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samedi, 30 janvier 2010

« Science, tais-toi ! » Laissez tomber : il se fait DÉJÀ un grand calme !…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41. (*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. (*) » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? ».

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -4,35-41° (*)philix.jpg
Toute la nuit, Philou [1] avait parlé à la poule [2, note 3] en fariboles [2, note 6]. Le matin ne venant pas [3, note 5], il dit à ses disciples : « [4] Revenons à la surface. » Plumant la poule, ils emmènent Philou dans leur galère [5], comme il était ; et d'autres galères s’inscrivaient dans son sillage. Survient inévitablement une violente tempête psychologique [6]. Des vagues extraordinaires [7, APR note 67] se jetaient sur la galère, si bien que déjà elle se remplissait d'eau de rose "d’amour" [8, APR note 20]. Lui endormait les consciences [9] par derrière [10]. Ses compagnons se rebellent et lui crient : « Maître, nous sommes pendus [11] ; tu ne nous fais rien [12] ? » Interpellé dans son vécu, il brasse du vent avec morbidité et leur fait dire à l’amer [13] : « Science, tais-toi [14, APR note 60][15] ! » Le vent tomba, et il distribua des calmants à grande échelle [16], celle des pompiers [17] incluse. Ainsi, Philou n’eut pas à leur dire : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la crédulité [18] ? » C’est que, saisis d'une grande crainte [19], ils ne se disaient pas non plus entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et l’amer doivent lui obéir [20] ? ». Parce qu'ils savaient, eux, qui il était [21]. L’amer aussi : c’est pourquoi ils le retirèrent [22][23] afin d’être plus à l’aise pour faire leurs pâtés [24].

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_____Que ce fût hier dans la synagogue de Capharnaüm [15, APR note 51], ou aujourd’hui sur la même barque, il faut être soit un esprit mauvais [25]… soit le vent et la mer (!) pour fort bien savoir qui est Jésus. Car si les disciples le savaient aussi bien que l’un ou les autres, il pourrait survenir une violente tempête que cela ne les dissuaderait pas de dormir eux-mêmes : sur un coussin ou ailleurs. Mais alors il conviendrait de remiser au vestiaire toute remise en question [26]. À commencer par celle-ci : pour quoi Jésus est-Il venu ? Pour faire du tourisme ? Pour dormir sur un coussin à l’arrière pendant qu’à l’avant ses compagnons se font copieusement asperger par les vagues qui se jettent sur la barque ? « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Mais non : cela ne lui fait rien ! Aurait-Il eu besoin d’être réveillé, sinon ? Car s’Il est bien dans la même barque qu’eux, aussi violente que soit la tempête ce n’est pas la sienne. Et comme Il est précisément dans la même barque qu’eux, ils ne sont pas perdus. Ce qu’ils ne savent pas parce qu’ils n’ont pas la foi. Ce qu’ils n’ont pas parce qu’ils ont peur [27]. Aussi bien pourrait-on inverser la proposition, suggérant alors qu’ils ont peur parce qu’ils n’ont pas la foi : ce qui ne serait que tourner en rond [28]. Car les générations de disciples se succédant interpelleront avec vivacité sur quantité de pauvres petits lapins [29]… néanmoins friands pauvptilapins.jpgdes premiers rangs dans les synagogues [30] : gageons qu’ils n’y viennent pas non plus pour y faire uniquement du tourisme spirituel… Associant les deux questions, Jésus établit un lien formel entre la peur et le manque de foi ; mais Sa première question porte bien sur la peur et non sur la foi : n’est-ce pas pourtant sur cette dernière que repose Sa venue… et l’essentiel [31, APR note 30] de ce qu’Il proclame et fait proclamer [32] à sa suite ? Pourquoi ? Comment ? La réponse au comment va expliquer [8] le pourquoi. Encore faut-il s’attacher à n’éluder aucun de ces paramètres : dès lors qu’il s’est fait un grand calme (fusse en déclenchant volontairement quelque violente tempête contrant la première, à dessein de la neutraliser…), l’excuse [33] de la tempête a perdu toute légitimité… en admettant qu’elle en aie jamais eue.

_____Observons précisément nos disciples à la faveur de ce grand calme. Le vent étant tombé, les vagues ne se jettent plus sur la barque, si bien qu’elle peut se vider de son eau. Les disciples perdus sont donc sauvés [34]. La barque se vidant de son eau, avec cette eau s’évacuent les raisons d’avoir peur. (On n’avait pas encore inventé les "médicaments"© antiphobiques [35, note 36] inducteurs de peurs sans raison, puis de raisons d’avoir peur [36] !…) Or, les voilà à présent saisis d'une grande crainte : ce qui démontre bien que la crainte décrit une situation différente [37] de celle de la peur, ne partageant éventuellement avec celle-ci que certains effets : ici le saisissement. La peur, elle, est la conscience vivace d’un péril imminent : de la perspective réelle d’un mal à subir. Tant qu’elle est sous contrôle, demeurant dans ces limites, la peur prévient de ce mal à subir, contribuant ainsi à l’amoindrir… voire à l’éviter dans la mesure [7] où la situation le permet. Passant sous contrôle extérieur [37], la peur reste notoirement l’outil [38] de prédilection de tout visionnaire [39] de mal à subir, pourvu bien entendu que ce ne soit pas lui [40] qui aie à en pâtir [41] ! Rien de tel, naturellement, chez Jésus : autour de Lui -et grâce à Lui-, on vient d’un mal subi, qu’Il a annihilé. Autrement dit, Il a répondu à un mal par un plus grand bien. Or, qu’on le prévoie ou qu’on en bénéficie, aucun bien ne saurait motiver la moindre peur. Si celle-ci existe néanmoins, elle signe la prévention –pour ne pas dire l’appréhension [7, APR note 44] !- d’un "bien"[42, notes 1,2] de contrebande qui, dans sa réalisation concrète, va être un mal subi… et commis [43, APR note 14], dans la mesure où il ne devra rien à quelque phénomène naturel accidentel, tel qu’il peut se manifester au travers du vent et de la mer.

_____Ainsi : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » Les disciples vont connaître la réponse à cette question : ce qui les qualifie en disciples est justement de connaître la réponse et d’en témoigner [44] par obéissance. À cet égard, la pertinence de cette question est aujourd’hui d’une actualité très brûlante. Si même le vent et la mer lui obéissent, cela signifie que les éléments naturels lui obéissent. Or, ces éléments étant déchaînés, Il les interpelle pour les assigner [45] au silence, à se taire : en un mot, pour substituer au mal présent un plus grand bien. Qui n’est-il pas ? Assurément : ni huissier de "justice"©©©[46] ni autre personnel [8, notes 54 à 56] du même tonneau ! Surtout, Il commande aux éléments pour les calmer grandement, non pour les déchaîner afin qu’ils se retournent contre l’homme pour le faire tomber : dans un tel objectif [47], l’homme se suffit d’ailleurs à lui-même… En d’autres termes, les éléments lui obéissent dans le sens d’un plus grand bien. S’ils vont en revanche dans le sens d’un plus grand mal, ce n’est pas à lui qu’ils obéissent : pourquoi Jésus dirait-il : « Pourquoi avoir peur ? » s’Il commandait ensuite aux éléments de nous fournir de substantielles –voire gigantesques- raisons d’avoir peur ? Qui est-il donc ? Quand bien même le vent et la mer lui obéissent, partout où la nature semble se venger de l’homme, Il n’est jamais celui qui tient la barre du navire des bourreaux : que ces derniers soient de chair [48 ?] ou d’esprit [26]. Parce qu’Il est toujours sur le coussin à l'arrière, dans la barque des victimes elles-mêmes. Quelle que soit la nature de la tempête, ce n’est jamais la sienne.

_____La question à poser n’est-elle pas plutôt d’un autre ordre, faisant écho à « Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » ? C’est-à-dire, ses compagnons le réveillent-Il toujours et crient-ils après Lui quand les vagues se jettent sur leur barque : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Parce qu’il arrive aussi de crier après Lui dans un tout autre esprit : « Maître, tu nous as perdus ; cela ne te fait rien ! »[49]

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_____Dans cet esprit-là, on conçoit que la seule évocation de châtiment divin en hérisse plus d’un, ne contribuant guère qu’à enfoncer davantage la barque. Du reste, bien malin qui –vu d’ici bas- pourrait déterminer avec exactitude ce qu’il en ressort à l’échelle d’une nation gravement endeuillée [50]. Sans compter qu’à cette seule aune, qui –nation ou personne- pourrait seulement se prétendre de si haute vertu qu’elle soit à l’abri de toute violente tempête ? Que cela hérisse ou non, David apprendra à son corps défendant que cela existe ! Mais quand cela existe, c’est à la face du soleil contre des agissements en cachette : voilà qui existe également plus que jamais [51]

Deuxième livre de Samuel 12,1-7.10-17. (*)|(*)/(<-1)
David avait gravement péché. Le Seigneur envoya vers lui le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes, l'un était riche et l'autre était pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre avait tout juste une petite brebis qu'il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses enfants, elle mangeait de son pain, elle buvait dans sa coupe, elle dormait tout près de lui : elle était comme sa fille. Un jour, un voyageur se présenta chez l'homme riche. Celui-ci, voulant nourrir son hôte tout en ménageant ses troupeaux, alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour le voyageur... » En entendant cela, David entra dans une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Je le jure par le Seigneur qui est vivant : l'homme qui a fait cela mérite la mort ! Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n'avoir pas eu de pitié. » Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c'est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d'Israël : Je t'ai sacré roi d'Israël, je t'ai sauvé de la main de Saül, Désormais, l'épée ne cessera plus de frapper ta maison, pour te punir, parce que tu m'as méprisé et que tu as pris la femme d'Ourias le Hittite pour qu'elle devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur : Je vais, dans ta propre maison, amener sur toi le malheur. Je t'enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l'un de tes proches, qui les prendra à la face de ce soleil. Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j'agirai devant tout Israël, et à la face du soleil ! » David dit à Nathan : « J'ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a pardonné ton péché, tu ne mourras pas. Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d'avoir mourra. » Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l'enfant que la femme d'Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade. David implora Dieu pour l'enfant : il jeûna strictement, s'enferma chez lui, et il passait la nuit couché sur le sol. Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour le faire lever, mais il refusa, et il ne prit avec eux aucune nourriture.

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Une cockerinade par jour

Un homme va se confesser :
- Mon père, je m'accuse d'avoir péché : j'ai fauté avec une femme qui n'était pas la mienne.
- Était-ce contre son gré, mon fils ?
- Oh non, mon père : contre le mur.

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