Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 04 octobre 2010

Un homme descendait, fuyant les trompettes de Jéricho, et il ne fallait pas tomber sur lui !

Montage TaG2.jpg

 [*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37. [*]|(*)(*)/(*)(*)(*)
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question :
« Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
 
Jésus lui demanda :
« Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? 
(*)» 
L'autre répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
 

Jésus lui dit :
« Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie.
[*]
 » ---

         Mettre à l’épreuve ne ressort pas nécessairement de mauvaises intentions, ou d’une manipulation [1] destinée à prendre au piège [2] celui qui subit cette épreuve. Tôt ou tard s’en révélerait le binôme de l’arroseur arrosé, le piégeur étant tel parce que piégé [3], faisant ainsi en voulant se faire approuver par les premiers inventeurs du piège ; ceux-là n’étant pas les derniers à demeurer dans l’ombre [4] pour ne pas avoir part à quelque réponse [5, note 31][6][7] au cas où l’épreuve tournerait court… voire, aurait tout lieu de se retourner [8] contre eux !
_____Pour l’heure,
Jésus reste fidèle à Sa pédagogie, quel que soit Son interlocuteur du moment : la question qui Lui est posée ne suscite pas Sa réponse immédiate, mais un retournement de question [9]. Cependant, il ne s’agit pas ici de se protéger d’un piège en le retournant contre son auteur : celui-ci est en effet un homme juste ; c’est-à-dire que lui n’est l’envoyé de personne d’autre que lui-même, posant sa question dans le seul dessein d’y ajuster son faire au dire : sa pratique à son observation [10]. En cela, attentif à être un guide le moins aveugle [11] possible, il se distingue de la plupart des scribes et des pharisiens [12: ne mettant Jésus à l’épreuve qu’à la mesure où lui-même se met à l’épreuve. Docteur de la Loi, il lui importe [13] au premier chef que la Loi réponde à sa propre vocation : qu’elle fusse bien une doctrine, et non un vil outil de pouvoir [14][15, notes 3,4] tombant entre les mains de bandits (dont les fruits [16, notes 22,23][17] la contrediront jusqu’à faire preuve d’une parfaite toxicité [18][19: conduisant in fine à de perverses impostures [20] au sein desquelles l’appellation illusoire [21, AV note 42] et mensongère [22] de "doctrine" ou de "docteur" –s’auto-justifiant le plus souvent du "moindre mal" !- feront passer d’un bien à un mal [23][24][25][26][27]… quitte à en éradiquer le seul concept [28][29, APR note 40] afin, comme toujours, de ne pas avoir à en répondre…); soit passant d’un mal à un bien… ou mieux encore, d’un moindre bien à un bien meilleur pour les plus ambitieux. Toujours docteur de la Loi, il lui importe également de vérifier -chez quelqu’un comme Jésus s’en donnant comme le serviteur- qu’il n’aie pas d’autre ambition cachée : notamment d’être un de ces bandits, tombeur de pièges venant jeter le trouble parmi eux et voulant renverser la loi de Moïse, alors en vigueur. Est-ce que c'est aux hommes que ce docteur de la Loi cherche à plaire ?

         Cependant, chercher à leurplaire le mettrait tout autant en porte-à-faux : n’est-il pas le premier à savoir qu’aimer le Seigneur est indissociable de son corollaire qu’est l’amour du prochain ? D’où la question suivante :

--- Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus :
« Et qui donc est mon prochain ? »
 
Jésus reprit :
« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
 Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.' Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond :
« Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. »
Jésus lui dit :
« Va, et toi aussi fais de même. »

          « Et qui donc est mon prochain ? » La question paraît candide, tant la réponse semble en couler de source : ne suggère-t-elle pas instantanément –ne serait-ce que par son étymologie- le proche immédiat ? Cette question se fait d’autant plus surprenante qu’elle n’émane pas a priori d’un ignorant, mais de rien de moins qu’un docteur de la Loi ! Mais lui la pose néanmoins, voulant montrer qu'il était un homme juste : ce qui permet d’évacuer définitivement chez lui toute suspicion de mise à l’épreuve à double tranchant, dans un esprit retors ! En effet, ne serait-il pas vraiment étonnant de vouloir montrer être juste auprès de qui on ne serait pas le dernier, si l’occasion s’en présentait, à laisser à moitié mort sur le bord du chemin? Telle serait sans doute l’attitude du pharisien qui, lui, veut se montrer qu’il est un homme juste, se comparant (à son avantage !) à un… prochain qu’il va charger des péchés de sa propre monture [30], allant jusqu’à renverser sa relation à Dieu en Le priant [31][32, AR note 2]… d’entériner sa propre "justice". Eh bien ! si un jour quelqu'un, même de chez les disciples, même un ange du ciel (sans doute celui-là volerait-il en rase-mottes, suite à une coupure intempestive d’ailes [33] !), vient annoncer un Évangile différent de l'Évangile qui a été annoncé, qu’est-il… selon l’Apôtre des païens ?

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12. (*)/(*)
Frères, je trouve vraiment étonnant que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre Évangile.
[16, notes 31,32]
 En fait, il n'y en a pas d'autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l'Évangile du Christ. Eh bien ! si un jour quelqu'un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Évangile différent de l'Évangile que nous vous avons annoncé, qu'il soit  maudit ! Nous l'avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu'un vient vous annoncer un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit maudit ! Est-ce que, maintenant, je veux me faire approuver par les hommes [21, APR note 44], ou bien par Dieu ? Est-ce que c'est aux hommes que je cherche à plaire ? Si j'en étais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. Frères, il faut que vous le sachiez, l'Évangile que je proclame n'est pas une invention humaine. Ce n'est pas non plus un homme qui me l'a transmis ou enseigné : mon Évangile vient d'une révélation de Jésus Christ. 

          Pour mettre à l’épreuve un docteur, posons-lui cette question : « DoLa+mauvaise+nouvelle,++Marguerite+G%C3%A9rard.jpgcteur, on peut mourir de rire (lol), mourir de peur [34] (brrr !), voire mourir de honte [35, APR note 16]. Peut-on mourir d’étonnement ? » Cette question se veut juste préventive : au cas où l’Apôtre reviendrait aujourd’hui parmi nous. Car, si la réponse médicale était affirmative, il faut que vous le sachiez, le malheureux Paul serait si violemment foudroyé sur place qu’il serait vraiment étonnant que sa durée de vie excède une poignée de secondes (offrant ainsi à point nommé du grain à moudre chez ceux qui, maintenant, cherchent à plaire aux hommes en l’ayant rétrospectivement affublé de nombre de "pathologies"©[36] aussi effarouchantes que de pure invention (à peine) humaine !) Il est vrai que toute nouvelle –notamment quand elle se trouve être particulièrement mauvaise !- ne vient pas nécessairement d'une révélation de Jésus Christ.
          Parce qu’en fait, passer à un autre Évangile ne pose plus guère de difficulté particulière [37]… celle-ci s’inscrivant plutôt dans l’embarras du choix. Il n'y en a pas d’autre ? Ah, si seuleme nt il n’y en avait qu’un ou deux autres ! Si on en était encore à plaire à Dieu, y aurait-il autant d’"Évangiles du Christ" qu’il y a de "serviteurs du Christ" ? Tant et si bien que dès que quelqu'un vient vous annoncer un Évangile différent [38] de celui que vous avez reçu, crac dedans : qu'il soit "médicalement"© maudit [39, APR note 47] ! Ah, s’il y avait seulement des gens qui jetaient le trouble parmi vous et qui voulaient renverser l'Évangile du Christ. Eh bien, tout cela, c’est fini : nous n’en sommes plus là. Il pleut des "Samaritains" [40] ! (La "médecine"© moderne irait même jusqu’à proclamer l’émergence de néo-"publicains"…) Hélas, ceux-là "souffrent"© trop pour être bons
          Nous l'avons déjà dit, et le répétons encore (ce qui ne surprendra que le néo-lecteur !) : à présent, plus personne ne veut renverser l'Évangile du Christ. Mais gare à celui qui vient annoncer un Évangile différent de "l'Évangile" que vous vous êtes projeté [41, APR note 16] (l'Évangile du Christ, par exemple pris au hasard…) : un épouvantable Évangile, dépourvu de toutes les options indispensables à notre temps devenu si dur [42, note 13/2] ; un Évangile de "misère", sans boîte automatique [43] (mais avec la marche arrière [44], lui !) ; un Évangile "rentre-dedans", sans pare-chocs [45][46] et indifférent aux pelleteuses de compétition [47][48] comme à toute invention humaine : bien qu’il se fasse séduisant à l’usage des diabétiques, ce n'est donc pas non plus un Évangile sur lequel on aura renversé le sucre [49][50] ou affiliés [51][52][53]. Pis que tout, un Évangile disant que le prochain est celui qui fait preuve de bonté envers le prochain. Y compris envers l’affreux prochain gluant [54] buvant son Évangile sans sucre : quelle horreeeeeuuuur ! Ne serait-il pas vraiment étonnant que celui qui proclame un tel Évangile ne l’abandonne bien vite ? D’autant qu’à cet effet, ce ne sont pas les "aides"©[55][56][57] qui lui feront défaut. En fait, il n’y a pas d’alternative : s’il les refuse [58, notes 3,4], il y a quantité de gens qui jettent le "troublé"©[59][60][61][62] pour vous (et contre lui : mais peu importe [63]…), appelés "prestataires de services"©[16, notes 12 à 15] par la grâce du verbe, bien que leurs (ex)actions sur le terrain fussent proches (voire prochaines !) de celles de ces autres gens sur lesquels serait tombé un homme descendant de Jérusalem à Jéricho… (À ce propos, le vautour au compteur [64] vient de passer imperturbablement à la coquette somme de quatre-mille cinq cents : infime partie de tout ce qui aura été dépensé en plus)
           « Et qui donc est mon prochain ? » Afin de ne plus avoir à se poser la question, ce n’est pas une révélation : il suffit d’apporter quelque contribution à son éloignement ! Mais ne faisons pas trop de même : car il faut que vous le sachiez, il se murmure que cela a pour inconvénient majeur d’enlever la part de vie éternelle. On ne saurait tout avoir

Montage Bandits.jpg

Les commentaires sont fermés.