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jeudi, 25 novembre 2010

Redressez-vous et relevez la tête, car votre réduction approche.

Montage autruche+hache+sorcieres+lapins.jpg

[*][*][*]

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,20-28. [*]|(*)(*)/(*)(*) 
Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche.
  Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient dans la montagne ; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu'ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l'Écriture. Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes ; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
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            Encerclement par des armées, dévastation, grande misère, grande colère, tranchant de l’épée, captivité, piétinement, affolement, fracas, tempête, ébranlements : à l’issue de cette sombre litanie brossant succinctement des malheurs arrivant sur le monde, si l’adversaire est de nouveau à portée de main [1, APR note 7], l’avantage numérique qu’il détient est devenu tel que vous n'avez pas non plus à vous soucier de votre défense, mais de traiter ces événements à l’égal de la configuration d’un macro-réel désagréable, contre lequel la meilleure des persévérances offrira peu de résultats [1, AV note 8] : d’où ces recommandations préconisant de s’enfuir et de s’éloigner des zones les plus périlleuses. Naturellement, au regard de la menace substantielle qui pèse alors, une telle fuite ne relève plus d’un esprit impur : en l’occurrence, dictée par la veule "prudence"©[2] orientée de celui qui, après ce qu’il a fait de mal, (se) détourne [3, note 30][4, APR note 16] (de) la reconnaissance de ce mal [5, note 64], le faisant croître à la mesure [6] de ce qu’il aura joué de la trompette [7][8] sur la musique d’un "danger"©[9][10] contre lequel on l’aura affolé et avec lequel il en aura ébranlé suffisamment d’autres [11, APR note 30][12, note 59] -parents, frères, famille et amis- pour avoir été dans le "bon" camp de la persécution.
______Ici, la donne est toute autre. D’abord, parce que le temps de comparaître et de rendre témoignage est achevé. Comme l’exprime crûment le tranchant de l’épée, l’heure [13] n’est plus à la négociation ou au raisonnable : toute tanière de chochottes [14][15] corrompues est précipitée dans la mer [1, APR note 60]. Ensuite, si nous sommes bien comme sous la configuration d’un macro-réel désagréable, il n’est plus question d’invoquer de manière plausible une malheureuse fatalité [1, AV note 8], la volonté de l’homme y jouant sa partition : lorsqu’on voit des armées encercler, des païens emmener en captivité et piétiner, l’homme ne porte-t-il pas davantage la main que s’il s’agissait d’un de ces malheureux cataclysmes naturels [16, notes 89 à 94] arrivant sur le monde ? Nonobstant, cela va dépasser les Jérusalem terrestres –petites ou grandes Babylone-, celles dont on admire la beauté des pierres et les dons des fidèles [17] : toute fatalité –réelle ou imaginaire- s’efface devant les jours où Dieu fait vraiment justice pour accomplir [18] toute l'Écriture (notons ce grand É, rendant caduques de ces minuscules écritures [19][20, notes 40 à 44] précipitant avec violence des actes de "justice"©©© qui prostituent la justice !…). Cet accomplissement est d’ailleurs annoncé par des signes dans le soleil, la lune et les étoiles ; signes que –hors éphémères gloires caricaturales [21][22]- l’homme serait évidemment ici plus en peine de réaliser. En revanche, l’ébranlement des puissances des cieux ne se limitalibaba.jpge pas à de tels signes : ce sont bien des signes, des conséquences externes de causes internes. Or, cela ne fait-il pas suite à ce qu’il y a une grande misère dans le pays, une grande colère contre le peuple ? Simultanément, cela ne correspond-il pas à ce que Dieu fait justice pour accomplir toute l'Écriture ? Autrement dit, en amont de signes dans le soleil, la lune et les étoiles, ce qui ébranle les puissances des cieux ne peut être que ce qui fait obstacle à la justiceet à la miséricorde [23], par une méconnaissance dévastatrice de la misère [5, note 64]- comme à l’accomplissement de l'Écriture : toute "caverne de bandits" [24] (à l’échelle individuelle ou collective) dont l’autorité [25, notes 12,13] est devenue si grandement surfaite -si babylonienne [26, APR note 13]…- que la terre en éteindrait [27][28] les étoiles si elle le pouvait ! Déjà l'Écriture s’accomplit ainsi par contraste, quand -par la voix puissante d’un ange apocalyptique- Elle brosse un portrait si peu élogieux de cette "caverne" qu’il illuminerait presque de gloire celle d’Ali Baba [29] !

Livre de l'Apocalypse 18,1-2.21-23.19,1-3.9. (*)/(*)
J'ai vu encore un ange qui descendait du ciel ; il avait reçu une autorité si grande que la terre fut illuminée de sa gloire.
 Et il s'écria d'une voix puissante : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ! La voilà devenue une tanière de démons, un repaire de tous les esprits impurs, un repaire de tous les oiseaux impurs [*], un repaire de toutes les bêtes impures et répugnantes [*] ! Alors un ange puissant prit une pierre pareille à une grande meule, et la précipita dans la mer, en disant : « C'est ainsi que sera précipitée avec violence Babylone, la grande cité, et on ne la retrouvera jamais plus. La musique des joueurs de harpes et d'autres instruments, des joueurs de flûte et de trompette [*], chez toi ne s'entendra jamais plus. Aucun artisan d'aucun métier chez toi ne se trouvera jamais plus, et le bruit de la meule chez toi ne s'entendra jamais plus. La lumière de la lampe chez toi ne brillera jamais plus. Le chant du jeune époux et de son épouse chez toi ne s'entendra jamais plus. Pourtant, tes marchands [*] étaient les grands de la terre, et tes sortilèges [*] égaraient toutes les nations ! Après cela, j'ai entendu dans le ciel comme une voix puissante, celle d'une foule immense qui proclamait : « Alléluia ! C'est à notre Dieu qu'appartiennent le salut, la gloire et la puissance, car ses jugements sont vrais et justes. Il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par sa prostitution, il l'a 1296970303.jpgfrappée pour venger le sang de ses serviteurs. » Et cette foule reprit : « Alléluia ! La fumée de l'incendie [*] s'élève pour les siècles des siècles. » Un ange me dit alors : « Écris ceci : Heureux les invités au repas des noces de l'Agneau ! » Et il ajouta : « Ce sont les paroles véritables de Dieu. »

______Et ajoutons que dans la continuité du contraste, il ne s’agit pas d’un "accident", comme frappant à l’aveuglette, puisqu’il est explicitement question de venger le sang de ses serviteurs : foule immense de ceux qui se seront entendus prononcer contre eux toutes sortes de jugements, ceux-là ayant été aussi éloignés de la vérité et  de la justice qu’ils   auront respiré [30] l’impureté et inspiré de la répugnance [31: à la mesure de repaires brouillant assez les repères [32] pour que ce qui aurait dû être à l’extérieur le fût à l’intérieur [33], ce qui aurait dû être à la campagne se trouve en ville, ce qui fût de la "liberté" pour les uns devienne de la captivité [34, APR note 47][35, note 49][36] pour les autres, particulièrement sous l’autorité de langages [37] corrompus et corrompant [38], etc.
______ Quand ces événements commenceront, c’est bien à ces serviteurs -dont on aura versé le sang… ou renversés [39] de sortilèges égarant- qu’il appartient de se redresser et de relever la tête, car leur rédemption approche. Heureux les invités au repas des noces de l'Agneau ! Ce qui n’est jamais là que l’écho de : Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux [40, APR note 24] ! Et ceux-là ne sont pas autres que les invités susnommés : ils ne sont pas Huns non plus. C’est-à-dire que la terre étant alors illuminée, on ne confond plus l’invité au repas des noces de l'Agneau avec "l’assuré" [41, notes 5 à 8] du même repas, le vêtement [42] de ce dernier se faisant juste aux entournures. Alléluia ! Ne suffirait-il pas alors de prendre rendez-vous avec son tailleur [43] ? Hélas, aucun artisan d'aucun métier ne se trouve plus ! Le pauvre homme n’aurait d’ailleurs pas pu apporter le salut, confronté à un vêtement trop déchiré [44: signe à nul autre pareil du pique-assiette du repas des noces [45, notes 23,24][46, APR note 4] de l'Agneau ayant fait tourner la boutique des grands marchands de la terre afin que par leurs sortilèges, ils persécutent pour sa petite "justice" à lui. Du reste n’est-on pas véritablement heureux en haillons : on se recroqueville afin de masquer la misère des trous… notamment ceux que l’on a creusés [47][48, note 14]. Non, vraiment : se redresser et relever la tête pose une difficulté particulière [49] par la prostration [50, note 28][51, note 21][52, note 47] des morts de peur

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