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vendredi, 19 novembre 2010

"Va prêter la main à l'ange qui se tient debout sur l’amère et sur l’atterrante : prends-lui (à elle) ses petits livres fermés, et fais-lui manger."

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[L] – [*][*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,45-48. (*)(*)(*)(*)(*)/(*)(*)
Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands
(*?). Il leur déclarait : « L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir (*), mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres. 

            Saisissant contraste : selon qu’un même enseignement est reçu [1] par des chefs de prêtres et des scribes, ainsi que des notables, ou qu’il l’est par le peuple tout entier, celui-ci est suspendu à ses lèvres parce que goûtant à un enseignement doux comme le miel ; tandis que chez les premiers, il remplit pour le moins leurs entrailles d’assez d’amertume pour qu’ils cherchent, en dépit du bon sens le plus élémentaire, à faire mourir quelqu’un dont on serait bien en peine de trouver en quoi Il pouvait représenter la moindre menace sur leur autorité [2, notes 12,13]. N’ont-ils pas lu l’Écriture [3], eux qui, au contraire du peuple, sont censés en être les garants ? Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner : n’ont-ils pas disposé de plus qu’il ne leur en fallait pour entendre, au cours de cet enseignement, que Celui qu’ils cherchaient à faire mourir n’était pas venu abolir, mais accomplir [4] ? Son Royaume n’est pas même de ce monde [5] ! Alors, en quoi prendrait-il quelque pouvoir dans le leur, jusqu’à le manger ? Il le prendra d’ailleurs si peu que lorsqu’ils auront "trouvé le moyen d’y arriver", ils chercheront –déjà- à faire dans la "cohésion sociale"©[6][7], diluant leurs responsabilités par la magie des transferts d’autorité en autorité : y compris celle, temporelle, de cet occupant romain qu’ils abhorrent par ailleurs [8!
______Mais
chercher à faire mourir l’innocent, est-ce seulement –à défaut de vérité- s’enquérir des moyens d’arriver à un minimum de cohérence interne ? N’est-ce pas plus assurément le plus sûr moyen de faire vivre le bandit qui se tapit en soi ? Sans le chercher, ils auront trouvé le moyen d’arriver à démontrer à un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois des générations à suivre qu’ils auront bel et bien fait d’une maison de prière une caverne de bandits : auront-ils d’ailleurs jamais cherché à démentir de tels propos ? De même, et jusqu’à nos jours, est-il besoin de chercher loin pour se remplir les entrailles d’amertume au pitoyable spectacle de ces maisons (qu’elles soient domestiques [9], de prière, ou de "services"©[10][11][12][13][14]) dont on fait des cavernes -ô combien morbides dans la catégorie que nous savons [15][16, notes 27][17]- de bandits à la mesure [18] de ce qu’on aura trouvé le moyen d’arriver à faire mourir leur vocation première ?

Livre de l'Apocalypse 10,8-11. (*)/(*)
Au cours d'une vision, la voix venant du ciel [19, notes 57 à 59 ?], que j'avais déjà entendue, me parla de nouveau ; elle me dit : "Va prendre le petit livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre." Je m'avançai vers l'ange pour lui demander de me donner le petit livre [19, note 60 ?]. Il me dit : « Prends, et mange-le ; il remplira tes entrailles d'amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme le miel. » Je reçus le petit livre de la main de l'ange, et je le mangeai. Dans ma bouche il était doux comme le miel, mais, quand je l'eus avalé, il remplit mes entrailles d'amertume. Alors on me dit : « Il faut que tu reprennes ta mission de prophète ; tu parleras sur un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois. »

Sitôt avalé le petit livre, il faut que le prophète reprenne sa mission. Lien de cause à effet : car il peut y avoir loin des lèvres [20] jusqu’à la coupe [21][22][23]. Tant qu’il ne s’agit que de se tenir debout sur une mer d’huile et sur une terre de bon accueil, le message sortant de la bouche du prophète est doux comme le miel, caressant l’oreille du bien-entendant dans le sens du poil ; si doux que s’il ne prête pas attention à la manière dont il écoute [24], il faut que l’oreille lui pousse [25]… puis le nez [26: parce qu’il fonctionne beaucoup au ressenti [27, notes 19]. Aïe : sur ces entrefaites, voilà qu’il faut à présent avaler le message sortant de la bouche du prophète !

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       Alors… vient se tracer la frontière entre le faux prophète [28] et le vrai. Or, celui-ci remplit les entrailles d’amertume [29: serait-il donc mauvais cuisinier [30] ? Ménonpadutou [31: il accomplit simplement sa mission d’examinateur [32, APR note 37]. Formidable : le bien-entendant vient d’obtenir son permis de conduire, aussi doux que le miel. Mais bien entendu, "l’avaler", c’est prendre le volant [33, notes 3 à 6][34] : sinon, autant suspendre le précieux sésame au-dessus de la cheminée ! Ce qui pose ici difficulté particulière [35], c’est le décuplement de l’amertume par un détail idiot : car de grandes oreilles troublent non moins grandement le consentement à accéder à une conduite intérieure… jusqu’à rendre impossible [36] cet accès ! Alors, au lieu de raccourcir ce qu’il convient [37, APR note 82], on dit (prenant vraisemblablement modèle sur quelque palmipède [38][39égarant) : « Il faut que tu ARL4g.jpgretires le ciel [40][41][42][43][44], et tout restera doux comme le miel. » Sitôt dit sitôt fait ! Sauf qu’entre temps, nul n’aura pris garde [45] à ce que l’on aura allégrement franchi la frontière entre vrai et faux prophète, privilégiant le mielleux [46] au miel : on cherche alors à faire retirer le ciel de celui qui est déjà dans sa conduite intérieure… quitte à l’en expulser [47] ! Il suffira ensuite de troquer la cohérence interne contre l’incohérence de l’internement [48][49][50, note 49], puis de chercher à le faire mourir "guérir"©[51, APR note 47] au sein de l’établissement ad hoc [52][53]. Là, on lui dit : « Prends, et mange-les ; ils rempliront tes entrailles de douceur comme le fiel [54] miel [55, notes 41 à 48][56][57]. » Il reçut les petits comprimés [58][59, APR note 56] de la main de "l’ange"©, et il les mangea. Dans sa bouche ils n’avaient aucun goût, mais, quand les lavabos et toilettes les eurent avalés [60][61, AV note 6][62, APR note 13][63,p.4], ils remplirent d'amertume les entrailles… des bandits [45, APR note 83]. Car, en dépit d’une notable et massive IMPOSITION [64, APR note 57][65, APR note 66], ils n’ont pas trouvé le moyen d'y arriver : peut-être avait-il encore deux ou trois mots à dire un grand nombre de peuples, de nations, de langues et de rois ?

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