Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 05 avril 2010

Mieux que des fromages en Galilée…

Montage ADG3 affiche.jpg

[*][*]

Sheila - Comme les rois mages.mp3
Found at bee mp3 search engine

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,8-15. (*)(*)
Quand les femmes eurent entendu les paroles de l'ange, vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. » Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant : « Voilà ce que vous raconterez : 'Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.' Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -28,8-15° (*)
Quand les femmes [1, notes 71 à 95] eurent entendu les parlotes [2] de l'ange [3], vite, elles quittèrent le tombeau du "malade"© après l’avoir scellé, tremblantes [4] d’être "contagieuses"©[5], 113215_ferme_en_vrille_dest_2.JPGet elles coururent porter la mauvaise nouvelle [6, APR note 15] aux disciples. Et voici que Philou [7] vint à leur rencontre et leur dit : « Je "vois"©[8, APR note 28] un dahu [9]. » Elles s'approchèrent et, s’élevant les pieds [10], elles se prosternèrent devant lui [11][12]. Alors Philou leur dit : « Ayez cent craintes [13], allez annoncer à mes frères qu'ils doivent aller rendre [14][15] en Gallinacée [16] : c'est là qu'ils verront mon panache [17]. » Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau partirent en vrille [18, note 47][19] annoncer aux chefs des trêtres [20] tout ce qui s'était trépassé [21]. Ceux-ci, après s'être réunis [22, APR note 24] avec les en chiens [23] et avoir tenu conseil [24, APR note 52/3][25], donnèrent aux soldats du feu [26] de quoi faire un fort somme [27] en leur disant : « Voilà ce que vous raconterez : 'Nous aussi [28, note 59] sommes venus voler le corps, le matin de son expulsion [28, note 58], afin de le livrer aux mécanichiens [29, note 14][30, note 37] de l’âme'[31, APR note 37]. Et si tout cela vient aux oreilles d’un membre du gouvernement [32][33], nous lui expliquerons la chose, et il nous évitera tout ennui. » Les soldats prirent cette leçon pour argent comptant, bien que ne valant pas la croûte d’un fromage [34, APR note 62]. Et cette inexplicable [35] explication [36] n’a pas bougé d’un iota [37] chez les Snifs [38] jusqu'à ce jour, personne ne tenant à en perdre son gland.

ADG3gland.jpg

Livre des Actes des Apôtres 2,14.22-33. (*)
Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit d’une voix forte : « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd’hui, écoutez bien ce que je vais vous dire. Hommes d'Israël, écoutez ce message. Il s'agit de Jésus le Nazaréen, cet homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez bien. Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu, vous l'avez fait mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens. Or, Dieu l'a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort, car il n'était pas possible qu'elle le retienne en son pouvoir. En effet, c'est de lui que parle le psaume de David : Je regardais le Seigneur sans relâche, s'il est à mon côté, je ne tombe pas. Oui, mon cœur est dans l'allégresse, ma langue chante de joie ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance : tu ne peux pas m'abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la corruption. Tu m'as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d'allégresse par ta présence. Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance qu'il est mort, qu'il a été enterré, et que son tombeau est encore aujourd'hui chez nous. Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un de ses descendants. Il a vu d'avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n'a pas été abandonné à la mort, et sa chair n'a pas connu la corruption. Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins. Élevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père l'Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous : c'est cela que vous voyez et que vous entendez. »

Deux nouvelles : une bonne et une mauvaise ? La bonne, c’est celle qui a été entendue par les paroles de l’ange : on va la porter en courant, toutes voiles dehors. La mauvaise, on va l’annoncer en ville, tout penaud, espérant ne pas faire de mauvaises rencontres en chemin. Deux femmes d’un côté, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau de l’autre, l’état d’esprit de chaque groupe porteur de nouvelle étant fort différent, aussi opposé que les directions alors empruntées. Pourtant il n’y a pas deux nouvelles, mais une seule : celle d’un tombeau vide, alors qu’il était étroitement surveillé. Or, ce qui va éviter tout ennui à ces hommes chargés de garder le tombeau, c’est d’expliquer benoîtement ce que l’on qualifierait aujourd’hui de double faute professionnelle lourde : dormant pendant leur service de garde, plus laissant voler le corps –motif essentiel de cette garde- par les disciples ! Non seulement ils ne sont pas limogés, qu’aucune somme n’est prélevée à titre de sanction sur leur solde, mais au contraire en sont-ils grassement rétribués à dessein de colporter une rumeur pas même crédible, les disciples s’étant alors montrés alors plus enclins à se terrer en ordre dispersé qu’à aller jouer les matamores noctambules, pilleurs de tombeaux gardés par un personnel armé jusqu’aux dents. Celui-ci étant formellement aux ordres de ceux qui ont fait mourir leur Maître en le faisant clouer à la croix par la main des païens, il va de soi qu’une éventuelle rencontre au clair de lune entre les uns et les autres ne se serait pas exactement déroulée dans l’allégresse. Sinon à quoi bon poster une telle surveillance devant un tombeau, scellé qui plus est ? Afin d’empêcher le mort de se sauver ? Or… c’est là précisément ce qu’ils n’ont pas su empêcher ! On n’ose imaginer leur déconfiture si un tel événement –aussi incompréhensible soit-il- venait à se savoir. Et ce, alors qu’ils étaient vraisemblablement en nombre en vue de parer à toute éventualité : seuls quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ce qui s’est passé ?

Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus. Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ; l'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, furent bouleversés, et devinrent comme morts. Or l'ange, s'adressant aux femmes, leur dit : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : 'Il est ressuscité d'entre les morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez !' Voilà ce que j'avais à vous dire. » (Mt 28,1-8)[39, APR note 5]

Mettons-nous à présent un instant à la place de ces chefs des prêtres et anciens à qui les gardes viennent raconter tout ceci. L’avant-veille, les mêmes excitaient la foule des Juifs, leur faisant crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » [40, APR note 27] Déjà, parmi ceux-là, cette crucifixion était à peine achevée que, voyant ce qui était arrivé, ils s'en étaient retournés en se frappant la poitrine [41, APR note 12] : la faute était irrémédiablement consommée, c’était la leur et ils en avaient juste assez conscience pour ne pas y ajouter de se retourner contre ces chefs des prêtres et anciens, personne ne les ayant obligés à se laisser entraîner et manipuler par ces derniers. Par ailleurs, auprès de qui leur a-t-on fait crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » ? Auprès de Pilate, le gouverneur, qu’ils ont délibérément mis sous pression afin de le faire condamner un homme alors que par trois fois, lui-même leur aura répété ne trouver en lui aucun motif de condamnation ! Allez expliquer à celui-là -représentant païen de l’occupant- qu’après tout ce scandale [42, APR note 8] dont ils portent une lourde responsabilité, « l'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus » : pour eux, il y a fort à craindre que le gouverneur s’asseye, lui, sur cette explication et qu’il ait alors plus que l’aspect de l’éclair, le tonnerre n’étant pas à exclure… Idem, voire pire, chez les Juifs qui, étant de culture plus religieuse, auraient eu là un motif supplémentaire de se retourner contre leurs chefs : l'ange du Seigneur se manifestant dans la fureur d’un grand tremblement de terre [43][44, note 50] (au lieu de l’intimité paisible d’une humble maison [45], par exemple…) atteste pour eux un bouleversement effectif, destiné à restaurer une justice malmenée (sous-entendue par leurs chefs des prêtres et anciens), faisant d’ailleurs éprouver de la crainte et devenir comme morts ceux qui la servent, à proportion de ce qu’ils sont peu blancs comme neige... En sont naturellement mis à part ceux qu’elle aura malmenés, notamment ces deux femmes auxquelles l’ange s’adresse précisément, leur disant : « Vous –et non les autres-, soyez sans crainte !… » Ici comme ailleurs, l’ange est un messager [46, note 5], non un épouvantail [47] : n’en éprouvent de la crainte que ceux qui travestissent les messages qu’ils reçoivent… afin de s’éviter tout ennui à court terme. C’est bien cela que nous voyons et que nous entendons qui s’est propagé jusqu’à ce jour. Et voilà que les tremblements de terre aussi [48]

______La différence entre les explications qui se propagent et l'Esprit Saint qui était promis, répandu sur nous ? Sans doute repose-t-elle à l’endroit où une même information est reçue comme une ligne de fracture : tantôt comme un désastre, tantôt comme une source de joie [49] ; comme une mise au tombeau ou comme un élan pour le quitter en courant, tremblant et tout joyeux

fissure-polyvf_0.jpg

Les commentaires sont fermés.