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mercredi, 14 octobre 2009

Alors un docteur de la loi prit la parole (de loin) : « Malade, en parlant ainsi (de loin aussi), c'est nous que tu outrages. »

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,42-46. (*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
« Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. »
Alors un docteur de la Loi prit la parole : « Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes. »
Jésus reprit : « Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt. »

Enferré dans un cercle vicieux, le malheureux [1] attire le malheur, tant sur lui –les pharisiens- que sur les autres –les docteurs de la Loi-, comme si les charger de fardeaux pouvait l’alléger du sien [2, AV note 5] par un phénomène magique de vases communicants. À l’usage, ces vases se conjuguent d’ailleurs au féminin [3, note 22] et se subjuguent d’"incommunicabilité" [4] : n’est-ce pas malheureux ? Est-ce insulter que de parler ainsi ? La seule insulte qui vaille est celle qui est infligée au bonheur [5], et à ceux à qui il a été confisqué dans l’illusion de le capter. Se vouloir insulté quand on est déjà malheureux, parce qu’on a laissé de côté la justice [6, APR note 16] et l'amour de Dieu, c’est se complaire dans un malheur dont on ne voit plus la cause de l’intérieur [7] et sur lequel on marche sans le savoir. Y faire marcher le docteur de la Loi, c’est vouloir insulter la Loi elle-même, Loi qui se fait à son tour insultante à l’égard de qui elle ne voit pas [8] et sur lequel elle juge sans savoir [9][10][11].

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_____« Vous aussi, les docteurs de la loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt. » Cette interpellation n’a pas pris une ride. Les fardeaux impossibles à porter ? Il suffit de se baisser pour les ramasser ! « Accorde à Monsieur Cocker un délai de deux semaines pour 1215116139_isabelle-croque-mort.gifquitter le domicile conjugal »[12, APR note 17] : fardeau d’une rare stupidité [13, note 5], prié d’être porté au cœur de l’hiver en ayant laissé de côté toute raison avant, pendant et après ! Un peu plus tard, quelques fardeaux financiers : 300.00 € par ici (et par jour !), 1 500.00 € par là [14, AV note 40] que personne n’aura touché d’un seul doigt, pas même le cochon de payant qui eût été en droit de bénéficier de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 pour cause de ressources insuffisantes [14, APR note 37] ! Ces fardeaux seront ensuite ramenés à 450.00 [15, scan 3] pour un docteur iatrogénique de la loi et 300.00 € pour un autre [16], toujours aussi peu touchés par quiconque. Seul le croque-mort de la loi [16][17][18] sera sans doute rentré dans ses menus frais, ayant perçu sa dîme sur toutes les plantes toxiques du jardin à l’abandon, de la menteuse [19] jetant à la rue, se chargeant quant à lui de la décharger d’un fardeau soi-disant "impossible à porter" : rien de moins qu’un époux et père. Le croque-mort se fait à l’occasion chirurgien de la loi, pratiquant l’épouxectomie [20] -en laissant de côté sa justice [21]- sur le modèle du vrai chirurgien procédant à une banale opération de l’appendicite. La disqualification pratique (peu importent les pseudo-théories ayant conduit à cette ignominie…) d’un être vivant en organe pourri et inutile est déjà en soi, pour lui, un "intéressant" fardeau à porter, mais la médecine n’a pas dit son dernier mot : sa branche insultante [22] prenant alors le relais. Nous arrivons là au modèle à jamais indépassable du docteur chargeant les gens de fardeaux impossibles à porter, et lui-même, ne touchant surtout pas ces fardeaux d'un seul doigt ! Et pourtant, contre toute attente, il sera le seul à avoir quelque excuse : d’abord parce qu’il intervient à une extrémité de la chaîne d’une œuvre de mal, n’en connaissant pas immédiatement l’autre ; ensuite parce qu’il est le plus païen, et néanmoins le moins enclin à juger les autres en faisant comme eux.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 2,1-11.
Toi, l'homme qui juges les païens, tu n'as pas d'excuse non plus : quand tu juges les autres alors que tu fais comme eux, tu te condamnes toi-même en les jugeant. Or, nous savons que Dieu jugera selon la vérité ceux qui font de telles choses. Et toi, l'homme qui juges ceux qui font de telles choses, et qui les fais toi-même, penses-tu échapper au jugement de Dieu ? Ou bien méprises-tu ses trésors de bonté, de patience et de générosité, en refusant de reconnaître que cette bonté de Dieu te pousse à la conversion ? Avec ton cœur endurci, qui ne veut pas se convertir, tu accumules la colère contre toi pour le jour de la colère, où sera révélé le juste jugement de Dieu, lui qui rendra à chacun selon ses œuvres : pour ceux qui font le bien avec persévérance et recherchent ainsi la gloire, l'honneur et la vie impérissable, ce sera la vie éternelle ; mais pour les partisans de la révolte, qui se refusent à la vérité pour se donner à l'injustice, ce sera la colère et l'indignation. Oui, détresse et angoisse pour tout homme qui fait le mal, d'abord le Juif, et aussi le païen, mais gloire, honneur et paix pour tout homme qui fait le bien, d'abord le Juif, et aussi le païen. Car Dieu ne fait pas de différence entre les hommes.

_____Saint Paul connaît bien les pharisiens : il était des leurs. Étymologiquement [23], ils forment comme les prototypes de la séparation [24]. Ce qui permet de reconnaître leurs héritiers à travers les âges... y compris chez les non-Juifs et les non-païens. Ces derniers n’en sont plus à juger les autres alors qu’ils font comme eux : ils font autrement pire qu’eux en allant chercher ailleurs que dans leurs rangs des juges qui condamnent eux-mêmes (et à leur place, afin de se donner l’illusion qu’ils ne jugent ni condamnent) un des leurs selon les mensonges qu’on leur aura fournis. Ce n’est plus même se refuser à la vérité pour se donner à l'injustice, c’est aller au devant de celle-ci afin de l’acheter [25][26][27][28][29][30], excitant sa colère et son indignité. Dieu ne faisant pas de différence entre les hommes, le jour où sera révélé Son juste jugement, il sera rendu à chacun selon ses œuvres concrètes –de destruction comme de construction [31]-, indifféremment des œuvres saluant quelque étiquette extérieure : Juif, païen, pharisien, docteur de la Loi et toutes sortes de gens. La vérité n’a pas d’étiquette, le bien et le mal non plus. Malheureux sont déjà les pharisiens pratiquants en abandonnant le reste, disant le bien et ne le faisant pas, ou pas assez. Seront-ils plus heureux, tous les partisans de pratiques se limitant strictement à "payer la dîme", insultant avec persévérance les hommes qui recherchent la justice et l'amour de Dieu, les poussant à leur inversion [32] et y poussant un maximum d’autres partisans contre eux ??? Ils ne sont plus comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir. Parce que -toujours sans le savoir- ils sont dedans [33, note 10]. Fleurs et couronnes se voyant, ce sera donc sans.51HMAV8HEGL._SL500_AA300_.jpg

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Une cockerinade par jour

Toto se plaint à un ami :
- Ma mère m'a puni pour une chose que je n'ai même pas faite !
- Ah oui ? Qu'est-ce que c'est ?
- Mes devoirs...

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