Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 10 novembre 2010

Et les neuf autres, où sont-ils ? On les a vus revenants pour rendre gloire au Docteur !

Montage 9revenants.jpg

[*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19. [*]/(*)(*)(*) 
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée.
 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet étranger ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

______Des dix lépreux arrêtés à distance, de loin qui distinguerait l’un de l’autre… notamment un Samaritain d’un Galiléen ? Gageons qu’elle non plus -quoique en négatif-, la lèpre ne fait pas de différence entre les hommes[1, AV note 58]. La distance que respectent ces hommes est évidemment commandée par un clivage malade/bien portant qui, ici, va répondre à des critères cliniques [2, notes 48 à 50] si objectifs qu’en dépit de leur foi en un Maître pouvant prendre pitié d’euxfoi qui, par ailleurs, leur a sans doute fait braver l’opprobre des villageois-, qu’à dix contre un ils s’en voudraient de solder une telle rencontre par le risque d’une contamination [3][4, notes 44,45] : Maître certes, mais non désincarné.
______« Jésus, maître, prends pitié de nous. »
Sous-entendu –particulièrement dans un climat culturel répandant avec abondance le principe du bouc émissaire [5, note 72] rivalisant méchamment avec la confusion péché/maladie [6, note 2][7] : celle-ci fournissant sinon la
"preuve"manifeste au moins la suspicion constante qu’elle fût "méritée"- « prends pitié de nous » dans ta miséricorde, et non pas à cause d'actes méritoires -incluant "méritoires" en négatif- que nous aurions accomplis par nous-mêmes. La grâce de cette inclusion, -préfigurant une inclusivité universelle du salut [8]n’excluant personne, aussi étranger soit-on- ne s’exclut pas tant par elle-même que par l’exclusion insidieuse des actes "méritoires" en négatif –telle que pratiquée dans l’usage abondant de la miséricorde [9, note 10] à boîte automatique [10][11]- ayant permis de tenir sans pitiéà distance [12, notes 2,3][13][14], se faisant ainsi croire à bon marché (soumis[15, notes  69,70] aux douceurs [16]  de la sémantique renversante [17, notes 49 à 51] appropriée) n'avoir insulté [18] personne, ne pas être batailleurs (sauf pour "se défendre"[19] de ceux qui le sont [20!), mais pleins de sérénité, n’être ni insensés, ni révoltés, ni égarés, ni esclaves de toutes sortes de désirs et de plaisirs : être en définitive si peu misérablespar nous-mêmes qu’aussi abondante soit répandue sur nous la miséricorde, comment sauverait-elle là où elle ne mouille pas [21, APR note 29], plus particulièrement là où la haine les uns pour les autres se voile [22] derrière un escla(cli)vage"malade"©/bien-portant devant fabriquer des critères cliniques a posteriori [23][24][25][26] pour se justifier ? En cours de cette route baignant [27] dans le rebaptême [28], qui peutpurifier les hommesdésireux de l’emprunter avec plaisir… sans avoir relevé une fâcheuse absence de marche arrière [29] sur leur boîte automatique ?

______Précisément ce Samaritain adopte-t-il une attitude diamétralement opposée : lui 9 glorieux.jpgrevint sur ses pas alors même qu’il empruntait une route l’ayant au contraire extrait de la funeste ornière de sa maladie. Et les neuf autres, où sont-ils ? Soumis à l’autorité de Jésus, prêts à faire tout ce qui est bien, ils n’ont jamais fait qu’obéir en allant se montrer aux prêtres, obéissant de même aux prescriptions de la loi de Moïse en la matière. Et si on ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu, on n’a pas davantage vu Jésus revenir sur leur guérison : les dons de Dieu sont sans repentance [30]. En soi, ils n’ont pas démérité en accomplissant la loi, rendant grâce à Dieu par le canal du prêtre : aussi serait-il injuste de considérer que leur foi ne les a pas sauvés ; simplement, l’occasion de leur dire ne s’est pas présentée ! Quant à lui, ne faisant que surseoir au canal du prêtre, l’étranger (figurativement, l’homme sans permis [31][32, note 38])se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce : ajoutant librement -et de son propre chef- un acte gratuit [33] en reconnaissance d’un acte gratuit émanant d’une autorité plus grande [34, notes 12 à 14] encore que celle du prêtre. En voilà un qui, sans attendre l’assentiment de ces fausses autorités [35][36,4][37] auto-proclamées [17, note 62], accomplissantnéanmoins la remarquable performance de rendre des prochains [38][39] plus étrangers [40]entre eux que ne le seraitun étranger (!)–mais sans réticence à l’égard desvraies- aura su laquestionner [41][42,4][43,4] dans la sérénité, en n’insultant personne !…

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 3,1-7. (*)/(*)  
Fils bien-aimé, rappelle à tous qu'ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu'ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est BIEN
[X] ;qu'ils n'insultent personne, ne soient pas batailleurs, mais pleins de sérénité, faisant preuve d'une douceur constante à l'égard de tous les hommes. Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de désirs et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et les rivalités, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres. Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes, il nous a sauvés. Il l'a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d'actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l'Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l'a répandu sur nous avec abondance, par Jésus Christ notre Sauveur ; ainsi, par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l'espérance l'héritage de la vie éternelle.

Montage cul-de-sac+eleph2.jpg
podcast

[*][*][*][*] ([*][*]?)

Les commentaires sont fermés.