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vendredi, 23 juillet 2010

S’il te met Troie (en nains), c’est donc ton frère !

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(*)/[*][*][*][*]

1) Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8. (*)|(*)/(*)(*)
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples.

ou

2) Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,31-35. (*)(*)[*]|[*][*][*][*,Ps]/(*)(*)(*)(*)(*)(*)
Comme Jésus était dans une maison, sa mère et ses frères arrivent. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. »

ou

3) Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,18-23. (*)(*)(*)(*)(<-)
Jésus disait à ses disciples :
« Écoutez ce que veut dire la parabole du semeur (*). Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

______À l’évidence [1, APR note 70] est-il préférable de ne pas nourrir d’allergie trop prononcée à l’Évangile ! Il arrive en effet que celui-ci, selon les sources, laisse étrangement le choix de méditer sur plusieurs versions différentes : chacune ayant sa légitimité en fonction du calendrier liturgique, ce dernier pouvant tantôt privilégier au fil des jours une certaine continuité chronologique, tantôt -comme hier [2]- placer cette continuité entre parenthèses afin de mieux éclairer la mémoire de quelque saint. S’agissant d’une Marie Madeleine, pas de difficulté particulière [3] : son parcours étant contemporain de celui de Jésus, -jusqu’à avoir été de ces gens qui étaient assis autour de lui parfois trop au regard de ses proches [4] !-, le récit fera naturellement référence à un épisode de son existence. Plus tardive, une Brigitte de Suède laissera en revanche davantage de latitude quant à l’accent à porter sur tel fruit plutôt que sur tel autre. Ici, la continuité chronologique reste bien entendu inscrite au travers de Matthieu, explicitant -s’il en était besoin- la fameuse parabole du semeur [5]. Porter du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un ne fera guère d’ombrage à la vraie vigne décrite par Jean, prônant de donner beaucoup de fruit : comme pour en souligner par anticipation l’exemple d’une Brigitte, co-patronne de l’Europe, ayant connu mieux que personne les soucis du monde et les séductions de la richesse. S’intercalant entre ses deux compères –tout en se faisant l’écho récent de Matthieu [6]-, Marc n’est pas en dehors du sujet. Que l’on soit mère, frère de sang royal ou de condition plus obscure, ces distinctions ne s’estompent-elles pas devant ce qui fait la volonté de Dieu ? Or, comment cette volonté se ferait-elle sans donner beaucoup de fruits selon la Parole entendue… et comprise ?
______Car si
le semeur ne lésine pas sur les grains, les fruits varient immanquablement -en quantité comme en qualité- à la mesure du terrain ensemencé : bord de chemin, sol pierreux, ronces ou bonne terre. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre n’est pas nécessairement un rentier béat, héritier privilégié de sang royal : qui pourrait assurer qu’il n’a pas d’abord reçu une terre ingrate dont personne n’aurait voulu, constituée d’un sol pierreux parsemé de ronces ? En elle-même, la bonne terre est aussi le fruit d’un certain nettoyage effectué de soi-même, dans son cœur, et non par quelque prestataire [7][8,im.1][9][10] qui, au nom de sa prétendue spécialisation [11][12][13, note 20][14], survient et s'empare d’un travail étranger à sa vigne alors que l’outillage [15] dont il dispose tient davantage de la vrille [16, note 53][17], du tournevis [18, APR note 4], de la clef à molette [19], de la pince [20][21], voire de la massue [22] : là où une simple bêche serait nettement plus appropriée…

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -15,1-8° (*)/(*)
1442699430.jpgÀ l'heure où Philou
[23] passait ce monde au fil de ses commanditaires [24], il disait à ses bisciples [25][26] : « Moi, je suis la braie guigne [27][28], et mon rabatteur [29] est aussi lapereau [30]. Tout "souffrant"© qui est encore chez lui [31], mais qui ne porte pas de poire [32], mon père [33] le fait enlever [34] ; tout serpent [35] qui donne du fruit, il le fait nettoyer [36, APR note 3][8,im .1], pour qu'il en donne davantage. Et vous, déjà vous voici nets et purifiés [37][38] grâce à la parlote [39] que je vous ai médite [40] : Demeurez en moi [41, notes 12,13], comme moi en vous [42], afin que le pas net, lui, aille demeurer ailleurs [43]. De même que le serpent ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas dans la guigne [44][45], de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la guigne, et vous, les serpents. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de cris [46][47][48], car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien défaire [49] puisque vous n’êtes pas "médecins"©[50]. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un "malade"© qu'on a jeté dehors [51, note 30], et qui se dessèche sur le chemin [52] faute de "soins"©. Les "malades"©secs [53, notes 17,18], on les amasse [54], on les jette au feu [55], et ils brûlent [56][57][58][59]. Si vous demeurez en moi, et que mes parlotes demeurent en vous, demandez [60][61] tout ce que vous voudrez [62], et vous l'obtiendrez [63][64]. Ce qui fait la poire de mon père, c'est que vous nous rabattiez des dizaines de milliers [65, note 54][66] de fruits : ainsi, vous serez pour moi des bisciples [67][68]. »

ou

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou lisant dans le Marc de café -3,31-35lapinou%20heureu.jpg. (*)/(*)
Comme Philou était hors de raison
[69], sa mère et ses frères arrivent. Perçant au-dedans [17], ils le font demander. Beaucoup de gentils lapins [70] étaient assis autour de lui, les oreilles dressées [71] ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dedans, qui te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard aussi bien ceux qui étaient assis en cercle autour de lui que ceux qui étaient en dehors de son espace-temps [72, notes 45,46], il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la veulonté [73] du Docteur, celui-las [74][75] est mon frère, ma sœur, ma mère. »

ou

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -13,18-23. (<-)
Philou disait à ses bisciples :
« Oubliez [76,§2] ce que veut dire la faribole [77] du semeur [5, notes 11,12].Quand l'homme entend la parlote du royaume [78][79][80] sans la comprendre [81], le "Gentil"©[82] survient et s'empare de ce qui a cadenassé son cœur [83][84] : cet homme, c'est l’atterré [85] Safaritain au bord du chemin [52, note 33]. Celui qui a reçu la sen859074817.jpgtence pour un absent [86, APR note 18] sur un sol mielleux [87], c'est l'homme qui entend la parlote et la reçoit aussitôt avec soulagement [88] ; et comme il n'a plus de racines en lui [89], il est l'homme d'un long moment [90, APR note 37] : quand vient la sirène [91] de détresse et la persécution pour la cause aisément partagée [92, APR note 30][93, note 59] de la parlote, il fait tomber aussitôt [94][95, note 72]. Celui qui a reçu la sentence dans les ronces, c'est l'homme qui ente nd la parlote ; les soucis du monde de la "souffrance"©[96] et les séductions de la bien-portance étoffent considérablement la parlote [97, notes 39 à 44], et il donne du travail à beaucoup. Celui-là a reçu la sentence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la parlote et n’y comprend rien [98] ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou des dizaines de milliers [99, note 37] pour une mystification [100][101]. »

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ET (car jamais trois sans quatre…)
dans la série des
fables [91, notes 49 à 55] reçues aussitôt avec joie :

Le "Docteur"© et le "Malade"©

La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
Un "Malade"
© se désaltérait
Dans le courant d'une onde pure.
Un "Docteur"
© survient à jeun qui cherchait après "l’impur"©[102, note 32],
Et que la faim de lapins
[103] en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal remplisseur de cages
[104][105][106] :
Tu seras "diagnostiqué"
© de ta témérité.
- Sire
[78][107], répond le "Malade"©, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère
[108 ?] ;
Mais plutôt qu'elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d'Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Qui en la matière
[109] en connaît une sacrée kyrielle,
Et je sais que de toi je médis long comme ça.
- Comment l'aurais-tu fait si je n'étais pas là
[86, APR note 18] ?
Reprit le "Malade"
©, je ne suis pas assez amer [110][111,im.1].
- Si ce n'est pour toi, c'est pour ton frère
[112, note 17/1].
- Ceux que j’ai sont bien loin. - C'est donc quelqu'un des tiens :
Car vous ne vous épargnez guère,
Entre vous, vos bergères
[113, note 28][114][115][116], et vos portants-biens.
On me l'a demandé
[117][60] : il faut que je les rassure [88].
Là-dessus, au fond des forêts
Le "Docteur"
© le fait apporter [118], et puis le capture,
Sans autre forme de procès.

(Il y avait bien celui des bergères,
Fagoté de fort étrange manière
[119],
Au sein de leur minuscule Palais
[120],

Mais plutôt qu'elle considèrent

Avoir joué là à la poupée
[121].

Moins d’un pas au-dessous d'Elles,
Que nul s’en aille désaltérant

Dans le saumâtre courant
[122, note 64],
Et que par conséquent, en aucune façon,
Ne puisse troubler LEUR boisson.)

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