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mercredi, 03 février 2010

N’est-il pas dans le clocher ?

frère jacques

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,1-6. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)
Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat (*), il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N'est-il pas le charpentier (*), le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -6,1-6° (*)
Philou [1] est parti pour son pays [2], et ses disciples l’y précédèrent. La nuit du çavapadutou [3], il colle forte une seule gouttese mit à renseigner sur les issues de secours [4, note 4] dans le cinéma [5, note 1]. Les nombreux consommateurs [6], frappés d'abattement [7], disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette détresse qu’il nous a donnée, et ces grands mirages [9] qu’il réalise sans les mains [10, note 12] ? Ne met-il pas tout en charpie, ce fils de Sadik [11], et frère de Jacques, celui qui ne sonne plus les matines [12, note 5] ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et à cause de lui ils étaient profondément choqués qu’un "malade"© puisse encore prétendre à bien se porter [13, notes 17,18]. Car Philou leur disait : « Un "malade"© est très prisé dans son pays, sa famille et sa propre maison [14]. » Et là il ne pouvait accomplir aucun mi-rat ; quelques gouttes seulement lui suffisaient pour leur imposer d’être entiers [15, note 56] et figés [16, note 6]. Il détonna [15, APR note 27] afin de leur prévenir tout manque de foies [15, notes 70,71][17, APR note 37]. Alors il parcourait en cachette [18] les textes d'alentour en les saignant [19].


_____Étonnement contre étonnement : celui de nombreux auditeurs qui, en dépit de la quantité, ne brillent guère par la qualité. C’est le second étonnement, celui de leur manque de foi. Car en dépit de ce qu’ils prennent acte de cette sagesse qui lui a été donnée, et de ces grands miracles qui se réalisent par ses mains, ils étaient profondément choqués là où d’autres s’en fussent plus volontiers émerveillés. Mais le plus étonnant n’est-il pas encore en ce que Jésus s’étonne de ce manque de foi ? En effet, ne vient-Il pas de dire Lui-même qu’un prophète n'était méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison ? Du mépris au manque de foi, il n’y a qu’un pas : alors, pourquoi s’en étonner ? Parce que ce second étonnement n’intervient pas sur le constat de ce mépris du prophète mais sur le miracle qu’il ne peut pas accomplir, guérissant seulement quelques malades. Ce qui est sans doute mieux que rien, mais offre néanmoins un saisissant contraste avec d’autres circonstances –et d’autres lieux- où Il guérit tous les malades [20]. Est-ce à dire que dans son pays les gens fussent atteints de maux mystérieux n’existant nulle par ailleurs ? C’est surtout à dire qu’aux antipodes d’en être à chercher quelque pouvoir en déstabilisant l’autre [21], le vrai médecin renverse ici la perspective en faisant dépendre ce pouvoir du malade lui-même ! De ce fait, il est légitimement amené à s’étonner, car s’il impose les mains il n’impose pas la guérison. Que l’on soit choqué à cause de lui passe encore, mais cela va plus loin pour les malades : s'étonner de leur manque de foi, c’est s’étonner de leur part d’un certain refus de guérir, autrement dit constater chez eux une complaisance objective dans la maladie plutôt que de prendre le risque de s’en faire guérir par un médecin qu’ils ne parviennent pas à voir autrement que sous les traits d’un charpentier, d’un fils ou d’un frère.

_____Aujourd’hui, Jésus n’en finirait pas de s’étonner de ce qu’Il est "charpentier" pour de nombreux disciples… qui ne sont pourtant pas de son pays : aussi ne suffit-il plus de parcourir les villages d'alentour en enseignant. Parce qu’à cet enseignement, d’autres s’y sont superposés. On comprendrait leur succès si ce dernier se mesurait à l’aune de la sagesse qu’ils donnent, de grands miracles qui se réalisent par leurs mains… ou de malades guérissant en masse ! De fait, il y a là comme un "grand miracle" : celui de prendre pour de vrais médecins des faux prophètes [22], alors qu’ils ne guérissent pas un malade [23, APR note 60], en imposent au contraire de nombreux [24], tout ce qui est à leur alentour frappant par un caractère de champ de ruines accomplies. Comme tout magicien [25], ils ont bien entendu un truc : personne n’a péché [26], ce n’est personne le coupable [27] ; mais ceux-ci, le troupeau, que lui font-ils faire ? Ils lui font retourner sa main contre un bouc [28, note 72] dodu à souhait sur lequel on aura répandu la peste pendant trois ans [29] en décrétant qu’il s’est conduit comme un véritable insensé [30] ; ceci avec –pourquoi pas- la précieuse contribution de sa famille !

Deuxième livre de Samuel 24,2.9-17. (*)|(*)/(<-1)
Le roi David dit à Joab, le chef de l'armée, qui était auprès de lui : « Parcourez toutes les tribus d'Israël, de Dane à Bershéba, et faites le recensement du peuple, afin que je connaisse le chiffre de la population. » Joab donna au roi le résultat du recensement : Israël comptait huit cent mille hommes capables de combattre, et Juda cinq cent mille hommes. Mais, lorsque David eut recensé le peuple, le cœur lui battit, et il dit au Seigneur : « Ce que je viens de faire est un grand péché ! Seigneur, pardonne cette faute à ton serviteur, car je me suis conduit comme un véritable insensé. » Le lendemain matin, quand David se leva, la parole du Seigneur avait été adressée à Gad, le voyant, prophète attaché à David : « Va dire à David : Ainsi parle le Seigneur : Je vais te présenter trois châtiments ; tu en choisiras un, et je te l'infligerai. » Gad se rendit chez David et lui transmit ce message : « Préfères-tu qu'il y ait la famine dans ton royaume pendant trois ans ? Ou préfères-tu être poursuivi par tes ennemis et fuir devant eux pendant trois mois ? Ou préfères-tu qu'il y ait la peste dans ton royaume pendant trois jours ? Réfléchis donc, et choisis ce que je dois répondre à celui qui m'envoie. » David dit au prophète : « Je suis dans une grande angoisse... Eh bien ! je préfère tomber entre les mains du Seigneur, car sa tendresse est inépuisable, mais surtout, que je ne tombe pas entre les mains des hommes ! » David choisit donc la peste, et le Seigneur envoya la peste en Israël dès le lendemain jusqu'à la fin des trois jours. Depuis Dane jusqu'à Bershéba, il mourut soixante-dix mille hommes. L'ange exterminateur étendit la main vers Jérusalem, mais le Seigneur renonça au châtiment, et il dit à l'ange exterminateur : « Assez ! Maintenant, retire ta main. » Car David, en voyant l'ange frapper le peuple, avait dit au Seigneur : « C'est moi qui ai péché, c'est moi le coupable ; mais ceux-ci, le troupeau, qu'ont-ils fait ? Tourne donc ta main contre moi et ma famille ! »

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