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mercredi, 15 septembre 2010

Notre came des couleurs…

Montage came en poub'.jpg

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,25-27. (*)(*)/(*)(*)
(Notre Dame des Douleurs, mémoire)

Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
 
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. 

______S’il y avait un centurion de l'armée romaine qui était là en face de Jésus, s'étant écrié : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu ! »[1, note 2], pour l’heure la "garde rapprochée" des disciples est plus succincte et peu glorieuse : trois femmes pour un homme, se tenant près de la croix. Quatre disciples ayant aimé jusqu’au bout ce Maître auquel ils tenaient beaucoup, alors qu’Il est sur le point de mourir : non parce qu’Il était malade [2], mais par les souffrances de sa Passion. Quatre disciples soumis -mais décontenancés-, sur le point de se retrouver livrés à eux-mêmes, sans filiation à laquelle se greffer pendant les jours qui restent de leur vie mortelle. Trois femmes qu’on ne présente plus… et dont Jean se garde également de présenter l’une d’entre elles ! En effet, la seule Marie-femme-de nommée est la femme de Cléophas : non celle de Joseph. Mais la première femme citée est d’abord une mère avant seulement d’être un nom (qui, du reste, n’est un mystère pour personne) : la qualité prévaut sur l’identité. De même, avant que d’être nommée et citée comme la femme de Cléophas, Marie n°2 est d’abord la sœur de la mère. Marie n°3, elle, est encore plus "concise" : ni sœur ni mère ni femme (!), seul subsiste son nom, évoquant de grands cris de repentir et des larmes [3] qui l’ont sauvée de la mort, devenant pour tous les insoumis l’emblème de la cause du salut éternelchez ceux qui auront appris à chercher la marche arrière [4] alors qu’ils se seront laissés conduire sur des voies imparfaites. Cependant, nommée par sa seule identité, Marie Madeleine serait-elle "sans qualité" ? Ce serait là faire injure à qui dont la toute première de ces qualités fut précisément d’être l’une des rares disciples à avoir osé se tenir près de la croix de Jésus, partager Ses douleurs [5] avec ses condisciples. Comment savait-on la nommer autrefois, sinon en blasphémant, persécutant, insultant ? (Mais le Christ lui a pardonné : ce qu’elle faisait, c'était par ignorance, car elle n'avait pas la foi [6, AV note 37]) Issue d’un tel passif, chez elle, la nommer, c’est déjà une qualité en soi ! Ce que ne manquera pas de faire, un peu plus tard, Celui qu’elle prendra pour le gardien [7] 

______Or donc, se tenait sa mère : ne pas la nommer, c’est ne pas nommer le fils désigné par le Fils. La qualité prévalant sur l’identité, nous saurons seulement qu’il s’agit du disciple qu’il aimait. Quel que soit son nom à ce moment précis, qu’est-ce qui est le plus important [8] ? Dans la mortelle posture qui est alors la Sienne, le Fils aurait-il souffert cette injuste Passion pour un seul ? Dans ce cas, que deviendraient tous ceux qui lui obéissent ?         

Lettre aux Hébreux 5,7-9. (*)/(*)(*) 
Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu’il s’est soumis en tout, il a été exaucé.
 Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

______ Ne pas nommer la mère, ne pas nommer le fils ne dissuade en rien de désigner mutuellement l’un à l’autre : à partir de cette heure-là, le disciple la prend chez lui. Non pour des raisons mondaines : en s’y sentant obligé afin de complaire à l’un ou à l’autre, ou de fuir la perspective de quelque solitude humaine ; sinon pourquoi ne pas laisser apparaître plus explicitement l’identité de chacun ? Le disciple qu’il aimait est déjà près de la mère : la prendre chez lui ne lui posera pas de difficulté particulière [9]., Voyant sa mère près du disciple qu’il aimait, les désignant l’un à l’autre comme mère et fils, Jésus aimait sa mère et réciproquement ; sa mère aimait le disciple qu’il aimait, et réciproquement. Il peut alors dire au disciple : « Voici ta mère. » Au disciple qu’il aime, et -toujours réciproquement-, au disciple qui L’aime : c’est-à-dire, qui lui obéit. Hélas, il n’existe pas d’arbre –aussi bon [10] soit-il- sur lequel on puisse cueillir de l’obéissance, puisqu’elle s’apprend : le disciple n’est pas au-dessus du maître [11] ! Ainsi peut-il présenter pendant les jours de sa vie mortelle bien des signes d’indiscipline [12][13]
______ Ne pas le nommer, c’est aussi ne pas nommer tel disciple au détriment de tel autre : entretenant l’illusion figée que l’un –plus discipliné ?- serait parvenu à un degré de "perfection" qui en exclut l’autre parce qu’il courrait [11, notes 22,23] moins vite… ou dans une mauvaise direction, selon le premier. À partir de là, Jésus n’exclut personne. Il dit simplement à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple en prend ce qu’il veut, selon que lui non plus ne veut exclure personne.

______Or, près de la croix des douleurs se tient la médecine : la vraie… et celle qui présente pour tous ceux qui lui obéissent la remise en cause d’un salut éternel dont ils s’excluent à la mesure [1, note 24] de ce qu’on  aura médit [14] au disciple : « Voici ton amer [15][16,im.1] », et qu’à partir de cette heure-là, le disciple n’aie de cesse de l’exclure hors de chez lui [17! "Disciple" reste bien à fond noir : ce n’est pas un oubli, puisqu’il s’agit bien d’un disciple qui, par ailleurs, nourrit quelque prétention à se tenir près de la croix de Jésus, à accueillir sa mère et la terre entière en "communion" digestive [18, APR note 57]sauf le disciple qu’il n’aime pas ! Il est vrai que lorsqu’il a, pendant les jours de sa vie mortelle, présenté, avec un grand cri [19][20][21] et dans les larmes, sa prière et sa supplication au Docteur qui pouvait sauver de l’amour et, parce qu’il s’est soumis en tout [22, note 81][23, notes 69,70][24], il a été exaucé. Et, ainsi conduit à sa putréfaction [25], il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent [26, note 59] la pause du salut éternel : le sien comme le leur. En effet, bien qu’ils proclament le Fils, parce qu’ils se sont soumis en tout, qu’ils aiment le disciple qui n’aime pas l’autre disciple, celui-là ne se soumettant en rien [27, notes 3,4], ils font pression sur lui en expliquant que pour qu’il soit de nouveau aimé, il devient indispensable qu’il se "soigne"© au moyen de "médicaments"© ayant la vertu [28] de restaurer l’amour (implicitement, chez de Ses disciples : mieux qu’un Jésus sur une croix !) : on aura deviné lesquels [29][30]
______Et quand leurs prières et supplications n’auront pas obtenu le résultat escompté, ils 1329814405.jpgcroiront être exaucés à partir de cette heurele Docteur le prend chez lui [31][32], ayant pourtant appris sa résistance à la mystification [33] de ses "souffrances"©. Peu leur importent les méthodes mafieuses ayant été employées dans cet objectif [34: surtout lorsqu’elles se revêtent hypocritement [35] d’un semblant mal fagoté de sceau "légal" [36], auquel cas ils s’en soumettent en tout [37, APR note 19]… pourvu qu’ils ne soient pas concernés en premier chef par leurs effets concrets ! Peu leur importent ensuite des semaines entières de séquestration, pas même motivée par des pseudo-"soins"©[37, note 11] administrés dans le cadre d’une "loi" [38, note 15] inique dont l’usage balaie tout -Jésus, Marie, mère, sœur, femme, fils, disciple- en ne laissant que la croix à l’état brut. Peu leur importent parallèlement d’exclure de facto quelque disciple du repas du Seigneur [18, APR note 15] à cause de sa détention arbitraire –en un lieu où le vide du Seigneur [39] est si palpable qu’il arrive au corps "médical"© lui-même de s’en faire l’écho [40, note 91] !-, pourvu qu’eux puissent se précipiter pour prendre leur propre repas. Peu leur importent enfin que le disciple finisse par en sortir –sauf de corps et d’esprit en dépit de moult tentatives contraires, tant en interne qu’en externe…- ce, pour ne pas même rentrer chez lui : plus d’un an après, règne toujours un silence mortel [41] chez des acteurs-disciples et complices-disciples, restant néanmoins affamés du repas du Seigneur [18, note 17] puisqu’il arrive de voir les uns ou les autres se réunir [42] pour ce repas !
______Or, si le Christ est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel… que sont censés devenir [1, APR note 24][18, note 40] ceux qui ne lui obéissent pas [10, AV note 45] ?…

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