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samedi, 25 septembre 2010

Et tous étaient frappés d’hébétude devant la grande peur du Docteur.

Montage LGPDLM.jpg

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,43-45. (*)(*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Et tous étaient frappés d'étonnement devant la grandeur de Dieu.
 « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.

______Mettons-nous bien en tête les temps qui se dévoilent sous nos yeux, sans avoir peur de s’interroger sur ces conjugaisons. Entre les guillemets, temps présent ("Mettez", "dis") + futur… sans futur : car ce sens futur s’en détache par la conjonction de deux temps présents ("va", "être"), et un temps passé ("livré") (!) ; de part et d’autre des guillemets, temps passé ("étaient", "frappés", "comprenaient", "restaient", "voilées", "saisissaient", "avaient"), le seul présent émergeant étant "interroger" : de fait, reléguer toute remise en question [1] dans un temps extérieur (aussi bien passé que futur) n’aide personne à saisir le sens de quoi que ce soit, mais contribue grandement à alimenter la peur de s’interroger. Au moins cela confirme-t-il l’Ecclésiaste : il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel [2, APR note 6] !
______Entre les guillemets, il n’y a pas de difficulté particulière [3] à saisir le sens du Grammaire en vitrine.jpgtemps présent, puisque c’est la transcription d’une parole que Jésus communique à Ses disciples. Pour autant, l’Évangile n’étant pas exactement une sorte de recueil journalistique de faits et de paroles passées, aussi édifiants soient les uns comme les autres (en témoignent d’ailleurs les différences qui émaillent le récit des quatre Évangélistes entre eux), il ne faut pas avoir peur de s’interroger sur ces paroles jusque dans la grammaire dont elles font usage. Sinon quel intérêt y a-t-il, par exemple, à ce que Luc nous rapporte Jésus disant : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » ? Si cette question devait se limiter au présent d’alors, il ne reste plus au disciple d’aujourd’hui qu’à suivre les sentiers de son cœur et les désirs de ses yeux ! L’Évangile lui-même se réduit à un cataplasme : baume consolateur saisi à la mesure [4] de ce qu’il éloigne le chagrin de son cœur, écarte de sa chair la souffrance ; livré ainsi aux mains des hommes qui n’en saisissent qu’un sens "thérapeutique"[5, APR note 4] et "sécurisant" [6, notes 5 à 16]. Ne perçoit-on pas déjà combien le "futur" entre guillemets laisse échapper de fruits dans le présent… indépendamment du fait qu’il s’agisse de la transcription d’une parole émise dans un passé qui fut présent en son temps ?

         De part et d’autre des guillemets, en dépit du recours massif à un temps passé (non du coin de la rue mais de beaucoup : puisque remontant à deux millénaires !) -inclus le Fils de l'homme ayant été livré aux mains des hommes selon ce qu’Il leur mettait alors en tête-, ce temps a-t-il été passé [7] ? Le Fils de l'homme a-t-Il été livré des mains des hommes ? Dans l’affirmative, réjouissons-nous et soyons heureux [8]: si nous conjuguons au présent, les disciples comprennent ces paroles au quart de tour, elles sont voilées [9 !] pour eux, si bien qu'ils en saisissent le sens, et ils n’ont pas peur de s'interroger sur ces paroles ! On n’aura pas peur non plus de chercher la caméra cachée [10], tant il est à redouter que sans plus attendre le jugement, ce tableau idyllique se détache, se brise, se casse, se fende et retourne à la terre au seul contact d’un réel qui est là, pour tous [11, AV note 41]. Maintenant, si nous conjuguons de nouveau au présent par la vérification de ce qui est décrit afin d’étayer précisément la forme de conviction dans le monde réel [11, AV note 30], quel souffle cela nous donne-t-il ? Nul besoin d’être agrégé des Belles Lettres à cet égard, ni de s’en frapper d’étonnement : souvenons-nous des règles les plus basiques de la conjugaison, normalement assimilées depuis le printemps de la vie, et passons simplement de l’imparfait au présent. Mais les disciples [ partis avant la fin du film [12], disant : « Je nele_devin.JPG l’aime pas » ] ne comprennent pas ces paroles, elles restent voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissent pas le sens, et ils ont une peur bleue [13,im.1][14, APR note 50][15,im.1] de celui qui s'interroge sur ces paroles. Et, bien que la dégénérescence [16] et l’hiver [17][18][19][20][21] de "l’avis"©[6, notes 28,29] soient vacuité [22][23], tous sont frappés d’hébétude [24] devant la grande peur d’un Docteur les prévenant [25][26] de l’imminence de jours mauvais pour les fermetures éclair [27], de l’obscurcissement du soleil et de la lumière [28], de la lune [29][30]  et des étoiles [31], du retour au grand galop [32] des nuages après la pluie [33], du jour où tremblent les gardiens de la maison… jusqu’à ne plus "s’y sentir en sécurité"©[34] selon les sentiers de leur cœur [35] et les désirs de leurs yeux [36]. Mais qu’ils sachent que pour tout cela, ils peuvent appeler le Docteur au jugement "diagnostic"© ! Souviens-toi de ton Récréateur [37], aux nuits de ta détresse [38], avant que vienne le dahu [39] : il éloigne de ton cœur le chagrinant [40], il écarte de ta chair le "souffrant"©[41][42] ! Car il sait quel est ton objectif le plus important [42,7][43][44: le reste n’est que vanité.

Livre de l'Ecclésiaste 11,9-10.12,1-8. (*)/(*)(*)(*)(*)(*)/(*) 
Réjouis-toi, jeune homme, dans ton adolescence, et sois heureux aux jours de ta jeunesse. Suis les sentiers de ton cœur et les désirs de tes yeux ! Mais sache que pour tout cela Dieu t'appellera au jugement.
 Éloigne de ton cœur le chagrin, écarte de ta chair la souffrance ! Car l'adolescence et le printemps de la vie sont vanité. 
Souviens-toi de ton Créateur, aux jours de ta jeunesse, avant que viennent les jours mauvais, et qu'approchent les années dont tu diras : « Je ne les aime pas » ;
 avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent encore après la pluie ; au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les hommes vigoureux ; où les femmes, l'une après l'autre, cessent de moudre, où le jour baisse aux fenêtres ; quand la porte est fermée sur la rue, quand s'éteint la voix de la meule, quand s'arrête le chant de l'oiseau, et quand se taisent les chansons ; lorsqu'on redoute la montée et qu'on a des frayeurs en chemin ; lorsque l'amandier s'épanouit, que la sauterelle s'alourdit, et que le câprier laisse échapper son fruit ; lorsque l'homme s'en va vers sa maison d'éternité, et que les pleureurs sont déjà au coin de la rue ; avant que le fil d'argent se détache, que la lampe d'or se brise, que la cruche se casse à la fontaine, que la poulie se fende sur le puits ; et que la poussière retourne à la terre comme elle en vint, et le souffle à Dieu qui l'a donné.  
Vanité des vanités, disait l'Ecclésiaste, tout est vanité !

Montage les vieux solo.jpg            Certes, il y a dans ce discours de l’Ecclésiaste comme un relent de cynisme envieux (et en vieux [45] !) un rien désabusé, parce que marqué de chagrin au cœur et de souffrance à la chair : masquant derrière son incontournable vanité comme une sourde nostalgie des vertes années de l’insouciance. C’est que lui est à l’automne de sa vie, là où tombent les feuilles privées de sève : qu’importe à l’adolescent -qui en est gorgé-, de savoir que de tout cela Dieu l’appellera au jugement ? Vanité des vanités, le plus mûr y sera appelé le premier : ne lui a-t-il pas été donnée l’occasion de suivre plus longtemps les sentiers de son cœur et les désirs de ses yeux ? Pour autant, croit-on pouvoir éloigner ces années dont on dit : « Je ne les aime pas », être plus heureux en feignant de retourner [46] aux jours précédant la jeunesse : aux jours de la Création [47] ? Pour cela, Dieu n'appellerait-Il plus au jugement ? Si ce n’est dans la Bible, alors n’ayons pas peur d’interroger le Code de la construction et de l’habitation [2, note 74] sur ce sujet : qui sait s’il ne fournit pas de réponse toute faite ? Ne lui arrive-t-il pas en effet de frapper d’étonnement par les fruits qu’il laisse échapper, faisant trembler les gardiens de la maison, quand la porte est fermée sur la rue… alors qu’eux sont à l’extérieur ? Vignyté des vignytés, disait l'Expulsiaste [42], tout est vignyté [48]

  Jean Gabin - Maintenant Je Sais .mp3  
 
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Montage vertes années.jpg

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