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samedi, 23 janvier 2010

Si chien qu’il n’était pas visible le danger.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,20-21. (*)|(*)|(*)(*)(*)/(*)
Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -3,20-21° (*)
Philou
[1] entre par effraction [2][3, note 33] dans une maison afin de lui en extraire la raison [4], et de nouveau la poule [5] ressemble à une autre poule [6], si bien qu'il ne lui était plus possible de changer [7]. Sa famille, la livrant [8], était en effet venue pour la faire saisir à point [9, notes 51 à 55], car Philou -peu suspect lui-même d’avoir égaré le cochonnet [10]- avait affirmé : « Poupoule a perdu la boule [11]. » Vas-y surtout pas, Poupoule [12][13] !…

_____La foule se rassemble, et avec elle l’Évangile se concentre en deux lignes. Mais est-il possible de le digérer en si peu d’espace ? id4006-boiron.jpgÀ dire vrai, on aura saisi qu’affirmer : « Il a perdu la tête » promet bien des troubles qu’on aimerait entrer dans une maison gastrique afin qu’ils n’en sortent plus, si bien qu'il ne serait plus possible d’en traiter autrement que par du bicarbonate de soude ou équivalent. Mais si la foule se rassemble –ce qu’à Dieu ne plaise- autour de ces quelques lignes, il n’est pas possible de s’en tenir au boire et au manger : l'apprenant, furieuse et frustrée, cette foule pourrait alors entrer dans la maison de celui qui les aligne… et aligner sa tête au bout d’une pique : cela s’est déjà vu [14] ! Au moins pourraient-ils ainsi affirmer : « Il a perdu la tête »… sans perdre la leur, car –fait exceptionnel !- une telle affirmation ne serait plus un coup de tête, mais une forme de conviction étayée sur la vérification de ce qui aura été décrit [15, AV note 30] : une telle situation est en soi si extraordinaire [16] qu’elle valait la peine d’être soulignée. Pour autant, il devrait être possible d’envisager de saisir quelque substantifique moelle du Texte sans avoir à concrétiser cette vérification ; en effet, il n’est pas acquis que celui qui en perdrait la tête aille ainsi, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le sien [15, APR note 30] : gageons qu’au-delà de l’impression, l’illusion que la vraie vie est là, il constaterait après coup (de hache), finalement (mais trop tard), la vanité de tout ça [15, APR note 44]

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_____Or donc, on n’a pas attendu l’émergence d’une certaine "médecine"© pour affirmer ici ou là : « Il a perdu la tête. » À cet égard, nul besoin d’adopter un comportement si fantasque : « la France enferme physiquement et chimiquement des milliers de citoyens dont le seul tort est de ne pas correspondre aux canons comportementaux de la majorité de la population »[17, AV note 44] Est-ce bien leur "seul tort" ? Y a-t-il réellement des milliers de citoyens qui défraient les chroniques par un comportement réellement menaçant pour leur famille ou leur entourage ? S’il en existe quelques-uns –dont on se plaint d’ailleurs qu’ils ne soient pas enfermés [18][19] !-, cela ne constitue pas -et heureusement- des milliers : ceux-là ont donc d’autres "torts". Du reste, que doit-on entendre par canons comportementaux de la majorité de la population ? QUI détermine de tels "canons", et selon QUELS critères ? Ici par exemple, Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'est pas possible de manger. Rien de tel sur un lieu donné que d’avoir une foule qui se rassemble pour être en présence d’une majorité de la population locale : or, ses canons comportementaux du moment ne sont-ils pas précisément de se rassembler ? Pourrait-on sérieusement affirmer que le seul tort de Jésus est de ne pas correspondre aux canons comportementaux de la majorité de la population qui L’entoure ? À qui ferait-Il objectivement du "tort" ? Ni Lui ni Ses disciples ne sont armés, et pas une personne de cette foule n’est venue se rassembler autour de Lui sous l’injonction des baïonnettes ! Pourtant, c’est quand elle apprend cela que sa famille vint pour se saisir de lui, affirmant : « Il a perdu la tête. » Or, même élargie à la mode orientale [20, APR note 3], quelle famille pourrait se prévaloir de constituer la majorité de la population à elle seule ?

_____Jésus entre dans une maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu'il n'était pas possible de manger. Sa famille, l'apprenant, vint pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Une telle scène se déroulant de nos jours, comment se solde-t-elle ? On entend d’ici la sirène des pompiers [21, APR note 31] « Sous prétexte de rendre au patient sa dignité, on a entièrement transféré la responsabilité des médecins, des équipes de soins et de la société qu’ils représentent aux seules familles. » [19, APR note 18] Et sous prétexte de feindre de déplorer d’une main ce transfert de responsabilité, on en touche les dividendes de l’autre ! Car -et cet Évangile le démontre à merveille, en dépit de son extrême concision- de tout temps la famille est un vecteur saisissant de captation, soumise plus que toute autre à des facteurs si émotifs [22, notes 15] et affectifs qu’elle est la première entité à perdre la tête dès que l’un de ses membres s’aventure à ne pas correspondre à ses "canons comportementaux"… ces derniers n’étant pas nécessairement ceux de la majorité de la population. Ce qui, par ailleurs, laisse ouverte la question déjà posée : que doit-on entendre par canons comportementaux de la majorité de la population ? Accessoirement, que doit-on entendre par "tort", ce dernier s’articulant avec une non-correspondance aux canons comportementaux ? Au sein d’une famille, qui fait "tort" à l’autre, et selon quels critères ? Tant que ces derniers étayent leur forme de conviction d’un tort palpable et vérifiable –y compris de l’extérieur de la famille- de ce qui aura été décrit comme tel, il n’est pas possible de tergiverser. D’autant que s’il y a tort d’un côté, de l’autre ce tort sera avéré en premier chef par une raison : puisque celui qui a tort n’a pas raison. Lapalissade ? Oui… sauf si celui qui a raison n’a pas tort ! Et pas davantage n’aura-t-on raison parce qu’on a dit (individuellement ou collectivement [23, note 59]) avoir raison que parce qu’« on veut avoir raison »[24, APR note 28]. En d’autres termes, il n’est pas possible d’avoir raison sans pouvoir rassembler des raisons réelles étayant cette raison, qui soient là, pour tous [15, AV note 41]

_____Plus exactement, il n’était pas possible d’avoir raison sans pouvoir rassembler de ces raisons. Depuis que la "médecine"© « exerce son magistère sur l’existence de nombreux d’entre nous,[…] précisément – et les théoriciens de la psychiatrie ne s’y sont pas trompés – c’est chacun d’entre nous, citoyen, qui peut « tomber » dans la maladie mentale, c’est votre conjoint, votre enfant ou vos proches pour lesquels il est légitime que vous les signaliez afin de les faire soigner, contre leur volonté si nécessaire. »[25, APR note 60] Pouvoir « tomber » dans la "maladie mentale", c’est surtout pouvoir faire « tomber » dans la "maladie mentale" [26] : cela essentiellement, les théoriciens de la "psychiatrie" ne s’y sont pas trompés ! "Votre conjoint, votre enfant ou vos proches" –en un mot, votre famille-, telle est leur cible privilégiée puisque manipulable [27] à l’envi, à la mesure de ses multiples bouillonnements passionnels offrant si peu de prise à la raison qu’on lui confisque [28] sans qu’elle s’en rende compte [29] !

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Du temps de Jésus, affirmer : « Il a perdu la tête. » est de peu d’incidence pour celui qui "l’a perdue"… s’il ne l’a pas perdue : il hausse les épaules, vaque à ses affaires et laisse les "bien-portants" vaquer aux leurs. Aujourd’hui, affirmer : « Il a perdu la tête. » est devenu une formule magique [30] depuis qu’elle est "médicale"©. Sitôt qu’ils l’ont prononcée, ses praticiens (inclus les faux humbles du « je-ne-suis-pas-médecin »[31] et vrais premiers valets [32] du « je-suis-médecin-donc-je-sais-tout »[33]) n’envisagent même plus qu’il leur soit possible d’avoir tort : ce qui est reposant pour leur esprit, attendu qu’il ne leur est plus nécessaire de rassembler des raisons réelles étayant leur raison. (Dommage : ils auraient pu profiter de l’occasion pour vérifier… qu’ils n’aient pas perdu la tête, voire gagnée une seconde [34] en compensation) Inversement, celui qui « aura perdu la tête » pourra rassembler des milliers de raisons réelles étayant sa raison qu’il en sera d’autant moins reposant pour l’esprit ! Aussi, pour tous sera-t-il "fatigué"©[35] : contre sa volonté si nécessaire, il sera "légitime" de le  signaler afin de… on connaît la chanson [36].

_____Il suffit que ces zéros chantent leur lamentation sur celui qui « a perdu la tête », avec eux prend la fuite une armée de déserteurs [37], et beaucoup d'hommes tombent [38] dans leur poussière de chimères [39]. Que s'est-il donc passé ? Comment ont-ils pu faire tomber, ces zéros, comment ont-ils pu faire périr, ces nuisants [40] guerriers de l’absurde [41] ? Comment ? Pas besoin de déchirer ses vêtements, de pleurer et jeûner jusqu'au soir pour émettre une suggestion si frappante qu’elle pourrait passer pour une saisissante affirmation : n’auraient-ils pas perdu la tête ?…

Premier livre de Samuel 1,1-4.11-12.19.23-27. (*)|(*)
David, après avoir battu les Amalécites, revint à Ciklag et y demeura deux jours. Le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül, les vêtements déchirés et la tête couverte de poussière. En arrivant auprès de David, il se jeta à terre et se prosterna. David lui demanda : « D'où viens-tu ?
- Je me suis sauvé du camp d'Israël.
- Que s'est-il donc passé ? Raconte-le-moi ! »
L'homme répondit : « L'armée a pris la fuite, et beaucoup d'hommes sont tombés. Saül lui-même et son fils Jonathan ont péri ! »
Alors David déchira ses vêtements, et tous les hommes qui étaient avec lui firent de même. Ils pleurèrent et jeûnèrent jusqu'au soir, ils se lamentèrent sur Saül et sur son fils Jonathan, parce qu'ils étaient tombés par l'épée. Et David chanta cette lamentation :
« Comment donc, Israël, ta fierté, sur les hauteurs, a-t-elle été transpercée ? Comment sont-ils tombés, ces héros ? Saül et Jonathan, bien-aimés et rayonnants ! Ni la vie ni la mort ne les ont séparés. Ils étaient plus rapides que les aigles, ils étaient plus forts que les lions. Pleurez sur Saül, filles d'Israël : il vous habillait de pourpre somptueuse, avec des joyaux d'or, il rehaussait votre parure. Comment sont-ils tombés, ces héros, au milieu des combats ? Jonathan, sur les hauteurs, fut frappé à mort ! Je pleure sur toi, mon frère Jonathan. Tu m'étais si cher : ton amitié était pour moi plus merveilleuse que l'amour d'une femme. Comment sont-ils tombés, ces héros, comment ont-ils péri, ces puissants guerriers ? »

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Une cockerinade par jour

- Maman, Maman ! Qu'est-ce qu'il y a pour dîner ?
- Tais-toi et retourne dans le four !

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