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mardi, 13 octobre 2009

Le pharmacien fut déstocké en voyant qu'il n'avait pas d'abord pris sa médication avant le repas.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41. (*)(*)(*)
Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

Devenue l’emblème du pharisien-type [1], l’ubiquité morale en fustige bien sûr l’intérieur rempli de cupidité et de méchanceté. Mais en aucun cas Jésus n’ira formuler le reproche de purifier l'extérieur de la coupe et du plat : a-t-Il refusé cette invitation pomains propres.jpgur le repas de midi ? C’est moins pour Lui l’occasion de se restaurer que de contribuer à ce que s’incarne ce dont Il parlait. Remarquons d’emblée que le pharisien l’invita comme Il parlait : autrement dit, il Lui a manifestement coupé la parole ! Jésus ne s’en offusque pas puisqu’Il entra chez lui et se mit à table. Ce n’est pas tant la faim qui justifie le moyen qu’un moyen convivial de l’apaiser, tout en donnant un aperçu concret des effets néfastes de la confusion réminiscente entre fin et moyens. Comme toujours, la Loi est le moyen et l’amour en est la fin… et la Loi s’érigeant en fin signe la fin de l’amour [2]. Ainsi Jésus étonna en n'ayant pas d'abord fait son ablution avant le repas : aurait-Il tant étonné s’Il nétait pas venu accomplir mais abolir [3] ? Et s’Il était venu abolir, un pharisien aurait été le dernier à l'inviter ! Or, celui-ci l’a invité comme Il parlait : même si le contexte laisse supposer qu’il n’a pas vraiment fait attention à la manière dont il écoutait [4], au moins en a-t-il entendu assez pour savoir à qui il avait affaire et surtout, prendre le risque de l’inviter : c’est là un aspect de cet Évangile que l’on voit moins… à proportion de ce que l’on voit plus de "pharisien" à l’extérieur [5] qu’à l’intérieur. À ce risque, Jésus répond par un autre, qui n’est pas moindre. Il se met d’abord en porte-à-faux avec la Loi du moment, passant outre son ablution avant le repas. Ensuite, les règles les plus élémentaires de la courtoisie laissent deviner ce qui devrait advenir de l’invité, suggérant indirectement à son hôte qu’il est de ceux qui sont cupides, méchants et insensés : étrange remerciement que celui-là !

______Or, non seulement Jésus reste jusqu’à la fin du repas (!), mais encore n’est-Il nullement démenti sur tous ces points. D’ailleurs, et en dépit des apparences, ne fige-t-Il pas son hôte dans la condamnation [6]. Au contraire lui rend-il hommage en ayant accepté son invitation, avec le risque de honte qu’elle comportait de son côté à lui. Cet hommage se perçoit dans cette ultime recommandation : « donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. » En faisant à Jésus l’aumône de l’inviter à sa table, notre pharisien ne remplit-il pas cette condition en l’illustrant concrètement, n'ayant pas honte d'être au service de l'Évangile naissant ?

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,16-25.
Frères, je n'ai pas honte d'être au service de l'Évangile, car il est la puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui est devenu croyant, d'abord le Juif, et aussi le païen. Cet Évangile révèle la justice de Dieu qui sauve par la foi, du commencement à la fin, comme le dit l'Écriture : C'est par la foi que le juste vivra. Or la colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre tout refus de Dieu, et contre toute injustice par laquelle les hommes font obstacle à la vérité.  En effet, ce qu'on peut connaître de Dieu est clair pour eux, car Dieu lui-même le leur a montré clairement. Depuis la création du monde, les hommes, avec leur intelligence, peuvent voir, à travers les œuvres de Dieu, ce qui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n'ont donc pas d'excuse, puisqu'ils ont connu Dieu sans lui rendre la gloire et l'action de grâce que l'on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements qui ne mènent à rien, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs sans intelligence. Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont échangé la gloire du Dieu immortel contre des idoles représentant l'homme mortel ou des oiseaux, des bestiaux et des serpents. Voilà pourquoi, à cause des désirs de leur cœur, Dieu les a livrés à l'impureté, de sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont adoré et servi les créatures au lieu du Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen.

______Si cet Évangile révèle la justice de Dieu qui sauve par la foi, du commencement à la fin, serions-nous donc après la fin pour estimer caduc le service de l'Évangile ? Nous y sommes si peu, et ce passage de la Lettre aux Romains est si peu caduc que l’Apôtre des païens la rédigerait aujourd’hui qu’il n’en changerait pas un iota, tant elle semble écrite pour notre temps. La honte d'être au service de l'Évangile ? Elle est devenue si ancrée qu’elle produit d’ahurissantes métastases : la honte du frère qui n’a pas honte d'être au service de l'Évangile, honte maladroitement déguisée en "violence" [7, note 10] de ce frère, en "maladie"©, voire les deux ! Non seulement celui-là n’est pas invité, mais il 9782951055018FS.gifest expressément expulsé [8] par la "grâce" d’"explications" [9] insensées, remplies de cupidité [10][11][12] et de méchanceté [13]. Il s’agit bien de traiter de la honte du frère, soit de la honte de de tout homme qui est devenu croyant vis à vis d’un autre croyant : non du mépris "ordinaire" du païen vis à vis de tout homme qui est devenu croyant ! Le mythe de la violence religieuse [14] est ici totalement dépassé, tant le sujet même de la "religion" est résolument esquivé, détourné parce qu’insupportable [15] à certaines oreilles en dehors des heures de "repas" [16, note 1]. Or la colère de Dieu ne se révèle pas exclusivement contre tout refus de Dieu, mais bien contre toute injustice par laquelle les hommes font obstacle à la vérité. C'est par la foi que le juste vivra : non l’injuste, quelle que soit sa foi extérieure. En effet, ce qu'on peut connaître de Dieu est clair pour eux : au nom de quoi serait-ce moins clair aujourd’hui qu’hier ? Car Dieu lui-même le leur a montré clairement… jusqu’à la fin du film [17]. Ils n'ont donc pas d'excuse, et surtout pas celles qui leur sont fournies clefs en mains par des déraisonneurs qui ne mènent à rien, sinon à des ténèbres remplissant leurs cœurs d’inintelligence. Ces soi-disant sages (mais qui y croit encore ?…) sont devenus fous à lier [18] ; ils ont échangé la gloire du Dieu immortel contre des idoles représentant l'homme mortel ou des oiseaux [19][20][21], des bestiaux [22, APR note 17] et des serpents [23][24]. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre des mensonges [25] contre lesquels tout homme y faisant obstacle est réduit à l’état de gibier [26] ; ils ont adoré et servi les créatures. Maintenant, ils en sont à  brûler ce qu’ils ont adoré et à desservir. De l'extérieur, le repas est donc achevé. Mais les convives ont donné plutôt en aumônes ce qu’ils n’avaient pas, et alors tout est dur [27, note 13] pour eux… Voilà pourquoi, à cause des désirs de leur cœur, la digestion réclame une bonne sieste. Ainsi, le maître de la maison pourra arriver à l'improviste et les trouver endormis [27]

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Une cockerinade par jour

Un homme avec un œil au beurre noir entre chez un fleuriste et lui demande de livrer une douzaine de roses pour l'anniversaire de sa femme.
- C'est quand son anniversaire ? demande la fleuriste.
Le client lui montre son œil et répond :

- C'était hier...

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Commentaires

Doit-on en conclure que c'est la femme de John qui a un oeil au beurre noir aujourd'hui ?
En attendant, j'ai très, très envie de chatouiller les papattes du minou qui se tape la cloche, là-haut !

Écrit par : simone | mercredi, 14 octobre 2009

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