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mardi, 27 octobre 2009

Il est comparable à une femme en fuite roulant sans mesure dans la farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé pour coucher en vain un homme jeté.

nid de guêpes

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,18-21. (*)(*)(*)(*)
Jésus disait à la foule : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « À quoi vais-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »

______Ce n’est pas parce que la comparaison n’est pas toujours raison [1, note 4] qu’elle ne l’est jamais : sinon Jésus serait tranquillement resté hors de notre portée, considérant le règne de Dieu comme une réalité si déconnectée de celles du temps présent qu’elle ne saurait concerner qu’un avenir plus ou moins hypothétique, en fonction du crédit que les hommes lui portent. Pourtant, l’Évangile n’est guère avare de ce que le Royaume des cieux soit comparable [2] à maints éléments qui nous sont familiers parce que fondamentalement terrestres. Voire souterraines ! Tel est le cas d’une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Ce qui est moins de l’avenir que du passé composé… puis décomposé : si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. [3] Ici, il devient un arbre qui, à son tour, donnera des fruits [4] en son temps.

______Le règne de Dieu est en revanche peu comparable à quelque règne terrestre de gloire, celui-là s’annonçant à grands renforts médiatiques de trompettes et de tapis rouges : au contraire se plaît-il à être comparé à des réalités discrètes qui, pour être visibles, ne trouvent leur gloire qu’en disparaissant du champ de la vision afin d’en affuter les regards [5] : ainsi, ce que l'on ne voit plus, on en voit néanmoins le fruit décuplé afin de pouvoir encore en garder l'espérance.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8,18-25. (*)
Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu. Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu'elle l'a voulu, mais à cause de celui qui l'a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore. Et elle n'est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c'est en espérance ; voir ce qu'on espère, ce n'est plus espérer : ce que l'on voit, comment peut-on l'espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance.

______On peut également encore en regarder l’expérience bimillénaire : à quoi le règne de Dieu est-il comparable aujourd’hui, à quoi va-t-on le comparer ? Posons la question différemment… et inversement : quel est le règne qui va se comparer au règne de Dieu, dégradant inévitablement de toutes ses forces l’espérance des enfants de Dieu pour la livrer au pouvoir désespérant d’une autre révélation ? Si nous le voulons [6, APR note 17], nous le savons bien :

Lettre de Phil’os à poutre (*) malsain aux Çacrains 8,18-25. (*)
Frères chiens, j’estime qu’il y a au moins trois grandes mesures de rapine [7] entre les souffrances du temps présent et la gloire que le Docteur a déjà révélé en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils [8] du Docteur. Car la création a été livrée au pouvoir du nuisant [9], parce qu'elle l'a voulu, et à cause de celui qui l'a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l'espérance d'être, elle aussi, libérée de l'esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. Nous le savons mieux que personne, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui avorte encore. Et elle n'est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes sur la souffrance de nos "malades"© ; nous avons commencé par recevoir l’esprit malsain [10, notes 14 à 16], et nous attendons leur adoption des "soins"© et la délivrance de leur corps [11]. Car nous avons été sauvés, mais c'est en espérance ; "voir"© ce qu'on espère [6, note 17], ce n'est plus espérer : ce que l'on "voit"©, comment peut-on l'espérer encore sans en appeler au règne du Docteur ? Et nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance, jusqu’à ce que les pâtes [12] soient assez cuites : al dente [13].

AlDente_poster.jpg

______Les carottes également sont cuites : ce ne sont pas les lapins [14] qui manquent pour les estimer à leur juste mesure. Laissons le grain [15] à la poule :

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -13,18-21° [16] (*)
Philou médisait à la poule [17] : « À quoi le règne du Docteur est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutard [18, APR note 21] qu'un homme a cultivée dans son jardin intérieur. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux [19] de la terre ont fait leur nid dans ses branches. »
Il médit encore : « À quoi vais-je comparer le règne du Docteur ? Il est comparable à une femme en fuite
[20, note 16] roulée sans mesure dans la farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé pour coucher en vain un homme jetable [21, APR note 16]
. »

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Hélas, dans son empressement à singer [20, note 17] le règne de Dieu, le règne du Docteur se retrouve inévitablement sur le cuL en renversant Luc. De fait, il a si bien poussé qu’il est devenu un arbre : un poirier [20][21][22, note 30] de la plus belle espèce. Règne terrestre de gloire "médicale"©, dénonçant ses "malades"© à grands renforts de trompettes [23], les faisant éventuellement disparaître du champ de vision des "bien-portants"©[24][25][26], il est le seul à comparer de l’invisible –parce qu’inexistant [27, APR note 24] !- afin qu’il devienne visible : ce que l'on voit, comment peut-on encore n’en pas désespérer ? Ainsi, ce que l'on voit, on en voit en plus le fruit décuplé afin de pouvoir encore en garder la désespérance. Mais elles [28], qui désespèrent de ce qu’elles ne voient pas [6], elles livrent au pouvoir du néant [29] celui qui attend avec persévérance, non parce qu'il l'a voulu (!), mais à cause de celui qui les a livrées à ce pouvoir. Ce qui passe par les douleurs d'une expulsion [30] dont les effets durent encore. Pour connaître -avec persévérance [31, note 15] et si insolemment- la liberté, la gloire des enfants de Dieu, comment peut-on encore les espérer avec ce que l’on voit : un abîme au bout de leur route [32], le pont s’étant écroulé ?…

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____________________________

Une cockerinade par jour

Un alpiniste, dont la corde vient de céder, se rattrape in extremis à une paroi verglassée. Sentant ses doigts glisser, il demande:
- Il y a quelqu’un ?
Une voix profonde lui répond :
- C'est moi, Dieu ! Si tu crois en moi, lâche tes deux mains : un ange te rattrapera !
L'alpiniste réfléchit longuement, puis demande :
- Il n'y aurait pas quelqu’un d'autre ?

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Commentaires

Bonsoir
Et bien cela illustre parfaitement la confiance que notre monde a en Dieu !!!
Sincèrement
jean

Écrit par : Jean | mercredi, 28 octobre 2009

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