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dimanche, 06 juin 2010

À moins d’acheter nous-mêmes le garde-champêtre ?

Montage Cinquantenaire.jpg

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,11-17.
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Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité)
La foule s'en aperçut et le suivit. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu, et il guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser. Les Douze s'approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule, ils pourront aller dans les villages et les fermes des environs pour y loger et trouver de quoi manger : ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n'avons pas plus de cinq pains et deux poissons... à moins d'aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce monde. » Il y avait bien cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante. » Ils obéirent et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il les bénit, les rompit et les donna à ses disciples pour qu'ils distribuent à tout le monde. Tous mangèrent à leur faim, et l'on ramassa les morceaux qui restaient : cela remplit douze paniers.

_____« J'ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me remercier lapider ? »[1] Des Juifs n’ont-ils pas été aperçus parmi cette foule qui suivit Jésus, à qui Lui fit meilleur accueil ? À moins que -bien-portants avant l’heure- ils ne fussent de ces "quatre-vingt dix-neuf justes" [2][3, notes 36] qui n’avaient pas besoin d’être guéris [4] Tous ayant mangé à leur faim, il semble par ailleurs que parmi tout ce monde, personne n’aie davantage revendiqué de ne pas avoir besoin de manger (!): aussi, même à supposer qu’il n’y ait alors eu aucun Juif chez ces cinq mille hommes, il est peu vraisemblable qu’ils n’aient jamais entendu parler –en sus du règne de Dieu- de douze paniers remplis des morceaux de… cinq pains et deux poissons : ont-ils fait bon accueil à pareille nouvelle ?

_____À l’évidence [5, APR note 70], cette nouvelle ne semble plus en être une, avec ce commentaire relatif à un récit de multiplication de pains et de poissons… qui en est précisément à son douzième "panier" : à rebours de l’épisode de Cana [6, APR note 24], il sera donc difficile de l’accueillir ici comme une première dans ces colonnes. Pourtant… il s’agit bien d’une première ! Tout au moins dans cette version, exprimée par Luc, médecin de son état comme il le laisse percevoir avant que le jour ne commence à baisser. En effet, ne faut-il pas avoir l’œil plus averti du médecin, pour distinguer ainsi la guérison -jusqu’à la circonscrire en quantité-, a contrario de ses trois compères évangélistes auprès desquels Jésus guérissait les malades [7] (ou les infirmes [8]), non des malades (ou des infirmes) ? Il n’y a que chez Luc que Jésus guérissait ceux qui en avaient besoin. Phrase qui, sous une apparence sibylline, apporte quelques intéressantes nuances.

- Guérir ceux qui en ont besoin, c’est ne pas guérir ceux qui n’en ont pas besoin : fausse lapalissade, dès lors que ce besoin n’est pas nécessairement d’ordre strictement médical, mais peut avoir part –notamment dans ce contexte- au règne de Dieu [9, APR note 3]

- Ne pas guérir ceux qui n’en ont pas besoin, c’est naturellement éliminer d’emblée toute tartufferie se rapportant à une maladie imaginaire [10,im.2][11,im.1][12,im.3][13,im.5] interne, ne demandant [14] d’ailleurs pas à être guérie [15, APR note 21]. Quant aux plus récentes "maladies"© imaginaires externesimposées de l’extérieur [16]-, elles non plus n’ont pas besoin d’être guéries [17, APR note 69] : leur "existence" [18, note 29] ne se justifiant que par la quantité de la foule "traitée"© -des dizaines de milliers de personnes [19, note 49]- et non par la "qualité" de leurs "maladies"©. Médecins ou non, les évangélistes s’apercevraient instantanément qu’au sein de certains établissements dits "hospitaliers"©[18, note 21] –là où le règne du Docteur [20] l’emporte sur celui de Dieu- on ne fait pas bon accueil à la guérison [21, APR note 60, § 8] : s’il y a besoin de guérir, ce besoin est d’un tout autre ordre [22, note 91], qui ne saurait demeurer confiné derrière les murs des dits établissements…

- Enfin, guérir ceux qui en ont besoin n’est pas guérir ceux qui en ont envie, car c’est ne pas guérir nécessairement ceux qui le demandent [14]… voire guérir ceux qui ne le demandaient pas explicitement, ne sachant pas le formuler. À ne surtout pas rapprocher du "déni de souffrance"©[23, notes 17,18] ; d’autant que selon sa logique interne, cette méchante [24] singerie induit un refus de "guérir"©[15, APR note 21] masquant opportunément cet autre et consistant refus qu’elle proclame par projection [25, APR note 16], -non sans le gommer en le distribuant à tout le monde [26, notes 94,95]- : celui de répondre [27][28] au mal commis sur autrui. Tant que règne le silence [29] à cet égard, c’est la nuit [30, APR note 37]. La nuit même où il était livré [31]

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26. (*)/(*)(*)(*)
Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j'ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.
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