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mardi, 14 septembre 2010

Sauce qui veut ! (avec glace, SVP…)

Montage ADG2.jpg

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,13-17. (*)(*)(*)(*)/(*)(*)
(Fête de la Croix Glorieuse)

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
 De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.  

______Un centurion de l'armée romaine avait un esclave malade, sur le point de mourir. Il avait entendu parler de Jésus, avait cru au Fils de l’homme et L’avait reconnu comme Seigneur sans même se trouver en face de Lui [1]avant qu’Il ne soit élevé. Un autre centurion de l'armée romaine, lui, était là en face de Jésus, s'écriant : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! [2, APR note 22] » Celui-là parle à l’imparfait [3, APR note 39], sans doute plus que sur le point de regretter d’avoir obéi si aveuglément [4] aux ordres de sa hiérarchie, puisque ayant pris une part active à la dite élévation : il est vrai que si lui aussi avait entendu parler de Jésus, gageons que dans ce contexte plus brûlant, ce fut alors en termes moins glorieux. Pourtant, de même que le serpent de bronze élevé par Moïse dans le désert fut la préfiguration du Fils de l'homme élevé sur la croix, un homme mordu par un serpent, et qui regarde vers le serpent de bronze, n’est-il pas lui-même la préfiguration de ce centurion-là ? En effet, tout homme qui croit obtient par lui la vie éternelle. Or, que voit ce centurion (qui n’en est pas moins homme !) ? Trois croix élevées dans un désert d’amour, de vie et de récrimination [5][6] contre Dieu : au-delà de cet aspect misérable, c’est en voyant comment il avait expiré qu’il croit, soit avant toute manifestation glorieuse de résurrection, au paroxysme de la honte [7] à l’échelle humaine.      

Livre des Nombres 21,4-9. (*)/(*)(*)(*)(*) 
Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage,
 récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n'y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! » Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël. Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! » Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie !

            Que fait un serpent [8] au sommet d’un mât [9] ? Sa place n’est-ell301875196.jpge pas au contraire au ras du sol… voire en dessous au regard des symboles mortifères [10, APR note 30] qu’il draine avec lui ? Du reste cette funeste réputation ne faillit nullement ici : beaucoup mourant de la morsure brûlante des serpents. (Les hommes eux-mêmes ne se plaisent-ils pas à récupérer de tels symboles afin de les dresser pour une cause contraire [11, APR note 6], comme pour essayer d’en conjurer le mauvais sort ? Quant à savoir s’ils y parviennent, c’est là une autre histoire…) Mais de même que s’observent un "avant que le Fils de l'homme soit élevé", et un "après" qui ne modifient pas visiblement le monde et ses misères, le serpent de bronze conserve la vie… également de ses congénères de chair ! Le Seigneur ne dit pas à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous les serpents qui passeront par là, abracadabra pouf pouf [12, notes 46 à 48] ! ceux qui voudront mordre, qu'ils le regardent, et couic ! ils mourront ! » Moïse fit son serpent de bronze, et son peuple n’a pas vu disparaître [1300px-DisneyKaa.PNG3] les serpents pour autant, continuant à s’en faire mordre… et continuant à en mourir s’il ne regardait pas vers le serpent de bronze. Celui-là sauve la vie, non par un regard séduisant [14] obligeant à se tourner irrépressiblement vers lui, le "trouble hypnotique rendant impossible le consentement" [15] du mordu !… Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour  suspendre le cours de la marche du monde à travers ses déserts (ce qui n’en exclut pas les oasis !), mais pour que, par lui, le monde ne se croit pas sauvé par le premier mirage [16] venu.

         Mirage, voilà qui ne rime pas si mal avec "à bout de courage" : où il n'y a ni pain ni eau, seulement le dégoût d’une nourriture dite misérable. Or, c’est précisément dès l’énoncé de telles récriminations que le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante. Il s’agit du peuple d'Israël suivant alors Moïse, fidèle serviteur de Dieu puisque récriminé au même titre que Lui. Peuple ô combien pratiquant (notamment les traversées de désert !)… mais récriminant ouvertement contre Dieu, ainsi que contre une "nourriture misérable", nourriture que605328519.jpg l’on sait par ailleurs être la fameuse manne [17] de l’ancienne Alliance. Encore une préfiguration ! Celle d’un certain repas du Seigneur [1, APR note 15], bien entendu : là où il y a du pain à manger et une coupe à boire. Si l’ancienne Alliance n’est pas la nouvelle, si préfiguration n’est pas identification, si enfin il n’y avait certes pas à discerner le corps du Seigneur à travers la manne, il n’en demeure pas moins que celle-ci –à l’instar du Fils de l’homme- est descendue du ciel… puis sont montées au ciel ces récriminations la tenant pour une "nourriture misérable". Peuple ô combien pratiquant… et préfigurant à son tour le non croyant [18, note 25] : croyant en Dieu (sinon comment pourrait-il récriminer contre Lui ?), mais ne croyant plus à Dieu [19,p.3]. Qu’est-ce être "à bout de couragesinon être à bout d’espérance, comme de confiance ? Quant à la charité [3, AV note 39], il va sans dire que l’esprit de récrimination est peu favorable à son plein développement ! Toujours est-il que tenir une nourriture descendant du ciel pour misérable, c’est déjà s’en rendre indigne [1, AV note 39] en la discernant comme ce qui vient de la terre : là où rampe le serpent ; et celui qui la mange avec dégoût mange sa propre condamnation [1, AV note 40]. C’est dire que lorsque le Seigneur envoie contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, Il ne prend plaisir à la mort de personne [20, AV note 36] : Il juge pour corriger [1, APR note 40], entérinant dans le monde une situation ne venant pas de Lui, mais des récriminateurs contre Lui. L’"avantage" du désert, c’est qu’il est… désert : c’est-à-dire que le peuple d’Israël y est incomparablement plus isolé que dans le métro aux heures de pointe. Aussi ne sera-t-il pas tenté d’ajouter à ses récriminations quelque projection [21, notre 57] à l’adresse d’un autre peuple [22, note 30], obtenant par lui le rôle peu enviable de bouc émissaire [23, note 72] ; le peuple en vient donc sans plus tarder –et sans envenimer (!) : n’y a-t-il pas assez avec les serpents ?- à dire  : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi… ». Moïse intercédant alors pour lui, peut lui fournir le moyen de regarder vers sa guérison, à la mesure [24] de ce qu’il aura au préalable retourné ses récriminations contre lui-même, en ayant regardé en face son peu de foi exprimé par son péché, lui-même ouvertement confessé. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze –parce qu’il avait regardé en face son peu de foi et non celui d’un autre-, il conservait la vie. Sans ce "et", il est permis d’en déduire que celui qui omettait de regarder vers le serpent de bronze avait d’autres omissions sur la conscience… et s’en tirait à moins bon compte.

         De nos jours, rien de tel ; ce qui tient moins à l’éloignement de cet usage -un brin exotique- de se faire un serpent de bronze, et de le dresser au sommet d'un mât, qu’au dégoût de cette "nourriture misérable" constituée par l’examen de nous-mêmes [1, APR note 40] tel que Paul le préconise… bien qu’il ne soit pas (parce qu’il n’est pas !) "médecin"©[25]. À l’usage de ce dernier, faux intercesseur [26], il semble en effet qu’afin que tout homme qui croit au Fils de l’homme obtienne par lui la vie éternelle, il faille que l’un ou l’autre des fils des hommes soit descendu !!! La sauce est pour le moins piquante : de tels usagers se gardent d’ailleurs d’y goûter. En revanche sont-ils portés sur la boisson compensatoire [27] : le digestif [1, APR note 57]Récriminer contre le Seigneur ? Au contraire, brûlent-ils ainsi de L’élever et de L’élever encore : si haut dans le ciel qu’ils croient sans doute que le désert s’étendant autour d’eux Lui sera si peu visible qu’Il en omettrait de corriger ce qu’il y a à corriger !

         Il suffisait d’y penser : ensuite, afin de ne pas donner matière à se voir contraints de dire : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi », on se fait directement serpents à la morsure brûlante, on fait éloigner de soi [28] des "serpents"© qui auront été dressés au sommet d'un mât de "souffrance"© (de préférence redoutable [29][30] : avant qu’ils ne "mordent"© ?)  pour que, par eux, le mondeentendons, le monde des bien-portants !- soit sauvé [31][32][33]. Tous ceux qui auront mordu à l’hameçon (la pêche est excellente [34, note 59][35], merci…), qu'ils ne les regardent plus [36][37], et ils survivront !
         Pendant ce temps-là, Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde entendons, le monde qui le veut- soit sauvé. Le monde ci-dessus l’étant déjà par ses "croix glorieuses" que sont ses propres repas [1, APR note 15], à l’évidence [38, APR note 70] est-il de ces quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin [3] d’être sauvés : ces supporters ne supportant pas les "insupportables"©[39] se sentent si bien [40, note 6][41, notes 32,33], à l’abri sous les tribunes du stade [42, note 19]

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