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dimanche, 31 janvier 2010

À l’eau, pourquoi tu pouffes ?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,21-30. (<-1)/(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d'Isaïe, Jésus déclara : « Cette parole de l'Écriture que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. » Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de Joseph ? (*) » Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm : fais donc de même ici dans ton pays !' » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. (*) » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -4,21-30° (*)
Dans le cinéma [1, APR note 16] d’Arrêtenazes [2], après la lecture du livre d'Aïeaïeaïe [3], Philou [4] déclara : « Cette parlote [5] de l'imposture [6] que vous venez d'entendre, cela fait un bail qu'elle s'accomplit, abolissant [7] certaine parole. » Nonobstant, tous lui rendaient témoignage ; et ils ne s'étonnaient pas du message de glace [8, note 30] qui sortait de sa bouche. Ils ne se demandaient pas : « N'est-ce pas là un affreux jojo ? » Il put donc leur dire : « Puisque vous, vous ne l’êtes pas [9], vous n’allez sûrement pas me citer le dicton : 'Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appréhendé [10, APR note 44] tout ce qui s'est passé à Cafardanlom [11, note 3]qkep0e1y.jpg :  ne fais surtout pas de même ici dans ton pays !' [12, AV note 17] » Puis il ajouta : « Ach so [13, note 11], je vous le dis : aucun faux prophète n'est mal accueilli dans son pays [14, note 1]. En toute cécité [15, APR note 28], je vous le déclare : Au temps du professionnel Philie [16], lorsque les ânesses [17] et la panique [18] ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de "veuves"©[19] en Raihël [20] ; toujours partant, Philie a été envoyé vers la plupart d'entre elles, et même à une veuve qui ne lui était pas étrangère, de la ville d’Arachnida [21], au pays d’Aglaé et Sidonie où elle tissait des toiles heureuses [22]. Au temps du prophète Vignisée [23], il y avait beaucoup de lapereaux [24] en Raihël ; pourtant aucun d'eux n'a été cuisiné [25, note 9], mais bien Vaatan [26], un Assigné [27, note 45]. » À ces mots, dans le cinéma, tous se ruèrent furieusement vers les issues de secours [28]. Ils se couchèrent, poussèrent Philou à prendre un cabinet en ville, et le menèrent jusqu'à siffler sur la colline afin d’y détruire [29] toute vile "maladie"©, pour enfin le rejoindre en bas [30, note 6]. Et lui, "soignant"© au milieu d'eux [31], allait son chemin.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,31.13,1-13. (*)|(*)/(*)(*)
Frères, parmi les dons de Dieu, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.

Première lettre de Phil’os à poutre malsain aux Coquins Chiens 12,31.13,1-13. (*)|(*)
Frères chiens, parmi les dons du Docteur, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de pire. Eh bien, je vais vous indiquer une voie inférieure à humour-manchots-etats-L-1.jpegtoutes les autres (<-1). Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la "santé"©, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la "santé"©, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la "santé"©, cela ne me sert de rien. La "santé"© est longanime ; la "santé"© est serviable [32] ; elle fait envie ; la "santé"© ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien de mal-portant, cherche son intérêt, ne s'excite que si le "malade"© ne se "soigne"© pas [33], ne tient pas compte du mal qu’elle commet [34] ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle s’y voit obligée [35]. Elle excuse tout [36] (sauf la "maladie"©), croit tout [37] (sauf le "malade"©), espère tous les "soins"© possibles sur le "malade"©, supporte tout [38] (sauf le "malade"© sans "soins"©). La "santé"© ne passe jamais la plus petite absence de "soins"©. Les prophètes ? ils disparaîtront [39, APR note 47]. Les langues ? elles se tairont [40][41]. La science ? elle a déjà disparu [42, APR note 60][43][27] ! Car partielle était notre science, partiels aussi vos esprits "malades"©[44]. Mais quand viendra ce qui est méfait [45], ce qui est partiellement sauf disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l’homme [46]. Car nous "voyons"©[15, APR note 28], à présent, dans un miroir [47], en énigme, mais alors ce sera fesse à fesse [48]. A présent, je connais d'une manière partielle (mais infiniment moins partielle que vous qui n’êtes pas médecins [9]) ; et alors je connaîtrai comme je suis reconnu. Maintenant donc demeurent crédulité, bien-portance, "santé"©, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la "santé"© : exactement comme pour le bâtiment [49] !

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Post-scriptum secret (à l’encre sympathique) de Phil’os à poutre malsain
aux Portants-Biens
12,31.13,1-13.

Frères pas chiens, parmi les dons du Docteur, vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres. Quand vos "malades"
©Tartine104_30042004.jpg aboieraient [50] les langues des hommes et des anges, s’ils n’ont pas la "santé"©, ils ne sont plus que "kyrie eleison" [51] ou baballe qui rebondit [52, APR note 14]. Quand ils auraient le don de prophétie et qu’ils connaîtraient tous les mystères et toute la science, quand ils auraient la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, s’ils n’ont pas la "santé"©, ils ne sont rien que de la pâte à modeler [53]. Quand ils distribueraient tous leurs biens en aumônes judiciaires [54], quand ils livreraient leur corps aux flammes [55] des "soins"© [56], s’ils n’ont pas la "santé"©, cela vous sert bien. La "santé"© est longanime entre bien-portants ; la charité étant serviable, servez-vous en à triple dose afin d’en tartiner allègrement tout ce que vous touchez, car c’est malheureusement une notion extraordinairement vague [57, APR note 30] : ainsi la quantité compensera [58, note 44] le manque de qualité. La "santé"© rend envieux les "malades"© gratifiés d’un avis [59] défavorable ; aussi ne fanfaronne-t-elle pas, ne se gonfle-t-elle pas : se rappelant à chaque instant qu’elle n’est pas médecin [9] ; et si d’aventure elle l’est quand même, alors elle n’est pas dans cette branche [58, note 13]. Elle ne fait rien de déstabilisant [59] sur cette branche, cherche à "aider"©[60][61] le "malade"©, ne s'irrite surtout pas devant le "malade"© : il serait fichu de ne pas vouloir se "soigner"©[62] ! Elle ne tient surtout pas compte [63] du mal qu’elle commet : tout le système [64, APR note 15/1] serait remis en question [65] et serait fichu si on commençait à vouloir le réparer [66] ; pouf pouf ! [67] le mal est "bien"©[68, notes 1,2]. Elle ne se réjouit pas de l'injustice subie par les bien-portants survivant dramatiquement dans un milieu hanté par un affreux monstre gluant [69][70], mais elle met sa joie [71] dans l’interné [72][73], ce qui leur sauve [73] la mise in extremis : ouf ouf ! Elle excuse tout ce qui agrée la bien-portance, avec l’agrément des instances inférieures [74] et supérieures [75] : pouf pouf ! Elle croit tout à la mesure [76] de ce qu’elle parvient à faire croître tout autour d’elle [77, note 59] ce qu’il y a à croire : pouf pouf ! Elle espère tout le temps que le "malade"© "guérisse"© : pouf pouf pouf pouf 100 [78] ! Restant à l’extérieur, elle supporte très bien l’"hospitalisation"©[79, note 12/2] : pouf pouf ! et vive la magie des mots rassurants [80]. Et si elle fait passer [81] les "malades"©, la "santé"© ne passe jamais outre [82] les jérémiades des bien-portants. Et comme est venu ce qui est bien-portant, ce qui est "malade"© disparaîtra. Lorsque j'étais "malade"©, je parlais en "malade"©, je pensais en "malade"©, je raisonnais en "malade"©, j’allais jusqu’à prophétiser en "malade"© ; une fois devenu bien-portant, j'ai fait disparaître ce qui était du "malade"© : pouf pouf ! Je ne parle plus [83], je ne pense plus [84], je ne raisonne plus [85], tout ceci étant transféré à la maison-père [86] : pouf pouf ! Ce qui est très reposant, me rendant superflue la fréquentation des maisons de ce nom [87]. Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, une fermeture éclair [88]; mais alors c’est par derrière [89] : face à fa
boueecanard.jpgce, ce ne serait pas "prudent"©[90]. À présent, je connais le "malade"© d'une manière partielle ; mais alors je le connaîtrai comme le Docteur me l’a "reconnu"©. Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité. Parce que, voyez-vous, vous allez avoir besoin d’en puiser de sacrées tartines afin de digérer toutes ces fantastiques aventures… et de continuer de vous faire croire que vous surnagez [91] : plouf plouf ! À cet effet, n’hésitez pas à emprunter sa bouée [92, im.1] au Docteur : étant aux petits soins avec vous, il ne saurait vous la refuser.

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Enfin, frères pas chiens, le Docteur m’a justement adressé la parlote [5] et m’a dit : « Attention à Jérémie ! S’il parvient jusqu’ici, nous pouvons trembler [93] car il est terriblement contagieux. Surtout, que tes bien-portants ne se risquent pas à le faire "soigner"© combattre [94] : s’il passe au milieu d’eux, lui ou un "malade"© contaminé, qu’ils le laissent aller son chemin. Je ne peux rien contre lui, car je suis sans toit [95, note 12] pour vous délivrer. Parlote du Docteur. »

Livre de Jérémie 1,4-5.17-19. (*)
Le Seigneur m'adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t'ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les peuples. Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t'ordonnerai. Ne tremble pas devant eux, sinon, c'est moi qui te ferai trembler devant eux. Moi, je fais de toi aujourd'hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple. Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. Parole du Seigneur. »

samedi, 30 janvier 2010

« Science, tais-toi ! » Laissez tomber : il se fait DÉJÀ un grand calme !…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,35-41. (*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. (*) » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau. Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? ».

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -4,35-41° (*)philix.jpg
Toute la nuit, Philou [1] avait parlé à la poule [2, note 3] en fariboles [2, note 6]. Le matin ne venant pas [3, note 5], il dit à ses disciples : « [4] Revenons à la surface. » Plumant la poule, ils emmènent Philou dans leur galère [5], comme il était ; et d'autres galères s’inscrivaient dans son sillage. Survient inévitablement une violente tempête psychologique [6]. Des vagues extraordinaires [7, APR note 67] se jetaient sur la galère, si bien que déjà elle se remplissait d'eau de rose "d’amour" [8, APR note 20]. Lui endormait les consciences [9] par derrière [10]. Ses compagnons se rebellent et lui crient : « Maître, nous sommes pendus [11] ; tu ne nous fais rien [12] ? » Interpellé dans son vécu, il brasse du vent avec morbidité et leur fait dire à l’amer [13] : « Science, tais-toi [14, APR note 60][15] ! » Le vent tomba, et il distribua des calmants à grande échelle [16], celle des pompiers [17] incluse. Ainsi, Philou n’eut pas à leur dire : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la crédulité [18] ? » C’est que, saisis d'une grande crainte [19], ils ne se disaient pas non plus entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et l’amer doivent lui obéir [20] ? ». Parce qu'ils savaient, eux, qui il était [21]. L’amer aussi : c’est pourquoi ils le retirèrent [22][23] afin d’être plus à l’aise pour faire leurs pâtés [24].

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_____Que ce fût hier dans la synagogue de Capharnaüm [15, APR note 51], ou aujourd’hui sur la même barque, il faut être soit un esprit mauvais [25]… soit le vent et la mer (!) pour fort bien savoir qui est Jésus. Car si les disciples le savaient aussi bien que l’un ou les autres, il pourrait survenir une violente tempête que cela ne les dissuaderait pas de dormir eux-mêmes : sur un coussin ou ailleurs. Mais alors il conviendrait de remiser au vestiaire toute remise en question [26]. À commencer par celle-ci : pour quoi Jésus est-Il venu ? Pour faire du tourisme ? Pour dormir sur un coussin à l’arrière pendant qu’à l’avant ses compagnons se font copieusement asperger par les vagues qui se jettent sur la barque ? « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Mais non : cela ne lui fait rien ! Aurait-Il eu besoin d’être réveillé, sinon ? Car s’Il est bien dans la même barque qu’eux, aussi violente que soit la tempête ce n’est pas la sienne. Et comme Il est précisément dans la même barque qu’eux, ils ne sont pas perdus. Ce qu’ils ne savent pas parce qu’ils n’ont pas la foi. Ce qu’ils n’ont pas parce qu’ils ont peur [27]. Aussi bien pourrait-on inverser la proposition, suggérant alors qu’ils ont peur parce qu’ils n’ont pas la foi : ce qui ne serait que tourner en rond [28]. Car les générations de disciples se succédant interpelleront avec vivacité sur quantité de pauvres petits lapins [29]… néanmoins friands pauvptilapins.jpgdes premiers rangs dans les synagogues [30] : gageons qu’ils n’y viennent pas non plus pour y faire uniquement du tourisme spirituel… Associant les deux questions, Jésus établit un lien formel entre la peur et le manque de foi ; mais Sa première question porte bien sur la peur et non sur la foi : n’est-ce pas pourtant sur cette dernière que repose Sa venue… et l’essentiel [31, APR note 30] de ce qu’Il proclame et fait proclamer [32] à sa suite ? Pourquoi ? Comment ? La réponse au comment va expliquer [8] le pourquoi. Encore faut-il s’attacher à n’éluder aucun de ces paramètres : dès lors qu’il s’est fait un grand calme (fusse en déclenchant volontairement quelque violente tempête contrant la première, à dessein de la neutraliser…), l’excuse [33] de la tempête a perdu toute légitimité… en admettant qu’elle en aie jamais eue.

_____Observons précisément nos disciples à la faveur de ce grand calme. Le vent étant tombé, les vagues ne se jettent plus sur la barque, si bien qu’elle peut se vider de son eau. Les disciples perdus sont donc sauvés [34]. La barque se vidant de son eau, avec cette eau s’évacuent les raisons d’avoir peur. (On n’avait pas encore inventé les "médicaments"© antiphobiques [35, note 36] inducteurs de peurs sans raison, puis de raisons d’avoir peur [36] !…) Or, les voilà à présent saisis d'une grande crainte : ce qui démontre bien que la crainte décrit une situation différente [37] de celle de la peur, ne partageant éventuellement avec celle-ci que certains effets : ici le saisissement. La peur, elle, est la conscience vivace d’un péril imminent : de la perspective réelle d’un mal à subir. Tant qu’elle est sous contrôle, demeurant dans ces limites, la peur prévient de ce mal à subir, contribuant ainsi à l’amoindrir… voire à l’éviter dans la mesure [7] où la situation le permet. Passant sous contrôle extérieur [37], la peur reste notoirement l’outil [38] de prédilection de tout visionnaire [39] de mal à subir, pourvu bien entendu que ce ne soit pas lui [40] qui aie à en pâtir [41] ! Rien de tel, naturellement, chez Jésus : autour de Lui -et grâce à Lui-, on vient d’un mal subi, qu’Il a annihilé. Autrement dit, Il a répondu à un mal par un plus grand bien. Or, qu’on le prévoie ou qu’on en bénéficie, aucun bien ne saurait motiver la moindre peur. Si celle-ci existe néanmoins, elle signe la prévention –pour ne pas dire l’appréhension [7, APR note 44] !- d’un "bien"[42, notes 1,2] de contrebande qui, dans sa réalisation concrète, va être un mal subi… et commis [43, APR note 14], dans la mesure où il ne devra rien à quelque phénomène naturel accidentel, tel qu’il peut se manifester au travers du vent et de la mer.

_____Ainsi : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » Les disciples vont connaître la réponse à cette question : ce qui les qualifie en disciples est justement de connaître la réponse et d’en témoigner [44] par obéissance. À cet égard, la pertinence de cette question est aujourd’hui d’une actualité très brûlante. Si même le vent et la mer lui obéissent, cela signifie que les éléments naturels lui obéissent. Or, ces éléments étant déchaînés, Il les interpelle pour les assigner [45] au silence, à se taire : en un mot, pour substituer au mal présent un plus grand bien. Qui n’est-il pas ? Assurément : ni huissier de "justice"©©©[46] ni autre personnel [8, notes 54 à 56] du même tonneau ! Surtout, Il commande aux éléments pour les calmer grandement, non pour les déchaîner afin qu’ils se retournent contre l’homme pour le faire tomber : dans un tel objectif [47], l’homme se suffit d’ailleurs à lui-même… En d’autres termes, les éléments lui obéissent dans le sens d’un plus grand bien. S’ils vont en revanche dans le sens d’un plus grand mal, ce n’est pas à lui qu’ils obéissent : pourquoi Jésus dirait-il : « Pourquoi avoir peur ? » s’Il commandait ensuite aux éléments de nous fournir de substantielles –voire gigantesques- raisons d’avoir peur ? Qui est-il donc ? Quand bien même le vent et la mer lui obéissent, partout où la nature semble se venger de l’homme, Il n’est jamais celui qui tient la barre du navire des bourreaux : que ces derniers soient de chair [48 ?] ou d’esprit [26]. Parce qu’Il est toujours sur le coussin à l'arrière, dans la barque des victimes elles-mêmes. Quelle que soit la nature de la tempête, ce n’est jamais la sienne.

_____La question à poser n’est-elle pas plutôt d’un autre ordre, faisant écho à « Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? » ? C’est-à-dire, ses compagnons le réveillent-Il toujours et crient-ils après Lui quand les vagues se jettent sur leur barque : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Parce qu’il arrive aussi de crier après Lui dans un tout autre esprit : « Maître, tu nous as perdus ; cela ne te fait rien ! »[49]

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_____Dans cet esprit-là, on conçoit que la seule évocation de châtiment divin en hérisse plus d’un, ne contribuant guère qu’à enfoncer davantage la barque. Du reste, bien malin qui –vu d’ici bas- pourrait déterminer avec exactitude ce qu’il en ressort à l’échelle d’une nation gravement endeuillée [50]. Sans compter qu’à cette seule aune, qui –nation ou personne- pourrait seulement se prétendre de si haute vertu qu’elle soit à l’abri de toute violente tempête ? Que cela hérisse ou non, David apprendra à son corps défendant que cela existe ! Mais quand cela existe, c’est à la face du soleil contre des agissements en cachette : voilà qui existe également plus que jamais [51]

Deuxième livre de Samuel 12,1-7.10-17. (*)|(*)/(<-1)
David avait gravement péché. Le Seigneur envoya vers lui le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes, l'un était riche et l'autre était pauvre. Le riche avait des brebis et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre avait tout juste une petite brebis qu'il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui avec ses enfants, elle mangeait de son pain, elle buvait dans sa coupe, elle dormait tout près de lui : elle était comme sa fille. Un jour, un voyageur se présenta chez l'homme riche. Celui-ci, voulant nourrir son hôte tout en ménageant ses troupeaux, alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour le voyageur... » En entendant cela, David entra dans une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Je le jure par le Seigneur qui est vivant : l'homme qui a fait cela mérite la mort ! Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n'avoir pas eu de pitié. » Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c'est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d'Israël : Je t'ai sacré roi d'Israël, je t'ai sauvé de la main de Saül, Désormais, l'épée ne cessera plus de frapper ta maison, pour te punir, parce que tu m'as méprisé et que tu as pris la femme d'Ourias le Hittite pour qu'elle devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur : Je vais, dans ta propre maison, amener sur toi le malheur. Je t'enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l'un de tes proches, qui les prendra à la face de ce soleil. Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j'agirai devant tout Israël, et à la face du soleil ! » David dit à Nathan : « J'ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a pardonné ton péché, tu ne mourras pas. Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d'avoir mourra. » Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l'enfant que la femme d'Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade. David implora Dieu pour l'enfant : il jeûna strictement, s'enferma chez lui, et il passait la nuit couché sur le sol. Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour le faire lever, mais il refusa, et il ne prit avec eux aucune nourriture.

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Une cockerinade par jour

Un homme va se confesser :
- Mon père, je m'accuse d'avoir péché : j'ai fauté avec une femme qui n'était pas la mienne.
- Était-ce contre son gré, mon fils ?
- Oh non, mon père : contre le mur.

vendredi, 29 janvier 2010

« Par Minou, le moût tarde ! », dit Sylvestre en grimpant à l’arbre…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34. (*)|(*)|(*)(*)(*)(*)/(*)
Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. » Il disait encore : « À quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde (*) : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -4,21-25° (*)
Captruche.jpgParlant à la poule [1, note 3] en fariboles [1, note 6], Philou [2] disait : « Il en est du règne du Docteur comme d'un bien-portant qui jette son dévolu sur son "malade"© : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, sa sentence germe et grandit, il ne sait comment. De lui-même, l’atterrant [3] produit d'abord l'herbe folle, puis de pis en pis, enfin du tas plein de fumier [4]. Et dès que le grain [5] le permet, on y met les faux-culs [6], car c'est l’étang [7] des poissons truffés d’arrêtes [8]. » Il disait encore : « À quoi pouvons-nous comparer le règne du Docteur ? Par quellefoi,évangile,christianisme,philosophie,politique,littérature,société faribole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde extra-forte : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel [9][10] peuvent faire leur nid à son ombre, les bestiaux de la terre creuser leur terrier [11][12] entre ses racines, sauter de branche en branche [13] ou se lover [14] dans son feuillage. »
Par de nombreuses fariboles semblables, Philou leur annonçait la parlote
[15], dans la mesure où seul un "médecin"© était capable de la comprendre [16]. Il ne leur disait rien sans employer de fariboles, mais en particulier, il "expliquait"© tout à Anne-Lise [17] afin qu’à son tour elle s’explique sur [18, note 23/2] ses "jugements"©©© aussi "clairement" qu’on aura "expliqué"© au "malade"© "jugé"©©© la nature de sa "maladie"©[19, APR note 59] !

_____Au moins par la suite s’étonnera-t-on peu que le terme d’amour, malheureusement, soit extraordinairement vague [20, APR note 30] ! Néanmoins la fortune de son usage à tout propos ne se démentira pas, tout au contraire : il faut avoir lu ou entendu –en faisant très très attention [19, APR note 43] !- des bien-portants s’adressant à un "malade"© pour en prendre toute la mesure. À défaut de s’être jamais expliqués sur les fondements [21] de leurs convictions "sanitaires"©, ce sont des torrents "d’amour" qu’ils font couler à flots. Si on ne sait pas de quoi se "soigner"©, cela n’a aucune importance pour ceux qui n’ont pas à se "soigner"© : ce qui est essentiel pour eux est que le "malade"© se "soigne"© par "amour" des bien-portants de son entourage ! Du reste, moins cet entourage lui est proche au quotidien –vivant à l’extérieur de son nid- et plus il s’arqueboute sur cet "argument", faute de "subir" directement ce qui passe -uniquement par ouï-dire- pour "ne pas correspondre aux canons comportementaux" [22] de proches plus directs. De même un membre de cet entourage moins proche fournira-t-il à terme le signataire idéal [23, note 11][24, note 65] qui, d’un trait de plume, contribuera avantageusement à faire grimper le chiffre statistique de ces « dizaines de milliers de personnes internées contre leur gré chaque année, séparées de leur famille et de leurs enfants, forcées de se soigner à domicile ou dans un établissement fermé, avec la complicité passive et souvent active de la loi, de la police et du système judiciaire, dans la quasi indifférence d’une société entretenue dans la peur de l’autre et de l’étrange… »[25, APR note 60] Passons pudiquement sur cet étrange [26] « étrange » -qui, pour l’heure, a toujours besoin de passer exclusivement alliance [20, APR note 44] avec des bien-portants plutôt qu’avec des "malades"©- pour souligner combien l’"amour" demeure l’inaltérable "argument"-choc des premiers, avant, pendant et après. Et ce, en dépit de la masse ahurissante de désastres [27] en tous genres que cet "amour" aura charrié sur son passage, faisant moins que le rendre extraordinairement vague puisque le démolissant [28] à boulets rouges partout où il pourrait se manifester ! À un tel degré de déréliction, est-on encore capable de comprendre que celui qui parle d’"amour" -tout en démontant méthodiquement rails et traverses- démentira du même coup la seule possibilité de transhumances du train [29] de ce nom ?

_____Dans la mesure où ils sont capables de comprendre ce qu’on leur annonce, que peuvent comprendre des enfants de "malade"©/bien-portant qui n’ont pas les yeux dans leur poche ? À quoi peuvent-ils comparer le règne de Dieu ? Il va sans dire que c’est en premier lieu à l’amour qui règne dans leur propre maison. Pour eux, non seulement ce terme n’a rien de vague mais il est le facteur essentiel d’une saine croissance. L’important pour eux aussi, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel. Ce sans quoi –plus que tous autres- ils vont s’étioler ; ou ce sans quoi ils ne vont pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le leur…[20, APR note 30] Et ce avec quoi ils s’éclairent au moyen de la lampe mise sur le lampadaire qui leur est le plus immédiatement accessible : celui de leurs parents. Quelle que soit la surdose forcenée d’"amour" avec laquelle des apparentés moins immédiats (forts de "compétences professionnelles"© gravitant autour de la psyché [30, APR note 53]… version "chrétienne"©[31]) vont expliquer en particulier à des enfants qu’en attendant que germe et grandisse le règne de Dieu, eu égard à un monde devenant plus "dur"©[32, note 13/2] parce que croulant sous le joug [33] de mystérieux microbes "psychiques", il est malheureusement indispensable d’organiser la séparation [34] matérielle de leurs parents au nom de quelque "prudence"©[35] "sanitaire"© -contre le gré de l’un d’entre eux (ainsi qu’au prix de substantielles trahisons [36] contre sa personne, ce qui leur est gardé secret)-, que vont en comprendre ces enfants, bercés depuis toujours dans un environnement de convictions chrétiennes approchant du modèle "haut de gamme"©[19, APR notes 54] ? Ils vont en comprendre ce que n’importe qui peut être capable d’en comprendre sans être médecin [37] ni "professionnel"© de quoi que ce soit : quelles que soient la validité, l’authenticité ou la sacralité (par conséquent, ce qui leur a toujours été présenté comme essentiel) des « hautes valeurs morales et familiales »[38] qu’ils aient pu avoir déjà intégré, dans les faits ces « valeurs » n’ont plus aucune importance en cas de "maladie"©, chez tous ceux qui les promeuvent… et continuent de les promouvoir comme si de rien n’était.

_____À moins que ces mêmes enfants soient devenus durs d'oreille et se soient bouché les yeux [39, note 34], leurs yeux voient, leurs oreilles entendent. Et ce, d’autant mieux qu’ils sont en première ligne à cet égard : loin devant la totalité des "conseillers"© extérieurs, apparentés ou non, "professionnels"© de quelque "prestation de service"©[40] ou non. Ils ont d’abord longtemps vu et entendu au quotidien un "malade"© dont ils seraient les premiers à démentir formellement la "maladie"©… si on leur avait demandé. Mais hélas, ils sont trop jeunes pour « être médecins » [37]… et pas suffisamment âgés pour que les durs d’oreille "adultes"©[38] fassent attention à ce qu’ils entendent d’eux : aussi ces derniers s’estiment-ils les mieux placés pour, finalement, "assumer"©©©©©©©©©©[39] de façon "heureuse" "l’intérêt de la famille et leur protection"©[40]. Pourtant, ici encore, si on leur avait demandé si d’aventure un affreux monstre gluant [41] était sournoisement tapi au sein de leur foyer, sans doute eussent-ils trouvé « étrange » l’humour des "adultes"© ; et peut-être auraient-ils été jusqu’à en rire afin de ne pas moissonner quelque vexation de leur part. Du reste, si un tel abominable [42] avait existé, ils n’auraient pas attendu qu’on leur demande. Précisément parce qu’ils sont en première ligne, EUX, ils auraient été les premiers à redouter le massacre ! De ce fait, ce n’est pas leur lien affectif avec la "bête immonde" qui les aurait retenus de trouver « légitime de la signaler au plus vite afin de la faire soigner, contre sa volonté si nécessaire. » [25, APR note 60].

_____À moins que ces mêmes enfants soient devenus durs d'oreille et se soient bouché les yeux, leurs yeux voient, leurs oreilles entendent mensonge [43] sur mensonge : la surdose compensatoire [44] d’"amour" qu’on leur déverse est fort en peine de leur masquer. Non seulement ils n’ont signalé aucun "malade"©, mais ils ont vu et entendu un "malade"© -qu’ils savent depuis longtemps illégitime-, interné contre son gré dans un établissement fermé, forcé de se soigner mais ayant heureusement résisté avec succès à ces soins. Ce "malade"© a été signalé par un hors-la-loi "légal" [45, note 46] diligenté par des "adultes"© qui les "aiment", leur ayant offert peu auparavant un merveilleux spectacle d’"amour" [46, APR note 9]. Le "malade"© lui-même est très "aimé" puisqu’ils ont appris de source sûre qu’il était à l’"hôpital"©[47, APR note 47] pour son "bien"©[48, notes 1,2] : même sans se soigner ! "Détail" qu’ils connaissaient parfaitement…

_____Ce que les yeux de ces enfants voient, ce que leurs oreilles entendent, c’est qu’ils sont au beau milieu du champ de bataille d’une guerre qu’ils savent absurdissime [49] ; aussi sont-ils les premiers à déplorer que celle-ci ne se limite pas au retour du printemps :

MontageBethsabée.jpg

Deuxième livre de Samuel 11,1-4.5-10.13-17. (*)|(*)
Au retour du printemps, à l'époque où les rois reprennent la guerre, David envoya Joab en expédition, avec ses officiers et toute l'armée d'Israël ; ils massacrèrent les Ammonites et mirent le siège devant Rabba. David était resté à Jérusalem. À la fin d'un après-midi, après avoir pris son repos, il se promenait sur la terrasse du palais ; il aperçut une femme en train de se baigner. Cette femme était très belle. David fit demander qui elle était, et on lui répondit : « C'est Bethsabée, fille d'Éliam, la femme d'Ourias le Hittite. » Alors David l'envoya chercher. Elle vint chez lui et il dormit avec elle. La femme conçut, et elle fit savoir à David : « Je suis enceinte ! » Alors David expédia ce message à Joab : « Envoie-moi Ourias le Hittite », et Joab l'envoya à David. Lorsque Ourias fut arrivé auprès de lui, David lui demanda comment allaient Joab, et l'armée, et la guerre. Puis il lui dit : « Descends chez toi et repose-toi un peu. » Ourias sortit du palais, et le roi lui fit porter un des plats de sa table. Mais Ourias passa la nuit à l'entrée du palais avec les gardes du roi ; il ne descendit pas chez lui. On annonça à David : « Ourias n'est pas descendu chez lui. » Le lendemain, David l'invita à manger et à boire à sa table, et il l'enivra. Le soir, Ourias sortit et alla se coucher dans la salle des gardes ; il ne descendit pas chez lui. Le matin suivant, David écrivit une lettre pour Joab, et la fit porter par Ourias. Il disait dans cette lettre : « Poussez Ourias au plus fort de la mêlée, puis retirez-vous à distance ; qu'il soit frappé et qu'il meure ! » Joab, qui assiégeait la ville, fit exprès de placer Ourias à un endroit où les ennemis étaient en force. Les assiégés firent une sortie contre Joab. Il y eut des tués dans l'armée, parmi les officiers de David, et Ourias le Hittite mourut.

_____N’avons-nous pas lu l’Écriture [50] ? Elle n’est pas toujours la suite ininterrompue de récits plus édifiants les uns que les autres : notamment au cours de cette ancienne Alliance qui, de nouveau, frise la "violence psychologique"©[51] en narrant par le menu des bruits de bottes… auxquels se mêlent –plus feutrés- des bruits d’alcôves. Pis encore : les rois reprennent la guerre ? En réalité, voilà un roi qui fait reprendre la guerre à d’autres, pendant que lui va prendre du bon temps avec la femme qui est non seulement celle d’un autre mais d’un époux qui, lui, fait la guerre ! Cet époux, lui aussi, va être mis en première ligne : placé exprès à un endroit où les ennemis étaient en force, poussé au plus fort de la mêlée. Ce qui, à cette époque, ne pardonne pas, s’agissant d’une "vraie" guerre : c’est-à-dire, une guerre classique, théâtre de massacres, de mêlées, d’assiégés et de tués. Aucun membre de ce corps expéditionnaire ne va s’imaginer en colonie de vacances, ou laisser entendre à quiconque –via quelques astuces sémantiques- qu’il fait autre chose que la guerre quand il fait la guerre.

_____En un mot, on peut être roi, oint du Seigneur, et céder incidemment à des passions redoutables qui poussent jusqu’à la mort injuste d’un homme. Mais au moins le décor est-il planté sans faux-semblants. Il s’agit de se débarrasser d’un rival amoureux en usant de moyens radicaux : qu'il soit frappé et qu'il meure ! Si le récit avait voulu donner dans de l’extraordinairement vague, nous en aurions eu cette version : qu'il soit… « forcé de se soigner à domicile ou dans un établissement fermé… », etc. (Heureusement, si nous sommes là dans l’ancienne Alliance nous n’avons pas reculé plus loin dans le temps [52, AV note 87] !…) Aussi est-il clair que David est indéfendable sur de tels actes : heureusement encore (pour la suite à venir…), l'époque ne connaît ni "mécanismes psychologiques de défense"©[53]… ni une certaine catégorie de "professionnels de la défense"©[54][55][56].

_____Tout ceci semble aujourd’hui bien suranné, tant prévaut le "peace and love" : la guerre, quelle horreur ! (Les sels sont dans le tiroir du haut : entre le Lexomil® et le Risperdal®…). Ce qu’il conviendra d’expliquer à des enfants qui n’ont autour d’eux QUE des "adultes"© se demandant comment ne pas avoir honte de David, tant l’image qu’ils se plaisent à donner d’eux-mêmes est vraisemblablement à deux doigts de la perfection morale. À moins que leurs yeux voient, leurs oreilles entendent des "adultes"© (dans le privé comme dans le public) ne se posant plus même la question de savoir s’ils assument de façon heureuse le dessein qui est le leur : ce serait en effet prendre le risque effroyable d’employer le verbe assumer, un peu moins vague qu’une parabole

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Une cockerinade par jour

Toto annonce à son père :
- J'ai découvert que maman est une fée !
- C'est bien gentil de ta part, Toto. Et pourquoi penses-tu que maman est une fée ?
- C'est pépé qui m'a dit qu'elle te fait marcher à la baguette !

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