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vendredi, 25 juin 2010

Baigneur, si tu le veux, tu peux me… prêter ta bouée ?

Montage baigneur+bouée+affiche amer.jpg
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4. (*)|(*)/(*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)
Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre.
Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -8,1-4° (*)/(*)(*)(*)

Elle descend de la montagne
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Boule de neige.jpgLorsque Philou [1] dégringola de la montagne, de grandes boules [2][3] se mirent à le suivre [4]. [ NB : À l’évidence [5, note 14], s’agissait-il là du fameux effet dit boule de neige [6] : phénomène remarquable à cette période de l’année où le thermomètre flirte plus volontiers avec les vingt-sept degrés au-dessus de zéro ! Mais les plus récents progrès de la "médecine"© n’autorisent-ils pas la fraîcheur [7][8][9] en toute saison ?… ] Et voici qu'un gentil léporidé [10][11] s'accrocha [12][13], se prosterna devant lui [14, notes 72,73] et dit : « Baigneur [15], si tu le veux, tu peux me rhabiller [16]. » Philou étendit son linge, attendrit son singe [17][18,im.6] puis toucha le bouton [19, note 6] et lui dit : « Je le veux, sois réchauffé.[20][21][22][23]»...
podcast...Ainsi rôt
[24] il fut certifié [25] contre son lièvre [26, note 63]. Philou lui dit : « Attention, ne dis rien à l’ex-personne [27][28]
[ NB : on lui fera la surprise à l’occasion de quelque anniversaire [29, AV note 11][30, APR note 67][31][32][33] ?…  ]
podcast..., mais pousse-le à se montrer à son tour au trêtre
[34, note 63]. Et donne l'offert [35, note 72][36] que la mouise a prescrite [37][38] dans l’Aboi [39] : ta "compassion"©[40]sera pour les gentils lapins un témoignage [14, notes 48,49][41][42, APR note 66]. »

______« Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Oui, mais jamais ne soulignera-t-on assez que le premier à en vouloir est bien ce lépreux, ayant eu l’audace de s’approcher d’un Jésus suivi alors par des foules si grandes et naturellement si peu amènes à l’égard de la lèpre- qu’on peut se demander si le plus extraordinaire [43] réside dans le témoignage de sa guérison ou dans celui de cette possibilité qui lui a été offerte de se prosterner devant Lui sans que nul autour d’eux n’y trouve à redire ! Jésus n’a eu qu’à étendre la main pour le toucher, signifiant de fait une proximité que ne suivent pas toujours -entre eux !- de grandes foules de purs de toute lèpre. De grandes foules ? Mais ne sont-elles pas déjà présentes dans ce récit, alors même qu’avant d’aller se montrer au prêtre, c’est bien devant tous ces gens que cet homme fut purifié de sa lèpre ?
______« Attention, ne dis rien à personne… » : chez tous ceux-là, premiers témoins, cette guérison relève moins d’un discours que de ce qui vient de leur être montré. Et quand bien même cette scène aura pu échapper au regard des personnes situées alors à proximité moins immédiate, il est permis de supposer que le bouche à oreille a dû fonctionner comme une traînée de poudre : ce n’est d’ailleurs pas directement à ces grandes foules que s’adresse cette consigne de Jésus, mais bien à notre ex-lépreux. Pourtant, même pour elles, sa guérison n’aura pleinement valeur de témoignage que lorsque le prêtre l’aura bénie de son autorité [44, notes 5,6] : constaté le passage de l’impur au pur, et que l'offrande eucharistique [45] au sens premier du terme- que Moïse a prescrite dans la Loi aura été donnée : aussi impressionnante que puisse être la purification instantanée d’une lèpre, pas davantage ici qu’ailleurs n’abolit-elle [46] la Loi, puisque c’est à l’inverse par le plein accomplissement de celle-ci que sa guérison sera pour les gens un témoignage. Or, un tel témoignage ne souffre nullement de prescription avec le temps et les générations… sauf à considérer que la loi fusse à géométrie variable, au gré des intérêts de faux purs.

______Par un saisissant contraste, et pour peu que l’on descende de la montagne de ces intérêts, pour les gens le premier témoignage de guérison ne s’observe-t-il pas chez celui qui veut guérir ? « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier » : ce qu’Il ne veut pas chez celui qui ne le veut pas [47, APR note 21]. Placé au sommet de l’échelle de l’opprobre sociale, mais surtout affligé d’une maladie qui le défigure [48, APR note 30][49, notes 65,66] à ses propres yeux, un lépreux est pour ainsi dire "à l’abri" d’un pareil refus, son état d’impureté pouvant difficilement être voilé sous le mensonge [50], y compris à soi-même. Parvenir à fendre de grandes foules sous ce statut rédhibitoire, s'approcher, se prosterner devant Jésus et dire : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier » révèle une conscience aiguë de son mal [51] et un vouloir guérir suffisamment explicites en soi, Jésus n’ayant pas "besoin" de demander [52, notes 14] au préalable :« Que veux-tu que je fasse pour toi [53] ?
______« Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. » Sous-entendu : je le veux, je ne le peux pas mais je peux ne pas le vouloir ; tu le peux et tu peux également ne pas le vouloir, mon vouloir étant suspendu à ton pouvoir et ton pouvoir ne voulant pas enfreindre mon vouloir. Aujourd’hui comme hier, il n’est pas de témoignage de guérison pour les gens hors un tel vouloir, contre lequel la médecine la plus performante ne peut qu’échouer : n’est-ce pas ce qu’on remarque en négatif par le phénomène bien connu des médicaments aux effets dits placebos [54] ? Chimiquement neutres au regard de la maladie contre laquelle ils sont prescrits, si elles "peuvent purifier" n’est-ce pas essentiellement si "le malade le veut" ? Inversement, le médicament chimiquement réputé le plus efficace contre un mal donné le sera-t-il sur "le malade qui ne "le veut" pas ?

______À cette aune, il va sans dire qu’un témoignage de guérison au sein d’une certaine "médecine"©[55, APR note 60, §8] ne serait au mieux qu’un odieux mensonge, en amont comme en aval.
______En amont, la monstrueuse [56, APR note 81] supercherie des "troubles rendant impossible le consentement"©[57] permet tout simplement à un tiers [58] de dire : « Baigneur, puisque JE LE VEUX et si tu le veux, tu peux LE "purifier". » Le sous-entendu est ici à l’avenant : je le veux, je ne le peux pas mais je peux ne pas le vouloir ; tu le peux et tu peux également ne pas le vouloir, mon vouloir étant suspendu à ton pouvoir et ton pouvoir ne voulant pas enfreindre mon vouloir. Jusqu’ici, le lecteur averti n’aura remarqué aucune différence -hormis la couleur de la police- entre le sous-entendu de l’Évangile et celui de la "santé"©. Il existe évidemment des différences de taille, ceci à plusieurs niveaux. Dans l’Évangile, l’échange s’opère entre deux personnes : l’une est impure, l’autre non. Sous l’œil de la "médecine"©, l’échange s’opère également entre deux personnes : mais les deux se veulent "pures"© ! De fait, leur échange va concerner une troisième personne, réputée "impure"© et accessoirement, absente [59, APR note 18]. Aucune importance : la "loi"©[60, note 15][61] prescrit sa présence le cas échéant ! Pour QUI le témoignage de guérison ? Personne ne veut le savoir… faute de pouvoir en étayer dans le monde réel la forme de conviction sur la vérification de ce qui a été décrit [62, AV note 30] À l’issue du récit de l’Évangile, le témoignage de guérison existe, délivré par le guéri lui-même avec son plein et entier consentement : le seul tiers qui sera évoqué est le prêtre, chargé d’entériner une guérison effective et indiscutable. Enfin, le sous-entendu "sanitaire"© ne s’arrête pas ci-dessus à ce "calque" évangélique en trompe-l’œil, puisqu’il englobe la troisième personne. Mais avant de poursuivre, il convient de se "protéger"©[63] en se munissant de l’inénarrable baguette magique [64, note 67] que fournissent à dessein les "troubles rendant impossible le consentement"© : IL ne le veut PAS, IL ne le peut pas et IL ne peut pas ne pas le vouloir ; tu le peux et tu peux également ne pas le vouloir, mon vouloir étant toujours suspendu à ton pouvoir [65] et ton pouvoir ne voulant pas enfreindre mon vouloir, mais POUVANT "légalement" enfreindre SON VOULOIR.
______En aval, et sous des conditions "médicales"© incluant de tels degrés d’aberrations atomisant [66] toute perspective de guérison jusque dans ses fondements, les gens pourront attendre jusqu’à la consommation des siècles le plus petit semblant de témoignage allant en ce sens ! Ce qui ne serait encore qu’un moindre mal si les "médicaments"© utilisés n’étaient que des placebos. À cet égard, ce n’est plus un témoignage qui est donné aux gens : mais cent, mille, des dizaines de milliers [67, note 49] allant sans le "vouloir" dans l’autre sens [68][69][70,im.6][71][72][73][74]etc., etc.. À l’image d’une montagne de lèpre qui dégringole

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PS : Après mûre réflexion, Baigneur, ta bouée : tu peux te la garder !…

 

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