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jeudi, 04 février 2010

Sans démos, ils jouaient à en rabattre beaucoup.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,7-13. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Jésus appelle les Douze, et pour la première fois il les envoie deux par deux. Il leur donnait pouvoir sur les esprits mauvais, et il leur prescrivit de ne rien emporter pour la route, si ce n'est un bâton ; de n'avoir ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans leur ceinture. « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l'hospitalité dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. » Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir. Ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -6,7-13° (*)
vespa.oil.fill1.jpgPhilou [1] appelle les Douze, et pour apaiser leurs foies [2, notes 70,71][3, APR note 37] il les dévoie [4] deux par deux [5, APR note 6]. Il leur donnait le pouvoir des esprits mauvais [6], et il leur prescrivit [7] de ne pas laisser les bien-portants être emportés par le doute, sinon gare au retour de bâton [8] ; de ne voir que lapins [9], et rats [10], et pièges [11] de "santé"© dans leur imposture [12]. « Mettez des scandales [13], ne prenez pas de "diagnostic"© de rechange. » Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l'"hospitalisable"©[13, APR note 47] dans une maison, restez-y jusqu'à son départ [14]. Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez en secouant la poussière de vos pieds et en appelant les pompiers [15] : ce sera pour vous le témoignage "narcissique"©[16] d’une négation de la "maladie"©[17][18]. » Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se protéger [19]. Ils rabattaient [20] pour le compte de beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile [21] à de nombreux "malades"©, et les chérissaient [22].

_____N’y a-t-il pas là de nouveau matière à s’étonner [23] ? En effet, alors qu’il y a peu Jésus guérit seulement quelques malades, voilà que Ses Douze premiers disciples, eux, guérissaient de nombreux malades ! Certes, ils ne leur imposaient pas les mains mais leur faisaient des onctions d’huile : mais quel que soit leur mode opératoire, celui-ci ne relevait guère de la médecine traditionnelle. De plus, ne connaît-on pas ces Douze par ailleurs [24] ? Avant de suivre Jésus, lequel d’entre eux était-il médecin ? Absolument aucun [25] ! La plupart étaient de condition modeste, et quelle que fût leur activité du moment celle-ci offrait peu de points communs avec la proclamation de la conversion, la chasse aux démons ou la guérison des malades. Du reste, cette condition devait-elle être moins un handicap qu’un atout, leur permettant d’être accueillis et écoutés dans les maisons et localités de condition comparable. Encore n’est-ce là qu’un superficiel aspect socioculturel qui, en soi, n’explique en rien que les pêcheurs d’un jour soient devenus les guérisseurs de l’autre. À cet égard, la seule explication qui vaille est qu’il leur a été donné pouvoir sur les esprits mauvais, et qu’il a bien fallu qu’ils acceptent au préalable de recevoir un tel pouvoir puisque, au vu des résultats obtenus, ils l’ont manifestement exercé. Ce à quoi l’on pourrait opposer qu’ils ne pouvaient pas ne pas l’accepter : soit qu’ils l’aient interprété à la manière d’un séduisant pouvoir magique [26] (la magie [27] suppléant alors au défaut de science : ce qui fera florès beaucoup plus tard, jusqu’à l’intérieur même du corps médical [28] !), soit que Jésus leur aie suggéré que « c’était cela ou la porte ! » Il seraient alors partis en secouant la poussière de leurs pieds : c’eût été pour eux –et pour nous !- un témoignage correspondant si peu à la forme de conviction étayée jusqu’ici sur la vérification de ce qui a été décrit [29, AV note 30] qu’il se serait dissous dans les méandres de l’Histoire plus rapidement que le temps nécessaire à commenter l’Évangile d’un jour !

_____Ces deux hypothèses n’étant donc que spéculations de bas étage, il faut bien envisager que l’acceptation de ce pouvoir ne soit pas plus automatique que la miséricorde du même nom [30] : autrement dit qu’un tel don soit refusé… voire accepté dans un premier temps, pour ne plus trouver l’hospitalité ensuite : si le bien s’imposait sans alternative, à quel mal pourrait-on l’opposer ? À moins que l’on ne considère le libre-arbitre comme un bien de seconde catégorie, la liberté de pouvoir choisir entre l’acceptation et le refus signe déjà l’option entre accueil et écoute [31, AV note 53] et leurs contraires ; ces derniers ayant d’ailleurs pour effet de la diminuer, la gravité incitant plus spontanément à la descente [32, APR note 5] qu’à l’ascension. Ce qui ne se limite pas à quelque mal plus ou moins astucieusement déguisé en "bien" [33, notes 1,2] par ruse ou par simple méconnaissance : rappelons qu’une certaine complaisance dans la maladie [23, APR note 21] est possible, personne –à commencer par celui qui en est atteint- ne songeant pour autant à la requalifier d’état de bonne santé. Relevons en passant la posture inverse qui sera inventée beaucoup plus tard, dont la perverse imposture [12] se révèle [34] dès avant son usage, par son irrecevabilité au seul plan philosophique : postuler de l’extérieur que ce qu’on veut [35, APR note 19] être un malade (les circonstances l’ayant conduit à être quasiment le seul à se requalifier de bonne santé : donc ne voulant pas, lui, être malade !!!) est réellement [29, AV note 41] malade, relève de l’illusion, de la vanité [29, APR note 44] et de l’extraordinairement vague [36, note 54] aussi longtemps que dans le monde réel personne ne saura s’incarner dans la peau d’un autre. Ce qui, pour l’heure, n’est possible qu’au cinéma [37, note 62][38, AV note 1] ! Passer outre, c’est ne plus s’étonner de générer des avatars réels qui soient là, pour tous [29, AV note 41], mais que personne ne voudra assumer… ni de façon heureuse ni de façon malheureuse [29, APR note 30] : à défaut d’être vague, n’est-ce pas extraordinaire ?

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_____Ainsi, de même que l’existence de tout un chacun est constituée d’ombres et de lumières, de maladies et de santé, q0af2_1.jpgue le plus compétent des médecins n’y échappe pas dans sa chair, de même accepter de recevoir le pouvoir sur les esprits mauvais inclut -contrairement à ce que nous savons [39]- la possibilité de la marche arrière. Qu’un tel don soit accepté dans un premier temps -pour ne plus trouver l’hospitalité ensuite- n’est en rien de l’ordre de la spéculation hypothétique : c’est pour nous un témoignage. Ce sont bien les Douze qui sont encore appelés ici, non les onze [40]. Tous, sans exception, chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient. Connaissant la suite de l’histoire, on a peine à imaginer Judas Iscariote [41] chassant beaucoup de démons, faisant des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissant ; il n’en demeure pas moins qu’il est parti comme les autres, qu’il a proclamé comme les autres : ni plus ni moins. Tous, sans exception, étant envoyés deux par deux, le disciple en binôme avec Judas aurait été pour nous un témoin de premier choix si son compagnon s’était singularisé par quelque défaillance. Il faut donc en déduire cet étonnant constat : durant ce laps de temps, Judas Iscariote a guéri plus de malades que Jésus dans son pays, sa famille et sa propre maison !!!

_____Mais naturellement, l’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [29, APR note 30]et de s’y tenir : c’est-à-dire, de veiller [42] à suivre le chemin et marcher avec fidélité, de tout son esprit et de tout son cœur. C’est là le seul témoignage pour les autres, assez dense en soi pour ne pas aller perdre son temps [43] à danser avec les loups [44] via des surveillances externes intempestives [45] (immanquablement proportionnelles à la sous-veillance interne…) piétinant le chemin des autres [46] et marchant [47] sur des observances que personne n’a observé [48][49, APR note 18] ! Ce sans quoi nous allons nous étioler ; ou ce sans quoi nous n’allons pas, finalement, assumer de façon heureuse le dessein qui est le nôtre…

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Premier livre des Rois 2,1-4.10-12. (*)(*)(*)
Comme les jours de David approchaient de leur fin, il exprima ses volontés à son fils Salomon : « Je m'en vais par le chemin de tout le monde. Sois courageux, montre-toi un homme ! Tu garderas les observances du Seigneur ton Dieu, en suivant ses chemins. Tu observeras ses ordres, ses commandements, ses décrets et ses préceptes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse. Ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras, et le Seigneur accomplira cette promesse qu'il m'a faite : 'Si tes fils veillent à suivre leur chemin et marchent devant moi avec fidélité, de tout leur esprit et de tout leur cœur, jamais tes descendants ne seront exclus du trône d'Israël.' » David mourut, il fut enterré avec ses ancêtres, et on l'ensevelit dans la cité de David. Le règne de David sur Israël avait duré quarante ans : il avait régné sept ans à Hébron, et trente-trois ans à Jérusalem. Salomon prit possession du trône de David son père, et sa royauté fut solidement établie.

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