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vendredi, 26 novembre 2010

Des morts jugèrent selon ce qui n’avait pas été méfait, alors bien en peine que ce fusse d'après ce qui était écrit dans LEURS livres ! Furetant un peu partout, ils sont passés par ici, leurs paroles ne passant PAS.

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(N)(N)(J)
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,29-33. [*][*]/(*)(*)
Jésus parlait à ses disciples de sa venue. Il leur dit cette parabole : « voyez le figuier et tous les autres arbres.
Dès qu'ils bourgeonnent, vous n'avez qu'à les regarder pour savoir que l'été est déjà proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. »

            Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche : est-ce à dire que cette proximité aie partie liée avec les variations saisonnières… voire que la seule approche de l’été fusse un signe suffisant, assez parlant à Ses disciples de sa venue, pour qu’ils se tiennent sur leurs starting-blocks, se redressent, relèvent la tête [1], etc. ? Est-ce à dire encore que sachant cela, ils puissent en évacuer toute autre perspective, qu’ils peuvent dormir en hiver aussi sereinement que l’été est plus éloigné ? Or, cette précision ne s’inscrit-elle pas en trompe-l’œil ? En effet –et en fait de "précision" !-, combien d’étés ont-ils passé depuis que ces paroles ont été prononcées ? Pour en savoir la réponse, ce n’est pas beaucoup plus difficile que pour savoirque l'été est déjà proche en regardant les arbres bourgeonner : uNounours hibernant.jpgn peu plus de deux mille ans ne se sont-ils pas écoulés ? Et tant qu’il n’y a pas plus d’un été par an, il ne sera pas nécessaire d’ouvrirun livre fastidieux de comptes pour en tirer les conclusions qui s’imposent.
          Cepend ant… « voyez le figuier et tous les autres arbres » : pourquoi citer nommément le figuier ? (D’autant que tous les autres arbres suggèrent assez qu’il est loin d’être le seul de son espèce !) Parce que plus que tout autre, vous n'avez qu'à regarder la symbolique qui s’en dégage [2, note 1] (celle-ci étant malheureusement fort peu psychologique [3, AV note 4/2] !) pour savoir y puiser de quoi être empêchéd(e s)’égarer tantôt dans la précipitation du « 'C'est moi', ou encore : 'Le moment est to ut proche.' » [4], tantôt dans la douce et plantigrade quiétude [5][6] de l’hibernation… étés inclus [7] !
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         « De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela… »
         "De même" que quoi ? que les bourgeons sur les arbres ? Il n’y a en effet qu’à les regarder, dans la mesure où ils sont immédiatement accessibles au regard : ce regard coïncidant alors avec un voir [8] ne signifiant rien d’autre que l’été est déjà proche. Regard sur un micro-réel [9, AV note 8] à portée de main… mais cependant relatif au ciel et à la terre (racines dans l’une, cime s’élevant vers l’autre) qui passeront. Or, parlant à Ses disciples, Jésus ne leur annonce pas que les arbres bourgeonnent au printemps, que la neige tombe en hiver, ou que l’été est le temps des cerises [10, APR note 15] : à cette aune, qui ne témoignerait pas pour Jésus et pour la cause de la parole de Dieu ? Non : Jésus parlait à ses disciples de sa venue."De même" que quoi ? C'est-à-dire, de quoi était-il question avant d’évoquer le rythme des saisons ? Déjà de sa venue… mais dans un regard embrassant alors un macro-réel nettement moins bucolique, doux comme le miel dans la bouche, la crainte de malheurs arrivant sur le monde [1]remplissant pour le moins les entrailles d’amertume[11, APR notes 19]. Remarquons d’ailleurs que même dans ce contexte de grande misère et de grande colère, la précision chronologique n’est pas toujours à meilleure enseigne : pour voir (la) Jérusalem (terrestre) encerclée par des armées, vous n'avez qu'à regarder l’histoire d’Israël -comme son présent-  pour savoir que cet encerclement n’est pas sans laisser de trace : aussi visible –et répétitif, saison après saison- que les bourgeons sur les arbres.
 
         « De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche » Voir arriver quoi, sachant que -proche ou non- le règne de Dieu ne vient pas d’une manière visible ? De quoi sombrer dans la crise de nerfs [12] : trop de visible ne tuerait-il pas le visible ? Au moins devrions-nous être à l’abri de ce genre d’écueil avec un Livre tel que l’Apocalypse, allégorique à souhait ! Car si lui, Jean, a vu un ange qui descendait du cielet en enchaînant pour une durée indéterminée, chez lui comme chez touteâme privilégiée, l’une ou l’autre de ces suspicions "pathologiques"©[13, notes 57 à 63]qu’on trouve inscrites sur le livre de "l’avis"©[13, notes 8,11][14, notes 43,44] !-, la principale caractéristique de l’ange[15] n’est-elle pas justement que vous aurez beau le regarder, vous ne saurez pas s’il est proche ou non ? Par conséquent, ne vous reste-t-il plus à son sujet qu’à admirer la beauté du texte (à défaut de pierres [4] sous la main !) : qui pourrait, par exemple, se représenter concrètement un angeayant reçu une autorité si grande que la terre en soit illuminée de sa gloire monstre04copieid0.jpg[1, APR note 29] ? Ou encore un ange puissant prenant une pierre pareille à une grande meule, et la précipitant dans la mer ? Sachant dans le même texte tout ce qui ne se trouve ni ne s’entend jamais plus à la suite de cette précipitation, et, dans le texte évangélique auquel il est raccordé, qu’il y a des signes dans le soleil, la lune et les étoiles, des malheurs arrivant sur le monde à la mesure de ce que les puissances des cieux sont ébranlées, l’arrivée d’une désolation d’une telle ampleur ne saurait-elle être vue que par celui qui voit un ange ? Verront-elles un ange, ces nations qui seront affolées ? Verront-ils un ange, ces hommes qui mourront de peur ? S’il est vrai que certains meurent déjà de peur à la "vue"©[16, APR note 28] de ce qui porte [17, APR note 51] –à leurs yeux- la marque de la bête [18][19, note 7(+6)][20], démontrant par là combien l’invisible se fait parfois aussi "visible" que les bourgeons sur les arbres (!), personne n’y aura vu cependant le signe flagrant de l’achèvement du temps des païens, d’un ange illuminant la terre de sa gloire ou d’une pierre pareille à une grande meule : est-ce à dire qu’une telle vision ne soit alors que d’ordre mystique ou allégorique, comme réservée à des âmes triées sur le volet, en ligne directe avec le ciel ?
          Or, s’il est possible de voir le figuier et tous les autres arbres sans tenir à la main un diplôme certifié d’arboriculteur, ne devrait-il pas l’être pour voir ce qui descend du ciel ? Ce qui n’empêche pas les nations d’avoir en leur sein des connaisseurs plus avertis que le commun des mortels : même s’il n’est pas particulièrement porté sur ce qui a trait au mystique, comment un astrophysicien, par exemple, pourrait-il interpréter la conjonction de la terre illuminée avec une pierre pareille à une grande meule ? Ceci, bien entendu, sans passer tout ce qui arrive ensuite : à commencer par la pierre dans la mer. D’autant que, au contraire de celles qui l’ont précédée, notre génération bénéficie de puissants moyens techniques lui permettant de voir dans le ciel ce qui était jusqu’alors comme scellé, faute d’un équipement assez performant. Ces moyens, l’astrophysicien ne les garde pas pour lui : son témoignage est si couramment reçu qu’il n’est pas sans inspirer des cinéastes qui, à leur tour, font voir à leurs spectateurs ce qui descend du ciel. Sans doute le cinéma relève-t-il de la fiction, mais ses œuvres resteraient peu de temps à l’écran si elles ne laissaient pas quelque trace de réel : notamment quand ce dernier s’inspire précisément de notre astrophysicien… ceci avec des accents apocalyptiques [21][22], toujours aussi visibles que les bourgeons sur les arbres. Sans être astrophysicien patenté, il devient donc également possible de savoir qu’une comète [23] ou un astéroïde descendant du ciel peut disposer d’une énergie si grande qu’elle est capable d’illuminer la terre. Simultanément, les hommes de cette génération, eux, sont devenus capables de savoir –selon des paramètres scientifiques qu’on souhaitera ne pas avoir à vérifier dans un réel qui soit là, pour tous [3, AV note 41] !- qu’une explosion nucléaire [24] ferait figure de gros pétard en comparaison de l’impact que produirait la dite "meule de pierre" se précipitant sur la terre : la mer comptant pour rien en matière d’éventuel amortissement. D’autant moins qu’après la disparition du premier ciel et de la première terreil n’y a plus de mer ! Alors, que la fiancée parée pour son époux y regarde à deux fois avant d’envisager un voyage de noce sur un navire de plaisance…

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Livre de l'Apocalypse 20,1-4.11-15.21,1-2. (*)/(*)1856392078.jpg
Moi, Jean, j'ai vu un ange qui descendait du ciel ; il tenait à la main la clef de l'abîme et une énorme chaîne. Il s'empara du Dragon, le serpent des origines - c'est-à-dire le Démon ou Satan - et il l'enchaîna pour une durée de mille ans. Il le précipita dans l'abîme, qu'il referma sur lui ; puis il mit les scellés pour l'empêcher d'égarer les nations jusqu'à ce que les mille ans soient écoulés. Après cela, il faut qu'il soit relâché pour un peu de temps. Puis j'ai vu des trônes, et ceux qui vinrent y siéger reçurent le pouvoir de juger. J'ai encore vu les âmes de ceux qui ont été décapités (*|*|*) à cause du témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui n'ont pas adoré la Bête et son image, et qui n'ont pas reçu sa marque sur le front ou sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans. Puis j'ai vu un grand trône blanc, et celui qui siégeait sur ce trône. Devant sa face, le ciel et la terre s'enfuirent sans laisser de trace. J'ai vu aussi les morts, les grands et les petits, debout devant le trône. On ouvrit des livres, puis encore un autre livre, le livre de la vie. Les morts furent jugés selon ce qu'ils avaient fait, d'après ce qui était écrit dans les livres. La mer rendit les morts qu'elle contenait ; la Mort et le séjour des morts rendirent aussi ceux qu'ils retenaient chez eux, et chacun fut jugé selon ce qu'il avait fait. Puis la Mort et le séjour des morts furent précipités dans un étang de feu (cet étang de feu, c'est la seconde mort). Et tous ceux qu'on ne trouva pas inscrits sur le livre de la vie (*|*) furent précipités dans l'étang de feu. Alors j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n'y avait plus de mer. Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.

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            Les morts sont jugés selon ce qu'ils ont fait, d'après ce qui est écrit dans les livres. Pour autant, ils n’auront pas fait ce qu’ils ont fait sous une sorte de prédestination, heureuse dans un sens ou malheureuse dans l’autre : parce ce quec’était écrit dans les livres, et qu’ilsétaient mystérieusement empêchés de faire ce qui ne l’était pas : tant qu’ils n’ont rien faitrien n’est écrit dans les livres. Ils sont jugés selon ce qu’ils ont fait de bien, d’après ce qui est écrit de bien dans les livres ; selon ce qu’ils ont fait de mal, d’après ce qui est (bien) écrit de mal dans les livresjugés enfin selon ce qu’ils ont fait de rien, d’après les pages blanches des livres ! [ NB : ils ne seront pas dépaysés de leur ancienne terre, ces pages blanches incluant également les pages jaunes [25: là où l’on trouve sans difficulté particulière [26] moult "professionnels"©[27] … s’y retrouvant curieusement à cause de leur oisiveté [28, APR note 56] ! ] Il va de soi que le premier ciel et la première terre ayant alors disparu, avec eux aura disparu tout concept d’éradication du bien et du mal [29: de ces concepts qu'on ne trouve pas inscrits sur le livre de la vie… mais qui, en revanche, résolvent pour les siècles des siècles la crise du pétrole grâce à leur énorme taux d’inflammabilité. Avant cela, ceux qui auront volontiers reçu de telles marques conceptuelles (les précipités271982233.jpg malgré eux [30, note 49] n’écrivant pas dans les mêmes livressur le front ou sur la main peuvent encore voir des petits trônes blancs, siéger momentanément sur ces trônes [31][32,im.3]… puis tirer la chasse,...
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...avant qu’elle ne soit irréversiblement fermée [33][34] : au même titre que le seront les issues de secours [35]. Car il n’y a plus de fin du film [36] : d’après ce qui se murmure chez les anges, la mer l’a sans doute emportée avec elle

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