Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 29 janvier 2010

« Par Minou, le moût tarde ! », dit Sylvestre en grimpant à l’arbre…

0-dessins-sylvestre-g.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34. (*)|(*)|(*)(*)(*)(*)/(*)
Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. » Il disait encore : « À quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde (*) : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -4,21-25° (*)
Captruche.jpgParlant à la poule [1, note 3] en fariboles [1, note 6], Philou [2] disait : « Il en est du règne du Docteur comme d'un bien-portant qui jette son dévolu sur son "malade"© : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, sa sentence germe et grandit, il ne sait comment. De lui-même, l’atterrant [3] produit d'abord l'herbe folle, puis de pis en pis, enfin du tas plein de fumier [4]. Et dès que le grain [5] le permet, on y met les faux-culs [6], car c'est l’étang [7] des poissons truffés d’arrêtes [8]. » Il disait encore : « À quoi pouvons-nous comparer le règne du Docteur ? Par quellefoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société faribole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde extra-forte : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel [9][10] peuvent faire leur nid à son ombre, les bestiaux de la terre creuser leur terrier [11][12] entre ses racines, sauter de branche en branche [13] ou se lover [14] dans son feuillage. »
Par de nombreuses fariboles semblables, Philou leur annonçait la parlote
[15], dans la mesure où seul un "médecin"© était capable de la comprendre [16]. Il ne leur disait rien sans employer de fariboles, mais en particulier, il "expliquait"© tout à Anne-Lise [17] afin qu’à son tour elle s’explique sur [18, note 23/2] ses "jugements"©©© aussi "clairement" qu’on aura "expliqué"© au "malade"© "jugé"©©© la nature de sa "maladie"©[19, APR note 59] !

_____Au moins par la suite s’étonnera-t-on peu que le terme d’amour, malheureusement, soit extraordinairement vague [20, APR note 30] ! Néanmoins la fortune de son usage à tout propos ne se démentira pas, tout au contraire : il faut avoir lu ou entendu –en faisant très très attention [19, APR note 43] !- des bien-portants s’adressant à un "malade"© pour en prendre toute la mesure. À défaut de s’être jamais expliqués sur les fondements [21] de leurs convictions "sanitaires"©, ce sont des torrents "d’amour" qu’ils font couler à flots. Si on ne sait pas de quoi se "soigner"©, cela n’a aucune importance pour ceux qui n’ont pas à se "soigner"© : ce qui est essentiel pour eux est que le "malade"© se "soigne"© par "amour" des bien-portants de son entourage ! Du reste, moins cet entourage lui est proche au quotidien –vivant à l’extérieur de son nid- et plus il s’arqueboute sur cet "argument", faute de "subir" directement ce qui passe -uniquement par ouï-dire- pour "ne pas correspondre aux canons comportementaux" [22] de proches plus directs. De même un membre de cet entourage moins proche fournira-t-il à terme le signataire idéal [23, note 11][24, note 65] qui, d’un trait de plume, contribuera avantageusement à faire grimper le chiffre statistique de ces « dizaines de milliers de personnes internées contre leur gré chaque année, séparées de leur famille et de leurs enfants, forcées de se soigner à domicile ou dans un établissement fermé, avec la complicité passive et souvent active de la loi, de la police et du système judiciaire, dans la quasi indifférence d’une société entretenue dans la peur de l’autre et de l’étrange… »[25, APR note 60] Passons pudiquement sur cet étrange [26] « étrange » -qui, pour l’heure, a toujours besoin de passer exclusivement alliance [20, APR note 44] avec des bien-portants plutôt qu’avec des "malades"©- pour souligner combien l’"amour" demeure l’inaltérable "argument"-choc des premiers, avant, pendant et après. Et ce, en dépit de la masse ahurissante de désastres [27] en tous genres que cet "amour" aura charrié sur son passage, faisant moins que le rendre extraordinairement vague puisque le démolissant [28] à boulets rouges partout où il pourrait se manifester ! À un tel degré de déréliction, est-on encore capable de comprendre que celui qui parle d’"amour" -tout en démontant méthodiquement rails et traverses- démentira du même coup la seule possibilité de transhumances du train [29] de ce nom ?

_____Dans la mesure où ils sont capables de comprendre ce qu’on leur annonce, que peuvent comprendre des enfants de "malade"©/bien-portant qui n’ont pas les yeux dans leur poche ? À quoi peuvent-ils comparer le règne de Dieu ? Il va sans dire que c’est en premier lieu à l’amour qui règne dans leur propre maison. Pour eux, non seulement ce terme n’a rien de vague mais il est le facteur essentiel d’une saine croissance. L’important pour eux aussi, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel. Ce sans quoi –plus que tous autres- ils vont s’étioler ; ou ce sans quoi ils ne vont pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le leur…[20, APR note 30] Et ce avec quoi ils s’éclairent au moyen de la lampe mise sur le lampadaire qui leur est le plus immédiatement accessible : celui de leurs parents. Quelle que soit la surdose forcenée d’"amour" avec laquelle des apparentés moins immédiats (forts de "compétences professionnelles"© gravitant autour de la psyché [30, APR note 53]… version "chrétienne"©[31]) vont expliquer en particulier à des enfants qu’en attendant que germe et grandisse le règne de Dieu, eu égard à un monde devenant plus "dur"©[32, note 13/2] parce que croulant sous le joug [33] de mystérieux microbes "psychiques", il est malheureusement indispensable d’organiser la séparation [34] matérielle de leurs parents au nom de quelque "prudence"©[35] "sanitaire"© -contre le gré de l’un d’entre eux (ainsi qu’au prix de substantielles trahisons [36] contre sa personne, ce qui leur est gardé secret)-, que vont en comprendre ces enfants, bercés depuis toujours dans un environnement de convictions chrétiennes approchant du modèle "haut de gamme"©[19, APR notes 54] ? Ils vont en comprendre ce que n’importe qui peut être capable d’en comprendre sans être médecin [37] ni "professionnel"© de quoi que ce soit : quelles que soient la validité, l’authenticité ou la sacralité (par conséquent, ce qui leur a toujours été présenté comme essentiel) des « hautes valeurs morales et familiales »[38] qu’ils aient pu avoir déjà intégré, dans les faits ces « valeurs » n’ont plus aucune importance en cas de "maladie"©, chez tous ceux qui les promeuvent… et continuent de les promouvoir comme si de rien n’était.

_____À moins que ces mêmes enfants soient devenus durs d'oreille et se soient bouché les yeux [39, note 34], leurs yeux voient, leurs oreilles entendent. Et ce, d’autant mieux qu’ils sont en première ligne à cet égard : loin devant la totalité des "conseillers"© extérieurs, apparentés ou non, "professionnels"© de quelque "prestation de service"©[40] ou non. Ils ont d’abord longtemps vu et entendu au quotidien un "malade"© dont ils seraient les premiers à démentir formellement la "maladie"©… si on leur avait demandé. Mais hélas, ils sont trop jeunes pour « être médecins » [37]… et pas suffisamment âgés pour que les durs d’oreille "adultes"©[38] fassent attention à ce qu’ils entendent d’eux : aussi ces derniers s’estiment-ils les mieux placés pour, finalement, "assumer"©©©©©©©©©©[39] de façon "heureuse" "l’intérêt de la famille et leur protection"©[40]. Pourtant, ici encore, si on leur avait demandé si d’aventure un affreux monstre gluant [41] était sournoisement tapi au sein de leur foyer, sans doute eussent-ils trouvé « étrange » l’humour des "adultes"© ; et peut-être auraient-ils été jusqu’à en rire afin de ne pas moissonner quelque vexation de leur part. Du reste, si un tel abominable [42] avait existé, ils n’auraient pas attendu qu’on leur demande. Précisément parce qu’ils sont en première ligne, EUX, ils auraient été les premiers à redouter le massacre ! De ce fait, ce n’est pas leur lien affectif avec la "bête immonde" qui les aurait retenus de trouver « légitime de la signaler au plus vite afin de la faire soigner, contre sa volonté si nécessaire. » [25, APR note 60].

_____À moins que ces mêmes enfants soient devenus durs d'oreille et se soient bouché les yeux, leurs yeux voient, leurs oreilles entendent mensonge [43] sur mensonge : la surdose compensatoire [44] d’"amour" qu’on leur déverse est fort en peine de leur masquer. Non seulement ils n’ont signalé aucun "malade"©, mais ils ont vu et entendu un "malade"© -qu’ils savent depuis longtemps illégitime-, interné contre son gré dans un établissement fermé, forcé de se soigner mais ayant heureusement résisté avec succès à ces soins. Ce "malade"© a été signalé par un hors-la-loi "légal" [45, note 46] diligenté par des "adultes"© qui les "aiment", leur ayant offert peu auparavant un merveilleux spectacle d’"amour" [46, APR note 9]. Le "malade"© lui-même est très "aimé" puisqu’ils ont appris de source sûre qu’il était à l’"hôpital"©[47, APR note 47] pour son "bien"©[48, notes 1,2] : même sans se soigner ! "Détail" qu’ils connaissaient parfaitement…

_____Ce que les yeux de ces enfants voient, ce que leurs oreilles entendent, c’est qu’ils sont au beau milieu du champ de bataille d’une guerre qu’ils savent absurdissime [49] ; aussi sont-ils les premiers à déplorer que celle-ci ne se limite pas au retour du printemps :

MontageBethsabée.jpg

Deuxième livre de Samuel 11,1-4.5-10.13-17. (*)|(*)
Au retour du printemps, à l'époque où les rois reprennent la guerre, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l'armée d'Israël ; ils massacrèrent les Ammonites et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem. À la fin d'un après-midi, après avoir pris son repos, il se promenait sur la terrasse du palais ; il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « C'est Bethsabée, fille d'Éliam, la femme d'Ourias le Hittite. » Alors David l'envoya chercher. Elle vint chez lui et il dormit avec elle. La femme conçut, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! » Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite », et Joab l'envoya à David. Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l'armée, et la guerre. Puis il lui dit : « Descends chez toi et repose-toi un peu. » Ourias sortit du palais, et le roi lui fit porter un des plats de sa table. Mais Ourias passa la nuit à l'entrée du palais avec les gardes du roi ; il ne descendit pas chez lui. On annonça à David : « Ourias n'est pas descendu chez lui. » Le lendemain, David l'invita à manger et à boire à sa table, et il l'enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher dans la salle des gardes ; il ne descendit pas chez lui. Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre : « Poussez Ourias au plus fort de la mêlée, puis retirez-vous à distance ; qu'il soit frappé et qu'il meure ! » Joab, qui assiégeait la ville, fit exprès de placer Ourias à un endroit où les ennemis étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l'armée, parmi les officiers de David, et Ourias le Hittite mourut.

_____N’avons-nous pas lu l’Écriture [50] ? Elle n’est pas toujours la suite ininterrompue de récits plus édifiants les uns que les autres : notamment au cours de cette ancienne Alliance qui, de nouveau, frise la "violence psychologique"©[51] en narrant par le menu des bruits de bottes… auxquels se mêlent –plus feutrés- des bruits d’alcôves. Pis encore : les rois reprennent la guerre ? En réalité, voilà un roi qui fait reprendre la guerre à d’autres, pendant que lui va prendre du bon temps avec la femme qui est non seulement celle d’un autre mais d’un époux qui, lui, fait la guerre ! Cet époux, lui aussi, va être mis en première ligne : placé exprès à un endroit où les ennemis étaient en force, poussé au plus fort de la mêlée. Ce qui, à cette époque, ne pardonne pas, s’agissant d’une "vraie" guerre : c’est-à-dire, une guerre classique, théâtre de massacres, de mêlées, d’assiégés et de tués. Aucun membre de ce corps expéditionnaire ne va s’imaginer en colonie de vacances, ou laisser entendre à quiconque –via quelques astuces sémantiques- qu’il fait autre chose que la guerre quand il fait la guerre.

_____En un mot, on peut être roi, oint du Seigneur, et céder incidemment à des passions redoutables qui poussent jusqu’à la mort injuste d’un homme. Mais au moins le décor est-il planté sans faux-semblants. Il s’agit de se débarrasser d’un rival amoureux en usant de moyens radicaux : qu'il soit frappé et qu'il meure ! Si le récit avait voulu donner dans de l’extraordinairement vague, nous en aurions eu cette version : qu'il soit… « forcé de se soigner à domicile ou dans un établissement fermé… », etc. (Heureusement, si nous sommes là dans l’ancienne Alliance nous n’avons pas reculé plus loin dans le temps [52, AV note 87] !…) Aussi est-il clair que David est indéfendable sur de tels actes : heureusement encore (pour la suite à venir…), l'époque ne connaît ni "mécanismes psychologiques de défense"©[53]… ni une certaine catégorie de "professionnels de la défense"©[54][55][56].

_____Tout ceci semble aujourd’hui bien suranné, tant prévaut le "peace and love" : la guerre, quelle horreur ! (Les sels sont dans le tiroir du haut : entre le Lexomil® et le Risperdal®…). Ce qu’il conviendra d’expliquer à des enfants qui n’ont autour d’eux QUE des "adultes"© se demandant comment ne pas avoir honte de David, tant l’image qu’ils se plaisent à donner d’eux-mêmes est vraisemblablement à deux doigts de la perfection morale. À moins que leurs yeux voient, leurs oreilles entendent des "adultes"© (dans le privé comme dans le public) ne se posant plus même la question de savoir s’ils assument de façon heureuse le dessein qui est le leur : ce serait en effet prendre le risque effroyable d’employer le verbe assumer, un peu moins vague qu’une parabole

2462380423_dbd7b7916f.jpg

____________________________

Une cockerinade par jour

Toto annonce à son père :
- J'ai découvert que maman est une fée !
- C'est bien gentil de ta part, Toto. Et pourquoi penses-tu que maman est une fée ?
- C'est pépé qui m'a dit qu'elle te fait marcher à la baguette !

foi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société

Commentaires

wouah effectivement ca doit etre lune des premieres fois ke jarrive a lire ton article en entier ! je ss contente de voir ko moins une personne a compri ce ke lon ressentait vraiment (et cest cete personne la qui est pretedue malade ...). Bon ben voila juste pr te dire ke ta bien compris ce ke lon vivait et je crois ke moi ossi je comprend ce ke toi tu vis !

Écrit par : helene | samedi, 30 janvier 2010

Les commentaires sont fermés.