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vendredi, 22 janvier 2010

Douze hommes en couleurs.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,13-19. (*)|(*)|(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*) (*)/(*)
Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu'il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les esprits mauvais. Donc, il institua les Douze : Pierre (c'est le nom qu'il donna à Simon), Jacques, fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques (il leur donna le nom de « Boanerguès », c'est-à-dire : « Fils du tonnerre » ), André, Philippe, Barthélemy (*), Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Thaddée, Simon le Zélote, et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -3,13-19° (*)
bpdebruitprrien.jpgPhilou
[1] prit un air grave en se faisant une montagne d’une misérable puce, et l’appelaient ceux qui voulaient. Ils vinrent auprès de lui, et il destitua douze disciples pour qu'ils soient avec lui, et pour les dévoyer [2] prêcher la panique avec le pouvoir d’attirer les esprits mauvais. Donc, il institua les Douze : Cœur-de-pierre [3] (c'est le nom qu'il donna à Siphon [4]), Jacquouille [5], fils de Dégénéré [6, note 6/3], et Jeannot Lapin [6, note 19], le frère de Jacquouille (il leur donna le nom de « Kennethbrannaghès », c'est-à-dire : « Beaucoup de bruit pour rien [7] » ), And’os [6, note 15], Philippe V [8, note 59] (roi des fonds de caverne [9]), Judas Iscariote [10] I, Judas Iscariote II, Judas Iscariote III, Judas Iscariote IV, Judas Iscariote V, Judas Iscariote VI, et Judas Iscariote VII, ceux-là même qui de par leur grande famille se livraient à un ardent combat pour défendre les plus hautes valeurs morales et familiales [11].

______Ne nous méprenons pas : si Jésus appela ceux qu'il voulait, ici comme sur le bord du lac de Galilée [6, note 14/2] Il ne mit le couteau sous la gorge d’aucun d’entre eux : si l’un ou l’autre n’avait pas voulu lui-même répondre positivement à l’appel, le feu du ciel [12] ne lui serait pas tombé dessus, eusse-t-il été initié par les « Fils du tonnerre » ! À la limite, qui sait si un Judas Iscariote n’eût pas obtenu une destinée plus glorieuse s’il avait fait la sourde oreille à l’appel ? Du côté de l’appelant, Jésus ne pouvait pas ne pas savoir que ce serait celui-là même qui le livrerait. Il fut néanmoins institué comme les autres : ni plus ni moins. Il ne s’agit donc pas d’une erreur de "casting" (!) menant "droit dans le mur" [clin d’œil à une virulente commentatrice, dont nous préserverons l’anonymat…], 1203092243YyxwY4.jpgmais d’un élément pédagogique d’importance à l’usage des générations suivantes : notamment celles qui seront tentées de se prévaloir d’une certaine "miséricorde à boîte automatique" [13], donnant -à une réponse positive à l’appel- une valeur aussi "intéressante" que celle pouvant être contractée au sein d’un cabinet d’assurance vie : on signe, et on ne pense plus à rien. Pourtant, quand Jésus envoie prêcher, ce n’est pas avec un attaché-case contenant des propositions commerciales plus alléchantes les unes que les autres, pas même avec des exemplaires tout en couleurs (ou à découper selon les poichatBP.jpgntillés que percevra le lecteur un rien sélectif…) de l’Évangile en exceptionnelle pré-série, mais just avec un pouvoir : magique [14], non ? Hélas non, il y manque la baguette : un magicien sans baguette, tout ça est aussi vain [15, APR note 44] qu’un "malade"© sans "bien-portant" ou qu’une balle sans joueur [16, note 15]. Ce qui est encore faire abstraction de tout ce qui manque d’autre, en vrac : bâton, pain, sac, pièces de monnaie, tunique de rechange [17][18]. D’un point de vue strictement pratique, les raisons de répondre négativement à l’appel l’emportent aisément sur les positives : ce qui situe le disciple potentiel à un carrefour [19]

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______Pour les générations futures, ce dernier doit donc apparaître moins comme un sujet d’élite que comme un exemple [20, AV note 64] d’accessibilité pour tous : le pouvoir de chasser les esprits mauvais, c’est aussi celui de surveiller l’aiguille de son jalousimètre [21, note 52] personnel. Ce qui nous ramène à quelques péripéties pleines de rebondissements entre Saül et David :

Premier livre de Samuel 24,3-21. (*)|(*)/(<-1)
David avait été obligé de fuir devant Saül. Saül prit trois mille hommes, choisis dans tout Israël, et partit à la poursuite de David et de ses gens le long du Rocher des Bouquetins. Il arriva aux parcs à brebis qui sont en bordure de la route ; il y a là une caverne, où Saül entra pour se soulager. Or, David et ses hommes se trouvaient au fond de la caverne ; les hommes de David lui dirent : « C'est le moment, car le Seigneur t'a dit : 'Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras.' » David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül. Alors le cœur lui battit d'avoir coupé le pan du manteau de Saül. Il dit à ses hommes : « Que le Seigneur me préserve de faire une chose pareille à mon seigneur, au roi consacré, qu'il me préserve de porter la main sur lui, qui a été consacré par l'onction du Seigneur. » Et David interdit sévèrement à ses hommes de se jeter sur Saül. Celui-ci quitta la caverne et continua sa route.
David se leva, sortit de la caverne, et lui cria : « Mon seigneur le roi ! » Saül regarda derrière lui. David s'inclina jusqu'à terre et se prosterna, puis il lui cria : « Pourquoi écoutes-tu les gens qui te disent : 'David te veut du mal' ? Aujourd'hui même, tes yeux ont vu comment le Seigneur t'avait livré entre mes mains dans la caverne ; pourtant, j'ai refusé de te tuer, je t'ai épargné et j'ai dit : 'Je ne porterai pas la main sur mon seigneur le roi, qui a été consacré par l'onction du Seigneur.' Regarde, père, regarde donc : voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j'ai pu le couper, et que pourtant je ne t'ai pas tué, reconnais qu'il n'y a en moi ni méchanceté ni révolte. Je n'ai pas commis de crime contre toi, alors que toi, tu dresses des pièges pour m'enlever la vie. C'est le Seigneur qui sera juge entre toi et moi, c'est le Seigneur qui me vengera de toi, mais ma main ne te touchera pas ! Comme dit le vieux proverbe : 'La méchanceté sort des méchants.' C'est pourquoi ma main ne te touchera pas. Après qui donc le roi d'Israël s'est-il mis en campagne ? Après qui cours-tu donc ? Après un chien crevé, après une misérable puce ! Que le Seigneur soit notre arbitre, qu'il juge entre toi et moi, qu'il examine et défende ma cause, et qu'il me rende justice, en me délivrant de ta main. »
Lorsque David eut fini de parler, Saül s'écria : « Est-ce bien toi que j'entends, mon fils David ? » et Saül se mit à crier et à pleurer. Puis il dit à David : « C'est toi qui es juste, et pas moi : car toi, tu m'as fait du bien, et moi, je t'ai fait du mal. Aujourd'hui tu as montré toute ta bonté envers moi : le Seigneur m'avait livré entre tes mains, et tu ne m'as pas tué ! Quand un homme surprend son ennemi, va-t-il le laisser partir tranquillement ? Que le Seigneur te récompense pour le bien que tu m'as fait aujourd'hui. Je sais maintenant que tu régneras certainement, et que tu auras bien en main la royauté d'Israël. »

______Elle fut de bien courte durée, cette place comme avant qu’avait reprise David auprès de Saül [21, APR note 19] ! Il semble bien loin, ce serment prononcé par le même Saül : « Je le jure par le Seigneur qui est vivant : David ne mourra pas ! » De fait, et aussi traumatisant que cela puisse apparaître à nos consciences devenues irréprochables depuis qu’elles sont confiées aux mains expertes de la "médecine"©, on peut être à la tête de milliers d’hommes et ne pas tenir ses promesses… Plus encore dans ce cas précis, on peut être un roi consacré par le Seigneur -donc, pour le moins appelé- et se montrer sévèrement parjure. Saül n’en finit pas d’être déroutant : ami d’un jour, ennemi de l’autre ; voilà un homme imprévisible qui tourne casaque aussi vivement qu’une girouette, changeant d’avis au gré de ce que lui disent les gens. Pourquoi les écoutent-ils ? Certes, il ne fait guère attention à la manière dont il écoute [22, note 4], absorbant comme une éponge tout et le contraire de tout ; mais au moins ne peut-on lui tenir grief de ne pas écouter [23, AV note 53]. Ce qui est là aux antipodes (moins par l’éloignement chronologique que par celui des mœurs) d’une "médecine"© « pouvant dire le bien et le mal [24, note 22], qualifiant le sain et le malsain d’esprit, niant tout discernement personnel à travers le fameux « déni de la pathologie » [24, notes 17,18] face auquel le désormais « malade » ne peut être que sans voix, sans voie et impuissant… » [25, APR note 60] Le roi d'Israël n’est pas toujours fiable, changeant d’avis au gré de ses humeurs ou de l’influence néfaste d’un entourage lui disant : 'David te veut du mal' alors que David a refusé de le tuer, l’a épargné dans une circonstance très exceptionnelle où il s’est trouvé en position de pouvoir le faire. Mais –toujours aux antipodes d’une "médecine"© dotée de son "avis éternel"©[26]- au moins sait-il encore changer d’avis alors même que le rapport de forces entre les deux hommes est celui d’un éléphant contre une souris [27, note 8] : un chien crevé, une misérable puce ! Trois mille hommes d’un côté : combien de l’autre ? Si peu que tous logeaient au fond d’une caverne sans que l’ennemi d’alors ne soupçonne leur présence ! Mais suffisamment pour qu’au premier mot de David, ces hommes se jettent sur Saül et le mettent hors d’état de nuire.

______Observons cette scène qui, au-delà de sa truculence descriptive, offre quelques leçons rencontrant plus d’une résonance pour notre époque. Bien entendu, oint du Seigneur [16, APR note 18] David fait partie de Ses plus éminents appelés. Ce qui n’en fait nullement une sorte de marionnette [28] divine (soupçon qui, pour un motif opposé, ne concernera pas non plus Judas Iscariote…), le Seigneur lui ayant dit : 'Je livrerai ton ennemi entre tes mains, tu en feras ce que tu voudras.' La liberté d’action de David est telle que s’il avait voulu enlever la vie de Saül, il aurait pu le faire sans que cela porte préjudice à son onction : à la guerre comme à la guerre… Ce que Saül sera d’ailleurs le premier à reconnaître, en dépit de ses avis à géométrie variable.

______David vint couper furtivement le pan du manteau de Saül. Alors le cœur lui battit d'avoir coupé le pan du manteau de Saül. Ceci porte un nom fort simple : les sains scrupules d’une conscience morale [29] se prenant en défaut d’avoir agi par derrière [30][31]. Et encore ne s’agit-il que d’un malheureux pan de manteau : on n’ose imaginer ce qui se produirait si David empruntait la fabuleuse machine de l’oncle Bernhard [32] pour venir assister vers notre époque à ce qui lui flanquerait vraisemblablement un arrêt cardiaque immédiat sans même qu’il y participe directement. C’est qu’au moyen du M.T.D.[33], on ne se contente pas d’un pan de manteau ! Tout y passe : du manteau dans sa totalité jusqu’aux derniers sous-vêtements, le roi est "prié" d’être nu… précisément sans y être réellement prié puisque tout se passe furtivement, à son insu. Que le cœur batte ou non, il est si bien scellé [3] par des alibis "médicaux"© que plus personne ne l’entend : ce qui est plus confortable pour la suite…

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______En effet, c’est suite à ce type d’opération furtive que son acteur pourra dire à son (ses) demandeur(s) complice(s) [34, note 59] : 'Untel te veut du mal'. Naturellement, il le dira dans un langage plus approprié : adapté à sa "fonction"©, laissant sauve l’apparence [16, APR note 18] morale des participants puis de leurs complices à venir : après tout, la main [35, note 12] n’a touché personne ! Ainsi, 'Untel te veut du mal' se déclinera bien entendu sous la forme générique : 'Untel est un "malade"©'. Avec l’option "dangerosité"©[36] et tout ce qui l’accompagne –affreux monstre gluant [37], dahu [38] et autres abominables [39] à fermeture éclair invisible [40]…-, il va sans dire que l’entourage immédiat d’Untel ne va pas "se sentir en sécurité" [41, note 16], le cœur lui battant… de peur [42] induite artificiellement en vue de tarir –en les faisant oublier- les résurgences de scrupules douloureux.

______« Regarde, père, regarde donc : voici dans ma main le pan de ton manteau. Puisque j'ai pu le couper, et que pourtant je ne t'ai pas tué, reconnais qu'il n'y a en moi ni méchanceté ni révolte. Je n'ai pas commis de crime contre toi, alors que toi, tu dresses des pièges pour m'enlever la vie. » Scène impensable à l’issue d’un M.T.D., son principe de fonctionnement ayant pour objet de couper les protagonistes volontaires de la reconnaissance de leur propre méchanceté [43] et révolte, ayant dressé des pièges pour enlever "l’avis"© du Docteur à leur seul profit, puis continuant ensuite inlassablement à dresser piège après piège pour enlever au minimum la santé ! Lorsque tout ceci arrive au sein d’un parc à brebis qui sont en bordure de la route [44], elles pourront s’égosiller à s’appeler mutuellement "chrétiens" pour se soulager au fond de leur caverne qu’elles ne feront que tourner le dos à leur unité [45], celle-ci demandant pour le moins de gravir certaines courge.jpgmontagnes. Las : quand un "bien-portant" surprend son ennemi "malade"©, il ne va pas le laisser partir tranquillement tant qu’il ne se "soigne"© pas ! Et s’il se préserve de ces "soins"©, c'est la saigneuse [46][47] qui sera juge [48] entre l’un et l’autre, c'est la saigneuse qui vengera le "bien-portant" du "malade"©, mais sa main ne le touchera pas ! Il est vrai que par correspondance [49], ce serait difficile… Si nécessaire, quand un "bien-portant" surprend son ennemi "malade"©, il ne va pas le laisser partir tranquillement : il va le faire partir [50] violemment. « Après qui cours-je donc ? demande le "bien-portant" (sans doute parce qu’il veut que la "médecine"© réduise son "malade"© à l’état de légume…) : après un chien à crever [51][52][53], après une misérable puce, pas même électronique ! Que les saigneuses soient notre arbitre [54], qu'elles jugent entre toi et moi (mais sans toi), qu'elles examinent et défendent ma cause (sans examiner et attaquant la tienne), et qu'elles me rendent [55] justice, en me délivrant de ta main. » Et le "bien-portant" se mit à crier et à pleurer. Puis il dit au "malade"© : « C'est moi qui suis juste psychique [56], et pas toi, na [57] ! Car toi, tu "vas me faire du mal" selon "l’avis"© du Docteur [58], et moi, je t’ai fait du mal n’ai jamais pensé qu’à ton "bien"©. »

______Nous savons maintenant en quoi règnent les Certains [59], et ils ont bien en main la royauté de Raihël [60]. En revanche, on a dû fouiller furtivement toutes les poches de certains manteaux chrétiens : rien, aucune trace, nada : pas même l’équivalent d’une misérable puce. Ce que c’est de confondre chasser les esprits mauvais avec chasser l’unité entre les chrétiens [45]

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Une cockerinade par jour

- Maman, maman, je peux jouer avec le petit chiot ?
- D'accord. Mais quand tu as fini, tu remets tous les os
[61] en place dans la poubelle [62].

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