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vendredi, 10 septembre 2010

Mais celui qui est chien formé épongera comme son maître.

montage voix de son maître

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,39-42. (*)|[*]|(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Jésus
s'adressait à la foule en paraboles : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ? Le disciple n'est pas au-dessus du maître ; mais celui qui est bien formé sera comme son maître. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : 'Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil', alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Esprit faux ! enlève d'abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'œil de ton frère. »  

Le disciple n'est pas au-dessus de son maître [1] ; phrase dont on retient plus communément un sens différent, plus en aval : suggérant que s’il arrive au maître d’être haï, maudit ou calomnié, frappé sur une joue [2], le disciple serait alors fort étrange [3] si tous les hommes disaient du bien de lui [4]. Encore n’est-ce là que l’aspect de la réception extérieure [5, note 12] à la discipline [6] : cet aspect appartenant d’abord à l’œil du récepteur. Ici, nous remontons en amont : la réception intérieure étant privilégiée. Le disciple n'est plus au-dessus du maître parce que lui aussi va se faire découper en rondelles [7](!), mais parce qu’avant d’aller se confronter à ses éventuels découpeurs [2, AV note 52], il aura veillé [8] à ce que sa propre réception ne soit pas au-dessus de l’émission du maître. (Ce qui n’exclut nullement –plus particulièrement dans le monde profane- que tel disciple puisse ensuite se retrouver au-dessus de tel maître sans disqualifier ce dernier : son émission l’ayant emportée sur celui-ci…) Au maximum sera-t-elle comme son maître : c’est-à-dire, accordée à la voix de son maître sans la recouvrir. La qualité prévaut sur la quantité : même s’il est évident que certaines disciplines imposent un entraînement plus long que d’autres -moins sévères-, celui qui sera comme son maître n’est pas tant celui qui est massivement [9, APR note 57] formé, que celui qui est bien formé [10,pp.6/7] : davantage selon la nécessité que pour motiver l’orgueil. Nécessité que l’on sera bien en peine de justifier –sinon pour bénéficier d’avantages matériels- dès lors qu’il s’agisse, chez des esprits faux [11], de (dé)former des guides jusqu’à les rendre assez aveugles pour qu’à leur tour ils "puissent"guider d’autresaveugles !
______Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ?
Selon ce qui est dans son œil à soi, aura-t-on remarqué que le premier trou dans lequel on pourrait tomber serait de retirerd’instinct [12,2]… les points d’interrogation [13? En effet, ne serait-ce pas une nécessité qui s’impose de répondre invariablement par la négative à ces deux questions ? Raisonnablement, un aveugle ne peut pas guider un autre aveugle ; raisonnablement, tous deux tomberont dans un trou. Encore que si l’on voulait raisonner à tout prix, il est possible qu’un aveugle habitué à son handicap soit si entraîné à exercer ses autres sens [10,p.2] qu’il puisseguider un autre aveugle : celui-là étant moins aguerri à cet exercice sera comme le disciple par rapport au maître. Ensuite : un trou. Que l’on soit aveugle ou non, le monde n’est pas fait que de trous ! Il est aussipossible de circuler sur des bosses, voire sur du terrain plat. Il s’impose surtout à l’aveugle la nécessité d’être plus réceptif que la moyenne à la présence éventuelle d’un trou, afin d'en éviter le plus grand nombre possible. Un trou, cela ne raisonne pas : il se fait trou à tousaveugles ou voyants- afin d’en faire tomber à tout prix quelques-uns. Si bien qu’en définitive –et tant qu’on ne l’y pousse pas par derrière [14, note 11] !- un aveugle tombera plutôt moins dans un trou qu’un voyant ! Poussons encore un peu… seulement le raisonnement : imaginons que malgré tout, un aveugle tombe dans un trou. Mais, considérant qu’un aveugle guide un autre aveugle, que tous deux sont par conséquent plus réceptifs à la présence éventuelle d’un trou, la question est : ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou ? Oui, s’ils sont encordés. (Mais dans ce cas ils étaient au préalable sur une bosse, pratiquant assidûment l’alpinisme : peu raisonnable chez des aveugles !) Non, s’ils ne le sont pas : dans ce cas, le plus malheureux servira d’exemple à celui qui n’est pas tombé, ayant la connaissance [2, APR note 15] aiguë dudit trou. Alors, pourquoi tomberait-il dedans à son tour ? Ironie du sort : pour peu que ce fusse le maître qui soit tombé, ici encore il est clair que… le disciple est au-dessus du maître !

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,16-19.22-27. (*)/(*) 
En effet, annoncer l'Évangile, ce n'est pas là mon motif d'orgueil, c'est une nécessité qui s'impose à moi ; malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile !
 Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m'acquitte de la charge que Dieu m'a confiée.  Alors, pourquoi recevrai-je une récompense ? Parce que j'annonce l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, ni faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile. Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible. Avec les faibles, j'ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l'Évangile, pour bénéficier, moi aussi, du salut. Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs prennent le départ, mais un seul gagne le prix. Alors, vous, courez de manière à l'emporter. Tous les athlètes à l'entraînement s'imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n'est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n'est pas en frappant dans le vide. Mais je traite durement mon corps, et je le réduis en esclavage, pour ne pas être moi-même disqualifié après avoir annoncé aux autres la Bonne Nouvelle.

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Ne vous y trompez toujours pas [15, AV note 16] : l’Apôtre a été faible avec les faibles… pour gagner les faibles, non pour être gagné par eux : en venant bêler de concert avec leur troupeau [16], à qui tomberaient les premiers dans un trou ! Mais il se traite durement, ce qui ressemble davantage à l’athlète à l'entraînement qu’au faible. Ce qui ressemble surtout au but que lui, Paul, s’est fixé, au travers de la charge dont il s’acquitte. Charge qu’il serait naturellement présomptueux d’imposer à tous les disciples seuls quelques-uns ayant vocation à l’athlétisme !- puisqu’elle est précisément une charge de maître. Mais ce n'est pas là un motif d'orgueil : c’est-à-dire que le plus important [17] pour lui n’est pas que le disciple ne passe à aucun prix au-dessus du maître, de retirer la paille qui est dans l'œil de son frère, de recevoir une récompense comme l’âne avance par la carotte, pas même de faire valoir ses droits de prédicateur de l'Évangile(et encore moins à la retraite !) : c’est de ne pas être lui-même disqualifié après avoir annoncé aux autres la Bonne Nouvelle. Autrement dit, c’est non seulement dire et faire [18], mais veiller à ne pas tomber dans les dérives d’un aveugle guidant un autre aveugle, de celui quipourrait dire à son frère : 'Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton œil', alors qu’il ne voit pas la poutre qui est dans le sien (ce qui inclut d’abord de veiller à voir cette poutre si elle existe), et plus que tout, de celui qui, par son exemple pratique et observable, en ferait tomber d’autres dans un trou… sachant bien que chez le plus aveugle des disciples, l'Évangile incarné l'emporte sur l'Évangile annoncé, aussi irréprochable que puisse être cette annonce.
______Et tout cela, il le fait à cause de l'Évangile, pour bénéficier, lui aussi, du salut. Pour autant, ce dernier n’est pas réservé à d’imbattables coureurs de stade [19], loin s’en faut. Ce qui est heureux, sachant que tous prenant le départ, un seul gagne le prix. Or, si un seul gagne le prix, c’est bien parce que tous ont pris le départ : ont plus ou moins nourri l’ambition de gagner ce prix en fonction de leurs forces respectives, celles de maîtres ou de disciples. Du reste est-ce en tant que maître que Paul"traite durement son corps, le réduisant en esclavage" : chez le disciple, il va de soi que c’est le niveau d’exigence qui est réduit. Ce qui ne réduit pas, en revanche, la nécessité qui s’impose à lui : toujours celle d’être assez bien formé à sa mesure pour ne pas se laisser former, et encore moins en former un autre… notamment sous couvert de le "guider"[12,3,note 13], esclave à l'égard de tous –et de tous leurs instincts-, se faisant le "serviteur" [20] de tous afin d'en perdre le plus grand nombre possible en dépit de la belle apparence [21] des intentions affichées [22, notes 8, 55]. Si l'Évangile ne fait pas valoir de droits à son prédicateur, pourquoi ceux à qui s’adresse cette prédication en recevraient-ils davantage ? Qu’il soit lièvre [22] ou qu’il soit tortue [23], dès lors que le prétendant au salutprend explicitement le départ en tant que coureur, les règles sont les mêmes pour tous. Seul varie le barème, en fonction de ce que chacun a reçu : ici comme ailleurs, le disciple n'est pas au-dessus du maître. C’est dire que quand bien même il courraitsans avoir fixé le but -ou pour gagner une couronne de laurier qui va se faner-, cela ne le met nullement à l’abri de la disqualification.

______« Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! » Si tous ne sont pas faits pour être les serviteurs de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible, aucun n’est fait pour évangéliserà rebours. Court-on à reculons ? Court-on en mode statique ? Court-on en pratiquant des crocs-en-jambe : haïssant, maudissant et calomniant [2] sans répit celui qui respecte les règles… afin de masquer ses propres faiblesses aux yeux des autres coureurs ? Court-on d’un pas léger lorsque l’on confond allègrement paille et poutrecelle-ci étant instinctivement dans l'œil du frère coureur ? Si cela se vérifiait dans un réel qui soit là pour tous [24, AV note 41], alorspourquoicourt-il plus vite ? Parce qu’il s’est imposéune discipline plus sévère à l’entraînementou parce que dans la course, des tricheurs sans scrupules [26][27] –ou dotés d’une conscience de zombie [2, notes  23 à 33]- lui ont imposé de l’extérieur une discipline plus sévère à l’entraînement afin d’alléger substantiellement la leur [28] ? Était-ceune nécessité qui s’imposait à eux ? Est-elle aussi imposante que celle qui consiste à annoncer des valeursévangéliques [29] de la main gauche [30, note 29] tout en faisant valoir par "nécessité" impérieuse [31, APR note 20] d’étrangesdroits de la main droite [32] ? De ces droitsgarantissant [33] de traiter si durement les valeurs susdites qu’ils les réduisent à rien, les saccageant [32, note 11] une par une… tout en étant un motif d’orgueil chez certains coureursgagnés à des causes "nécessaires" [34, APR note 30][35, note 59], mais néanmoins à rebours du but.
______« Qu'as-tu à regarder la paille dans l'œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? » Parvenus à un tel degré de déréliction, lorsque des coureurs en sont à se disqualifier gravement, pérennisant et surqualifiant des catégories "professionnelles"©[36, note 20][37] dont il est notoire –au minimum par leurs fruits [38]- que le but fixé est de saboter leur course, ils n’en sont plus à regarder la paille dans l'œil du frère : ils ne lui "voient"©[10][39, APR note 28] que des "poutres"© ! Quant à la charge qu’ils lui imposent en conséquence –puisque habitué à la porter ?-, malheur à lui s’il la dénonce ! Car –et c’est là une "bonne nouvelle"- elle n’est qu’une… "paille"©. Certes, ce n’est pas là une nécessité qui s'impose vraiment…

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Ce n'est que de la paille...

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