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lundi, 30 novembre 2009

Si votre poison approche, préparez-vous à filer.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 4,18-22. (*)|(*)|(*)/(*)
(Fête de St André, apôtre)
Comme Jésus marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

_____Les tout premiers disciples étaient des pêcheurs : pas assez cartésiens pour penser le pour et le contre avant de suivre. Cependant, ce n’est pas non plus l’oisiveté qui les pousse aussitôt [1], considérant qu’un appel en vaut un autre, pourvu qu’il les en sauvent. Au contraire, ils avaient a priori d’autres chats à fouetter, venant soit de jeter leurs filets, soit d’être en train de les préparer. Sans ces filets, autant dire qu’ils sont démunis de leur outil de travail le plus précieux. Plus loin, ce ne sont plus seulement des filets, mais une barque qu’on laisse aussitôt alors qu’elle autorise une pêche en quantité supérieure parce qu’en eaux plus profondes qu’au bord du lac. Ce n’est pas tant du matériel qu’ils laissent là, que les conditions même de leur existence. On ose à peine imaginer ce qui se passerait aujourd’hui si Jésus disait : « Venez derrière moi ». Ce qui ne relève d’ailleurs pas nécessairement de l’imagination ou de l’époque, Jésus n’appelant personne sous une sorte d’extase hypnotique : libre à chacun de répondre, aujourd’hui comme hier : 'J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir ; je t'en prie, excuse-moi.' 'J'ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t'en prie, excuse-moi.' [2] Pierre, André, Jacques ou Jean n’auraient pas été voués à la géhenne [3] s’ils avaient répondu : 'Nous venons de jeter nos filets dans le lac ; nous t'en prions, excuse-nous' ; ou : 'Nous sommes en train de préparer nos filets avec notre père ; nous t'en prions, excuse-nous.' Avec notre père : aux liens matériels s’ajoutent pour eux les liens affectifs, car leur père, lui, n’est pas appelé. Ou s’il l’est, assurément il n’y répond pas favorablement : ceci sans que le ciel ne lui tombe sur la tête. Mais avec Jésus, que les liens soient matériels ou affectifs, il n'y a pas de différence. De fait, dans la parabole, un troisième répondra : 'Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir.' (Ce qui, naturellement, n’est pas une raison pour accorder la même valeur entre un champ, des bœufs, des filets, une barque et… une épouse ou un père !)

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_____Si on ose à peine imaginer ce qui se passerait aujourd’hui si Jésus disait : « Venez derrière moi », une réponse favorable peut cependant se trouver grandement facilitée, pour peu que l’on fasse appel à un spécialiste de la distension des liens affectifs qui, lui, va prendre son filet pour suivre un pécheur !

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Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -4,18-22° (*)
Comme Philou [4] s’enfonçait dans le fond du lac de Génésarrêt-maladie [5, AV note 39], il vit deux frères, Siphon [6, APR note 17/2], appelé Pierr’os [6, APR note 17/1], et son frère And’os (mais pas les responsabilités [7]), qui filaient se jeter dans le lac : c'étaient des chasseurs [8]. Philou leur dit : « Venez devant moi, et je vous ferai chasseurs d'hommes [9]. » Aussitôt, filant leurs laisses, ils le précédèrent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacquouille [10], fils de Dégénéré, et son frère Jeannot Lapin [11], qui étaient en pleine galère avec leur père, en train de se préparer à lui refiler [12]. Ils l’appelèrent. Aussitôt, laissant leur galère à leur père, ils suivirent son avis [13, note 20].

_____Toute médaille ayant son revers, l’appelant aura, quant à lui, des difficultés croissantes à suivre aussitôt quelque appel, étant de plus en plus inexorablement pris dans un inextricable filet [14] de liens affectifs : en premier lieu, ceux de la peur [15]. Il veut bien suivre, mais pas tout de suite [16, note 35]. Qu’on l’en ex-cuse, précisément parce que la cause lui est externe [17] : le "malade"© qui lui fait peur. Dès qu’il sera "guéri"©[16, AV note 36], il suivra aussitôt ! Dans l’intervalle, il faut que l’appelant trouve son salut dans quantité de "prestataires de service"©[18], tant dans l’objectif de cette "guérison"© que dans celui d’acheter [16, note 7] du rassurement. Il s’en offre même en prime, affirmant de sa bouche que Jésus est Seigneur. Mais là aussi, comme pour le reste il faudra attendre la "guérison"© pour qu’il puisse enfin croire dans son cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts. Alors, d’ici là, il se sauve avant la fin du film [19]. Car celui qui a peur du fond de son cœur devient juste un lapin : ne lui manquent que les palmes pour rejoindre le fond du lac

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,9-18. (*)
Si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut. En effet, l'Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés. Or, comment invoquer le Seigneur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parole ? Comment entendre sa parole si personne ne l'a proclamée ? Comment proclamer sans être envoyé ? C'est ce que dit l'Écriture : Comme il est beau de voir courir les messagers de la Bonne Nouvelle ! Et pourtant tous n'ont pas obéi à la Bonne Nouvelle ; le prophète Isaïe demandait : Seigneur, qui a cru en nous entendant parler ? C'est donc que la foi naît de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, c'est l'annonce de la parole du Christ. Leur cri a retenti par toute la terre, et leur parole, jusqu'au bout du monde.

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Lettre de Phil’os à poutre (*) malsain aux Çacrains 10,9-18. (*)
Si tu affirmes [20] d’un air louche que Philou est Docteur, si tu crois dans ton cœur que le Docteur l'a suscité d'entre les morts, alors tu seras foutu. Celui qui croit [21] du fond de son cœur devient juste psychique [22] ; celui qui, de sa bouche, affirme sa crédulité parvient au dahu [23]. En effet, l'imposture dit : Lors du jugement, tous ceux qui croient en lui auront à le regretter. Ainsi, entre les Snifs et les pas chiens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Docteur, vénéneux [24] envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Docteur seront foutus. Or, comment invoquer le Docteur sans avoir d'abord cru en lui ? Comment croire en lui sans avoir entendu sa parlote [25] ? Comment entendre sa parlote si personne ne l'a acclamée [26] ? Comment acclamer sans être dévoyé ? C'est ce que dit l'imposture : Comme il est bête de voir courir les messagers de la Mauvaise Nouvelle ! Et pourtant tous ont obéi à la Mauvaise Nouvelle ; le prophète Aïaïeaïe [27] demandait : Docteur, qui a cru en nous entendant parloter ? C'est donc que la crédulité naît de ce qu'on entend ; et ce qu'on entend, c'est la parlote de dénonciation de la crise. Leur cri a retenti par toute la terre, et leur parlote, jusqu'au bout du monde.

_____Toute médaille ayant le revers de son revers, quand le "malade"© appelé voit ses frères dans leur barque "sanitaire"© –prenant l’eau de toutes parts- avec leurs faux pères [28], en train de préparer leurs filets, il les appelle traîtres [29], ne leur en déplaise. Ainsi, il y a une différence entre ne pas obéir à la Bonne Nouvelle et obéir à la Mauvaise. C’est la même que celle qui existe entre le "déni de souffrance"©[30] et la fuite perpétuelle en avant de l’appelant usant de tous les artifices [31][32][33][34][35] pour ne jamais répondre à l’appel –"incommunicabilité"[36] verticale-, comme du mal objectivement commis : "incommunicabilité" horizontale… mais pas nécessairement réciproque : d’autres cris peuvent aussi retentir par toute la terre [37], et leur parole, jusqu'au bout du monde.

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Une cockerinade par jour

Un jeune homme, d'apparence timide, entre dans un bar et s'assoit près d'une superbe jeune fille. Il lui propose :
- Je peux vous payer un verre ?
Ce à quoi elle rétorque en hurlant :
- Non, je ne coucherai pas avec vous ce soir !
Un grand silence. Tous les clients du bar se retournent et le jeune homme, l'air défait et confus, rougit de honte. Quelques minutes plus tard, la jeune femme revient vers lui et lui dit en souriant:
- Je suis désolée de vous avoir fait cela. Je suis étudiante en psychologie et j'étudie les réactions des gens dans des situations embarrassantes.
Et l'homme de hurler à travers la pièce :
- Comment ça, 50 € l'amour ?

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N’utiliser qu’en cas d’urgence…

Commentaires

Votre chat-loucheur me fait penser à un dévot sur un prie-dieu à la grand-messe quand il sait que tout le monde le regarde ...
A part ça, votre timide n'a pas volé ce qui lui arrive : " vous PAYER un verre " !!! le malappris ... "vous offrir" serait peut-être mieux passé ? Sinon l'histoire est très drôle. Bonne journée, Michel !

Écrit par : simone | mardi, 01 décembre 2009

bonjour
Pas cartésien les pécheurs de Galilée...
Heureusement pour eux !!!
Cela leur a permis de vivre des expériences inoubliables !!!
Néanmoins ne mélangeons pas la foi et la connerie...
Mais savoir en faire la distingtion ce n'est pas de la réflexion cartésienne c'est du bon sens de pécheurs....
Sincèrement
Jean

Écrit par : Jean | mardi, 01 décembre 2009

"ne mélangeons pas la foi et la connerie..." ?
Qu'on le veuille ou non, il est à craindre qu'on ne puisse pas faire grand chose contre ce mélange, tant la chair est faible, n'est-ce pas. D'ailleurs, pour ceux qui n'ont pas la première, ils l'estiment... comme la seconde ! (Je ne cite personne, afin de ne point effaroucher mon fidèle lectorat...)

Là où nous avons peut-être plus de prise, et c'est toujours "du bon sens des pêcheurs", c'est de ne pas laisser la foi servir de justificatif à la connerie : c'est pire que tout... et donne du grain à moudre à ceux qui n'ont pas la première, et l'estiment comme la seconde !

(Il fallait le dire aussi, non ?...)

Écrit par : Michel | mercredi, 02 décembre 2009

Merci Jean ! Il fallait le dire.

Écrit par : alberto | mardi, 01 décembre 2009

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