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vendredi, 20 août 2010

Et il se trouva au milieu d'une vallée qui était comme lui-même.

Montage vallée de la poudre.jpg
[*](*)[*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,34-40. [*](*)[*]|(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)(*)
Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche
[11?] aux sadducéens, se réunirent [2], et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve :« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? »Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.Voilà le grand, le premier commandement.Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »

______Jouant à cache-cache [3], quelqu’un n’aurait-il pas pris ses aises à l’intérieur d’une 1346029445.jpgpenderie ? Sans attendre que celle-ci ne soit pleine d’ossements [4,cock.], n’aurait-il pas dépendu un ou deux commandements par mégarde ? Regrettable maladresse si l’on ne se pose pas davantage de questions. Il se murmure en effet que même les plus durs d’oreille ont cru entendre un bruit, puis une violente secousse : un peu comme si tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes – s’était brutalement décroché pour tomber à terre. S’il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens [5], cela donne-t-il dans la Loi le droit aux enfants de faire ce qu’ils veulent d’un bien [6] qui n’est pas leur ? Le sol de la penderie était couvert de commandements, et ils étaient tout à fait décrochés.Prendre la tangente après avoir bousculé la tringle, sans en souffler mot à quiconque, n'y avait-il donc pas d'esprit en eux ? A-t-on seulement fait le tour de la question ? Car ils disaient : 'Nos commandements sont décrochés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !'Adieu veau, vache, cochon, couvée [7, APR note 94] ; bonjour la fessée qui se profile à l’horizon : la main vengeresse du tuteur se posant sur… la partie la plus charnue de l’être, telle que le prononce un sinistre oracle : il l'a dit, et il le fera ! À pareille infamie, les fils d’hommes indélicats pourront-ils survivre ? Ah, s’ils pouvaientsemettre provisoirement de leurs nerfs, secouvrir de leur chair, et se dévêtir de leur peau comme on se débarrasse d’un objet compromettant : juste le temps que le vent de la justice soit parti s’installersur des terres lointaines !…

Livre d'Ézéchiel 37,1-14. (*)
La main du Seigneur se posa sur moi, son esprit m'emporta, et je me trouvai au milieu d'une vallée qui était pleine d'ossements.
Il m'en fit faire le tour ; le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait desséchés.Alors le Seigneur me dit :
« Fils d'homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? »
Je lui répondis :
« Seigneur Dieu, c'est toi qui le sais ! »

Il me dit alors :
« Prononce un oracle sur ces ossements. Tu vas leur dire : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur :
Je vais faire entrer en vous l'esprit, et vous vivrez.Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l'esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que je suis le Seigneur. »
Je prononçai l'oracle, comme j'en avais reçu l'ordre. Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les ossements se rapprochèrent les uns des autres.
Je vis qu'ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les recouvrait, mais il n'y avait pas d'esprit en eux.Le Seigneur me dit alors :
« Adresse un oracle à l'esprit, prophétise, fils d'homme. Tu vas dire à l'esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu'ils vivent ! »

Je prophétisai, comme il m'en avait donné l'ordre, et l'esprit entra en eux ; ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds : c'était une armée immense !
Puis le Seigneur me dit :
« Fils d'homme, ces ossements, c'est tout le peuple d'Israël. Car ils disent : 'Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !'
Eh bien, adresse-leur cet oracle : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d'Israël.Vous saurez que je suis le Seigneur, quand j'ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple !Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous installerai sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur : je l'ai dit, et je le ferai. »
Parole du Seigneur.

______Sans aller jusqu’à vouloir lui dresser une tente [8] (quoique la saison s’y prête encore…), n’est-il pas heureux [9] qu’Ézéchiel fusse sorti de notre espace-temps… et que la machine extraordinaire de l’oncle Bernhard [10] ne soit que fictive ? On n’ose en effet imaginer ce qu’il adviendrait du prophète si d’aventure, il lui prenaitl’esprit d’entrer aujourd’hui en quelque cabinet "médical"©[11] afin d’y prononcer de tels oracles ! Emporté au milieu de la vallée de l’oubli, ce bon saint Paul ! Car bien quecroulant misérablement sous mille vents d’"hystrionisme"©, d’"hallucinations sensorielles"©, de "mythomanie"©, d’"agnosie"© et autres"pathologies"© d’ordre "psychotique"©[12, notes 57 à 75], au moins celui-là n’avait-il pas la prétention de faire la conversation à des ossements desséchés, de faire entrer en eux l’esprit, et qu’ils revivent ! Soit : ici également, il s’agit de la parole du Seigneur, Ézéchiel n’étant que son fidèle porte-voix : sachant bien que lui-même ne sait passi ces ossements peuvent revivre (laissant la question ouverte, au contraire des fameux sadducéens à qui Jésus a précisément fermé la bouche). Mais tout de même : n’y a-t-il pas de limites plus décentes aux porte-voix (celles d’un porte-"victime"©[13] ramenant sur terre, par exemple…) ? Car il se dit qu’« à l’évidence, […] si Dieu vous parle, c’est que vous vous prenez pour quelqu’un d’important… »[14, APR note 70]: sans doute quelqu’un sur lequel la main du Seigneur s’est posée, ce qui lui aura permis de s’en rapprocher assez pour avoir su faire le tour de la question ? Quelqu’un bien en nerfs, en chair et en peau, maisy a-t-il un "mais" en lui ? À moins qu’il ne s’agisse plus simplement d’un malheureuxinspiré de la version pirate [15][16][17] du Livre d'Ézéchiel :

Livre d'Enculiel37,1-14. (*)
3286535989.jpgLes nains
[18] du Baigneur [19][20] se posèrent sur moi, leur esprit enjoué (à l’exception de Grincheux, toujours aussi "dépressif"©[21]…) emporta mon adhésion [22][23,im.2][24], et je me trouvai au fond d'une vallée engloutie [25, notes 36][26] qui était pleine d'ossements [27][28].Ils m'en firent faire le tour ; le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait mouillés.Alors le Baigneur médit [29] :
« Ficelé
[30] d'homme, ces ossements peuvent-ils sécher ? »
N’ayant pas un vêtement de n’os
[31, APR note 4] aussi étanche que le sien [32], je ne sus quoi lui répondre : mais de crainte qu’il n’interprète mon silence gardé comme le symptôme d’une bouffée virulente d"’incommunicabilité"©[33] monomaniaque, ne me jette, pieds et poings liés, dedans [34]dans les ténèbres, là où il y a des pleurs et des grincements de dents[35, note 5/2], je me jetai à l’os :
« Baigneur Docteur, c'est toi qui le sais : puisque tu sais tout et que je ne suis pas White spirit.jpg
"médecin"©[36]. Encore moins rhumatologue ! »
Il me dit alors :
« Prononce un oracle sur ces ossements. Tu vas leur dire : Ossements mouillés, écoutez la parlote
[37] du Baigneur :Je vais faire entrer en vous l'esprit blanc [38, APR note 6], et vous me ferez vivre.Je vais mettre contre vous des énervés [39] en peau de lapin [40][41][42], vous couvrir d’opprobre "sanitaire"©, et vous revêtir de peau de dahu [43] ; je vous donnerai l'esprit blanc, et vous vivrez comme des fantômes [44][45]. Alors vous saurez que je suis le Baigneur… mais que je n’essuie pas le nounours [46][47]. »
Je prononçai l'oracle, comme j'en avais reçu l'
ORDONNANCE [48]. Pendant que je déblatérais [49], il y eut un bruit [50], puis une violente [51] secousse psychologique [52,im.2], et les ossements se raccrochèrent les uns aux autres.Je vis qu'ils étaient à bout de nerfs, repoussaient la chaire [53, notes 3,4], la peau les recouvrait, mais il y avait peu d'esprit "sain"©[54] en eux.Le Baigneur médit alors :
« Adresse un oracle à l'esprit, probêtise de ficelé d'homme. Tu vas dire à l'esprit : Ainsi parle le Baigneur Docteur : Va aux cinq vans
[55], esprit ! N’en souffle mot à personne, et que je vive ! »

Je probêtisai, comme il m'en avait donné l'
ORDONNANCE, et l'esprit entra en phase de réel nostalgique qui est là, pour tous[56, AV note 41] ; ils restèrent à "l’avis"©[57], et ils se dressèrent sur leurs têtes [58][59] : c'était une armée [60][61][62] immense !Puis le Baigneur me dit :
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« Ficelé d'homme, ces ossements, c'est tout le peuple de Raihël. Car ils disent : 'Nos ossements sont mouillés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus !' Eh bien, adresse-leur cet oracle : Ainsi parle le Baigneur Docteur : Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous y ferai entrer, ô ma meute [63], et je vous ramènerai sous la terre de Raihël. Vous saurez que je suis le Baigneur, quand j'ouvrirai vos tombeaux et vous y ferai entrer [64][65][66], ô ma meute ! Je mettrai en vos bien-portants mon esprit, et vous crèverez [67] ; je vous installerai sous votre terre, et vous saurez que je suis le Baigneur : je ne leur ai pas dit comme cela, mais je le ferai : "accident thérapeutique"©[68][69] oblige. »
Parlote du Baigneur
[70].

            Naturellement, si quelqu’un a caché un exemplaire du Livre d’Enculiel dans la penderie, pour cette fois la fessée sera épargnée aux enfants : à leur âge, on peut concevoir qu’ils aient naïvement cru qu’il était semblable à la version plus authentique d'Ézéchiel : alors, sans penser à mal, ils auront observé les commandements

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