009

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