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mercredi, 24 février 2010

Une lettre sur Monsieur le président, que vous lirez peut-être si vous avez le temps.

Le "psychiatre" Möller, président de l’Association "psychiatrique" européenne mais également le président de la section de "psychiatrie" biologique de l’Association "psychiatrique" mondiale est CONDAMNÉ [1].

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L’éminent professeur de "psychiatrie" Hans-Jürgen Möller, directeur du très connu "hôpital"© "psychiatrique" LMU de Munich (Allemagne) et président de l’Association "psychiatrique" européenne, a été condamné le mardi 4 février 2010, par la cour d’Appel régionale de Munich, à payer 15 000 € de dommages et intérêts pour avoir violé les droits de la personnalité d’Eberhart Herrmann. Le "psychiatre" Möller avait écrit une attestation "psychiatrique" concernant M. Herrmann, expert en art et en tapis de renommée internationale, sans l’avoir examiné personnellement et avait remis cette attestation à sa femme de l’époque. Le "psychiatre" Möller avait ainsi violé son devoir de confidentialité à propos des données du patient.

Le jugement de la Cour a mis fin à douze ans de bataille légale entre l’expert en tapis de renommée internationale Eberhart Herrmann et le professeur "psychiatre" Möller, contre lequel il avait porté plainte pour dommages. La Cour a considéré que l’atteinte à la réputation de M. Herrmann et à son activité professionnelle causée par le « diagnostic à distance »[2][3] écrit par Möller –et remis par ce dernier à la femme d’Herrmann de l’époque– était si grave qu’il a accordé à Herrmann des dommages et intérêts substantiels en compensation pour les pertes subies.

Le vendredi 5 février, les médias allemands ont rapporté, dans des journaux tels que la /Süddeutsche Zeitung/ et l’/Abendzeitung Munich/, que le professeur Möller doit non seulement payer la somme de 15 000 € à Eberhart Herrmann en compensation, mais qu’il doit aussi/ « payer tous les dommages matériels déjà causés et ceux qui le seront encore par le fait d’avoir écrit l’attestation "psychiatrique" et de l’avoir transmise »./ La somme totale réclamée par l’expert en tapis est de 3,34 millions d’euros.

Jusqu’en 1994, le plaignant, M. Herrmann, était un spécialiste des tapis classiques connu sur le plan international ; il avait lui même dirigé avec succès sa propre galerie d’art dans l’un des endroits les plus prestigieux d’Allemagne, la Theatinerstrasse de Munich. Il faisait un chiffre d’affaires de 9,5 millions de marks avec des tapis et des textiles. Le succès de M. Herrmann était tel qu’il a donné des conférences au Soteby´s Art Institute à New York, aux Amis des Nations Unies et dans des universités allemandes. Pourtant, le mariage de M. Herrmann traversait une crise et sa femme d’alors –selon ce qui a été rapporté– avait secrètement obtenu une évaluation du "psychiatre" Möller à propos de l’état mental de son mari, ce qui avait presque conduit à l’internement erroné (!) de M. Herrmann dans une clinique "psychiatrique".

Le "psychiatre" Möller basait son évaluation psychiatrique uniquement sur diverses conversations avec Mme Herrmann et sur l’observation secrète de M. Herrmann dans sa galerie lors d’une discussion avec quelqu’un. Puis, sans avoir auparavant effectué une évaluation médicale, le professeur Möller avait écrit une attestation "psychiatrique", affirmant que M. Herrmann devait /« immédiatement être interné dans une chambre close d’une clinique psychiatrique ». /De plus, le professeur Möller avait recommandé sa propre clinique pour l’internement de M. Herrmann, déclarant : /« L’institutionnalisation pourrait être faite dans notre clinique »/. Pressé par son ex-femme, M. Herrmann avait été d’accord de consulter le professeur Möller, se faisant accompagner par un associé d’affaires. Sans le moindre examen médical, le professeur avait dit à M. Herrmann : /« En regardant dans vos yeux, je peux voir que vous êtes mentalement malade » [4, APR note 28]/. Möller avait affirmé qu’un examen détaillé du patient n’était pas nécessaire et avait recommandé à M. Herrmann de se rendre aux admissions de sa clinique. Comme toute personne sensée et rationnelle pourrait le présumer, M. Herrmann avait refusé de le faire. Comme il quittait la clinique, le professeur Möller avait menacé Herrmann, déclarant : /« Nous viendrons vous chercher »./

Lorsque M. Herrmann consulta son avocat, celui-ci lui recommanda de quitter le pays car sa femme de l’époque pouvait obtenir que le professeur Möller l’interne contre sa volonté. La situation d’une personne qui doit partir dans un autre pays pour éviter l’internement est écœurante, surtout lorsque la cause en est une évaluation frivole et non scientifique. C’est pourtant ce que M. Herrmann a dû vivre, partant pour la Suisse où il a dû se faire une nouvelle place, pour lui et son affaire. En décembre 1997, l’avocat d’Herrmann déposa au nom de ce dernier une plainte contre le professeur Hans-Jürgen Möller et contre l’Etat de Bavière pour dommages.

Le journal /Süddeutsche Zeitung/ a rapporté vendredi que le marchand d’art a parlé devant la Cour de district de Munich de l’époque où la stigmatisation du diagnostic "psychiatrique" avait détruit sa réputation. Le psychiatre Möller, qui est non seulement le président de l’Association "psychiatrique" européenne mais également le président de la section de "psychiatrie" biologique (???) de l’Association "psychiatrique" mondiale, doit payer à l’expert en tapis tous les dommages matériels qui ont résulté et résulteront encore du fait d’avoir transmis cette attestation.

Eberhart Herrmann a accueilli ce jugement avec un grand soulagement. Il peut désormais à nouveau vivre pleinement sa vie, même si la victoire n’est pas complète. L’avocat Martin Riemer, qui a représenté Herrmann, a déclaré à l’/Abendzeitung Munich/ : /« Möller a agi officiellement, comme le montre l’entête de lettre, en tant que directeur de la clinique, et non pas comme un docteur en pratique privée ; et, comme directeur de cet "hôpital"© "psychiatrique", il est responsable de ses actions »/.

Un expert a confirmé ce point. Pourtant, la cour d’appel régionale de Munich a refusé la plainte contre l’Etat de Bavière, qui pourtant patronne cette clinique, et ne l’a pas tenu pour responsable de cet abus du professeur Möller ; c’est pourquoi, l’affaire va probablement se poursuivre. Hans-Jürgen Möller avait déclaré antérieurement qu’il répondrait à un appel sur les points de loi par un contre-appel sur les points de loi. Mais ceci n’a pas été admis par la Cour d’Appel, si bien qu’il devra faire un nouveau recours légal. Quoi qu’il en soit, cette affaire s’est terminée par la reconnaissance des droits d’Herrmann par la Cour.

Source française

Source allemande

Moralité n° 1 : quand une canine [5] a une dent contre un Möller, elle peut s’offrir de quoi se faire une nouvelle couronne…

Moralité n° 2 : le VIOL des droits de la personnalité et du devoir de confidentialité, ainsi que tout ce qui ressort d’un "télé-diagnostic", est jurisprudentiellement facturé 15 000 € outre-Rhin…

Commentaires

il faire comme cet Hermann , as-tu un avocat ?

les internements sous contrainte sont des délits..
je dirait plus, une horreur..

la tâche est dure, mais ne pas lâcher le morceau

Écrit par : 3 "F" | jeudi, 25 février 2010

Meuh non, on ne lâche pas !

Pour répondre à ta première question, non je n'en ai pas. C'est d'ailleurs bien pour cela que la totalité de ce qu'on m'a collé sur le dos est précisément de l'ordre du DÉLIT... initié par des avocats que le VIOL odieux des droits de la personnalité et du devoir de confidentialité n'étouffe pas davantage que les psys !

On comprendra que je manquerai un tantinet de spontanéité pour ce qui est de me jeter dans leurs bras...

Écrit par : Michel | jeudi, 25 février 2010

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