Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 26 octobre 2009

Et cette femme, une fille d'Abracadabra, n'est-il pas vrai que le jour où ça bat il fallait la délivrer de ce lien ?

gal_3479.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,10-17. (*)(*)/(*)
Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. » Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. » Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? » Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.

Une synagogue est par définition un lieu où l’on se pose, le jour du sabbat comme les autres jours. C’est un lieu de prière comme d’écoute des enseignements qu’on y délivre sur la parole de Dieu. Il y a là des gens recueillis, à qui il ne viendrait pas à l’esprit de crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »[1] Une telle attitude indignerait au minimum le chef de la synagogue. Pourtant, indigné il l’est alors que personne n’a crié ! Allons plus loin : personne n’a rien demandé non plus. Non seulement Jésus n’a pas été interpellé, mais c’est Lui qui suspend Son enseignement pour interpeller cette femme possédée par un esprit mauvais. En réalité, Il ne suspend pas exactement Son enseignement : Il lui donne une nouvelle dimension, le confirmant avec éclat envers la chair, tuant les désordres de la femme pécheresse. Désordres tels qu’elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser, jusqu’à la rendre incapable de demander : c’est bien pourquoi Jésus n’a pas attendu cette fois quelque acte enthousiaste de foi pour la délivrer de ce lien.

desordre_04082003.jpg

_____Cet acte préexiste cependant : depuis dix-huit ans qu’elle était infirme, cette femme avait plus que sa part à trouver de bonnes raisons pour être n’importe où… sauf dans une synagogue, jour du sabbat ou non. Possédée par un esprit mauvais, son infirmité la rendant sans doute indigne aux yeux d’une foule souvent prompte à lier le mal subi à proportion du péché personnel de celui qu’il accable [2], n’avait-elle pas matière à récriminer [3] plus qu’à rendre gloire à Dieu ? Ce péché personnel n’en est pas inexistant pour autant : il s’agit bien de tuer les désordres de la femme pécheresse ; un esprit mauvais ne saurait posséder un esprit parfaitement pur [4]. Mais il sait parfois posséder un esprit trop bien ordonné, balayé et bien rangé [5] : aux confins d’une certaine auto-suffisance faisant baisser la garde [6] jusqu’à éconduire l'Esprit de Dieu pour vivre sous l'emprise de la chair. C’est bien sous cette emprise –et nulle part ailleurs- que Satan ou ses sbires peuvent lier et courber ce qui était droit, réduire l’homme libre en esclavage.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,12-17. (*)(*)
Frères, nous avons une dette, mais ce n'est pas envers la chair : nous n'avons pas à vivre sous l'emprise de la chair. Car si vous vivez sous l'emprise de la chair, vous devez mourir ; mais si, par l'Esprit, vous tuez les désordres de l'homme pécheur, vous vivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : « Abba ! » C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

_____Or, qu’est ce qu’un esprit mauvais qui rend infirme ? C’est un esprit poussant jusqu’à infirmer que l’Esprit fasse de nous des fils, n’ayant pas de meilleur lien que celui de la peur [7][8][9][10][11][12][13]. C'est donc l'esprit mauvais [14][15][16] lui-même qui affirme [17] à notre esprit que nous sommes des enfants gâtés, tout courbés sur leurs avoirs et absolument incapables de se redresser pour y gagner un peu d’être. Ce défaut d’être est par définition un non-être, et non un mal-être. Nonobstant, poussés par cet esprit, nous crions vers l’esprit faux [18] qu’est le faux père [19] en l'appelant marchand de "bien-être" [20][21]. Qui veut faire l’ange fait la bête…

Lettre de Phil’os à poutre (*) malsain aux Çacrains 8,12-17. (*)
Frères chiens, nous n’avons aucune dette, et surtout pas envers l'Esprit : nous n'avons pas à vivre sous l'emprise de l'Esprit. Car si vous vivez sous l'emprise de l'Esprit, vous devez "guérir"© ; mais si, par la chair, vous tuez les désordres de l'homme "malade"©, vous lui survivrez. En effet, tous ceux qui se laissent conduire par la chair(e) du Docteur, ceux-là sont fils de Docteur. L'esprit "malade"© que vous avez perçu [22, note 17] fait de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur [23][24]; c'est un esprit qui vous emberlificote dans vos fils [25] ; repoussant cet esprit, nous crions vers le père [19] en l'appelant : « Au secours ! » C'est donc l'esprit malsain lui-même qui affirme à (ce qui reste de) notre esprit que nous sommes enfants du Docteur. Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers du Docteur, héritiers avec la crise, si nous faisons souffrir le "malade"© avec lui pour être avec lui dans la honte.

hurler_de_peur.jpg

Les paroles de Jésus couvraient de honte [25, APR note 11] tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait. N'est-il pas vrai que ceci rencontre encore bien des résonnances jusqu’à aujourd’hui ? Car enfin, où sommes-nous ? Dans une synagogue, non dans une arène de combat : tous ces adversaires sont de ceux qui écoutent les enseignements de Jésus… ou au moins supportent [26] de les entendre tant qu’on ne met pas trop le doigt sur leur zèle hypocrite [27]. Ce sont bien des adversaires, non des ennemis. Ils ne font pas exactement partie de la foule, la joie étant peu compatible avec la honte. En d’autres termes, ils font partie de la maison : aux premières loges pour fabriquer de l’adversité là où elle n’existait pas.

À quoi bon éduquer des enfants à crier vers le Père en l'appelant : « Abba ! » quand, par la violence [28, note 8]balade_lordat_ane_abreuvoir.jpg, on a crié contre leur père envers la chair afin qu’il ne fasse plus partie de la maison ??? Comment pourraient-ils se savoir enfants de Dieu quand ils voient autour d’eux la foule de tous ceux qui ont bassement laissé éconduire leur propre père par un esprit d’esclaves, de gens qui ont encore peur là où eux n’ont jamais eu peur [29] ? Non qu’il fussent dépourvus de la conscience du "danger" [30], mais parce qu’ils étaient –et sont toujours- essentiellement pourvus mieux que personne d’une nette conscience de toute absence de danger pour avoir vécu jusque là sept jours sur sept avec le faux dangereux. En dehors d’eux –qu’on fait stupidement [31, APR note 7] souffrir avec lui-, ils n’aperçoivent qu’à perte de vue qu’un seul jour : le jour du sabbat. Le sixième jour [32, APR note 36]. Il y en a des ânes à mener boire le jour du sabbat

Et leur mère, une fille d'Abracadabra [33, note 19], n'est-il pas vrai que le jour où ça bat il fallait la délivrer de son lien ? Article 220-1 du Code civil [34, note 21] aidant, ce fut fait. Simplement –et comme les enfants sont également assez bien placés pour le savoir, eux- il n’est pas vrai qu’il y aie jamais eu un seul jour où ça bat : au nom de quoi les quelques actions éclatantes -portées contre la cause courbante et vomissable [1, notes 2/2,24] d’une de ces "maladies"© "soignées"© sous l’emprise d’une violence envers la chair et l’esprit- seraient-elles "violentes" ? Voilà bien un étrange héritage que l’on lègue aux enfants, en leur témoignant [35] qu’il faudrait tranquillement se laisser posséder par un esprit mauvais pour être non-violent ! Qu’à cela ne tienne : « Femme, te voilà délivrée de ton faux infirme, infirmé par tes propres enfants et affirmé par des sourds, muets et aveugles. » À ce jour, on attend toujours un semblant d’indignation de la part de quelque chef de synagogue [36, note 24]

story.jpg

____________________________

Une cockerinade par jour

C'est un gars sur son lit de mort. Toute la famille est à son chevet : sa femme et les quatre enfants. Il y a trois garçons beaux, grands, robustes, et le quatrième tout rachitique et moche comme un pou. Le mourant se tourne vers sa femme et lui demande dans un soupir :
- Chérie, avant que je meure, jure-moi que notre quatrième fils est bien de moi. Dis-moi la vérité, je veux le savoir avant de mourir. Je te pardonnerai de toute façon, mais je veux savoir !
Sa femme lui pose l'index sur les lèvres et le rassure:
- Chhht. Bien sûr mon chéri qu'il est de toi. Je te le jure sur la tombe de ma mère !
Et l'homme s'éteint, heureux... Alors sa femme, soulagée de ne pas avoir menti à un mourant, murmure entre ses dents :
- Heureusement qu'il ne m'a pas demandé s'il était le père des trois autres...
669lit-de-mort.gif

Les commentaires sont fermés.