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samedi, 12 septembre 2009

Chaque arbre se reconnaît à sa transmission.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,43-49. (*)(*)(*)(*)(*)
Jésus disait à ses disciples : « Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits ; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits. Chaque arbre se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du cœur. (*) Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur !' et ne faites-vous pas ce que je dis ? Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »

Il n’est pas toujours aisé de reconnaître chaque arbre à son fruit, surtout si celui-ci est bon pour les uns et mauvais pour les autresshaft-drive-gear.jpg [1, APR note 26] ! En pratique, il est plus aisé de reconnaître chaque disciple à ses goûts [1, note 27] : c'est-à-dire ce qui déborde du cœur. Et pourquoi en appelle-t-il à certains fruits sur d’autres et ne fait-il pas ce qu’il dit [2] sur lui-même ? Tirer de son panier une pomme empoisonnée et la donner pour un bon fruit, cela s’est déjà lu [3] : les esprits les plus distraits n’en auront pas été ébranlés, la donatrice thumbnail.large.mig.qwerty.1199559480.pomme.jpgétant clairement identifiée comme une femme mauvaise tirant le mal de son cœur qui est mauvais. Or, si on ne cueille pas des figues sur des épines, on n’y cueille pas davantage des pommes. Au risque de précipiter sur cette maison un torrent d’arboriculteurs criant à l’hérésie, il arrive toutefois que l’on cueille -symboliquement- des poires [4][5] sur des épines ! Et si on ne vendange pas du raisin sur des ronces [6, APR note 12], ces dernières ne donneront pas davantage de raison [6][7][8][9, APR note 28]. Et pourquoi pas ? Voilà la solution ! Chaque arbre se reconnaissant à son fruit, par "prudence"©[10] on n’en cueillera pas : ce qui élimine ainsi tout risque de se voir donner de mauvais fruits. Naturellement, il n’est pas nécessaire de creuser très profond pour en tirer la conclusion qui s’impose : la destruction de toute la récolte –les bons fruits compris, pourrissant sur pied- sera complète. À défaut de mise en pratique du risque de la cueillette, au moins se sera-t-on fait plaisir à écouter [11][12] l’arboriculteur et donné "bonne" conscience [13, APR note 13] à dire : 'Seigneur ! Seigneur !'[14]

Le torrent se précipite sur la maison bâtie à même le sol, sans fondations, et aussitôt elle s'effondre ? Qu’à cela ne tienne : à la faiblesse d’une seule maison, bâtissons-en dix, cent, mille : l’union [15] fait la  farce force ! Le torrent pourra-t-il ébranler tout un village [16, AV note 26], voire une ville entière ? Cette question n’est pas très vaisonnable [17]

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Soit un homme qui bâtit une raison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Cet homme devient insupportable [18, note 9/2] à celui qui a bâti sa raison à même le sol, sans fondations… ou pire,  avec des fondements pas même douteux : ceux d’un arbre mauvais n’ayant jamais fait mystère de ne donner que de mauvais fruits [19, note 16]. Si par débordement du cœur, le premier cherche à lui montrer [20] à quoi ressemble sa raison à même le sol, l’autre s’effondre de peur [21]. Alors, rassemblant ses esprits, il prend la fuite [22], n’écoute pas et met en pratique ses fondements, ébranlant tout un village… voire une ville entière ! Quand est venue l'insultation [23], un torrent "sanitaire"© s'est précipité sur la maison de l’homme qui  a bâti une raison. Dès lors, tout homme qui vient à lui va lui montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui a perdu la raison ! Au vu des ronces qui s’accumulent devant sa porte, ce que médisent [24] ces bouches ne ressemblent guère à des vents d’anges [25] ; et pas non plus à de la raison. Ce verger de poiriers s’est reconnu à son fruit : on a cueilli le "malade-ayant-perdu-la-raison"© afin de le précipiter dans une maison de "repos"©[26, notes 18,19], réputée experte à traiter [27] celui qui a perdu la raison. Au moins allait-on lui montrer de plus près à quoi cela pouvait ressembler… Et aussitôt cette expérience s'est effondrée ; sans avoir à creuser très profond, les ressemblances étaient plus criantes à l’extérieur [28]. Ce qui n’exclut pas d’autres expériences : par exemple, qu’adviendrait-il d’une telle maison de "repos"©[29] si un torrent de raison se précipitait sur elle ?…

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La question [30, note 8] est identique à l’égard d’un TMI [31] dont le bâti ment [32] sans que cela ébranle beaucoup le cœur de ceux qui font appel à lui entre deux 'Seigneur ! Seigneur !'. (« Et pourquoi m'appelez-vous en disant : 'Seigneur ! Seigneur !' et faites-vous ce qu’on m’a fait ? ») On ne vendange pas non plus de la justice sur des ronces : chaque arbre se reconnaît décidément à son fruit, "bon fruit" qui déborde également du cœur de ceux qui n’en croquent pas [33, APR note 19], mais s’effondrent de soumission aussitôt prononcée une "décision de justice"©©©[18, APR note 15] fondée sur le roc… vaseux [34, APR note 24] d’une absence complète de raison, dusse-t-on creuser très profond pour se souvenir à quoi elle ressemble !… Mais celui qui a écouté ces fadaises tamponnées et certifiées sans les mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison… ayant posé les fondations sur le roc d’une terre un peu plus ferme. D’où les torrents de praticiens forcenés qui se précipitent sur lui. Quoiqu’ils aient provisoirement pu le faire mal bâ®tir de sa maison [35], ils n'ont pas pu l'ébranler; la destruction de sa maison n’a donc pas été complète. C’est que tout contrat de nuisance [36] "service"©[37, note 50] doit sans doute atteindre son terme afin de prétendre en vendanger le fruit. Sinon le client se retire en réclamant le trésor déjà versé [38], qui est bon pour les uns… un peu moins pour d’autres. C’est pourquoi le bulletin météo sera de nouveau [39, note 24] mi-figue mi-raisin, de fortes précipitations étant annoncées pour le vingt-et-un septembre [30, APR note 35]. Avec tous ces fruits, reconnaissons qu’il serait trop bête d’en oublier son pépin !

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Une cockerinade par jour

Bêtisiers de rapports de police (3) :
- La femme resta ouverte jusqu'à l'arrivée de son mari...
- Son alibi ayant pu être vérifié, nous avons été obligés de constater que le suspect ne pouvait être présent à l'heure dite sur les lieux du vol qu'il avait commis
- L'homme s'est pendu après s'être tranché la gorge
- Dès que l'homme fut abattu, nous avons pu procéder à son interrogatoire
- Il est probable que la suicidée a été lâchement assassinée
- Le défunt confirma que son meurtrier avait bien agi seul
- Malgré son mariage et ses quatre enfants, l'homme vivait comme un veuf éploré...
- Grièvement blessé, la vitrine s'effondra en morceaux...

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Commentaires

Michel, au sujet des cockerinades et autres perles ... asticoter les gens quand on sait que l'on est " invité " chez eux n'est peut-être pas la bonne politique à adopter ! Vous êtes décidément incorrigible ...

Écrit par : simone | dimanche, 13 septembre 2009

Ciel : devrais-je alors jouer au "voleur" ayant peur du "gendarme" ? Ce serait Guignol ! Le premier "asticoté" n'est peut-être pas celui qu'on pense : aurions-nous oublié un certain Mister K, objet d'une main courante ne demandant qu'à être (un peu) rentabilisée, étant donné qu'en ce bas monde il n'y a apparemment plus d'autre morale que commerciale ?
Cela dit :
- ces bêtisiers ne sont pas de votre serviteur, qui n'y souscrit pas nécessairement à cent pour cent
- je ne mets pas non plus tout le monde dans le même sac à malice : y compris au sein de nos "forces de l'ordre"©... qui sont aussi aux ordres, quels qu'ils soient

Écrit par : Michel | dimanche, 13 septembre 2009

mais pos de reson, des vacanes remboursées! yes !..

donpar roup sel blondous

Écrit par : 3 "F" | dimanche, 13 septembre 2009

Si un torrent de raison s'abattait sur "une maison de repos" : ça donnerait ça = ( Cf une fiche de lecture prise sur le net )
+ cf le discours de "tout génique" tout génétique, eugénisme de nos industries pharmaceutiques au sujet de "divers maladies".

Aldous huxley "le meilleur des mondes" :

Huley est issu d'une famille de scientifiques de renom, entre un frère biologiste et un grand-père naturaliste. Son frère, le biologiste Julian Huxley (1887-1975), fut le premier directeur général de l'UNESCO (1946-1948). Rendu quasi aveugle à l'âge de 16 ans à cause d'une maladie des yeux, il obtient néanmoins son diplôme de littérature anglaise au Balliol College d'Oxford.



Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide. Plus la caste est basse, moins le fœtus sera alimenté en oxygène ( = les enfants créés sous divers psychotropes ) Le premier organe touché sera le cerveau ensuite le squelette.



On a ainsi les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons, destinés eux aux travaux pénibles.



Bien entendu, tout nouvel arrivé au sein de cette société paradisiaque est conditionné, préparé, mentalement et physiquement. Des décharges électriques sont employée pour apprendre à chacun ce qui est bon pour lui, ce qu'il doit aimer ou haïr... ( = les chocs électriques dans le cerveau dû aux effets secondaires des psychotropes ).



Il est fort mal vu d'être malheureux, ce n'est pas l'attitude d'un bon citoyen; ce n'est pas normal. Alors, celui qui a le malheur d'avoir un vague à l'âme s'empresse d'avaler une pilule du bonheur : le Soma ( antidepresseurs, neuroleptiques, anxiolytiques ).



Dans le meilleur des mondes, Huxley imagine les principes du contrôle social moderne (mais il serait plus juste de dire anticipe) un mode de vie sans effort excessif de l'esprit ni des muscles. L'imbécile heureux fournit sept heures et demie d'un travail léger, et ensuite il a droit à sa ration de soma (drogue neuroleptique qui épargne le besoin de penser par soi-même plongeant celui qui l'absorbe dans une joie illusoire et artificielle et permettant ainsi de supporter une absence totale de liberté.), aux sports, a copulation sans restriction, et au Cinéma Sentant.

Bernard lui est un Alpha, mais il est moins beau que la moyenne et réagit différemment. Son programme génétique aurait échoué car il pense, refuse le soma quand il souffre, et remet en question la société de base. Il est bien entendu jugé anormal.

Écrit par : sonia | dimanche, 13 septembre 2009

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