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lundi, 27 septembre 2010

Celui qui éloigne en mon nom ces îliens aux enfants, c'est moi qu'il accueille.

 

Montage Casimir.jpg

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  Casimir / L'île aux enfants - L'île aux enfants .mp3  
   
Found at bee mp3 search engine

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,46-50.
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Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux
[*]. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand. »
(*)(*)
Jean, l'un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais [1, note 52/2][2, APR note 5][3,§5, APR note 2]en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre. »
 
Jésus lui répondit : « Ne l'empêchez pas : celui qui n'est pas contre vous est pour vous. [*] »

 

            « Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples avaient si peu saisi le sens de ces paroles [4], les avaient si mal mises en tête qu’elles n’y trouvèrent guère de place disponible : leur pensée étant manifestement occupée par des interrogations moins apeurantes ! N’est-il en effet pas plus rassurant [5] de savoir qui est le plus grand, là où, dans la continuité, il eût été plus adéquat de s’interroger sur ceux qui vont être assez petits pour en venir aux mains contre le Fils de l’homme ? Car ils sont avec Lui pour Le suivre : avec Lui, ilsannonçaient la Bonne Nouvelle et faisaient partout des guérisons [6], surfant de succès en succès en Son nom. L’ivresse de ce succès aidant, qu’était-ce savoir qui était le plus grand parmi eux sinon savoir lequel avait alors réalisé la meilleure performance : aligné le plus d’esprits mauvais à son tableau de chasse, guéri le plus de malades, parvenu contre toute attente à convaincre les plus riches [7], etc. ? N’est-ce pas celui-là qui est grand ? Eh bien non : le beau temps [8] n’efface nullement le passage obligé des orages [9], la Bonne Nouvelle celle des paradoxes évangéliques : la place à côté de lui étant celle du plus petit… du plus accueilli, moins au nom de l’accueillant lui-même qu’en son nom.
______
Quelqu'un chasse les esprits mauvais en Son nom ? Pourquoi l’en empêcher ? N’est-il Montage Casimir cuisine.jpgdéjà pas remarquable que ce quelqu’un aie souci de chasser les esprits mauvais ? Il est vrai qu’un tel objectif est parfois à double tranchant [10 ?] : mais agir ainsi en Son nom, n’est-ce pas s’assurer de les chasser effectivement… plutôt que les aspirer [11,im.10][12,im.2][13,im.2][14][15] par quelque nom plus discutable, servi
"pur" ou savamment mélangé avec du plus recommandable [16][17][18] en vue de clore toute discussion et d’échapper à tout reproche ? Il n’est pas avec eux pour Le suivre ? Mais qui est le plus important [19] : leMaître, ou lesdisciples ? Ce quelqu’un aurait-il seulement été capable de chasser les esprits mauvais s’il avait été contre le Maître ? Inversement –et au-delà des signes officiels de reconnaissance de chacun-, vouloir l'en empêcher, est-ce encore suivre le Maître… ou l’"avec-soi" de "communion disciplinaire" protectrice[20][21] cédant à la tentation de l’exclusivité [22]… excluante ? Tel peut être empêché qui croit empêcher : jusqu’à certaines limites que Dieu seul lui aura définies, l'Adversaire [23] lui-même –père de l’adversité, comme des esprits mauvais - ne l’est pas !…

 

Livre de Job 1,6-22. (*)
Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l'audience [24] du Seigneur, Satan (ce qui veut dire : l'Adversaire) vint aussi avec eux. Le Seigneur lui dit :
« D'où viens-tu ?
[25][26, APR note 41]
- J'ai rôdé sur la terre et je l'ai parcourue. »
 
Le Seigneur reprit :

« As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n'a pas son pareil sur la terre : c'est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s'écarte du mal. »
 
L'Adversaire riposta :

« Est-ce que sa crainte de Dieu est désintéressée ?
 N'as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu'il possède [27 ?] ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays [28 ?]. Étends seulement la main, et touche à tout ce qu'il possède : je parie qu'il te maudira en plein visage ! » 
Le Seigneur dit à l'Adversaire :

« Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu'il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. »

Et l'Adversaire se retira.
 Le jour où les fils et les filles de Job étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné, un messager arriva auprès de Job
Job.jpget lui dit :
« Les bœufs étaient en train de labourer et les ânesses étaient au pâ
turage non loin de là. Les Bédouins se sont jetés sur eux et les ont enlevés, et ils ont massacré tes serviteurs. Moi seul, j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. »
Il parlait encore quand un autre survint et lui dit :

« Le feu du ciel est tombé, il a brûlé troupeaux et serviteurs et les a dévorés. Moi seul, j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. »
 

Il parlait encore quand un troisième survint et lui dit :

« Trois bandes de Chaldéens se sont emparées des chameaux, il les on
t enlevés et ils ont massacré tes serviteurs. Moi seul, j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. » 
Il parlait encore quand un quatrième survint et lui dit :

« Tes fils et tes filles étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné,
lorsqu'un ouragan s'est levé du fond du désert et s'est rué contre la maison. Ébranlée aux quatre coins, elle s'est écroulée sur les jeunes gens, qui sont tous morts. Moi seul, j'ai pu m'échapper pour te l'annoncer. »
Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna.
 Puis il dit :

« Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j'y retournerai. Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! »
Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché. Il n'eut pas la folie de faire des reproches à Dieu.

        Le jour où un cinéaste se pencherait sur le scénario ci-dessus, il n’aurait techniquement pas de difficulté particulière [29] à le porter à l’écran : la discussion qui occupait alors sa pensée ne serait pas de cet ordre, mais… dans quelle catégorie ranger le film ainsi produit ? Car si on pense immédiatement au "drame psychologique" –associé qu’il est depuis toujours à la pauvre [30], le personnage de Job lui-même voulantdire le malheur-, les enchaînements -frisant le burlesque déchaîné- y sont omniprésents : quatre catastrophes (au menu [31] : enlèvements, massacres, feu du ciel, ouragan, écroulement ; excusez du "peu" !…), quatremessagers, chacun étant le seul à en avoir réchappé afin de pouvoir l’annoncer. Et encore les troispremiers n’ont-ils pas le temps [32 ?] d’achever leur funeste annonce que survient le suivant, annonçant avant son tour la suivante ! Enfin, l’apothéose : quatre coins d’une maison ébranlées’écroulant sur le bien le plus précieux de Job (on ne connaissait pas encore la place Vendôme [33,3, AV note 13/1]…) : ses fils et ses filles.Au milieu de tous ces morts, qui aurait la folie de reprocher des temps [9, APR note 6] morts au réalisateur du film ? Au moins les amateurs de gore ne rôderont-ils pas à proximité des issues de secours [34], afin de s’échapper avant la fin [35].

            Quoique… Job n’est-il pas décevant ? Au milieu de tous ces malheurs, comment peut-il avoir la "folie"©[36, note 12] de bénir le nom du Seigneur ? À notre époque, tout risque en est heureusement écarté :
- depuis que
tombent des feux de cieux-têtes [37, note 10][38][39,im.6], plus personne ne commet de péché : de vilains microbes "psychiques"© surgis de nulle part –bien qu’assurément de l’extérieur [40, note 30], et retournant vers l’extérieur [41, note 72]- s’emparent de tout mal, le dévorant tels des enzymes gloutons [42, note 10/2]
-
la folie de faire des reproches à Dieun’est également plus à l’ordre du jour : chacun sait que sur l’île aux enfants –lieu festif par excellence-, tous les monstres [43, APR note 80] sont gentils et ne feraient pas de mal à une mouche [44]. Par conséquent, puisque les enfants sont placés à côté de Lui, ils n’ont rien à craindre et sont écartés du mal par le Seigneur qui leur a élevé une clôture pour les protéger, eux, leur maison et tout ce qu'ils possèdent [9, note 4] : le premier monstre méchant [45] qui étendrait seulement la voix [46], paf ! on le maudit [47] en plein visage, on touche à tout ce qu’il possède [48] et on le jettedehors [49][50][51], non mais ! Et si malgré toutes ces remarquables précautions, tout s’écroule autour des jeunes gens [52], c’est à l’évidence [53, APR note 70] que le Seigneur"n’existe pas"… et il ne serait donc "psychiquement"© pas si grave de lui faire des reproches.

            De même n’est-il pas si grave que Satan veuille dire l’Adversaire : DISONS [54, APR note 12] que l’on remarque du pareil sur la terre : en des salles d’audience [55] désintégrant le droit [56], qui ne craignent pas le ridicule [57,im.3] en s'écartant ostensiblement du mâle [58][59]. Est-ce que la très habituelle appellation d’adversaire[60, notes 32] chez de vils serviteurs [61] de l’écartement ostensible du mâle est désintéressée ?  Qui sait si seul un non comparant [62] puisse s’en échapper pour l’annoncer ?  Peu chaut que le contexte en fût laïque : au contraire, un tel contexte ne rôdant que sur la terre et la parcourant, il n’a aucunpouvoir sur le ciel, n’en signe que plus nettement ce qu’il veut dire, d’où il vient… et où il va, ne pouvant s’empêcher d’emmener avec lui celui qui n'est pas contre lui, voire explicitement pour lui avec tampons à l’appui : loin d’une île aux enfants échappant, eux, aux ouragans du Code civil [63] et consorts… ainsi qu’à la juridiction du Seigneur. En effet, comme le suggère ô combien le livre de Job, avons-nous remarqué que suivre Jésus n’allait pas sans l’éventualité d’avoir à essuyer quelques tempêtes ? Or, il fait toujours et encore beau [64] sur l’île aux enfants ! Au milieu de tant debonheur, il serait dommage de ne pas profiter du hamac. Ce ne sont pas les voisins qui seront les plus dérangeants : ils sont tous morts !

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