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mardi, 05 octobre 2010

Un cas paré pour les multiples services de l’occupation.

Montage occupation+marthe.jpg

   Youthman Steppa - Occupation .mp3  
   
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42. [*]|(*)(*)(*)(*)/(*)(*)(*)(*)(*)
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »

 Assurément, pour ce qui est de l’inconvénient d’enlever la part de vie éternelle [1, APR note 64], Marie devrait être tirée d’affaire. Naturellement, il serait hâtif d’en déduire que, parce qu’elle s'inquiète et s'agite pour bien des choses, Marthe en fût davantage dans le collimateur : difficile de recevoir Jésus dans sa maison, voire d’intervenir auprès de Lui en Le mettant simultanément à part. En fait, il n'y a personne qui veuille renverser l'Évangile du Christ afin de passer à un autre Évangile [1, APR note 33] : il va de soi qu’en présence de la personne même du Christ, cette seule question ne rencontre aucun écho dans cette maison. Si on l’articule plus volontiers sur l’incontournable dialectique de ces multiples tensions opposant l’action à la contemplation, doit-elle en accaparer l’esprit ?
         Est-ce que, encore maintenant, il s’agit de se faire approuver par les hommes, ou bien par Dieu ? de se laisser accaparer par les multiples occupations du service, ou de se tenir aux pieds du Seigneur ? Qu’est-ce qui est le plus important [2] : l’objectif du service [3, APR note 24], ou bien l’inquiétude et l’agitation liés à ce service… jusqu’à le défendre avec une ardeur si jalouse qu’elle en délie de l’objectif ? C’est que s’il n'y a toujours pas d'autre Évangile, ce serait chercher à le détruire que d’en privilégier la perception de l’un, au détriment de celle de l’autre : pas d’Évangile différent, mais des évangéli/sés/sateurs dont pas un ne soit le clone de l’autre. Ce qui ne va pas sans inquiéter et agiter… essentiellement celui qui voudrait mener frénétiquement l’unité des disciples par leur uniformité, au dam de leur unicité [4, APR note 2/7]. Marthe et Marie sont moins des modèles de choix plus ou moins antagonistes (choisir la part de l’une équivalant alors à s’enlever la part de l’autre) que le rappel des légitimes différences par lesquelles transite et s’incarne –aujourd’hui comme naguère- l’annonce de la foide même que sa réception [5, note 39]
         « Seigneur, cela ne te fait rien ? » Non : cela ne Lui fait rien, dès lors que chacun réponde à la vocation qui est la sienne, au moment qui est le sien (laissant d’ailleurs la possibilité d’une réponse différente à un moment différent…), sans empiéter sur celle d’un autre, voire chercher à y répondre à sa place (notamment sous couvert d’inquiétudes artificielles et agitations du bocal pour bien des choses de pure invention (à peine) humaine [1, APR note 36] imposant d’"aider"©[1, notes 55 à 57] au prix du percement de quelque mur jalousie.jpg[6]). « Seigneur, cela ne te fait rien ? » Chez une Marthe accaparée, est-ce qu’elle veut se faire approuver par le Seigneur en tant qu’homme, ou bien en tant que Dieu ? Marie, elle, se tient assise aux pieds du Seigneur, écoutant sa parole : est-ce à Marthe ou au Seigneur de juger si Marie répond alors à sa vocation ? Pourquoi serait-ce à Lui de lui dire d’aider sa sœur… et pourquoi celle-ci n’intervient-elle pas directement auprès de celle-là ? La réponse tombe sous le sens : vraisemblablement assortie d’une fin de non-recevoir dans ce dernier cas. Le besoin d’aide est-il donc si pur de tout élément étranger à l’aspect matériel, comme pourrait l’être la frustration de ne pas profiter pleinement sur le moment d’un aspect plus spirituel, forme subtile et inavouable de jalousie [7] que l’on se défend de mettre en avant [7bis, APR note 24] parce que cherchant à enlever la part de l’autre ? « Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. » « Dis-lui donc de m'aider. » ; sous-entendu : le temps consacré à m’aider semble rétablir une certaine équité… en lui enlevant sa part. Plus indicible –et moins bruyante- que la jalousie enfantine [8,pp.11-12] (se disputant par exemple un même jouet), son homologue spirituelle va plus loin dans l’ardeur [9, note 39] de la destruction : qui n’aura pas entendu parler de l’un de ces plus fameux témoins de naguère ?

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,13-24. (*)
Frères, vous avez certainement entendu parler de l'activité que j'avais dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l'Église de Dieu, et je cherchais à la détruire. J'allais plus loin dans le judaïsme que la plupart des gens de mon peuple qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. Mais Dieu m'avait mis à part dès le sein de ma mère, dans sa grâce il m'avait appelé, et, un jour, il a trouvé bon de mettre en moi la révélation de son Fils, pour que moi, je l'annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l'avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l'Arabie ; de là, je suis revenu à Damas. Puis, au bout de trois ans, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n'ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur. En écrivant cela, je ne mens pas, je vous le déclare devant Dieu. Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie. Mais pour les Églises du Christ qui sont en Judée, mon visage restait inconnu ; elles avaient simplement entendu dire ceci : « L'homme qui nous persécutait naguère annonce aujourd'hui la foi qu'il cherchait alors à détruire. » Et ces Églises rendaient gloire à Dieu à mon sujet.

            Bien qu’accaparé par ses multiples destinations, Paul n’est-il pas seul à "faire le service" ? Cela ne lui fait rien puisque lui s’est lancé aussitôt l’appel sur les chemins sans prendre l'avis de personne –en termes plus crus : sans s’asseoir aux pieds de personne-, annonçant aujourd’hui la foi avec autant –sinon plus- d’ardeur qu’il se sera auparavant inquiété et agité à mener une persécution effrénée au nom des traditions de ses pères [10]: c’est au bout de trois ans qu’il fera plus officiellement allégeance à l’Église du Christ conduite par Pierre, encore à Jérusalem. Mis à part, sa mission spécifique était de porter l'annonce parmi les nations païennes ; ce qui ne lui enlève pas non plus sa meilleure part. Si l’on trouve Marthe et Marie dans une même maison, Paul ne représente-t-il pas d’une certaine manière celui chez qui on retrouve des deux sœurs sous une seule tête, au cours d’une même existence ? Ce qui suggère en filigrane d’aller plus loin que défendre une position tenue pour figée et à jamais inamovible : d’aucuns s’étant identifiés –à tort ou à raison- à Marthe, d’autres à Marie… et la plupart prenant comme argent comptant l’avis qu’elles fussent aussi inconciliables qu’irréversibles !
            « Seigneur, cela ne te fait rien ? » Non : cela ne Lui fait rien, dès lors qu’Il reste le même Seigneur pour Marthe comme pour Marie, pour ceux chez lesquels Son visage est connu comme pour ceux dont il restait inconnu, pour ceux qui ont pu voir des Apôtres comme pour ceux qui n’en ont vu aucun, pour ceux qui sont aptes à faire le serviceseuls ou accompagnés d’aides- comme pour ceux qui se tiennent aux pieds du Seigneur, ayant certes l’avantage apparent d’être plus attentifs à écouter sa parole. Mais ces différentes postures sont-elles aussi immuables qu’elles ne le paraissent ? Qui interdit à la Marthe d’un jour de devenir la Marie du lendemain, et vice-versa ? Qui peut prétendre à mieux rendre gloire à Dieu -à son sujet ou à celui de son prochain- en étant Marie à un moment où il aurait choisi une meilleure part en étant Marthe (et toujours vice-versa !) ? Qui interdira jusqu’au cumul des "casquettes" Marie/Marthe (de préférence à celles illustrant l’en tête de la présente note !) chez celui qui sera plus à son aise en écoutant le Seigneur au travers de multiples occupations qu’il saura contrôler pour qu’elles ne l’accaparent pas jusqu’à lui faire brûler un cierge à saint Paletan [11] ?

         « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. » À moins que cette meilleure part rende faussement  honte à son sujet ? Ne suffit-il pas à cet égard de brouiller les pistes en faisant intervenir quelque guide aveugle [12], si accaparé par ses multiples "diagnostics"© fantasmagoriques que toute notion de jalousie spirituelle lui étant radicalement étrangère, la meilleure part se rabougrit chez lui à une… part "malade"© de l’esprit [13] ! Or, tant que cette part n’est pas enlevée, Dieu que l’on s’inquiète et s’agite autour du "souffrant"© ! Pour lui, assurément, dites-lui donc de se "soigner"© ; une seule chose est nécessaire : le "médicament"©[14][15][16] magique [17] qui va le tenir assis –plus vraisemblablement couché- aux pieds de ses "soignants"©… amateurs comme "professionnels"©. Certainement, mais cela ne se trouve guère que chez des affreux menant une persécution effrénée contre l'Église de Dieu, et cherchant à la détruire, non ? Ménonpadutou [18] ! Bien au contraire, l’inquiet agité/agitateur [19] va trouver une aide inespérée chez le "professionnel"© de la psyché (déjà acquis par fonction aux fables [20] de l’esprit en tranches spi/psy [21, APR note 53]) se doublant à point nommé d’un homme annonçant aujourd'hui la foi [22][23] ! Ce dernier écoutant [24][25, note 59] avec force bienveillance un frère de foi, peu lui importe que le visage d’un autre lui reste cliniquement [26, notes 48 à 50] inconnu [27, APR note 27] : car l’important, c’est de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [28, APR note 30]. Et cet essentiel va précisément consister à ajouter inconsciemment (ce qui ne manque pas de saveur chez un "spécialiste"© 2084368158.jpgde la conscience des autres [29][30]…) sa propre jalousie spirituelle à celle du demandeur (qui motive d’ailleurs -augurons que ce soit tout aussi inconscient- sa demande)… forme de jalousie qui, à l’évidence [31, APR note 70], n’existe pas chez un indifférent à la cause de Dieu. On n’ose imaginer la teneur du "diagnostic"© en résultant : dans un réel qui est là, pour tous [28, AV note 41], on a beaucoup moins à imaginer les fruits [31][26][32] qui en découlent, c’est-à-dire toute part qui a été enlevée en dépit du bon sens le plus élémentaire…
         Vous pouvez "mélanger" Marthe à Marie. MAIS vous ne pouvez pas en même temps boire à la coupe du Seigneur et à celle des esprits mauvais ; vous ne pouvez pas en même temps prendre part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais. Voudrions-nous provoquer la jalousie du Seigneur [ particulièrement dans cette perverse dissimulation des nôtres, ainsi que leur travestissement en projection [33, APR note 16] pseudo-"pathologique"© sur autrui ]? Sommes-nous donc plus forts que lui ? [26, notes 48 à 50]

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Aujourd'hui : les règles 6, 7 et 8
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