Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 08 septembre 2010

Voici l’étable des origines du feu ; il peut être mille fois décidé de le répudier… ou d’appeler les pompiers.

Montage stabulation2.mille ans.jpg

[*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,1-16.18-23. (*)(*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
(Fête de la Nativité de la Vierge Marie)

Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham :
 Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz, Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed, Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. David, de son union avec la femme d'Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone.  
Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,
 Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie).

1000 windows.jpg

Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète : Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » (*).

______Voici deux mille ans que la Vierge a conçu et mis au monde un fils, auquel a été donné le nom d'Emmanuel, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » : mais combien de temps s’est-il écoulé entre la parole du Seigneur prononcée par le prophète et son accomplissement ?  Mille ans ? Avant cet accomplissement, devrait-on traduire, au vu de l’énumération fastidieuse de ces quatorze générations qui l’ont précédée : « Dieu-sans-nous » ? Ce serait là ne s’en tenir qu’à tous ces noms un tantinet obscurs, la seule Histoire des hommes ayant peu ou prou retenu le moindre de leurs faits et gestes.  Parallèlement, toujours parmi ces noms, ce serait faire peu de cas de ces figures plus heureuses qui, elles, rencontrent une certaine résonance jusqu’à notre époque : comment concevoir « Dieu-sans-nous »  chez un Abrahampère des croyants !- ou chez ces quelques autres surlignés plus haut (le lien habituel permettant précisément de remonter à l’un ou l’autre de leurs faits et gestes, tels qu’ils sont évoqués dans les textes de l’ancienne Alliance…) ? Simultanément, on serait tenté de songer : « Pourquoi mille ans, toutes ces générations à n’en plus finir ? N’aurait-il pas été plus rapide, pour le salut des hommes, que Jacob engendrât Joseph ? » Non pas Jacob, fils de Mattane : mais Jacob, fils d’Isaac, bien entendu ! N’eusse pas été là une singulière économie de salive pour nos prédicateurs qui, 1000 bornes.jpgmille fois, avec un soupçon d’angoisse se voient obligés d’articuler cette longue et "soporifique" litanie au risque de lasser l’attention de leur auditoire ? Au moins sait-on ainsi quelle fut l'origine de Jésus Christ (!) : qu’Il n’est pas apparu du jour au lendemain, qu’Il a au contraire tenu à s’incarner, non seulement à une période définie, mais que cette période elle-même s’inscrive au plus profond d’une route humaine assez longue pour en contenir mille contrastes : dans le meilleur comme dans le pire. Le meilleur étant naturellement en ce jour Marie, Sa mère, accordée en mariage à Joseph : Marie qui, également, est venue au monde mille ans ou plus après les premiers prophètes. Pourquoi mille ans, donc ? Mais pourquoi pas : qui va décider de l’action de l’Esprit Saint, jusqu’à la dénoncer publiquement si elle ne s’accorde pas avec sa pensée ? Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ? Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? Qui donc a découvert ce qui est dans les cieux [1, APR note 17] ? Enfin, ne serait-ce pas oublier que pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour [2, APR note 18][3, APR note 8(cock.)] ?

______ Du reste, après cet accomplissement, traduire « Dieu-avec-nous » est-il devenu plus intelligible ? Qu’est-ce que sauve-le-Seigneur là où dans la concordance entre le dire et le faire [4], le nom de Jésus n’apparaît pas beaucoup moins en songe que celui de Booz ou d’Abioud ? À la liste ci-dessus, incluant déjà Abraham, Isaac et Jacob, y voir ajoutés tous les prophètes [5] sauvera-t-il automatiquement son peuple de ses péchés ? À la suite de l’accomplissement de Marie, mère du Fils de l’homme et mère des hommes par affiliation, ce que conçoivent et mettent au monde ces derniers se traduit-il toujours par un « Dieu-avec-nous », aussi limité soit-il ?

         Joseph, qui était un homme juste -« Dieu-avec-lui »-, ne voulait pas la dénoncer publiquement. Que l’on caricature ou non en "hallucination sensorielle"©[6, note 12](!) cet ange du Seigneur qui lui apparut importe peu, l’apparition intervenant après qu’il ait formé le projet de la répudier en secret : ce n’est donc pas l'ange du Seigneur qui a fait de Joseph un homme juste, lui imposant en quelque sorte la justice du Seigneur. Ce n’est pas non plus parce qu’il ne voulait pas la dénoncer publiquement qu’il était un homme juste… mais le contraire : c’est parce qu’il était un homme juste qu’il ne voulait pas la dénoncer publiquement. Ce qui signifie concrètement qu’il ne voulait pas lui faire honte [7, AV note 16], de crainte de s’y tromper et commettre une injustice en lui faisant faussement honte. La honte étant toujours la conscience du mal commis [7, note 17], Joseph, qui était un homme juste, ajustant sa propre conscience au constat de l’absence de ce mal, n’a pas voulu prendre le risque de le déclencher là où il n’existait pas : aussi a-t-il formé son projet en fonction de ce qu’il voyait, passant outre l’aspect certes incompréhensible de la situation. Cet aspect-là n’a d’ailleurs pas perduré, l'ange du Seigneur étant précisément venu l’éclairer… avant qu’il ne commette une injustice qui aurait fait de lui un homme moins juste.

         Bien évidemment, enceinte par l'action de l'Esprit Saint : voici un cas ne se reproduisant pas mille fois, pas même deux : puisqu’il est unique. Pour autant, transposées à notre époque, des figures telles que Marie et Joseph apparaîtraient hautement inconcevables pour incarner quelque super-héros volant de gratte-ciel en gratte-ciel [8][9] afin de sauver le monde en détresse (pas même l’ange du Seigneur : le songe présentant une difficulté particulière [10] à impressionner la pellicule !…) : une jeune fille accordée en mariage à un charpentier, voilà qui ne crève pas assez l’écran pour rendre inaccessible au commun des mortels. Aussi, ne pas craindre de prendre chez soi de tels modèles ne requiert pas une héroïcité telle qu’il apparaîtrait indispensable d’avoir constamment avec soi des légions d’anges du Seigneur prêts à vous reprendre au premier projet surhumain ! Ne suffit-il pas déjà d’ajuster sa propre conscience à la manière de Joseph ? Rien qu’avec cela, des légions d’anges du Baigneur [11][12] pourraient bien apparaître en singes [13], dire et répéter mille fois : « X(Y), fils(fille) de, crains de prendre chez toi X(Y), ton époux(se) [14] : la "souffrance"© qui est engendrée en lui (elle) vient de son esprit malsain ; il (elle) mettra le monde à feu et à sang, auquel le Docteur donne le nom de x "maladie"© (c'est-à-dire : sauve-qui-peut [15][16][17]), car c'est lui qui contaminera [18,im.6] son peuple de ses microbes "psychiques"© », tant que le "bénéficiaire" de telles "apparitions" sait encore traduire : « Dieu-avec-nous », il ne lui viendrait pas même à l’esprit de former des projets [19] s’opposant en tout point [20] à celui d’un simple charpentier de Galilée : à mille lieues du nom d’Emmanuel

------------------------------------

NB : le lecteur perspicace l’aura peut-être deviné par quelques détails glissés dans le texte et les images : depuis la "nativité" de ce site, la note présente porte le numéro mille !…

Fiat Mille Bresil.jpg

Les commentaires sont fermés.