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dimanche, 10 octobre 2010

L'un d'eux, voyant qu'il n’était pas "malade"©, revint sur les pas du Docteur, en l’horrifiant à pleines notes.

Montage non-voix de son maitre.jpg

[*] –(*)- [*][*]-[*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19. (*)(*)
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée.
 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet étranger ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -17,11-19. (*)/(*)(*)
676274917.jpgPhilou
 [1], faisant marcher   [2] vers Jémalpartou, traversait la Safarie et la Gallinacée. Comme il sortait d’un pillage [3][4][5][5bis, AV note 8][5ter, note 101], dix lapereaux [6][7] vinrent à sa rencontre. Conservant un ultime éclair de lucidité, ils s'arrêtèrent à distance et 147306223.jpglui crièrent : « Philou, maître [8], prends pitié de nous [9]. » En louvoyant [10][11][12, notes 19/4,37], Philou leur médit [13] : « Allez dire à vos "malades"© de se montrer aux trêtres [14, APR note 62][15]. » En cours de route, ils furent automatiquement purifiés [16][17]. L'un d'eux, croyant [18] que son "malade"© allait guérir [12, APR note 60,§8],...
podcast...revint sur ses patins, en glorifiant le Docteur à pleine voix
[19].
 Il se jeta la farce [20] contre terrier [21] à la tête [22] de Philou en lui patinant sur sa glace [23][24, notes 75 à 79]. Or, c'était un Safaritain [25, note 33]. Alors Philou demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus en revenants [26][27][28,im.4][29,im.3][30] pour rendre gloire au Docteur ; il n'y a que cet étranglé [28] ! » Philou lui dit : « Couche-toi et va te faire cuire [ NB : eh non, pas un neuf… puisque dans le réel qui est là, pour tous [29, AV note 41], ils sont partis (pas si fous! ] : ta psychofoi [30] t'a sauté [31, note 76+im.4(recette)]. »

            « Allez vous montrer aux prêtres. » En des circonstances analogues, on connaît la suite et on sait désormais pourquoi, la loi de Moïse n’y étant pas étrangère : c’est dire que Jésus ne l’abolit toujours pas [32, note 47]. « … Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. » [33] Cependant, il ne sera pas nécessaire de plonger sept fois dans les textes pour que s’en présentent devant nous quelques dissemblances notables.
______Chez Matthieu (mais à un
autre endroit et à un autre moment), un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui. Ici, ils sont dix à venir à sa rencontre… et ne s’approchent pas, s’arrêtant à distance. Jésus étendit la main, le toucha (le seul lépreux) et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
 Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre… » Ici, Jésus ne touche personne, ne fait pas même savoir s’Il agrée de prendre pitié de ces dix lépreux : leur foi va les sauver non en amont mais en aval, pour obéir à l'ordre de Jésus en allant se montrer aux prêtres… alors qu’ils n'ont pas encore été purifiés, n’ont pas à faire attention à ne rien dire à personne puisque n’ayant rien à dire, rien à témoigner ! Du reste, quand bien même ils eussent été guéris avant de se mettre en route –et qu’ils eussent alors reçu la même consigne d’attention que celle de leur confrère d’infortune- est-il concevable que personne n’en eût rien su, même si ceux-là y avaient plus scrupuleusement obéi [34, APR note 7] ? Car si un lépreux passe déjà difficilement inaperçu dans une foule au pied de la montagne, dix lépreux à une entrée de village se seront d’autant plus fait remarquer que c’est vraisemblablement grâce à leur nombre qu’autour d’eux, on a dû s’écarter ostensiblement de leur passage pour les rencontrer à un tel endroit : on imagine alors l’effet peu discret obtenu sur cette population, voyant leur chair redevenir semblable à celle d'un petit enfant !

Deuxième livre des Rois 5,14-17. (*)/(*)(*)
Le général syrien Naaman, qui était lépreux descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, pour obéir à l'ordre d'Élisée ; alors sa chair redevint semblable à celle d'un petit enfant : il était purifié !
 Il retourna chez l'homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se présenta devant lui et déclara : « Je le sais désormais : il n'y a pas d'autre Dieu, sur toute la terre, que celui d'Israël ! Je t'en prie, accepte un présent de ton serviteur. » Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n'accepterai rien. » Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque c'est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'au Seigneur Dieu d'Israël. »

            Hormis l’évidence de la lèpre et de sa purification, quel rapport entre un général syrien (restant un notable en dépit de sa maladie) et ces dix malheureux perdus dans quelque village, leur "notabilité" ne valant guère que par l’union de misères (faisant sans doute préconiser avant l’heure la "redéfinition des concepts de crainte ou de respect" [35,6][36,6] !), dissuasive aux bien portants ? Jésus traversait la Samarie et la Galilée. Il entrait dans un village : en Samarie, ou bien en Galilée ? Or, sur les dix, le seul à revenir sur ses pas pour rendre grâce était un Samaritain : par ce geste, il se fait déjà semblable à Naaman qui retourna chez l'homme de Dieu. Par ailleurs –et par delà les siècles et la fonction sociale qui les séparent-, un autre lien rapproche ces deux hommes : on les supporte plus qu’on ne les glorifie. Avec toute son escorte, Naaman règne localement comme un occupant militaire et politique. Ce qu’on supporte chez un Samaritain est d’un autre ordre : les dissensions n’étant pas moins virulentes puisque religieuses (déchaînant des démangeaisons de feu du ciel [37] jusque dans la proche escorte de Jésus lui-même !). Notre Samaritain n’est accepté dans son groupe de dix qu’au titre de compagnon de misère : ce qui porte à croire que les neuf autres fussent des Galiléens… et que nous soyons à l’entrée d’un village de Galilée. Sinon, pourquoi Luc prendrait-il la peine de préciser que "c’était un Samaritain" ? Ce que confirme Jésus : « …il n'y a que cet étranger ! » De fait –et ce n’est pas la première fois [38][39]-, c’est à un étranger qu’il est dit : « Va : ta foi t'a sauvé » ; c’est un étranger qui reste fidèle contre toute attente, rendant grâce là où d’autres, sans la rejeter formellement, enchaîneraient volontiers la parole de Dieu !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 2,8-13. (*)/(*)(*)
Souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité d'entre les morts, voilà mon Évangile.
 C'est pour lui que je souffre, jusqu'à être enchaîné comme un malfaiteur. (*) Mais on n'enchaîne pas la parole de Dieu ! C'est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu'ils obtiennent eux aussi le salut par Jésus Christ, avec la gloire éternelle. Voici une parole sûre : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous supportons l'épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Si nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle, car il ne peut se rejeter lui-même.

En cours de route, voilà que son Évangile souffre un tantinet : un peu comme si un malfaiteur était venu subrepticement couper la fin du film. Voici une raison enfin sûre de quitter prématurément la salle [40] ! Mais l’important, n’est-il pas de connaître et d’aimer ce qui est essentiel [29, APR note 30] dans sa trame ? Après tout, n’est-ce pas la foi qui sauve ? Aussi, sans rejeter formellement le scénario original [41], convient-il d’accepter présentement les aménagements de cinéphiles avertis [42,p.3] : comme on n’a pas vu revenir le malfaiteur rendre la fin du film, il va bien falloir le relever avec ce qui tombe sous la main.
            Or donc, nous nous souvenons de Jésus Christ, le descendant de David : c'est pour lui que certains souffrent, jusqu'à être enchaînés comme des malfaiteurs [43, APR note 47]. Cependant, afin qu’ils souffrent moins, voilà qu’ils "souffrent"© ! Mais revenons sur nos pas. Nous le savons désormais : il n'est plus nécessaire d’entrer dans un village et d’attendre qu’un ou dix lépreux viennent à notre rencontre. À présent, seul demeure l’arrêt à distance [44, notes 2,3]. Ainsi à l’abri de tout risque de contagion [45,im.6], nous pouvons reprendre les grandes lignes du scénario de l’Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou ci-dessus : l’objectif étant d’obtenir un "lépreux"©  gluant à souhait [45] qui, sans même se montrer aux trêtres et bien que n’ayant cliniquement [46, notes 48 à 50] rien à montrer de répréhensible, n’aura rien à envier -en termes de répulsion sociale- à dix lépreux. Celui-là pourra bien être purifié en cours de route et revenir sur ses pas [47, APR note 73], cela n’a aucune importance et ne changera rien : en face, et contrairement à lui, il n’y a pas de marche arrière [48]. On ne les a vus revenir que pour rendre gloire à Dieu et rendre grâce d’être bien-portants [49, APR note 2] ; à la mesure de la "prophylaxie"© qu’ils auront déployée autour de leur super-"lépreux"© (à la "lèpre"© dite éclair, en hommage à la fermeture du même nom [50!), ils ne s’en relèvent pas et fuient se terrer [51][52] : leur psychofoi les a sautés à proportion de ce qu’ils se seront sauvés [53][54][55] avec leur foi. Il n'y a plus qu’à rejeter comme pire qu’un étranger [56][57][58]
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...celui qu’ils auront frappé d’une fatwa "médicale"©[59, note 33] : ajoutons-y l’affolement carabiné de l’aiguille du jalousimètre spirituel [60, notes 7], et ceux que Dieu a choisis vont leur paraître tout particulièrement insupportables [61! C’est dire combien cela peut les inciter à rester fidèles… à l’inépuisable panoplie "diagnostique"©[62, notes 43,44] de l’empereur des "lépreurs"©[63].
            Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons : voilà une parlote [64] peu sûre (attention : dans cette teinte de police, "lui" désignant un "lépreux"©; parce qu’il manque toujours la fin du film… y compris dans cette version gore. Ne serait-il pas préférable de constater après coup, finalement, la vanité de tout ça ? [29, APR note 44]

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