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dimanche, 21 février 2010

Je te donnerai toutes les galères, tous les vautours, toutes les lunes…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,1-13. (*)/(*)  
(
<-1)(<-2) Après son baptême, Jésus, rempli de l'Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l'Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l'épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre. » Le démon l'emmena alors plus haut, et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras. » Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -4,1-13° (*)
gourdin-prehistorique-a-pointes-gonflable.jpgAprès son rebaptême [1][2], Philou [3], rempilant dans la chasse [4] à l'Esprit Saint [5, APR note 10][6, note 5/3], kita [7] les bords du Gourdin [8, APR notes 11,12] (afin de frapper plus vite); il fut conduit par l'esprit [9] à travers le désert où, pendant quarante jours, le malheureux fut mis à l'épreuve de la démonstration [10][11] ! Il ne "soigna"© rien durant ces jours-là, et, quand les tanks [12, im.4] furent coulés [13], il eut faim [14]. L’esprit lui dit alors : « Si tu es le Fils du Docteur, ordonne à ce pain de devenir de la pierre [15]. » Philou répondit : « Il est écrit : C'est seulement de pain étayé sur la vérification de ce qui a été décrit [16, AV note 30] que l'homme doit vivre. » L’esprit l'emmena alors plus bas [17, APR note 5], et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes souterrains [18]. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir [19], et la gloire [20, APR note 12] de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Philou lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Saigneur [21] ton Docteur, et c'est lui seul que tu adoreras [22][23]. » Puis l’esprit le conduisit à Jémalpartou [24], il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils du Docteur, jette [25] un "malade"© en bas ; car il est écrit [26, note 15] : Il donnera pour toi à ses vautours [27, note 69][28] l'ordre de l’enfermer [29] ; et encore : Ils marcheront sur leurs mains [30], de peur que leur pied ne heurte du réel qui soit là, pour tous [16, AV note 41]. » Philou répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le bien-portant ; il est si fragile [31] que tu ne dois pas le laisser retomber. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes d’insultations [32], l’esprit se fixa sur Philou jusqu'au moment présent.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 10,8-13. (*)/(<-1)
Frères, nous lisons dans l’Écriture : La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche ET dans ton cœur. Cette Parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut. En effet, l'Écriture dit : Lors du jugement, aucun de ceux qui croient en lui n'aura à le regretter. Ainsi, entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence : tous ont le même Seigneur, généreux envers tous ceux qui l'invoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés.

Lettre de Phil’os à poutre (*) malsain aux Çacrains 10,8-13. (*)
Montage_zombie_day.jpgFrères chiens, nous lisons dans l’Imposture [33] : La Parlote [34] est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parlote, c’est le message tremblant [35] de foies [36] que nous proclamons [37][38][39]. Donc, si tu affirmes [40] d’un air louche que Philou est "médecin"©, lui [41], si tu crois [42] dans ton cœur que Le Docteur l'a suscité d'entre les zombies [43], alors tu feras mieux de te sauver [44] : non sans avoir mis au préalable ton "malade"© sur sa route. Celui qui croit du fond de son cœur devient juste psychique [45] ; celui qui, d’un air louche, affirme sa crédulité se pare [46, note 35][47] contre le dahu [48]. En méfait [49], l'Imposture se garde bien de dire : Lors du jugement, chacun de ceux qui croient en lui aura à le regretter. Ainsi, entre les Snifs [50] et les pas chiens, il y a une grosse différence [51] : si tous ont le même Docteur, il est généreux envers tous ceux qui l'invoquent… mais vénéneux [52] envers tous ceux qui le révoquent. En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Docteur seront sauvés : ouf ! [53, note 67]

Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. [54] À de tels cris s’oppose le silence du désert, ainsi qu’une mise à l’épreuve inversée puisque effectuée par le réprouvé, se faisant pour l’heure l’examinateur [55, APR note 40]. Ce qui n’est pas sans présenter quelque analogie avec les pharisiens demandant un signe venant du ciel : dans les deux cas, nous avons en effet cette volonté de mise à l’épreuve trahissant une faim, non de pain mais de preuves assez contraignantes à la raison pour ne plus avoir besoin de croire du fond de son cœur, là où se mènent les frictions les plus redoutables -inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure [56]- dont l’on se sauve volontiers en les proclamant chez autrui ski.jpg[57]. Vous avez dit Carême [58] ? Pendant quarante jours, rude (et louable) épreuve de se placer au sommet de son temple [59] afin d’y jeter bas les solides habitudes de témoigner [60] que c'est seulement de pain que l'homme doit vivre ? Ce qui est écrit d’avance, quand bien même on affirmerait de la bouche que Jésus est Seigneur, -voire que l’on pratiquerait précisément certains jours le jeûne seulement de pain !- si par ailleurs le fond de son cœur reste hermétique aux chaînes injustes, aux attaches du joug, aux opprimés, à celui qui a faim, au malheureux sans abri, sans vêtement [61, APR note 11] Se dérober à son semblable, est-ce le jeûne qui Lui plaît, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Mais il y a "mieux", si l’on peut dire : se délecter exclusivement de tout ce qu’il y a à droite du point-virgule chez saint Paul. Celui qui, de sa bouche, affirme sa foi parvient au salut. La saison aidant, tout ce qu’il y a à gauche du point-virgule est parti faire du ski sur les pentes neigeuses [62] : celui qui croit du fond de son cœur devient juste. Il est à craindre que même de fond, le ski ne compense [53, note 58] guère… En attendant la fonte des neiges, c’est bien entendu la formule magique qui prévaut : pouf pouf [53, note 67] ! Dans le "mieux", on trouvera éventuellement le "mieux" du "mieux" : modèle grand luxe toutes options affirmant sa foi de sa bouche et dérobant à son semblable. De fait, la forme pronominale n’est plus nécessaire quand est prise une part active –toute complicité [63, note 59] à cette part étant incluse- à générer des chaînes injustes, lier les attaches du joug, prendre la liberté des opprimés, etc. ! Au nom de quoi ce qui est inconditionnellement [61, APR note 77] (soit indépendamment de toute affirmation de foi) mal se justifierait-il mieux, par exemple, en jeûnant seulement de pain ? À quoi bon ne rien manger durant ces jours-là si on n’a rien à regretter d’actes posés dans une inconscience morale [64] si abyssale que même celui qui infirme de sa bouche que Jésus est Seigneur en reste suffoqué ?

En effet, tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur seront sauvés. Invoquer présuppose une intériorité, c’est-à-dire dans un cœur ouvert [65], mais non partagé : ce cœur se prosternerait alors devant d’autres dieux en les servant [66, APR note 20], quoiqu’on se défende de l’affirmer de la bouche Cela lui appartient et il se donne –ou ne se donne pas- à qui il veut : ce qui vaut pour son semblable, quel qu’il soit. Passer outre [67], c’est précisément entrer dans cette logique –toujours violante et parfois violente- de dérober à son semblable.

Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de D1703385958.jpgieu ! » Et voilà qu’à l’opposé, alors qu’il s’agit toujours d’un esprit mauvais : « Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Il est vrai que pour un "client" comme Jésus, une légion lui reste étrangère [68] : si le nom du démon ne nous est pas précisé ici, il ne nécessitera cependant pas un devin [69] pour envisager qu’il soit également de la catégorie modèle grand luxe toutes options : n’est-ce pas le moins quand on a gloire et pouvoir sur tous les royaumes de la terre ? Assurément le top de la hiérarchie puisque les premiers sont les derniers [70]… et que la tête est aux pieds [30] : là où tout subalterne se prosterne et crie : « Tu es le Fils de Dieu ! », lui en est encore à : « Si tu es le Fils de Dieu,… » Certes, le si pourrait également s’entendre dans le sens de la provocation à la démonstration, épreuve de la preuve ; mais si tel avait été seulement le cas, il y aurait eu un doute assez consistant -sur l’identité de Jésus comme Fils de Dieu- pour –à défaut de se prosterner devant lui (ce qui peut encore se concevoir par ruse…)- ne pas aller jusqu’à lui proposer l’inverse ! D’autant que s’Il est le Fils de Dieu, Il a déjà tout cela : c’est bien pourquoi les autres esprits mauvais le voyant, eux se prosternent devant lui.

La Parole est près de toi, elle est dans ta bouche ET dans ton cœur. « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » La Parole est aussi près du démon, elle est dans sa bouche ! Mais ici pas plus qu’ailleurs, les ailes ne sont-elles interchangeables entre l’ange et le vautour [61, notes 68,69] : c’est entre les Juifs et les païens qu’il n'y a pas de différence en matière de salut. Pour ce qui est du démon, aurait-il obtenu ce salut, à supposer un instant que Jésus eût obtempéré, ordonnant à cette pierre de devenir du pain, se prosternant devant lui (sic) ou se jetant en bas depuis le sommet du Temple ? Aurait-il affirmé de sa bouche que Jésus est Seigneur, le croyant dans son cœur ? Le fait est que s'éloignant de Jésus jusqu'au moment fixé, lui n’était toujours pas fixé ! Car même si la réponse : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » s’accorde implicitement à Jésus Lui-même, elle se comprend explicitement sur le Père, mis à l’épreuve de donner à ses anges l'ordre de Le garder. Enfin, si le démon avait été fixé à ce moment-là, il aurait eu le regret de devoir renoncer à la suite des événements, sachant qu’ils se retourneraient contre lui : Dieu n’aurait alors eu personne à ressusciter d'entre les morts. Alors, nous aurions raté la fin du film [71]

la-fin-du-film-blog.jpg

Commentaires

depuis quelques temps plus aucun commentaires de personne; je serais vous je me poserais les bonnes questions.

Écrit par : droitderéponses | lundi, 22 février 2010

Pourquoi pas ? Encore que la plupart des bloggers savent bien que le nombre de commentaires n'augure en rien de celui des lecteurs. Maintenant vous semblez suggérer que vous auriez des "bonnes questions" que je ne détiendrais pas. Pourquoi pas non plus ? Mais comme je ne suis pas vous, eh bien je ne les connais pas !
Alors, je vous en prie : éclairez ma lanterne (en évitant si possible celle qui inaugure l'article suivant...), votre pseudo laissant entendre un certain répondant !...

Écrit par : Michel | lundi, 22 février 2010

Moi je veux bien t'envoyer des allumettes.

Écrit par : alberto | mardi, 23 février 2010

Des allumettes ? Pour quoi faire ? Pour allumer la lampe, ou pour fiche le feu à la baraque ?...

Écrit par : Michel | mardi, 23 février 2010

Pour allumer la lampe !!!

Écrit par : alberto | mercredi, 24 février 2010

J'aime mieux cela ! Encore que pour la seconde option, les pompiers ne sont pas loin. Au fond ils reviendraient ainsi à leurs "fondamentaux" : et pendant ce temps-là, ils ne seraient pas distraits par d'autres occupations liées, celles-ci, à des tentatives d'extinctions de lampes :
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2009/11/19/lls-te-jetteront-et-ils-ne-te-laisseront-pas-chez-toi.html

Écrit par : Michel | mercredi, 24 février 2010

Tant mieux si tu aimes mieux cela !

Alors... Alors Michel, je vois que tu es en colère et que tu vas devenir pro en matière de retouche d'images sur Photoshop CS3 !

Pour le premier point, "la colère", ce n'est quand même pas à moi de te dire ce que tu dois faire ! Sois tu es chrétien, soit tu ne l'es pas. Tu sais que nos actes finissent toujours par parler d'eux-mêmes en dévoilant notre véritable identité. A ta place, je réagirais fermement en me conformant à mon identité, à ce que je suis. Tu tiens un blog chrétien, ok, alors sois un chrétien, et agis en conséquence ! Professe ce qui est bon et bien. Et laisse la colère, laisse la vengance : laisse donc Dieu se charger de ces problèmes.

Pour le deuxième point, "pro du retouchage", là il y a des débouchés. Pourquoi n'en ferais-tu pas un métier ? Un métier... Un métier histoire de penser à l'avenir, de retrouver la terre ferme, la vie normale, les enfants, leur sourire, d'envisager aussi leur avenir...

Pour tes enfants qui t'aiment, tu dois réagir. Ce n'est pas le top-40 qui va te sauver.

Écrit par : alberto | mercredi, 24 février 2010

Sur ton premier point, ce n'est pas à toi que je rappellerai qu'il est arrivé à un certain Jésus de promener autour de lui à plusieurs reprises un regard de colère, voire de se saisir d'un fouet : je ne jurerais pas que c'était alors pour battre des œufs en neige !
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2010/01/20/on-observait-le-jour-du-ca-bat-pour-voir-s-il-le-battrait-on.html
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2008/11/09/la-colere-fait-le-malheur-des-eternels-damnes.html
Si je comprends bien, tout cela n'était pas très chrétien et franchement, Jésus aurait eu mieux fait de laisser Dieu se charger de ces problèmes, non ? Bon : il semble que sur cette affaire, ce soit en réalité un certain Pilate qui s'en soit lavé les mains.
Par ailleurs, qu'est-ce que c'est que cette histoire de "vengeance" ? Où voit-on que je cherche à me "venger" ? Je cherche à obtenir justice, c'est tout : ce mot dont plus grand monde ne semble se souvenir de la définition...

Avec l'argument du "pour mes enfants qui m'aiment", je rappellerai qu'on m'a fait avaler des tonnes de couleuvres qui font que précisément "mes enfants qui m'aiment" ne voient plus leur père, qu'ils l'aimeraient encore mieux s'ils le voyaient. Ceci n'est pas de son fait ni du leur : c'est précisément ici AUSSI que je cherche à obtenir justice des carpettes responsables de cette situation. "La terre ferme, la vie normale" -et pourquoi pas les petits oiseaux-, tout ça c'est bien gentil mais en quoi "se conformer à une identité de chrétien" serait-il de laisser entendre que les fossoyeurs de la justice (la petite et la grande) puissent avoir en permanence le dernier mot ? Si "se conformer à une identité de chrétien" c'est faire le gros dos, se recroqueviller sur sa petite vie perso et laisser pourrir les métastases de l'injustice sous toutes ses formes, alors je ne suis plus qu'un affreux païen ! Ou un quiétiste béat : prions, et "laissons Dieu se charger de ces problèmes". Ben non, puisque je tiens un blog chrétien : ok, alors je suis un chrétien, et j'agis en conséquence !

Notamment "pour mes enfants qui m'aiment" et à qui on a donné de gravissimes contre-exemples de tout ce qui leur a été enseigné jusqu'ici : là, c'est LEUR avenir qui est bradé au nom des fumisteries les plus sordides... A priori, ils en ont davantage que leur père !

Écrit par : Michel | jeudi, 25 février 2010

Petit post-scriptum quand même : si ma "colère" était vraiment à la mesure de ce qu'on a commis contre ton serviteur, je crois que je serais carrément en taule aujourd'hui ! C'est que j'en aurais assassiné, du monde : brrrrr...

Écrit par : Michel à Alberto (bis) | jeudi, 25 février 2010

Michel, je te propose de faire comme moi (moi qui souffre aussi parfois de la colère), de relire les enseignements bibliques sur ce sujet en essayant d'en tirer profit. Je te propose la page :
http://www.croixsens.net/colere/coljesus.php
Tout le sujet est traité. D'abord la colère de Jésus. La (sainte) colère de Jésus en face du manque de compassion, en face de l'hypocrisie, en face des exploiteurs religieux, contre ses disciples...
Ensuite nos colères à nous. Les conséquences. Comment gérer sa colère. La colère suscitée par la parole blessante....

Michel, il nous appartient de nous connaître mieux et de connaître notre tempérament. Connaissant nos point forts mais aussi nos points faibles, il est possible alors d'y remédier. Dans ce domaine de l'identité, le chrétien a la chance formidable de trouver une aide efficace. Pourquoi ne pas l'utiliser ? (ici je ne parle pas des psys)

Lorsque je suis en colère, ou lorsqu'une colère va me saisir, je m'en aperçois – pareil quand il va y avoir de l'orage ! Comment vais-je réagir ? En chrétien ou en non-chrétien ? Si je suis chrétien, alors la Parole de Dieu va m'interpeler. Ai-je la foi ? Là encore, l'épreuve va le montrer. Si je n'ai pas la foi, l'orage va éclater. Et l'orage reprendra aussi longtemps que je n'aurai pas la foi. Mais si j'ai la foi, les choses vont changer : la Parole de Dieu va venir à mon esprit et agir, je vais la laisser agir. Cela me prendra le temps qu'il faudra, mais je vais la laisser agir. Il y aura encore peut-être des orages, oh oui, parce qu'il en faut du temps pour que les choses s'installent en soi et apportent un changement, toutefois avec la foi c'est comme si c'était fait. Ma colère va être maîtrisée par la Parole de Dieu, et cette Parole en l'occurence est celle-ci : "Sachez-le, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu." (Jacques 1.20). "Renonce à la colère, laisse tomber ta fureur. "Ne t'irrite pas, cela ne produirait que du mal." (Psaume 37.8). " Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écri t : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur." (Romains 12.19).

Voilà. C'est clair, net, précis.

Voilà en tous cas la voie sur laquelle je m'engagerais (indépendamment des psys, je le répète). La vengeance est une réaction naturelle dont il faut avoir conscience pour y parer. D'ailleurs "vengeance" et "justice" vont ensemble. Et si tu marches avec Dieu comme lui l'entend (pas comme toi tu l'entends), alors tu es gagnant, tu ne seras pas perdant.

"La justice" est un autre sujet précieux pour ne pas dire le principal, qui demande encore long développement (pas inutile de revoir). Mais d'abord, il faut être au clair avec "La colère".

Écrit par : alberto | jeudi, 25 février 2010

Tout ceci est adorable, mais de la "colère" de QUI parle-t-on précisément ?

"Cette Parole en l'occurrence est celle-ci ?
- "Sachez-le, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu." (Jacques 1.20).
- "Renonce à la colère, laisse tomber ta fureur. "Ne t'irrite pas, cela ne produirait que du mal." (Psaume 37.8).
- " Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur." (Romains 12.19)."

Fort bien, mais QUI -SANS écouter et SANS parler- s'est mis en colère en faisant intervenir la "justice"©©© des hommes (qui n'accomplit pas la justice de Dieu, mais l'abolit radicalement) ? QUI s'est irrité, ne produisant EFFECTIVEMENT que du mal ? Des chrétiens ou des non-chrétiens ? C'est bien sympa de se vouloir "indépendant des psys" : pas difficile si on a n'a pas eu affaire à eux. Mais SANS eux, verrait-on ainsi autour de soi des chrétiens que la Parole de Dieu n'interpelle PLUS : comme anesthésiés ? "Ai-je la foi ? Là encore, l'épreuve va le montrer. Si je n'ai pas la foi, l'orage va éclater. Et l'orage reprendra aussi longtemps que je n'aurai pas la foi." Cela a déjà été largement montré ! Il faut être au clair avec "La colère" ? Chiche. Mais encore une fois, de la "colère" de QUI parle-t-on précisément ?

"Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent" (Ps 85)
""La justice" est un autre sujet précieux pour ne pas dire le principal, qui demande encore long développement" ? En l'espèce, pas du tout ! Quand on foule obstinément aux pieds l'amour, la vérité et la paix (tout ceci au nom de la "justice" (sic)!), nul besoin de développer : ON NE PARLE PAS de la même chose, mais de la "colère".

Enfin, encore une fois, toi, tu es dans ta maison, parmi les tiens : moi non, et ce depuis maintenant ONZE mois (dont un entier, enfermé dans un établissement -pas franchement indépendant des psys, tu le sais bien !- qui met au clair avec "la colère" en bousillant à petit feu les neurones de ses "coléreux"...). Ceci sans qu'on ne m'en aie JAMAIS fourni la moindre once d'explication un peu cohérente. Face à ce tsunami d'hypocrisie, croit-on qu'il va suffire d'apprendre gentiment "comment gérer sa colère" ??? C'est AUSSI à mes enfants qu'il va falloir expliquer cela. Parce que à eux aussi, on leur en balance de la parole de Dieu... afin qu'elle couvre mieux les conséquences des "colères" de leur entourage : du reste, ils ne sont pas dupes.

Écrit par : Michel à Alberto (ter !) | jeudi, 25 février 2010

Si tu continues sur ta lancée, mon cher Michel, je vais t’appeler l’Edmond Dantes du Web. Mais cela ne mettra, ni beurre dans les épinards, ni baume à l’âme, surtout quant à savoir ce qu’il en sera vingt an après... bien au contraire !

Ce que je fais ici, publiquement, n’est pas pour me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais pour répondre (très brièvement) à un ami chrétien qui témoigne de sa foi, de sa vie, mais aussi de la résurrection du Christ, et cela devant 300 visiteurs par jour ! Dans ce contexte (chrétien), si aucun de ces 300 visiteurs n’intervient (ce qui m’étonne), que me reste-t-il à faire ?

Sans doute que face à l’impossible, le monde se tait. Moi aussi je me tais devant l’impossible, et je recule même. Tu sais aussi qu’une situation sans issue désarme le plus fort des hommes. Et la soif de vengeance, finalement, devient une course solitaire. Pourtant, il est vrai que la dignité reste attribuée davantage à ceux qui combattent qu’à ceux qui ne font rien. Et Michel, toi tu bats ! C’est le cas de le dire ! Tu te bats jour et nuit pour la justice... et au nom de la Justice ! Tu es même convaincu de combattre le bon combat ! (si me je me trompe, corrige-moi).
Est-ce la colère ? et de qui ? Est-ce la vengeance ? Est-ce autre chose ?... Je ne sais pas. C’est à toi d’essayer de comprendre afin de pouvoir en sortir.

Quoi dire ? Je veux dire simplement que je ressens ce que tu ressens, et que ça m’emmerde que tu ne sois pas comme moi avec les tiens. Moi qui souffre quand ma fille se retrouve loin de nous pendant trois semaines (sa scoliose), j’imagine ta souffrance bien plus grande avec toutes les séparations dont tu es victime. Est-ce une souffrance pour toi ? Est-ce une situation désespérée ? Ou espères-tu une issue ? Je t’avoue que moi, devant les situations impossibles, je ne suis pas très doué et il m’arrive de pleurer (seul dans ma chambre).

Mais ensuite, ensuite il y a un deuxième temps... quand je me relève... Chez-moi, sur un mur il y un tableau que j’ai peins (il y a 30 ans) avec de la peinture à l’eau en toute vistesse et dans l’urgence, c’est une “crucifixion“, et c’est devenu pour moi un repère, j’y ai écris ces mots au crayon de papier :“Courage, j’ai vaincu le monde“ (Jean 16,33). Tu vois, ce ne sont pas MES mots. C’est un repère parmi les repères. Ma Bible est toujours là sur ma table, ouverte, parce que je la consulte tout le temps. Tu comprends ? Tout seul, je ne suis pas doué et je ne peux rien faire ! Il faut qu’IL soit avec moi concrètement ! Pas en théorie : concrètement ! C’est un combat là !

A bien réfléchir, il s’agit du combat fondamental où se décide le droit de règne sur soi-même, Qui va vaincre en moi ? Dieu ou mon égo ? C’est le combat de Jacob, au gué de Jabbok. (Il faut relire dans Genèse 32 l’ensemble de ce passage pour bien comprendre le parcours extraordinaire de ce Jacob (le rusé) qui deviendra le père des douze tribus d’Israël). Dans ce combat, Jacob, seul, courageux, lutta toute la nuit avec l’Ange de Dieu. “Je ne te laisserai point aller que tu m’aies béni“, fut son leitmotiv à cet ange mystérieux qui avait l’apparence d’un homme. Jacob fut béni là. “Jacob appela ce lieu du nom de Peniel ; car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée.“. Ce combat avec Dieu, nous l’avons lorsque nous nous convertissons (sinon il n’y aurait pas de conversion). Mais il peut se reproduire au cours de certaines circonstances, et à chaque fois que quelque chose se met entre Dieu est nous.

Pour ce combat dans la prière, aucun psy ne peut se mettre à ta place. C’est toi qui doit te mettre en face de ton Dieu. C’est un tête-à-tête où cependant tout notre être se trouve mobilisé. Quant au lieu, si pour Jacob ce fut le gué du Jabbok (une rivière), pour nous il n’y a qu’un seul lieu : le lieu de la croix.

C’est là que le combat se gagne où se perd. C’est là que je peux (si je veux) déposer mon égo, tout ce que je suis, tout mon être, tous mes problèmes, toute ma vie, tout mon passé, tout ce qui me pèse comme un boulet, tout cet “impossible“ dont je parlais... enfin tout ce dont Christ est mort pour moi, c’est-à-dire, tout mon péché ! TOUT LE RESTE NE SERT A RIEN ET VIENT MASQUER ET EMPECHER CET ACTE ESSENTIEL. Christ est mort pour mon péché. Bible ouverte. Clarté de l’évangile. Si je dépose tout ça, toute ma merde au pied de la croix, et que je me rends compte que le Christ a vraiment souffert dans la réalité cette mort injuste POUR MOI, alors je suis sauvé et tout va changer pour moi ! Je veux dire aussi POUR TOI, Michel !

Tu comprends ? On pourrait discuter sur quantités de choses, de ceci de cela , et des psys... mais non. Je t’emmène là, à ce lieu précis (relis bien mes lignes) du vrai bon combat de la foi où aucun psy, ni personne, ne peut se mettre à ta place. Michel, c’est ce combat-là que tu dois remporter, D’ABORD (si tu le veux) !

Écrit par : alberto | lundi, 01 mars 2010

Mouais. Mais tu peux dire aussi POUR TOUS CEUX qui, à un moment donné, ont cru bon de se mettre à ma place, psys ou non ! Parce qu'à te lire, on pourrait presque croire que je vis seul sur une ile déserte : que "le Christ est mort pour moi"... et rien que pour moi ! Ben, ils sont où les autres ? Ça y est ? "Alors ils sont sauvés et tout a changé pour eux" ? Merveilleux ! Ce qui explique sans doute qu'ils aient pu simultanément mener le "vrai bon combat de la foi"... tout en ayant "pu se mettre à ma place", avec ou sans psy.

"Est-ce la colère ? et de qui ? Est-ce la vengeance ? Est-ce autre chose ?... Je ne sais pas. C’est à toi d’essayer de comprendre afin de pouvoir en sortir." Et nous revoilà sur notre île déserte : je suis tout seul à devoir "essayer de comprendre afin de pouvoir en sortir" ! Toujours aussi merveilleux : autour de moi, tout le monde "s'en sort" et personne n'a plus rien à "essayer de comprendre", bien à l'abri derrière des systèmes qu'on aura mis en branle sans scrupules, qui "comprennent" tout à votre place et qui, surtout, combattent à votre place : de fait, "autre chose" que la "colère" ou la "vengeance" !

À ce stade, ce n'est plus même le combat avec l'ange : parce que ce n'est plus la Bible que l'on consulte, mais des "prestataires de services"© qui, le cœur sur la main, vous emmènent à l'opposé de "ce lieu précis (relis bien TES lignes !) du vrai bon combat de la foi où aucun psy, ni personne, ne peut se mettre à ta place." Non ? Eh bien, on ne s'est pas beaucoup gêné pour s'y mettre quand même ! Le Christ n'est pas mort pour eux ?... Alors, qu'est-ce que certains d'entre eux viennent faire dans les lieux où la Croix est publiquement exposée ?... Ça oui, cela me met en colère : bien davantage que ce "TOUT LE RESTE" qui, je te le confirme, "NE SERT A RIEN".

On pourrait effectivement "discuter sur quantités de choses"; mais si je suis tout seul à "discuter", à "essayer de comprendre", à me rendre là où "le combat se gagne où se perd", cela frise un peu le monologue, non ?

Écrit par : Michel | lundi, 01 mars 2010

Michel, pourquoi ne vas-tu pas dans une communauté chrétienne ? Et ben moi qui ai fait ma communion solennelle dans toutes les règles catholiques, lorsque je me suis converti à trente ans, je ne me suis pas gêné pour aller dans une communauté évangélique. Et là je n'ai plus été seul. Je ne l'ai jamais regretté. C'est même de là que mon devenir professionnel s'est développé (jusqu'à ce jour). Sinon sans cela, je n'aurais peut-être pas trouvé de travail. Des gens m'ont aidé pour me faire embaucher chez Schwan-Stabilo à Nuremberg (le piston) !

Écrit par : alberto | lundi, 01 mars 2010

Dans une communauté chrétienne ? Mais j'y suis déjà ! Sinon de quoi parlerait-on ? (D'une société plus ou moins "pieuse" de out placement ?) J'y vais même tout à fait régulièrement. Sans cela, je n'aurais peut-être pas trouvé l'opportunité de surligner (merci Stabilo ® !) certains "procès de Nuremberg" qui se perdent... (Question piston en revanche, c'est plutôt le régime des bielles qui coulent : il est vrai que la lubrification au moyen d'huile de vidange ne donne pas toujours les résultats escomptés...)

Écrit par : Michel | lundi, 01 mars 2010

En tout cas, tu as le don incontestable de m'apporter sourire et bonne humeur ! Tu es indispensable !

Écrit par : alberto | mardi, 02 mars 2010

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