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samedi, 17 octobre 2009

Quand on vous traduira devant les sinécures, les nuisances et les cerveaux grippés, ne les tourmentez pas : donnez-leur un dictionnaire…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,8-12. (*)/(*)(*)(*)
Jésus disait à ses disciples : « Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire. »

Qu’est-ce qu’un disciple sinon celui qui se prononce pour le Maître devant les hommes ? Mais celui qui L'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu : ces anges qui voient sans cesse la face du Père qui est aux cieux [1]. C’est dire que se garder de mépriser un seul de ces petits, c’est aussi se garder de Le renier en face des hommes puisque LE commandement reste indivisible [2, note 1/2]. Jésus disait à ses disciples : ce sont bien ces disciples-là qui sont concernés par le possible reniement, non ceux que quelque tourment aura poussé à ne pas Le suivre [3][4], à s'en aller et cesser de marcher avec lui [5], voire attendre des jours meilleurs [6]. Renoncement et reniement sont deux réalités distinctes, le second formant une régression [7] en aval d’un chemin déjà entrepris. En ce sens, le non engagement sur ce chemin, faisant rester en amont, est de l’ordre du déni : dire une parole contre le Fils de l'homme est "pardonnable" en un tel contexte, puisque cohérent avec la logique interne d’un déni défendu par un non-disciple déclaré. Ainsi le fameux triple reniement de Pierre [8, note 6][9] n’entre-t-il pas dans cette catégorie : s’il suivait… de loin, au moins suivait-il encore ! Et cela lui a été d’autant plus pardonné [10] qu’il a bel et bien renié en son temps le reniement lui-même, moment de faiblesse qu’il n’a pas cherché à défendre en le traduisant autrement [11], voire en le projetant [12, note 39] sur les chefs des prêtres et les pharisiens : ce qui n’oblitère en rien la responsabilité de ces derniers dans les circonstances de ce reniement

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______Le reniement d’une réalité extérieure ne procède-t-il pas précisément d’un reniement d’abord intérieur [13] : celui d’une conscience morale [14] refoulée ? Une telle "conscience" ne dissuade nullement en soi de se prononcer pour Lui devant les hommes : au contraire le seul énoncé de cet héritage peut-il fournir avantageusement un efficace paravent donnant l’illusion d’être devenus des justes par la foi, accomplissant en quelque sorte la promesse de Dieu à Abraham et à sa descendance :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18. (*)
Frères, Dieu a promis à Abraham et à sa descendance qu’ils recevraient le monde en héritage, non pas en accomplissant la Loi mais en devenant des justes par la foi. C'est donc par la foi qu'on devient héritier ; ainsi, c'est un don gratuit, et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont descendants d'Abraham, non seulement parce qu'ils font partie du peuple de la Loi, mais parce qu'ils partagent la foi d'Abraham, notre père à tous. C'est bien ce qui est écrit : J'ai fait de toi le père d'un grand nombre de peuples. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l'existence ce qui n'existait pas. Espérant contre toute espérance, il a cru, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur : Vois quelle descendance tu auras !

______C'est bien par la foi qu'on devient héritier, et non inversement par la captation d’un héritage donnant automatiquement la foi : ce serait accomplir la Loi dans sa lettre [12, notes 6,7] en reniant son esprit. Or, la foi est un don gratuit [15], c’est-à-dire sans calculs de "retour sur investissement" ou autres, appellant à l'existence ce qui ne devrait pas exister : une foi condescendante et frileuse, peu partageuse. Voyons quelle descendance cela donne.

Lettre de Phil’os à poutre malsain aux Çacrains 4,13.16-18. (*)
Frères chiens, le Docteur a promis à Abracadabra [16, note 20] et à sa descendance qu’ils recevraient le monde en héritage, non pas en accomplissant la Loi mais en l’abolissant [17, note 15] afin qu’ils deviennent des justes psychiques [18] par la crédulité [19]. C'est donc par l’héritage qu'on devient crédule ; ainsi, c'est une dîme obligatoire [20], et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont descendants d'Abracadabra, non seulement parce qu'ils ne font plus partie du peuple de la Loi, mais parce qu'ils partagent la crédulité d'Abracadabra, notre père à tous [21]. C'est bien ce qui est gribouillé (ah, l’écriture des médecins !…) : J'ai fait de toi le père d'un grand nombre de peuples. Il est notre père devant le Docteur en qui il a cru, le Docteur qui donne la mort aux vivants [22][23] et qui appelle à l'existence ce qui n'existe pas [24, APR note 32]. Désespérant contre toute espérance, il a cru, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Docteur : Vois quelle déchéance tu produiras !

______Extirpons-nous à présent de la vase [20, note 3] afin d’observer ce que voit la descendance : quel étrange héritage elle reçoit du monde… notamment les plus hautes valeurs morales et familiales [25, note 1/3] qu’on lui inculque pour son "éducation". Si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Le blasphème [26] est traditionnellement tout ce qui profane le sacré [27]. Mais seul celui 1137703213.jpgexercé contre l'Esprit Saint ne sera pas pardonné. Parce que seul l'Esprit Saint est sacralisant. Autrement dit, blasphémer contre Lui revient à blasphémer contre la source même de tout sacré. Or, une telle source n’implique-t-elle pas un grand nombre d’affluents, donnant la vie aux morts et appellant à l'existence ce qui n'existait pas ? Avant que d’être éventuellement traduits devant les synagogues, les puissances et les autorités, les plus grands affluents sont -de par leur fonction éducatrice- traduits devant les plus petits : leurs propres affluents qui, eux, ne réclament pas tant les murs d’un tribunal [28] que ceux d’une maison au sein de laquelle toute promesse demeure valable pour tous ceux qui y existent. Ici plus qu’ailleurs, LE commandement [2, note 1/2] demeure suprêmement valable, reflétant la foi devant les héritiers. De quoi donc témoigne cette "foi" dans une maison bien rangée [29, APR note 30][30]… et balayée [31][32] du père ??? Aucun risque que l'Esprit Saint enseigne à cette heure même ce qu'il faudra dire là où on ne se tourmente pas pour savoir comment se défendre ou comment parler. Et pour cause : on va chercher à l’extérieur desresp_balai_clr-1-.gif tourmenteuses [33][34] qui, elles, "savent" comment vous défendre ! (En contrepartie, elles ne savent plus leurs propres lois [35][36][37], mais sans doute ne peut-on pas tout savoir…) Plus besoin non plus de savoir comment parler : l’horriiiiiible "incommunicabilité"[38] a malheureusement frappé… sauf des enfants partageant leur existence avec leur mère, mais en aucun cas sa "foi". Ces enfants-là ont une mère qui s’est prononcée contre leur père devant les hommes : que parallèlement elle se prononce pour le Fils de l’homme devant eux n’a aucune crédibilité, est donc indifférent à leurs yeux [17]. Qu’elle surenchérisse sur le caractère "sacré" du mariage devant Dieu n’a évidemment aucune valeur à des yeux témoins [24, note 35] de l’expulsion d’un père. Mais ces yeux sont surtout témoins de "l’existence" d’une "maladie"© dont ils n’ont jamais partagé non plus la "foi" de leur mère, les premiers à savoir qu’elle n’existe pas. Ils sont enfin témoins de la déclaration de cette "maladie"© à un grand nombre de personnes autour d’eux, la plupart se voulant descendants d'Abraham dans la foi. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru ? Eux ont cru en une mère et épouse qui renie copieusement devant les hommes tout ce qui se rapporte à ce qui est censé être leur foi partagée. Voilà comment se traduit le blasphème contre l’esprit de l’homme, descendant direct de la « dépendance pathologique culturelle par rapport à l'autorité médicale » [39, note 13] : cette dépendance n’est pas davantage celle des enfants [12, APR note  29], qu’ils voient parfaitement chez les plus grands et qu’elle agace prodigieusement quand on leur en fait subir les conséquences.

______Si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. A-t-on jamais vu quelqu'un se fiant [17] à une "médecine"© -fondamentalement et intrinsèquement blasphématoire contre l’esprit affluent de l’homme- demander pardon [40, APR note 27] de quoi que ce soit à qui que ce soit ? « La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »[41] C’est dans la Bonne Nouvelle… mais ce n’est pas nouveau.

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Une cockerinade par jour

Un père rentre chez lui un beau matin de printemps, et va voir sa petite fille de dix ans qui est aveugle de naissance.
- Ma chérie, tu sais que je rentre d'un congrès de médecins. Eh bien, j'ai une très bonne nouvelle pour toi !...
- Ah bon ? et c'est quoi cette nouvelle ? Dis-moi, mon papa...
- Eh bien voilà, lors de ce congrès, un confrère nous a montré un nouveau médicament : c'est une pommade qui peut donner la vue aux enfants nés aveugles !
- ...
- Oui, il suffit que je passe un peu de cette pommade sur tes paupières ; et après dix minutes, tu pourra ouvrir les yeux et tu verras...
- Oh, papa...

Le père lui passe alors la pommade et se met à lui expliquer :
- Tu vas voir, ma chérie, c'est une pommade merveilleuse, et bientôt tu pourras voir tout le monde qui t'entoure, tu verras le ciel, le soleil, les petits oiseaux que tu n'as pu qu'entendre jusqu'à aujourd'hui. Et tu verras aussi les fleurs qui viennent d'éclore dans le jardin, tu verras les papillons qui dansent dans l'azur...
Bref, au bout de dix minutes de poésie, la petite fille ouvre lentement les yeux... et se met à pleurer :
- Papa !... Ça marche pas... Je ne vois pas !... Qu'est-ce qui se passe ?... Pourquoi ça marche pas ?... Oh,  papa... (sanglots)
- Poisson d'avril, ma chérie !

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Commentaires

bien, aller l'esprit saint n'est pas toujours celui qu'on croit , l'homme et la femme sains d'esprit , existe que dans les contes dès que l'on est en mesure de réfléchir,dans un très jeune âge déjà, la situation se complique, en fait le rapport avec les autres devient l'essence même de notre existence.

Mais que ferions nous sans eux..

Michel, tu me fais réfléchir au saut du lit !...

je devine ton malaise,les situations comme la tienne sont lègions mais je ne doute pas que tu t'en sortes bien..

juste une petite mise au point de "ceussent qui croient detenir la solution" et ce n'est pas demain la veille qu'ils y arriveront..

alors passe toi d'eux.. ruse..

Écrit par : 3 "F" | dimanche, 18 octobre 2009

Bigre : c'est lire de "l'aime d'été" au saut du lit qui ne doit pas être une sinécure !

Une mise au point contre une autre : si "malaise" il y a, ne faut-il pas de préférence aller le deviner chez ceux qui, par "ruse", ont agi précisément de sorte à ce que je me "passe d'eux" ?

"Le rapport avec les autres devient l'essence même de notre existence" ? Dans l'ordre de l'amour, sans nul doute. Maintenant, cet argument est à creuser : parce qu'à le prendre au pied de la lettre, beaucoup vont avoir le sentiment fort désagréable d'être en rade sur le bord de la route. Le verdict ? Implacable : panne sèche ! Ah tiens ? Une station :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2008/06/11/faites-le-plein-chez-bee-paix.html

Écrit par : Michel | dimanche, 18 octobre 2009

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